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 Les Alevis de Turquie.

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confiture
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MessageSujet: Les Alevis de Turquie.   Lun 17 Nov - 0:09

SALAM


Ils sont musulmans mais n’ont pas l’obligation des cinq prières quotidiennes. Ils célèbrent leurs cérémonies religieuses en dansant, avec de la musique, dans un lieu autre que la mosquée, femmes et hommes assis côte à côte. Ce sont les Turcs alévis, souvent appelés kizilbaş ou « têtes rouges ». Faute de données officielles, on estime que les Alévis seraient entre 10 et 15 millions, sur une population totale d’environ 70 millions en Turquie. Portrait d’une communauté souvent ostracisée par les pouvoirs, mais qui milite pour que ses droits soient reconnus dans une Turquie ouverte sur l’Europe.

Par Fabio Salomoni

Une représentation du saint derviche
Hacıbektaş Veli

D’un point de vue ethnique et linguistique, les Alévis sont pour la plupart des Turcs, même si l’élément kurde parmi eux n’est pas négligeable, de l’ordre de 15 à 20 %, non plus que l’élément tzigane.
Durant la plus grande partie de leur histoire, les Alévis ont été surnommés les kizilbaş, ou « têtes rouges », un terme considéré aujourd’hui comme péjoratif. Leur hétérodoxie très marquée pose problème pour qui voudrait les classer dans l’un des principaux courants de l’Islam.
En effet, on ne peut pas dire qu’ils appartiennent au courant sunnite, qui comprend la grande majorité des musulmans turcs, ni dire qu’ils appartiennent au courant chiite, qui ne concerne en Turquie qu’une petite minorité de Turcs azéris perdus dans des bourgades à la frontière nord-est du pays.
Certes, de nombreux éléments rattachent la tradition chiite à l’univers alévi, comme le culte dont fait l’objet le neveu de Mahomet, Ali, les célébrations du martyre d’Hussein subi lors de la bataille de Kerbala, précédées par une période de jeûne rituel, durant les dix premiers jours du mois de muharrem, distinct du jeûne sunnite du ramadan. Les Alévis ne se considèrent pourtant pas comme chiites et ne mettent pas en avant de liens particuliers avec le monde chiite.


Un islam hétérodoxe

Les Alévis semblent en fait représenter une version de l’Islam liée à la complexité culturelle de l’espace géographique anatolien et aux vicissitudes qu’il a traversées. Il n’est donc pas étonnant qu’on y retrouve des traces d’influences de traditions religieuses et culturelles différentes. En premier lieu, des éléments liés à la tradition chamanique des nomades turcs de l’Asie centrale, ainsi que le manichéisme, le bouddhisme et même le christianisme. Le principal trait de l’alévisme turc semble donc être l’hétérodoxie.


Un certain nombre de particularités sur le plan de la doctrine, des rites religieux et de la sociologie sont très frappantes quand on fait la comparaison avec les traditions chiite et sunnite. Il n’y a pas de mosquée dans les villages alévis, elles sont remplacées par un espace appelé cemevi, littéralement « maison de la communauté ». Les cérémonies célébrées dans les cemevi sont très particulières, du fait de la participation des femmes et de la place de premier plan qu’y occupent la musique et la danse. La figure du dede, leader spirituel qui tire sa légitimité de la descendance directe de sa famille de celle du prophète Mahomet, est très importante. La consommation d’alcool est tolérée et avérée dans les réunions de la communauté – qu’on appelle sohbet, « conversation ». La théologie insiste particulièrement sur l’expérience religieuse comprise comme recherche individuelle, intérieure, et révèle des liens étroits avec la tradition mystique du soufisme. La dévotion inconditionnelle des Alévis turcs va d’ailleurs précisément à un saint derviche, Hacıbektaş Veli, originaire du Korasan, un des berceaux du mysticisme musulman, qui a vécu en Anatolie centrale au XIIIe siècle.


Pour se faire une idée de cette dévotion, il faut voir les centaines de milliers de pèlerins qui visitent chaque année la tombe du saint. Dernière chose, les origines nomades de la population alévi expliquent la rareté relative des textes écrits, excepté le Coran, et l’importance attribuée à la tradition orale dans la conservation et la transmission du patrimoine théologique et rituel de la communauté


Une communauté discriminée

Or, c’est bien ce caractère hétérodoxe qui a fait des Alévis, sous l’Empire ottoman, un objet permanent de soupçon et de méfiance. Le pouvoir central ottoman s’identifiait à la tradition sunnite et a toujours considéré les Alévis comme une cinquième colonne du chiisme persan, ce qui en a souvent fait l’objet de discrimination et de violences. En réaction, les Alévis ont choisi la voie du « vivons heureux, vivons cachés », et se sont installés en Anatolie centrale, région rurale et montagneuse éloignée des points de force du pouvoir ottoman qu’étaient les centres urbains.
Les milieux populaires sunnites se sont souvent méfié des Alévis, souvent considérés comme non-musulmans, et de leurs pratiques considérées comme immorales et obscènes. On les a par exemple souvent soupçonnés de se livrer à des rites orgiaques, à cause de la cohabitation des hommes et des femmes durant les cérémonies religieuses.
Cette tradition de discrimination a parfois dégénéré en vagues de violence ouverte. Il n’est donc pas étonnant que les Alévis aient été des soutiens parmi les plus enthousiastes du projet républicain d’Atatürk, dont le but était de fonder un État laïc où les affaires religieuses seraient confinés à la sphère privée. Atatürk représentait aux yeux des Alévis la perspective de voir finir les discriminations que la majorité sunnite leur avait fait subir. Ils l’ont d’ailleurs souvent comparé au neveu du prophète Ali.
Dans les faits, l’avènement de la République d’Atatürk n’a pas tenu toutes ses promesses et n’a pas mis fin aux problèmes de la communauté alévie. L’État turc a continué à s’identifier à la tradition sunnite et à en faire la porteuse exclusive de légitimité islamique. Au cours des turbulences politiques et sociales que la Turquie a traversées, notamment dans les années 1970, les Alévis étaient souvent engagés dans les organisations de la gauche laïque et ont encore fait l’objet de violences, en particulier lors des pogroms de Corum et de Maras, les plus violents, qui ont fait plusieurs dizaines de victimes.


En même temps, la communauté alévie connaissait des changements fondamentaux sur le plan sociologique. De profonds processus d’émigration intérieure ou étrangère ont progressivement désagrégé sa structure rurale traditionnelle, avec le risque de voir disparaître sa spécificité culturelle. Dans les années 1990, dans le contexte d’une montée de l’Islam politique, les Alévis ont à nouveau été la cible d’hostilité et de violence. En 1993 à Sivas, dans l’Anatolie centrale, trente artistes et intellectuels alévis sont morts dans l’incendie, déclenché par des militants sunnites, de l’hôtel dans lequel ils s’étaient réunis pour une série de manifestations culturelles. Le « massacre de Sivas » constitua pour la communauté alévie une sorte de point de non-retour, la prise de conscience de la menace de destruction qui planait sur cette communauté, ce qui a déclenché un processus de redécouverte identitaire.


Le renouveau et les revendications des Alévis

Le renouveau alévi a donné naissance à un vaste réseau d’associations, souvent dans les milieux de l’émigration en Europe de l’Ouest. Elle ont pour but l’organisation d’un corpus doctrinaire, de cours de religion, la construction de nouveaux lieux de prière ainsi que la revitalisation de la tradition musicale et culturelle de la communauté.
L’aspect le plus remarquable de ce renouveau est sans doute le caractère revendicatif qu’il a pris dans la vie publique. Ces mouvements n’ont pas manqué de dénoncer les tentatives de l’État d’assimiler les communautés alévies – l’État est allé jusqu’à empêcher la construction de mosquées dans leurs villages. En outre, les Alévis mettent en avant depuis longtemps une série de revendications qui remettent en cause la conception traditionnelle de la laïcité de l’État turc et ses liens avec le monde sunnite.
Parmi ces revendications, citons la reconnaissance du cemevi comme lieu de culte officiel au même titre que la mosquée, la réforme de la Direction des affaires religieuses, la structure étatique qui contrôle et gère les activités religieuses du pays, accusée de ne représenter que l’Islam sunnite et l’abolition des cours obligatoires de culture religieuse dans les écoles, qui ignorent la réalité alévi ou même la dénigrent.
Les Alévis ont aussi porté ces revendications auprès de l’Union européenne. Ainsi, grâce au militantisme alévi, l’avenir européen de la Turquie se joue aussi autour des relations entre l’État turc et sa population.

http://balkans.courriers.info/article10209.html
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Soustara
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Lun 17 Nov - 0:31

Le mot turc Alevis, veut dire ALAOUI en arabe, cette secte est généralement Kurde, n'a de l'islam que l'odeur.
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confiture
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Lun 17 Nov - 0:42

Ouaga a écrit:
Le mot turc Alevis, veut dire ALAOUI en arabe, cette secte est généralement Kurde, n'a de l'islam que l'odeur.

SALAM

Absolument !!
C'est qu'on peut en déduire de ce paragraphe :

Un certain nombre de particularités sur le plan de la doctrine, des rites religieux et de la sociologie sont très frappantes quand on fait la comparaison avec les traditions chiite et sunnite. Il n’y a pas de mosquée dans les villages alévis, elles sont remplacées par un espace appelé cemevi, littéralement « maison de la communauté ». Les cérémonies célébrées dans les cemevi sont très particulières, du fait de la participation des femmes et de la place de premier plan qu’y occupent la musique et la danse. La figure du dede, leader spirituel qui tire sa légitimité de la descendance directe de sa famille de celle du prophète Mahomet, est très importante. La consommation d’alcool est tolérée et avérée dans les réunions de la communauté – qu’on appelle sohbet, « conversation ». La théologie insiste particulièrement sur l’expérience religieuse comprise comme recherche individuelle, intérieure, et révèle des liens étroits avec la tradition mystique du soufisme. La dévotion inconditionnelle des Alévis turcs va d’ailleurs précisément à un saint derviche, Hacıbektaş Veli, originaire du Korasan, un des berceaux du mysticisme musulman, qui a vécu en Anatolie centrale au XIIIe siècle.

Je n'ai pas beaucoup de connaissances, mais j'ai l'impression que beaucoup d'égarements veulent se rattacher au soufisme.
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Soustara
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Lun 17 Nov - 0:47

J'avais bossé avec des Turcs de cette secte, et ne voyant pas le type en question prier avec nous sur le chantier, j'ai demandé à ses compatriotes qui m'ont expliqué que chez l'islam est non seulement détourné mais réduit à sa plus simple expression avec des "fêtes" sembables à celles des rafidhas avec le planter du couteau dans la tête du sorcier, manger de braise etc
ELASSAD le roi de Syrie fait partie de cette secte qui est aussi nommée NOUSAYRIAT.
Pas de jeûn aussi chez eux.
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confiture
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Lun 17 Nov - 0:52

Il y a quelques années de ça, j'ai vu dans une emission de TV française les présenter comme pratiquant un islam pacifique et scratch moderne; les femmes et les hommes chantaient ensemble dans ce qui était présenté comme une mosquée...
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Soustara
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Lun 17 Nov - 1:02

confiture a écrit:
Il y a quelques années de ça, j'ai vu dans une emission de TV française les présenter comme pratiquant un islam pacifique et scratch moderne; les femmes et les hommes chantaient ensemble dans ce qui était présenté comme une mosquée...

Je crois qu'on a vu le même reportage avec des saignements de têtes etc..
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awatif
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Lun 17 Nov - 1:12

Salam aleykoum,

à une époque j'ai rencontré pas mal d'alévis.......Si j'avais du me laisser "guider" par ce genre de personnes, je ne pourrai pas me considérer comme musulmane aujourd'hui....Ils ont une drôle d'interprétation des choses, s'octroient pas mal de liberté, notamment avec les interdits...Byzarre......C'est très troublant lorsque l'on a pas baigné dans la culture musulmane, dangereux même..
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confiture
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Mar 18 Nov - 23:47

SALAM

El hamdoulilleh !!

Ceci m'a rappelé un auteur fils d'une convertie française.
Dans son livre témoignage, il raconte son vécu dans des communautés soufies vivant la pratique au quotidien.
En résumé, il vivait plus sa foi par rapport aux éxigences de sa communauté que par rapport à son désir d'être en harmonie dans sa relation à Dieu.
Il a failli perdre sa foi.
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Timour Le Boiteux
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Mer 19 Nov - 12:13

Salam
Les alévis je les connais très bien pour avoir vécu certains temps parmi eux, ils sont aussi musulmans que bush et sharon.
les alévis, les ahmadiya et quelques autres sectes qui se réclame de l'islam sont aussi musulmans que Abdella Ibn Obeil à l'épqoue de Mohamad (saw).
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Lucky70
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MessageSujet: a lire absolument...   Sam 17 Jan - 10:12

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alaouites
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Selen24
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Dim 3 Mar - 15:29

Bonjour,

Je suis moi même alevi et je voudrai rajouter quelque sujet que vous n'avez malheuresement pas bien interpretés..
Voilà déjà l'alevisme n'est pas une secte pas une religion.. Les alevis sont des musulmans mais qui ont des manières differentes de pratiqué le religion.
Vous avez mentionné des tête coupé.. pour info se genre d'actes se ne sont pas pratiqués les alévis de Turquie mais par des alévis arabe ou encore par des chiites.

Et AWATIF c'est quoi nos drôle interprétation? Et pour info nous avez été "baigné" dans la religion musulmane.. Je ne sais pas qui vous a racontez ce genre de chose mais vos informations sont fausses.

Soustara les saignements de tête comme vous le dites si bien, il n'y en a pas en Turquie mais dans le monde arabe, avant de donné des informations , vérifiez si elles sont correctes svp..
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Soustara
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Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Jeu 7 Mar - 15:13

Selen24 a écrit:
Bonjour,

Je suis moi même alevi et je voudrai rajouter quelque sujet que vous n'avez malheuresement pas bien interpretés..
..





Bonjour

Parle nous de la pratique obligatoire chez les alevis, prière, jeun, etc

et d'ou tenez-vous cet "islam"..??









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confiture
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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Mer 5 Juin - 15:12

confiture a écrit:
SALAM


Ils sont musulmans mais n’ont pas l’obligation des cinq prières quotidiennes. Ils célèbrent leurs cérémonies religieuses en dansant, avec de la musique, dans un lieu autre que la mosquée, femmes et hommes assis côte à côte. Ce sont les Turcs alévis, souvent appelés kizilbaş ou « têtes rouges ». Faute de données officielles, on estime que les Alévis seraient entre 10 et 15 millions, sur une population totale d’environ 70 millions en Turquie. Portrait d’une communauté souvent ostracisée par les pouvoirs, mais qui milite pour que ses droits soient reconnus dans une Turquie ouverte sur l’Europe.

Par Fabio Salomoni

Une représentation du saint derviche
Hacıbektaş Veli



http://balkans.courriers.info/article10209.html

scratch Peut-on dire de quelqu'un qu'il est musulman alors qu'il se défend de l'être ......Y a que le rafidhi pour soutenir un kafir contre un musulman !!!

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MessageSujet: Re: Les Alevis de Turquie.   Aujourd'hui à 23:03

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