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 LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE

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ithviriw
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MessageSujet: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Ven 23 Jan - 2:50

THIERRY MEEYSSAN, FONDATEUR DU RÉSEAU VOLTAIRE, AU COURRIER D'ALGÉRIE :

«LA DÉCISION DE L'ATTAQUE A ÉTÉ PRISE EN CONCERTATION AVEC L'ÉGYPTE ET L'ARABIE SAOUDITE»


Condoleezza Rice et Tzipi Livni ont signé vendredi à Washington un accord bilatéral destiné, disent-elles, à empêcher « la contrebande d'armes » vers Ghaza.

Rice a indiqué avoir téléphoné aux ministres des Affaires étrangères britannique, David Miliband, allemand, Frank-Walter Steinmeier et français, Bernard Kouchner, «pour les informer» de sa démarche ajoutant : «Je pense que ces efforts vont être suivis très rapidement par les Européens».

Selon le porte-parole du département d'État, Sean McCormack, Washington s'engage dans ce document à mobiliser des «équipements» pour aider Israël à empêcher « la contrebande ».
Il n'a cependant pas précisé ce que seraient ces équipements, mais il a indiqué que les États-Unis ne déploieraient pas de troupes sur le terrain.

Dans cet entretien accordé au Courrier d' Algérie,Thierry Meyssan (*) revient sur cette offensive acharnée que mène Israël contre la bande de Ghaza.

Courrier d'Algérie :
Dans votre article intitulé “La guerre israélienne est financée par l'Arabie saoudite » vous indiquez que l'attaque israélienne contre Ghaza est une option préparée de longue date.
Que nous faut-il comprendre par '«option»?
Ce serait une option à quoi et mise en oeuvre par qui et dans quel but ?

Thierry Meyssan :
Le régime en place à Tel-Aviv attaque à intervalles plus ou moins réguliers la population palestinienne pour décapiter sa Résistance et la décourager pour plusieurs années.
Cette stratégie, d'abord empirique, a été théorisée par Abba Eban à la fin des années 60.
Celui-ci - qui avait été élevé en Afrique du Sudconsidérait que, pour maintenir l'apartheid en Palestine, il fallait dialoguer avec des autorités politiques palestiniennes tout en faisant la guerre à la société civile palestinienne.
Cette stratégie est parvenue à un certain degré de raffinement avec la création de deux entités politiques palestiniennes, géographiquement distinctes, la Cisjordanie et Ghaza, séparées par un Mur et des check-points, sur le modèle des bantoustans sud-africains.

Dans cette optique, le régime sioniste se prépare en permanence à de nouvelles actions militaires contre la population civile.
L'opération « Plomb durci », quant à elle, a été préparée six mois à l'avance, la pseudo trêve n'ayant été conclue que dans ce but, ainsi que l'a révélé le quotidien israélien Haaretz.
C'est en ce sens que je parle d'une « option ».
Restait à définir le moment propice pour la mettre en oeuvre, aussi bien en termes diplomatiques que politiques.
Courrier d'Algérie : Vous écrivez également qu'Israël a élevé cette agression au rang de cause nationale et religieuse?

Selon les cas, le régime de Tel-Aviv mène ces expéditions punitives contre la population palestinienne avec ou sans avoir recours aux réservistes.
Cette fois, l'ampleur de l'opération supposait la mobilisation de dizaines de milliers d'hommes.
Les autorités ont donc utilisé un langage symbolique pour faire comprendre à leur population juive l'importance de cet effort.
D'où le nom de « plomb durci » qui fait référence à une chanson entonnée pour Hannukka.

Cette fête religieuse célèbre le miracle de l'huile.

Selon La Bible, les juifs chassèrent les Grecs (les Séleucides, héritiers d'Alexandre le Grand) de Palestine.
À l'issue de batailles meurtrières, les soldats juifs rendirent grâce à Dieu dans le temple de Jérusalem, mais ils n'eurent pas le temps de se purifier.

Ils allumèrent une lampe avec de l'huile pour la nuit en pensant revenir le lendemain pour reprendre le rituel.
Or, la lampe brûla durant huit jours, manifestant que Dieu ne leur en tenait pas rigueur, c'est-à-dire qu'Il ne considérait pas que massacrer les Grecs ait rendu les soldats juifs impurs.
En utilisant cette référence, le régime de Tel-Aviv suggère qu'il n'y a rien d'impur à massacrer des Palestiniens et, comme on peut le constater avec effroi, les soldats juifs n'ont pas tardé à mettre ce message en pratique.

Courrier d'Algérie : Vous mentionnez dans ce même article le rôle actif de l'Arabie saoudite et de l'Égypte dans cette offensive.
Peut-on avoir plus de précisions ?

Et quel aurait été l'intérêt de ses deux États à s'impliquer dans des manoeuvres hautement dangereuses et compromettantes ?
La montée en puissance du Hamas pose un problème politique à l'Égypte et à l'Arabie saoudite.

Il s'agit en effet d'un mouvement de libération nationale issu d'un milieu religieux sunnite progressiste et susceptible d'influence dans le reste du monde musulman via les organisations sunnites, actuellement contrôlées par l'Arabie saoudite, et dans une moindre mesure par l'Égypte.

Un succès du Hamas signifierait à court terme une révolution en Égypte, et à moyen terme une autre en Arabie saoudite.


De ce point de vue, la guerre actuelle à Ghaza n'a pas seulement pour but de maintenir l'apartheid en Palestine mais aussi et surtout de maintenir un contrôle réactionnaire et obscurantiste sur l'ensemble de la communauté sunnite; un contrôle qui est exercé dans l'intérêt des Anglo-Saxons et d'Israël par des gouvernements soutenus par eux à bout de bras.

Elle fait apparaître un clivage qui n'a rien à voir avec l'ethnie ou la religion.
Le vrai conflit n'est pas entre juifs et musulmans, entre chiites et sunnites, entre arabes et perses, mais il oppose la liberté et le droit d'un côté, à la domination et à la violence de l'autre.
L'opération « plomb durci » a été planifiée par Tel-Aviv avec ses partenaires de Riyad et du Caire.

Elle se résume ainsi : les forces armées israéliennes, le blocus égyptien et les finances saoudiennes.
À cela s'ajoute le soutien de l'Égypte aux paramilitaires du général Mohamed Dahlan.


Ils sont actuellement 2 500 stationnés près de Rafah (et non 10 000 comme je l'ai précédemment écrit par erreur en comptabilisant des forces égyptiennes).

Ces mercenaires arabes sont prêts à entrer à Ghaza, une fois la résistance au sol maitrisée par les tanks israéliens, pour faire le sale boulot à la place des Israéliens, c'est-à-dire y massacrer les familles du Hamas
Cette opération militaire s'accompagne d'une action diplomatique de l'Égypte et de l'Arabie saoudite pour torpiller les initiatives de la Ligue arabe promues par le Qatar et la Syrie.
Tout cela est certainement difficile à admettre, mais il faut regarder la réalité en face.
Riyad et le Caire ont rejoint le camp sioniste. What a Face

Courrier d'Algérie : Quelles seraient les visées de cette offensive contre la bande de Ghaza pour Israël et les États-Unis ?

Les États-Unis ne sont pas responsables du déclenchement de cette opération.
L'administration Bush finissante n'en avait pas le pouvoir.
Durant la période de transition, elle ne peut qu'expédier les affaires courantes.

Tel-Aviv a placé Washington devant le fait accompli et l'a contraint à suivre en assurant le réapprovisionnement des munitions.
Je le redis : la décision de l'attaque n'a pas été prise en concertation avec les États- Unis, mais avec l'Égypte et l'Arabie saoudite.

Courrier d'Algérie : Quelle appréciation faites vous de l'arsenal utilisé contre la population Ghazaouie ?

Certains observateurs évoquent des raisons expérimentales sur une population utilisée comme cobaye.
Israël est devenu un exportateur de matériels et de savoir-faire militaire.
Il n'est pas nouveau qu'il utilise la population palestinienne à la fois comme cobaye pour tester de nouvelles armes, et comme vitrine, pour montrer en situation réelle à ses acheteurs les capacités de ses matériels.

On se souvient par exemple des expérimentations conduites à Jenine et de l'interdiction formelle édictée par les Israéliens aux organisations internationales d'aller y enquêter même des années plus tard.

Courrier d'Algérie : La donne pourra-t-elle changer une fois Barack Obama officiellement investi ?

Le régime sioniste et les États arabes pro-sionistes craignent l'évolution en cours à Washington.
Barack Obama, au départ un pur produit du mouvement sioniste, lancé en politique il y a douze ans par Abner Mikva, est parvenu à la Maison-Blanche en constituant une coalition hétéroclite qui inclut des généraux non pas anti-sionistes, mais a-sionistes.
Je pense au groupe formé par l'amiral William Fallon (ex commandant en chef du Central Command) autour du général Brent Scowcroft (exconseiller national de sécurité).

Il s'agit de militaires qui entendent revoir la politique proche orientale en fonction des seuls intérêts US et qui, tout en soutenant le principe d'un État juif sont opposés à l'expansionnisme sioniste.

Ce groupe, qui a trouvé une expression politique avec la Commission Baker- Hamilton, contrôle le département de la Défense (avec Robert Gates) ; la CIA (avec Léon Panetta) et le Conseil national de sécurité (avec l'amiral James Jones).
Les sionistes, quand à eux, contrôlent partiellement la Maison- Blanche (avec le secrétaire général Rahm Emanuel) et le département d'État (avec Hillary Clinton et son adjoint James Steinberg).


Barack Obama devrait repositionner les États-Unis de manière plus ou moins neutre pour qu'ils redeviennent un “tiers” de confiance dans la région, apte à négocier entre les uns et les autres.
Il devrait relancer le processus de la conférence de Madrid.
Il souhaite présenter un plan visant à réduire les conflits plutôt qu'à les résoudre.

Les grandes lignes en ont déjà été présentées à de nombreux leaders arabes, elles tournent autour d'une interprétation nouvelle de la « solution à deux États » : - Naturalisation des réfugiés palestiniens dans les pays où ils se trouvent et indemnisation financière de ces États ; renoncement {de facto} par les Palestiniens à leur droit pourtant inaliénable au retour.

- Création d'un État palestinien démilitarisé, avec une partie de Jérusalem comme capitale et dans les frontières de 1967 ; investissements financiers massifs pour y créer une économie viable.
- Interposition d'une force de paix de l'OTAN.

Les sionistes tentent préventivement de rendre cette proposition impossible.
Au demeurant, le plan états-unien limiterait le nombre de personnes souffrant d'une situation d'injustice mais consacrerait définitivement cette situation.



--------------------------------------------------------------------------------
(*)Thierry Meyssan, journaliste français, est président-fondateur du Réseau Voltaire, une association internationale qui fédère des agences de presse et des médias non-alignés en Europe, en Amérique latine et dans le monde arabe.
Il édite un site Internet d'information en huit langues.
Il préside également la conférence anti-impérialiste Axis for Peace.
Ses ouvrages sur les attentats du 11 Septembre 2001, traduits en 26 langues viennent d'être réédités en un seul ouvrage, réactualisé et annoté, et maintenant disponible à la librairie du RV Son dernier ouvrage « L'Effroyable Imposture 2 » met l'accent sur le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban Revenant sur la nature de l'État d'Israël et sa fonction dans la région, il remet en cause le rôle attribué au mouvement sioniste de Theodor Herzl et dévoile l'action déterminante des leaders politiques évangéliques, en Angleterre et aux États-Unis, pour la création d'un État juif en Palestine.
Étudiant les plans du Pentagone pour dominer cette région riche en hydrocarbures, il détaille les différentes stratégies qui ont été proposées, celle qui a été choisie pour diviser les populations et démembrer les États et l'argumentaire du terrorisme islamique qui a été inventé et mis en scène pour la justifier.
Enfin, poursuivant son enquête il montre comment les combattants du Hezbollah ont tenu en échec une armée suréquipée grâce à l'aide discrète de la France, de la Russie et de la Chine et de quelques officiers israéliens résolument antisionistes.

MERIEM ABDOU

http://www.lecourrier-dalgerie.com/papiers/lacapitale.html#2
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Soustara
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Ven 23 Jan - 3:16

Tu as du retard tout les sites et forums arabes ont donné cette nouvelle dès les premiers jours, les dirigeants sionistes l'avaient affirmés.
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ithviriw
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Ven 23 Jan - 13:51

Ouaga a écrit:
Tu as du retard tout les sites et forums arabes ont donné cette nouvelle dès les premiers jours, les dirigeants sionistes l'avaient affirmés.
Salam;

Ouf, moi qui croyait être le seul à être dans les secrets de Polychinelle !

Ben..... tu me vois tout penaud.

Zi ti zour, zi croyais pas mes zious, et je m'attendais à ce que les "4+1" m'insultent pour avoir CONFIRME ce qui est non seulement plausible, mais NORMAL au sujet de l'attitude des SIONISTES "musulmans", ou je préfère "SIONISTE, ARABES".

El Hamdou li Allah, sur au moins l'OPPOSITION aux "SIONISTES ARABES", et autres "IMPERIALISTES MUSULMANS", nous sommes en HARMONIE.

Mais, peux-tu maintenant CONVAINCRE les "4 (-1) +1" , qu'ils supportent des "SIONISTES" en se rangeant SYSTEMATIQUEMENT à l'image de BUSH, OBAMA et sa Mme Clinton, derrière " la sécurité d'Israël" ???

C'est vrai, OBAMA, a déjà mis les pieds dans le "plat de VENIN", avec sa PHRASE "assassine" : " Nous assurerons la sécurité d'Israël et nous la DEFENDRONS contre ses ennemis"...

Pour ceux qui savent lire entre les lignes, les seuls ENNEMIS des terroristes SIONISTES, sont les mouvements islamiques tels HizbAllah, Hamas, les troupes et non les dirigeants du Fatah, la RUE arabe et islamique, et enfin "quelques gouvernements, comme la République Islamique, d'Iran, et quelques pays du "front du refus" qui ont de la peine à se décompter, tant ils sont ROUILLES par l'âge, et le manque de FOI....

Par contre, les "AMIS" d'Israël, qui la reconnaissent comme l'Egypte ou la Jordanie, ou l'OLP de Abbas, ou d'autres qui sont plus qu'AMIS, mais dans la CLANDESTINITE comme les PRINCES séoudiens, qui FINANCENT les banques israéliennes, et les INFRASTRUCTURES israéliennes, ceux-là, N'AURONT rien à craindre, au contraire !

OBAMA, tout comme les SIONISTES, révèleront-ils demain, que les Al Saoud et les chèques "islam séoudien", sont les plus fervents défenseurs de l'entité sioniste ???

Non, évidemment, mais ils risquent de les sacrifier comme ils ont sacrifié les anciens "de la CIA enrôlés dans ALQAIDA", devenus comme par enchantement "TERRORISTES" et passibles de GANTANAMO, et pire ne pouvaient être jugés, car " ex SOLDATS de la CIA", et donc, ne relevaient d'aucune "juridiction".
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ithviriw
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Mer 28 Jan - 12:54

Le Progrès de Lyon sanctionne une journaliste, à la demande du CRIF

A lire et si possible ecrire en protestation a la direction du journal Le Progres


Le Progrès de Lyon sanctionne une journaliste, à la demande du CRIF



Une journaliste du quotidien lyonnais Le Progrès a été sanctionnée par sa hiérarchie pour avoir rendu compte du racisme anti-arabe infestant la manifestation du CRIF en faveur de l'attaque israélienne sur Gaza, il y a quinze jours.

C'est LibéLyon, édition électronique locale de Libération, qui raconte comment la publication de tels propos a déclenché la colère du CRIF, et comment l'officine a ensuite imposé la publication d'un "droit de réponse", qui n'était ni un "droit", ni une "réponse", ainsi qu'une procédure disciplinaire à l'encontre de la journaliste coupable d'avoir écrit la vérité.

Les crimes commis par l'armée israélienne ont suscité à Lyon, comme ailleurs en France, une grande indignation dans la population, comme l'atteste la participation record aux manifestations de rue en solidarité avec le peuple palestinien.

Le CRIF n'en a cure, et mobilise à tout va pour que les notables lyonnais de tous bords viennent, comme à l'accoutumée, manger sa soupe en silence, à son dîner régional annuel, jeudi 29 janvier. Le Comité Palestine 69 interpelle à ce propos les invités à l'édition 2009 du dîner de la honte, en leur rappelant de bien penser aux cadavres brûlés des enfants de Gaza quand ils passeront à table.

Voici maintenant l'article de LibéLyon relatant l'affaire de la journaliste du Progrès.

« MÉDIAS – Peut-on raconter le racisme dans un journal ? Peut-on reproduire dans un article de presse les propos de personnes tenant des propos racistes ? Comment le faire ? Chaque journaliste se retrouve un jour confronté à cette question. Pour avoir relaté, dans un reportage sur un rassemblement de soutien à Israël, les propos racistes de certains participants, une journaliste du Progrès de Lyon a été menacée de sanctions par sa hiérarchie. La société des journalistes du journal se dit très « inquiète », et demande à sa direction « l'instauration d'un débat ouvert sur la manière de traiter ces sujets d'actualité délicats »…

Retour sur les faits

Le dimanche 11 janvier dernier, Muriel Florin, journaliste au Progrès, est envoyée par sa rédaction couvrir un rassemblement organisé à Lyon au parc de la tête d'Or par le CRIF (conseil représentatif de la communauté juive de France). Objet de cette manifestation : à la fois dénoncer la recrudescence des actes antisémites en France depuis la reprise du conflit au Proche-Orient, mais aussi réaffirmer la solidarité de la communauté juive avec la politique d'Israël. Muriel Florin prend en note les interventions officielles, mais va aussi prendre la température dans la foule et interviewer des participants. Il y a ce jour-là près d'un millier de personnes. La tension est palpable. LibéLyon était aussi présent à ce rassemblement. Comme Muriel Florin, nous avons pu constater qu'à côté des discours officiels apaisants, il y avait une peur et une méfiance visible et exprimée de la part de certains participants vis-à-vis de la communauté musulmane française. Sentiments qui parfois, se traduisaient par l'expression de propos racistes. Muriel Florin interviewe un groupe de quelques personnes. Elle rapporte, entre autres, les propos d'un dénommé Roland.

Extrait de l'article paru le 12 janvier dans Le Progrès :

« Ils n'ont qu'à partir. S'ils restent, c'est qu'ils veulent mourir. Les arabes sont des menteurs et des voleurs et la presse française les soutient ». « Ils sont violents, brutes et haineux », ajoute sa voisine. Qui ça ? « Les arabes » souffle-t-elle. Un jeune homme proteste. « Ne dites pas cela. Nous voulons tous la paix... »

Muriel Florin relate aussi d'autres propos qui témoignent de la diversité de points de vue des participants à ce rassemblement. Son article, comme n'importe quel article au Progrès, est relu par un responsable d'édition, corrigé par un secrétaire de rédaction. Il est censé être validé par le rédacteur en chef de permanence. En rentrant de son reportage, la journaliste avait prévenu de la dureté de la scène à laquelle elle avait assisté et expliqué qu'elle souhaitait rendre compte de cette réalité. Sans que personne n'y trouve alors à redire.

Réactions du CRIF

Ce n'est que le lundi, lorsque le papier paraît que les premières réactions tombent. En interne d'abord. « On n'est pas habitué à voir des propos aussi violents dans nos colonnes. Ils y avaient les pour, les contre mais en tout cas, ça a fait débat », raconte un journaliste. Il explique : "On passe souvent sous silence des trucs sous prétexte de ne pas raviver les tensions entre communautés. mais je ne sais pas si c'est une bonne chose". Un autre rappelle qu'il y a quelques mois, le journal avait pourtant reproduit tels quels les propos de Siné, qui valent aujourd'hui au dessinateur de passer devant les tribunaux. Sur le reportage de Muriel Florin, il y a eu les réactions externes. Selon plusieurs journalistes de la rédaction, des représentants de la communauté juive ont appelé au journal pour faire part de leur mécontentement suite à l'article.

Dès le mardi, Le Progrès publie une interview de Marcel Amsellem, le président du CRIF Rhône-Alpes, qui se plaint de la façon dont Le Progrès a relaté le rassemblement au parc de la tête d'or. « Les propos isolés tels qu'ils ont été rapportés d'une personne sur les 1 000 présentes ne peuvent en rien refléter l'esprit de concorde de ce rassemblement. Relater de tels propos a pour conséquence d'attiser la haine et d'exacerber les tensions intercommunautaires, ce qui n'est pas bon pour notre démocratie », explique Marcel Amsellem. Qui explique également que « les médias », comme les associations ou les pouvoirs publics, « ont une responsabilité » dans la préservation du « vivre-ensemble » entre communautés.

Menace de sanction de la direction

A son retour de trois jours de congé, Muriel Florin est convoquée par son rédacteur en chef, Xavier Antoyé. L'entretien prend la forme d'une remontrance sèche. Xavier Antoyé lui explique qu'elle n'avait pas à reproduire des propos incitant à la haine raciale. Il lui explique que c'est « irresponsable ». Et lui annonce qu'elle va recevoir un « avertissement ». Les syndicats et la société des journalistes (SDJ) réagissent. Les premiers pour dénoncer le comportement autoritariste de la direction. Muriel Florin est en effet la troisième journaliste en trois jours à être sanctionnée. Les seconds, pour demander à ce qu'un débat de fond soient enfin ouvert sur le traitement des sujets complexes comme celui-ci. Syndicats et Société des journalistes dénoncent par ailleurs ensemble « l'injustice » d'une décision qui tombe sur une journaliste sans prendre en compte la chaîne responsabilités qui s'applique dans une rédaction. Le jour où Muriel Florin a écrit son article, il y avait un rédacteur en chef de permanence. C'était justement Xavier Antoyé, qui l'a convoquée trois jours plus tard. Interrogé par Libération, il n'a pas souhaité répondre à nos questions, estimant qu'il s'agit là « d'une affaire interne ». Il a cependant tenu à rappeler qu'un journaliste ne pouvait écrire des propos « tombant sous le coup de la loi », en l'occurrence incitant à la haine raciale.

Réaction de la Société des journalistes

Pour la société des journalistes (SDJ) du Progrès, la question est un peu plus complexe et mériterait une réflexion particulière de la part d'une rédaction et de sa hiérarchie. « Ce type de propos peut choquer, mais ils témoignent d'une réalité. Faut-il ou pas les retranscrire ? Ce n'est pas à une journaliste seule de répondre », estime Richard Schittly, président de la SDJ. D'autant, rappelle-t-il, que « dans un contexte où l'on nous demande de privilégier de plus en plus la parole directe et le micro-trottoir, ces questions se posent de façon plus en plus aigües dans notre travail. Pas seulement sur le problème du racisme ou de l'antisémitisme ». Sur ces sujets particuliers, dans une période de tensions comme c'est le cas depuis le conflit à Gaza, le président de la SDJ se demande : « Quelles sont nos responsabilités ? C'est un vrai sujet. Auquel on ne peut répondre par des sanctions, mais par un débat ouvert ».

Suite à la mobilisation de sa rédaction, Muriel Florin devrait échapper à l'avertissement, et se contenter d'une "simple" lettre d'observation.

CAPJPO-EuroPalestine


De : Alice GERAUD
lundi 26 janvier 2009
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Soustara
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Mer 28 Jan - 16:02

Par contre je vais te rappeler ce qe tu feins d'ignorer......la grande amitié sionisto-majouss.



كشف وزير الخارجية التشيكي فى حديث صحافى عن وجود علاقات سرية وطيدة بين إيران و"إسرائيل"، لافتًا إلى أن تلك العلاقات ليس بالضرورة الكشف عنها رسمياً.
وقال " كارل شوارزينجر" لصحيفة "هاآرتس" العبرية فى تعليقه على إمكانية إقامة علاقات بين حركة حماس و"إسرائيل" : "لا شك أن العلاقات غير المباشرة تكون أحياناً مفيدة للغاية، وهذا ما أثبته التاريخ. و"إسرائيل" لها باع كبير فى هذا المجال. فهناك علاقات على مستوى معين، فى كل مكان، حتى بين إيران و"إسرائيل".
وأضاف وزير الخارجية التشيكي للصحيفة العبرية مؤكداً على ما قاله: "نعم، إنني متأكد بأن لا أحد لا فى "إسرائيل" ولا حتى فى إيران يمكنه أن يعلن وجود تلك العلاقات بين البلدين بشكل رسمي".
ودعا "شوارزينجر"، وهو الرئيس الدوري لمجلس الوزراء فى الاتحاد الأوروبي، الحكومة الصهيونية إلى ضرورة الحوار مع قادة حماس، مشيراً إلى أن التاريخ هو الذي يقول إنه من الضرورى أن تتحدث حتى مع أشد أعدائك، خاصة أن العلاقة الوطيدة التى باتت تربط حالياً سكان غزة بحماس، تؤكد أنه فى يوم من الأيام يجب على "إسرائيل" قبول حماس".
وشدد على خطأ سياسة الحصار الذى فرضته تل أبيب على غزة، والتى أتت بنتائج عكسية، حيث أصبح سكان غزة، يؤيدون حماس أكثر من أى وقت مضى.
وفى نهاية حديثه لصحيفة "هاآرتس" العبرية، شدد وزير الخارجية التشيكي على وقوف بلاده القوى إلى جانب "إسرائيل" وإلى جانب حقها فى الدفاع عن نفسها وضمان أمنها. مستذكراً الدور الذي قامت به بلاده، عندما أمدتها بالأسلحة خلال حرب اغتصاب فلسطين فى عام 1948


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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Ven 30 Jan - 1:58

Six personnes de différentes nationalités sont attablées et demandent chacune un café qui leur est servi.
Six mouches tombent chacune dans une tasse.
L'anglais
· Jette la tasse et sort du café
L'américain
· Demande une autre tasse de café
Le mexicain
· Enlève l'insecte et boit sa tasse
Le chinois
· Mange la mouche et jette la tasse
Le palestinien assiégé
· Bois le café et mange la mouche


L'israélien

- Vend le café aux américains et la mouche aux chinois.

- Crie que sa sécurité est en danger.

- Accuse les Palestiniens d'avoir jeté la mouche dans le café.

- Prétend que le Hizbollah, les Syriens et les Iraniens sont en train de
mettre au point de nouvelles armes à base de mouches. Ils demandent aux Français et aux américains de réunir immédiatement le Conseil de sécurité et de prendre des sanctions contre les "états voyous", qui menacent la paix dans le monde.

- Exige de l'UE une condamnation ferme de l'Iran, de la Syrie, et du Liban, pour avoir éclaté de rire, lorsque la mouche est tombée dans son verre.

- Décrit ce geste comme étant une atteinte aux droits du "peuple élu" et aussi aux droits de l'Homme, un acte anti-sémite imprescriptible, un Holocauste, une Shoah, et une discrimination flagrante, parmi les passagers de l'Arche de Noé.

- Ordonne à Mahmoud ABBAS d'arrêter immédiatement le vol des mouches et de leur interdire de tomber dans les tasses de café, et à Moubarek, de fermer le passage de Rafah, aux mouches.

- Réoccupe la bande de Gaza, coupe l'eau et l'électricité, détruit les habitations, lance ses bombes au phosphore contre les civils et jugeant que les mouches prolifèrent auprès des bébés, ordonne à Tezhal, d'éradiquer les enfants en particulier, pour éviter d'avoir plus tard des lanceurs de mouches.

- Impose aux américains une aide militaire d'urgence, plus importante, et à l'Arabie Saoudite de prendre en charge la facture. scratch

- Demande 1 milliard de $ pour le préjudice moral qu'il a eu en voyant la mouche dans le café.
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Ven 30 Jan - 3:29

C'est du réchauffé ya ithviriou tu nous a raconté il y'a des années cette historiette aussi, tape dans le moteur de recherche tu verras.
Tu radotes, tu rabaches.
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ithviriw
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Dim 15 Fév - 14:04

Ah c'était vrai, MOUBAREK, SAOUD, OLMERT, devaient défendre l'intégrité du GRUYERE "Palestine", sinon HAMAS empêcherait de faire de GAZA, un nouvel AUSHWITZ.... I don't want that thumright
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Dim 15 Fév - 17:29

ithviriw a écrit:
Ah c'était vrai, MOUBAREK, SAOUD, OLMERT, devaient défendre l'intégrité du GRUYERE "Palestine", sinon HAMAS empêcherait de faire de GAZA, un nouvel AUSHWITZ.... I don't want that thumright

Et Khamenei qui empêche les "volontaires" Majouss de combattre les sionistes c'est du jamais vu.
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ithviriw
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Jeu 28 Jan - 13:27

Assalam;

En ces temps, où les voyageurs de commerce du Salafisme et de l'hérésie Wahabie, veulent laver encore plus blanc, le pays de leurs maîtres du NEJD, pour empêcher le retour à l'Islam de Rassoulou Allah, aswaws, et pour faire perdurer l'alliance américano-sioniste avec les ARABES CONTRE les pays musulmans qui refusent la domination impérialiste, il est utile de leur rafraîchir la mémoire, sauf qu'ils NE LISENT JAMAIS.

Mais si je le fais, c'est simplement pour que ceux qui viennent sur ce site, pour y trouver de l'information, ne soient pas TROMPES par les "agents Salafis" du Wahabisme stipendié.
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Ven 29 Jan - 2:23



كشف وزير الخارجية التشيكي فى حديث صحافى عن وجود علاقات سرية وطيدة بين إيران و"إسرائيل"، لافتًا إلى أن تلك العلاقات ليس بالضرورة الكشف عنها رسمياً.
وقال " كارل شوارزينجر" لصحيفة "هاآرتس" العبرية فى تعليقه على إمكانية إقامة علاقات بين حركة حماس و"إسرائيل" : "لا شك أن العلاقات غير المباشرة تكون أحياناً مفيدة للغاية، وهذا ما أثبته التاريخ. و"إسرائيل" لها باع كبير فى هذا المجال. فهناك علاقات على مستوى معين، فى كل مكان، حتى بين إيران و"إسرائيل".
وأضاف وزير الخارجية التشيكي للصحيفة العبرية مؤكداً على ما قاله: "نعم، إنني متأكد بأن لا أحد لا فى "إسرائيل" ولا حتى فى إيران يمكنه أن يعلن وجود تلك العلاقات بين البلدين بشكل رسمي".
ودعا "شوارزينجر"، وهو الرئيس الدوري لمجلس الوزراء فى الاتحاد الأوروبي، الحكومة الصهيونية إلى ضرورة الحوار مع قادة حماس، مشيراً إلى أن التاريخ هو الذي يقول إنه من الضرورى أن تتحدث حتى مع أشد أعدائك، خاصة أن العلاقة الوطيدة التى باتت تربط حالياً سكان غزة بحماس، تؤكد أنه فى يوم من الأيام يجب على "إسرائيل" قبول حماس".
وشدد على خطأ سياسة الحصار الذى فرضته تل أبيب على غزة، والتى أتت بنتائج عكسية، حيث أصبح سكان غزة، يؤيدون حماس أكثر من أى وقت مضى.
وفى نهاية حديثه لصحيفة "هاآرتس" العبرية، شدد وزير الخارجية التشيكي على وقوف بلاده القوى إلى جانب "إسرائيل" وإلى جانب حقها فى الدفاع عن نفسها وضمان أمنها. مستذكراً الدور الذي قامت به بلاده، عندما أمدتها بالأسلحة خلال حرب اغتصاب فلسطين فى عام 1948


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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Sam 30 Jan - 0:52

7 janvier 2009
C’EST L’ARABIE SAOUDITE QUI FINANCE LA GUERRE ISRAÉLIENNE CONTRE GAZA !
Posted by libertesinternets under Al-Qaïda, Censure, Colonialisme, Gaza, Guerre des civilisations, Hamas, Israel-Palestine : la paix maintenant, La guerre dure tant que durent les profits, Lobby Pro-Israël, Lois de réglementation d’Internet, Manipulation de l'opinion, Observatoire de l'empire, Palestine, The Israel Lobby
[3] Comments

[Thierry Meyssan - Mondialisation.ca - 05/01/2008]

Cet article a été publié en arabe par « New Orient News ». Il n’a pas pu être diffusé sur le Réseau Voltaire, saboté depuis plusieurs semaines.

L’attaque israélienne contre Gaza, est une option préparée de longue date. La décision de l’activer a été prise en réponse aux nominations de l’administration Obama. Les changements stratégiques à Washington sont défavorables aux visées expansionnistes de Tel-Aviv. Israël a donc cherché à forcer la main de la nouvelle présidence états-unienne en la plaçant devant le fait accompli. Mais pour organiser son opération militaire, Israël a dû s’appuyer sur de nouveaux partenaires militaires, l’Arabie saoudite et l’Égype, qui constituent désormais un paradoxal axe sioniste musulman. Riyad finance les opérations, révèle Thierry Meyssan, tandis que Le Caire organise des paramilitaires.

Depuis le samedi 27 décembre 2008, à 11h30 (heure locale), les forces armées israéliennes ont lancé une offensive contre la bande de Gaza, d’abord aérienne, puis aussi terrestre à partir du 3 janvier 2009, 18h30 (heure locale).

Les autorités israéliennes déclarent viser exclusivement des sites du Hamas et prendre le maximum de précautions pour épargner les vies des civils. Dans la pratique, viser « des sites du Hamas » signifie détruire non pas seulement les sites de ce parti politique, mais aussi les logements de ses cadres et, surtout, tous les bâtiments officiels. En d’autres termes, l’opération actuelle vise à anéantir toute forme d’administration dans la bande de Gaza. Le général Dan Harel, chef d’état-major adjoint, a précisé: « Cette opération est différente des précédentes. Nous avons mis la barre très haut et nous allons dans cette direction. Nous ne frappons pas uniquement les terroristes et les lance-roquettes, mais aussi l’ensemble du gouvernement du Hamas. Nous visons des édifices officiels, les forces de sécurité, et nous faisons porter la responsabilité de tout ce qui se passe sur le Hamas et ne faisons aucune distinction entre ses différentes ramifications. ».

Par ailleurs, « faire son possible pour épargner les vies des civils » ressort de la pure rhétorique et n’a aucune concrétisation possible : Avec environ 3 900 habitants au kilomètre carré la bande de Gaza est un des territoires à plus forte densité de population au monde. Il est matériellement impossible d’atteindre les cibles choisies sans détruire en même temps les habitations voisines.

Les autorités israéliennes affirment agir en légitime défense. Selon elles, des tirs de roquette ont repris contre l’État juif depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par le Hamas, le 19 décembre 2008.

Or, le Hamas n’a pas rompu de trêve. Une trêve de six mois avait été conclue entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire de l’Égypte. Israël s’était engagé à interrompre le blocus de la bande de Gaza ; l’Égypte s’était engagée à rouvrir le point de passage de Rafah ; et le Hamas s’était engagé à stopper les tirs de roquette contre Israël. Cependant, Israël et l’Égypte ne remplirent jamais leurs engagements. Le Hamas interrompit les tirs de roquettes durant des mois. Il les reprit en novembre à la suite d’une incursion israélienne meurtrière. Tirant le bilan de la duplicité de ses interlocuteurs, le Hamas a jugé inutile de renouveller un accord à sens unique.Des tirs de roquette ont lieu depuis 2001 contre Israël. Prés de 2 500 tirs ont été recensés en 7 ans. Ils ont tué au total 14 Israéliens jusqu’au lancement de l’offensive. Ils n’ont fait aucune victime entre la fin de la trêve et la dernière attaque israélienne.

Or, la notion de légitime défense suppose une proportionnalité des moyens, ce qui n’est évidemment pas le cas. Tsahal a activé une soixantaine de bombardiers et au moins 20 000 hommes suréquipés face à des résistants armés de roquettes rudimentaires et d’adolescents munis de pierres.

Il est impossible d’estimer actuellement les dégâts matériels et humains. Au dizième jour de bombardements, les hôpitaux et services d’urgence ont dénombré 530 morts. Ce chiffre ne tient pas compte des victimes décédées avant l’arrivée des secours, dont les corps sont directement récupérés par les familles sans transiter par les services de santé. Les blessés se comptent par milliers. Faute de médicaments, ils ne pourront pas recevoir les soins nécessaires et seront pour la pluparrt handicapés à vie. Les destructions matérielles, quand à elles, sont considérables.

L’opération a été lancée au cours de la fête d’Hanoukka, un jour de shabbat. Elle a été dénommée « Plomb durci » par référence à une chanson d’Haïm Nahman Bialik que l’on entonne durant les huits jours d’Hanoukka. De la sorte, Israël, qui s’affirme comme « l’État juif », élève cette opération au rang de cause nationale et religieuse.

Hanoukka commémore le miracle de l’huile : pour rendre grâce à Dieu, les juifs qui avaient repoussé les Grecs, allumèrent une lampe à huile dans le temple sans prendre le temps de se purifier ; mais alors que la lampe ne contenait de l’huile que pour une journée, elle brûla durant huit jours. En liant l’opération militaire actuelle au miracle de l’huile, les autorités israéliennes indiquent à leur population qu’il n’est pas impur de tuer des Palestiniens.

La guerre israélienne a suscité des protestations dans le monde entier. Les manifestations les plus importantes ont eu lieu en Turquie, où elles ont rassemblé 700 000 personnes.

Le National Information Directorat, nouvel organe de propagande rattaché aux services du Premier ministre, a alors appelé les divers leaders israéliens à développer un autre argument. L’opération « Plomb durci » serait une bataille dans la « guerre mondiale au terrorisme » déclarée par les États-Unis et soutenue par le monde occidental. En effet, le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, même s’il ne l’est pas formellement par l’Union européenne. Le gouvernement israélien tente de relancer la thématique du « choc des civilisations » chère à l’administration Bush, alors que l’administration Obama qui entrera en fonction le 20 janvier a clairement annoncé qu’il l’abandonnerait.

Ce glissement rhétorique laisse entrevoir les motivations réelles de l’opération. Celles-ci sont à la fois à rechercher dans la nature de l’affrontement et dans la particularité de l’actuelle opération.

La logique du mouvement sioniste est de s’approprier cette terre en la nettoyant ethniquement ou, à défaut, d’y imposer un système d’apartheid. Les Palestiniens sont alors parqués dans des réserves, sur le modèle des bantoustans sud-africains ; actuellement la Cisjordanie d’une part, la bande de Gaza d’autre part. Tous les 5 à 10 ans, une importante opération militaire doit être déployée pour casser les velléités de résistance de cette population. De ce point de vue, l’opération « Plomb durci » n’est qu’un massacre de plus, perpétré par un État qui jouit d’une immunité totale depuis soixante ans.

Ainsi que l’a révélé Haaretz, le ministre de la Défense Ehud Barack n’a accepté la trêve de six mois que pour pousser les combattants du Hamas à sortir de l’ombre. Il a mis a profit cette période pour les cartographier dans le but de les anéantir dés que l’occasion se présenterait.

Reste que cette opération prend place durant la période de transition de la présidence états-unienne. Depuis septembre 2008, les observateurs avisés prévoyaient que Barack Obama accéderait à la Maison-Blanche grâce au soutien d’une coalition hétéroclite comprenant le complexe écolo-financier, le mouvement sioniste, les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton. Pour ma part, j’avais annoncé ce résultat dès le mois de mai.

Or, cette coalition n’a pas de position définie sur le Proche-Orient. Les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton considèrent avec leur maître à penser, le général Brent Scowcroft, que les États-Unis ont sur déployé leurs armées et doivent impérativement limiter leurs objectifs et reconstituer leurs forces. Ils se sont opposés à une guerre contre l’Iran et ont au contraire affirmé la nécessité d’obtenir l’aide de Téhéran pour éviter la débâcle en Irak. Ils déplorent les tentatives de remodelage du Grand Moyen-Orient (c’est-à-dire de modification des frontières) et appellent à une période de stabilité. Certains d’entre eux vont même jusqu’à préconiser de faire basculer la Syrie et l’Iran dans le camp atlantique en contraignant Israël à restituer le Golan et à résoudre partiellement la question palestinienne. Ils proposent d’indemniser les États qui naturaliseraient les déplacés palestiniens et d’investir massivement dans les Territoires pour les rendre économiquement viables. Cette perspective signifie la fin du rêve d’expansion sioniste tout autant que la fin de certains régimes arabes soutenus jusque-là à bout de bras par Washington.

De leur côté, les sionistes états-uniens qui ont lancé Barack Obama en politique il y a seulement douze ans, auxquels se sont joints les Clinton, depuis qu’Hillary s’est convertie au sionisme chrétien et a adhéré à la Fellowhip Foundation, soutiennent la poursuite du projet d’apartheid. Dans la foulée de la lettre de George W. Bush à Ariel Sharon et de la conférence d’Annapolis, ils veulent achever la transformation des Territoires en bantoustans. Un ou deux États palestiniens seraient reconnus par les États-Unis et leurs alliés, mais ce ou ces États ne seraient pas souverains. Ils seraient privés d’armées, leur politique étrangère et leurs finances resteraient sous contrôle israélien. Si l’on parvenait à y éradiquer la Résistance, ils se fondraient à terme dans le paysage comme les réserves indiennes aux États-Unis.

Inquiets pour leur avenir commun, des délégations égyptienne, israélienne et saoudienne se sont réunies en Égypte en septembre et octobre 2008. Selon une source de la Résistance, à l’issue de ces négociations, il a été convenu qu’en cas d’évolution défavorable à Washington, Israël lancerait une vaste opération militaire à Gaza, financée par l’Arabie saoudite, tandis que l’Égypte feraient entrer des paramilitaires à Gaza. Si de nombreuses fois par le passé des gouvernements arabes ont laissé le champ libre à Israël, c’est la première fois qu’ils participent à la planification d’une guerre israélienne, constituant ainsi un axe sioniste musulman.

Informés en temps réel par le chef de cabinet Rahm Emanuel (double national israélo-US et officier de renseignement militaire israélien) des rapports de force au sein de l’équipe Obama, la troika Israël-Égypte-Arabie saoudite a appris la répartition des fonctions.

Les postes importants au secrétariat d’État seront confiés à des protégés de Madeleine Albright et d’Hillary Clinton. Les deux secrétaires d’État adjoints, James Steinberg et Jacob Lew sont des sionistes convaincus. Le premier avait été un des rédacteurs du discours d’Obama à l’AIPAC.

Le Conseil national de sécurité échoit à des atlantistes inquiets que les provocations israéliennes débouchent sur une perturbation de l’approvisionnement énergétique de l’Occident, le général Jones et Tom Donilon. Jones, qui était chargé du suivi de la conférence d’Annapolis, a plusieurs fois exprimé son agacement face à la surenchère israélienne.

Le secrétariat à la Défense reste aux mains de Robert Gates, un ex-adjoint de Scowcroft et un membre de la Commission Baker Hamilton. Il s’apprête à remercier les collaborateurs dont il a hérité de Donald Rusmfeld et qu’il n’avait pu virer plus tôt comme il l’a déjà fait avec deux maniaques anti-Iraniens, le secrétaire à l’Air Force Michael Wynne et son chef d’état-major le général T. Michael Moseley.

En résumé, la troïka peut toujours compter sur l’appui diplomatique des États-Unis, mais plus sur son aide militaire massive.

C’est là le point nouveau au Proche-Orient. Pour la première fois, une guerre israélienne n’est pas financée par les États-Unis, mais par l’Arabie saoudite. Riyad paye pour écraser le principal mouvement politique sunnite qu’il ne contrôle pas, le Hamas. La dynastie des Séoud sait qu’elle doit anéantir toute alternative sunnite au Proche-Orient pour se maintenir au pouvoir. C’est pourquoi elle a fait le choix du sionisme musulman. L’Égypte quand à elle craint une contamination via les Frères musulmans.

La stratégie militaire reste cependant états-unienne, comme lors de la guerre de 2006 contre le Liban. Les bombardements ne sont pas conçus pour éliminer les combattants, ce qui je l’ai indiqué plus haut n’a pas de sens en milieu urbain, mais de paralyser la société palestinienne dans son ensemble. C’est l’application de la théorie des cinq cercles de John A. Warden III.

En définitive, toujours selon Haaretz, Ehud Olmert, Ehud Barack et Tzipi Livni ont pris la décision de la guerre le 18 décembre, c’est-à-dire la veille de l’expiration de la trêve.

Le National Information Directorat a organisé une simulation, le 22 décembre, pour mettre au point les mensonges qui serviraient à justifier le massacre.

L’opération a débuté le 27 décembre de manière à éviter que la papauté puisse s’en mêler. Benoît XVI a néanmoins évoqué dans son message de Noël « un horizon qui semble redevenir sombre pour les Israéliens et les Palestiniens ».

Revenons-en au théâtre d’opération. L’aviation israélienne a préparé le terrain à une pénétration terrestre, laquelle ouvre la voie à des paramilitaires arabes. Selon nos informations, environ 10 000 hommes sont actuellement massés prés de Rafah. Entraînés en Égypte et en Jordanie, ils sont placés sous le commandement de l’ex-conseiller national de sécurité de Mahmoud Abbas, le général Mohammed Dahlan (l’homme qui organisa l’empoisonnement de Yasser Arafat pour le compte des Israéliens, selon des documents rendus publics il y a deux ans). Ils sont appelés à jouer le rôle qui avait été dévolu à la milice d’Elie Hobeika à Beyrouth lorsque les troupes d’Ariel Sharon encerclèrent les camps de réfugiés de Sabra et Chatila.

Cependant, la troïka sioniste hésite à lancer ses « chiens de guerre » tant que la situation militaire à l’intérieur de la bande de Gaza reste incertaine. Depuis deux ans, de nombreux résistants palestiniens ont été formés aux techniques de guérilla du Hezbollah. Bien qu’ils soient en théorie dépourvus des armes nécessaires à ce type de combat, on ignore quelles sont leurs capacités exactes. Une défaite au sol serait une catastrophe politique pour Israël après la défaite de son armée de terre au Liban, en 2006, et de ses instructeurs en Géorgie, en 2008. Il est toujours possible de retirer rapidement ses blindés de Gaza, il n’en sera pas de même pour retirer des paramilitaires arabes.

L’Union européenne a appelé à une trêve humanitaire. Israël a répondu que cela n’était pas nécessaire car il n’y avait pas de crise humanitaire nouvelle depuis le début des bombardements. Pour preuve de sa bonne foi, le soi-disant « État juif » a laissé pénétrer quelques centaines de camions d’aide alimentaire et médicale… « pour 1 400 000 habitants » (ils sont 1,6 millions).

Dans chacune des guerres qu’Israël a conduites en violation du droit international, une avant-scène diplomatique a été organisée pour lui permettre de gagner du temps, tandis que les Etats-Unis bloquent toute résolution du Conseil de sécurité. En 2006, c’était Romano Prodi et la conférence de Rome. Cette fois, c’est le président français, Nicolas Sarkozy, qui produit le divertissement. Il a annoncé qu’il consacrerait deux jours de son précieux temps pour régler un problème où les autres ont échoué depuis 60 ans. Ne laissant guère de doute sur sa partialité, M. Sarkozy a d’abord reçu à l’Élysée la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le leader sunnite saoudo-libanais Saad Hariri, et s’est entretenu par téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak, le président fantoche de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11637
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Sam 30 Jan - 1:01



كشف وزير الخارجية التشيكي فى حديث صحافى عن وجود علاقات سرية وطيدة بين إيران و"إسرائيل"، لافتًا إلى أن تلك العلاقات ليس بالضرورة الكشف عنها رسمياً.
وقال " كارل شوارزينجر" لصحيفة "هاآرتس" العبرية فى تعليقه على إمكانية إقامة علاقات بين حركة حماس و"إسرائيل" : "لا شك أن العلاقات غير المباشرة تكون أحياناً مفيدة للغاية، وهذا ما أثبته التاريخ. و"إسرائيل" لها باع كبير فى هذا المجال. فهناك علاقات على مستوى معين، فى كل مكان، حتى بين إيران و"إسرائيل".
وأضاف وزير الخارجية التشيكي للصحيفة العبرية مؤكداً على ما قاله: "نعم، إنني متأكد بأن لا أحد لا فى "إسرائيل" ولا حتى فى إيران يمكنه أن يعلن وجود تلك العلاقات بين البلدين بشكل رسمي".
ودعا "شوارزينجر"، وهو الرئيس الدوري لمجلس الوزراء فى الاتحاد الأوروبي، الحكومة الصهيونية إلى ضرورة الحوار مع قادة حماس، مشيراً إلى أن التاريخ هو الذي يقول إنه من الضرورى أن تتحدث حتى مع أشد أعدائك، خاصة أن العلاقة الوطيدة التى باتت تربط حالياً سكان غزة بحماس، تؤكد أنه فى يوم من الأيام يجب على "إسرائيل" قبول حماس".
وشدد على خطأ سياسة الحصار الذى فرضته تل أبيب على غزة، والتى أتت بنتائج عكسية، حيث أصبح سكان غزة، يؤيدون حماس أكثر من أى وقت مضى.
وفى نهاية حديثه لصحيفة "هاآرتس" العبرية، شدد وزير الخارجية التشيكي على وقوف بلاده القوى إلى جانب "إسرائيل" وإلى جانب حقها فى الدفاع عن نفسها وضمان أمنها. مستذكراً الدور الذي قامت به بلاده، عندما أمدتها بالأسلحة خلال حرب اغتصاب فلسطين فى عام 1948


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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Dim 31 Jan - 1:35

La Turquie n’est plus le laquais de l’Otan…..Ni celui d’Israël.


Les derniers incidents "diplomatiques" ne sont pas isolés. Ils reflètent un changement clair et probablement irréversible dans la politique étrangère de la Turquie envers Israël, les Etats Unis, et le Moyen Orient dans son ensemble.
L’analyse faite récemment par le militant politique vétéran des droits de l’homme israélien, Uri Avnery , sur la dispute récente politique et diplomatique entre Israël et la Turquie - selon quoi la relation entre les deux pays redeviendra probablement normale, peut être pas à son ancien degré de « chaleur » - semble sensée et audacieuse. Cependant, de mon point de vue, elle manque aussi de précision.

Dit simplement il n’y a pas de retour en arrière.

Dans un article récent intitulé "Israel Must Get Used to the New Turkey", Suat Kiniklioglu, vice président pour les affaires extérieures du parti au pouvoir Justice and Development a écrit :

« Israël semble nostalgique des années dorées de 90, produit d’une situation spécifique dans la région. Ces jours là sont terminés, et ne reviendront pas même si le parti Justice and Development (AKP) finit pas ne plus être au gouvernement ».

Cette analyse semble plus réaliste.

On pourrait être d’accord avec la lecture optimiste des évènements par Avnery si la récente dispute avait juste été causée par quelques incidents isolés, par exemple, l’échange verbal public émotionnel à propos de Gaza entre le premier ministre ,Recep Tayyip Erdogan, et le président d’Israël, Shimon Peres, au Forum Economique Mondial fin Janvier 2009, ou la récente humiliation préméditée d’Oguz Celikkol, l’ambassadeur turc en Israël, par le vice ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon.(Voir Asia Times Online 16/01/2010, « Israel-Turkey ties hit a low point »).

Cependant, ces incidents ne sont pas isolés. Ils reflètent un changement clair et probablement irréversible dans la politique étrangère de la Turquie envers Israël, les Etats Unis, et le Moyen Orient dans son ensemble.

Pendant des décennies, la Turquie a été déchirée entre ses liens historiques avec les pays musulmans et arabes d’un côté et de l’autre sa marche irrésistible vers une occidentalisation. Cette dernière semblait bien plus influente dans la formation de la nouvelle identité turque dans sa manifestation et sa vision individuelle, collective, et en matière de politique étrangère.

Mais, même pendant cette période de tiraillement, la Turquie a accru son rôle politique et économique. Elle est aussi devenue une nation avec un sentiment de souveraineté prégnante, un sentiment croissant de fierté et une capacité audacieuse pour s’affirmer comme puissance régionale.

Dans les années 70, quand « l’Islam politique « se développait partout dans la région, la Turquie a expérimenté sa propre remise en cause, et différents politiciens et groupes ont commencé à se confronter à l’idée de porter l’Islam politique à un tout autre niveau.

C’est le Dr Necmettin Erbakan, le premier ministre de Turquie de 1996 à 1997, qui a commencé à lutter contre l’idée traditionnelle de présenter la Turquie comme un membre de seconde classe de l’OTAN désespérant de s’identifier avec tout ce qui était occidental.

A la fin des années 80, le parti d’Erbekan, Rafah Party (Parti Social) s’est emparé de la Turquie. Le parti s’est bien gardé de faire l’apologie de ses racines islamiques et de son attitude. Son ascension au pouvoir résultat des élections de 1995 a sonné l’alarme, car la Turquie assurée être « pro occidentale » déviait du script originel très rigide qui avait scellé le rôle régional du pays comme celui de « laquais de l’OTAN ». Selon Salama A Salama, auteur de cette expression dans un récent article publié dans l’hebdomadaire al-Ahram, la Turquie n’est plus ce « laquais ». Et, selon Kiniklioglu, c’est quelque chose auquel « Israël doit s’habituer. »

L’époque d’Erbakan peut être depuis longtemps révolue. Mais l’héritage de cet homme s’est indéniablement inscrit dans la conscience nationale turque. Il a repoussé les limites, a osé défendre une politique pro palestinienne, défié les dictats de l’Occident et a même poursuivi un repositionnement économique de son pays en créant le Developing Eight ( D-Cool unifiant les pays arabes et musulmans les plus influents.

Quand Erbokan a été obligé de démissionner lors d’un coup militaire « post moderne » on a pensé à une expérimentation politique de courte durée dont la fin montrait que même une forme bénigne d’Islam politique ne pouvait être tolérée en Turquie. L’armée a refait surface une nouvelle fois dans sa toute puissance.

Mais depuis les choses ont changé de manière drastique. L’AKP a été élu au pouvoir en 2002 et sa
direction composée de politiciens de bon sens raisonnables avait pour objectif un changement et même un virage géopolitique dans la vision politique du pays.

L’AKP a commencé à diriger une Turquie ayant confiance en elle-même qui ne recherchait ni l’acceptation européenne ni une validation américaine. En rejetant l’utilisation du territoire turc comme rampe de lancement des frappes US contre l’Irak en 2003, la Turquie se faisait entendre, de manière audible - avec une représentation démocratique large et un soutien populaire croissant.

La tendance a continué et ces dernières années la Turquie a osé traduire son pouvoir politique et ses prouesses en action, sans rompre immédiatement les équilibres politiques et militaires qui avaient mis des années à se construire. Ainsi, par exemple, tandis qu’elle continuait à honorer ses anciens accords militaires avec Israël, elle a fait plusieurs gestes d’ouvertures réussis en direction de la Syrie et de l’Iran. Et, en souhaitant être perçue comme l’élément unificateur dans une époque de désunion musulmane et arabe, elle a refusé de prendre part à la création opportuniste de camps des « modérés » et des « extrémistes ». Au lieu de cela elle a conservé de bonnes relations avec tous ses voisins et alliés arabes.

Dés 2007, les US ont commencé à percevoir l’émergence de la « Nouvelle Turquie ». La visite du président Barack Obama dans le pays après son entrée en fonction a été l’un des nombreux signes que l’Occident tenait compte du statut « spécial » de la Turquie. La Turquie ne doit pas être bousculée menacée ou intimidée. Même Israël, qui a pendant longtemps défié les règles de la diplomatie, se rend compte de ses limites, grâce au président turc Abdallah Gul. Suite à l’insulte belliqueuse d’ Israël à l’encontre de l’ambassadeur de Turquie, il a dit : « s’il n’y a pas d’excuse officielle d’Israël, nous allons mettre Celokkol dans le premier avion rentrant à Ankara ». Israël s’est excusé, et l’a fait humblement.

Il a fallu à la Turquie de nombreuses années pour atteindre ce niveau de confiance en soi et le pays n’a plus aucune envie d’être le « laquais » de quiconque. De plus, la position unie et constante de la Turquie dans son soutien à Gaza, et son franc-parler contre les menaces contre le Liban, l’Iran et la Syrie montrent clairement que les anciens jours d’attitude « chaleureuse » sont loin derrière.

La Turquie trouvera une audience très réceptive parmi les Arabes et les Musulmans partout dans le monde désespérés de trouver une direction politique puissante et raisonnable pour défendre et être le champion de leurs causes. Inutile de dire que pour les Palestiniens assiégés à Gaza, le nom d’Erdogan se répand dans les familles, il est devenu un héro populaire, le nouveau Gamal Abdel Nasser, président de l’Egypte de 1954 à 1970. Ce même sentiment est partagé dans toute la région.

Ramzy Baroud 27/01/2010 www.atimes.com Copyright Ramzy Baroud

Ramzy Baroud ( www.ramzybaroud.net) est journaliste et l’editeur de PalestineChronicle.com. Son dernier livre publié chez Pluto Press London : « My Father Was A Freedom Fighter : Gaza ‘s Untold Story ».

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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Dim 31 Jan - 4:11



كشف وزير الخارجية التشيكي فى حديث صحافى عن وجود علاقات سرية وطيدة بين إيران و"إسرائيل"، لافتًا إلى أن تلك العلاقات ليس بالضرورة الكشف عنها رسمياً.
وقال " كارل شوارزينجر" لصحيفة "هاآرتس" العبرية فى تعليقه على إمكانية إقامة علاقات بين حركة حماس و"إسرائيل" : "لا شك أن العلاقات غير المباشرة تكون أحياناً مفيدة للغاية، وهذا ما أثبته التاريخ. و"إسرائيل" لها باع كبير فى هذا المجال. فهناك علاقات على مستوى معين، فى كل مكان، حتى بين إيران و"إسرائيل".
وأضاف وزير الخارجية التشيكي للصحيفة العبرية مؤكداً على ما قاله: "نعم، إنني متأكد بأن لا أحد لا فى "إسرائيل" ولا حتى فى إيران يمكنه أن يعلن وجود تلك العلاقات بين البلدين بشكل رسمي".
ودعا "شوارزينجر"، وهو الرئيس الدوري لمجلس الوزراء فى الاتحاد الأوروبي، الحكومة الصهيونية إلى ضرورة الحوار مع قادة حماس، مشيراً إلى أن التاريخ هو الذي يقول إنه من الضرورى أن تتحدث حتى مع أشد أعدائك، خاصة أن العلاقة الوطيدة التى باتت تربط حالياً سكان غزة بحماس، تؤكد أنه فى يوم من الأيام يجب على "إسرائيل" قبول حماس".
وشدد على خطأ سياسة الحصار الذى فرضته تل أبيب على غزة، والتى أتت بنتائج عكسية، حيث أصبح سكان غزة، يؤيدون حماس أكثر من أى وقت مضى.
وفى نهاية حديثه لصحيفة "هاآرتس" العبرية، شدد وزير الخارجية التشيكي على وقوف بلاده القوى إلى جانب "إسرائيل" وإلى جانب حقها فى الدفاع عن نفسها وضمان أمنها. مستذكراً الدور الذي قامت به بلاده، عندما أمدتها بالأسلحة خلال حرب اغتصاب فلسطين فى عام 1948


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rooney
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Lun 8 Fév - 4:05

un cadeau pour ouaga: tsahal a du kiffer les pistaches iranienne

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3555682,00.html


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Soustara
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Lun 8 Fév - 6:19

rooney and tevez a écrit:
un cadeau pour ouaga: tsahal a du kiffée les pistaches iranienne



C'est un mensonge une invention des Wahabis alliés à la CIA le KGB et le DRS qui ont organisé ça.
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rooney
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Lun 8 Fév - 17:46

Ouaga a écrit:
rooney and tevez a écrit:
un cadeau pour ouaga: tsahal a du kiffée les pistaches iranienne



C'est un mensonge une invention des Wahabis alliés à la CIA le KGB et le DRS qui ont organisé ça.

c'est une invention des salafou-hambali-saoudi-descendant de phiraoun et al yazid
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ithviriw
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Mar 16 Fév - 2:43

rooney a écrit:
Ouaga a écrit:
rooney and tevez a écrit:
un cadeau pour ouaga: tsahal a du kiffée les pistaches iranienne



C'est un mensonge une invention des Wahabis alliés à la CIA le KGB et le DRS qui ont organisé ça.

c'est une invention des salafou-hambali-saoudi-descendant de phiraoun et al yazid
Assalam;

Sans blagues, la sioniste Clinton, reçue aujourd'hui chez ses vassaux séoudiens, à Ryadh, ose encore parler de paix avec les terroristes sionistes, et faire croire aux arabes, que la paix reviendrait dans la région pour peu que les arabes connaissent leur véritable ennemi, c'est-à-dire la République islamique d'Iran, et cessent de vouloir du mal aux pauvres Isra-Helliens, persécutés par les arabes et les musulmans, qui les empêcheraient de pratiquer la discrimination raciale dans leur "pays"...

Je suis d'Austin, Texas, Israel me payerait si je déménageais chez eux car je suis juive.
Je suis de Palestine, Je ne peux pas retourner chez moi, car je ne suis pas juif....

Allez expliquer cette réalité aux Séoudiens, et à leurs hôtes et néanmoins maîtres américains, et européens.
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ithviriw
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Ven 9 Juil - 16:39

Salam;



Ayez tout de même une pensée pour ceux qui souffrent au quotidien de l'INIQUITE des impérialismes et de la HAINE des sionistes qui se vengent sur eux, parce que leurs parents ont été persécutés par leurs ALLIES actuels.








Please make dua for the people of Gaza






The muslim ummah is like a single body if one part part hurts the whole body feels the pain




Muhammad (SalAllahu alayhi wassalam)
















!!!!!!!!!!!Please spare a few minutes, I don't want your Money!!!!!!! !!!!
















Please transmettez à vos contacts




Vous rappelez-vous encore de nous ?!








We are still under siege!





Darkness.... .






And hunger..... la faim






Do you still remember us?!




Pour
avoir de l'eau nous devons marcher si loin



pour remplir une bouteille ou une jarre......



Vous rappelez-vous de nous ?



Nous avons toujours besoin d'aliments.....



Nous souffrons de la faim au quotidien



And when we have no choice...



And when the situation becomes unbearable.. .



We try to smuggle...




Some thru the tunnel...


Do you still remember us?!Medicine is like rare diamonds.... .


Our kids...





Are dying every day in their beds.....





Due to the lack of Medication.. .

Medical equipment ...











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ithviriw
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Ven 9 Juil - 16:51


And others...



Have just tears to shed.....
Do you still... Remember us?!

During the Murder of Gaza ....

Deathwas falling everywhere.. . It was like rain... At hospitals... At schools...

There was no difference between a young... Elderly or a child... An animal... Everyone... Was at death site! There was No place... To hide!

Do you still remember us?!







It was a genocide... It was a massacre...






It was Murder...






It was a viciouscrime... It was a CRUEL action...




An act of a MONSTER...



The manners of a COWARD... It was the silence of a friend...It is the dirty trueFACEof Politics! It is aFACT!

It's incomprehensible! IT'S A PERMANENT SHAME!It was BETRAYAL! It is some how believable! But this is Incredible!!! It is a bunch of hypocrites!



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ithviriw
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Ven 9 Juil - 17:03

Doublestandards!!
It is the continuous AID...




Made by... The true forces... OfEvil



Do you still remember us?!The dead...Were everywhere... That sometimes we had no place...


To makeevenOurprayer.....

Do you still...Remember us!

At that time...

Some watched...

Fromafar...



Some danced at the beach shore...



Some were happy... ils furent si contents...





And joyful...





Some said: "NO..." d'autres dirent NON

To the massacre!

And thetorture...
Do you still remember us!

Many watched us...

In despair... Many carried...

The SHAME!

Many did not DARE!!



Others said i truly care...

But now we hear frOm them very..very.. very..rare!

Are you sure you still remember us?!



Now we have nothing...




But pain..... illness.....





And daily...Sadness..... .

Do you really...

Still remember us? At least in your prayer???!

Gaza children and people implore you!



They are dying...

Due to the continous blockade!







There is growing humanitarian crisis...

Happening...

In Gaza..... There is an EXTREME... Restricted access to food...

Water...



And Medicine!



!!!!!!!!!!!Please spare a few minutes, I don't want your Money!!!!!!! !!!!

Faites un effort, quelques minutes pour penser à ceux qui souffrent du fait de l'INIQUITE des décideurs du monde, tétanisés par l'arrogance et les mensonges des sionistes.


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Timour Le Boiteux
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Mar 20 Juil - 20:37

les traitres arabes sont pires que les sionistes, les salafis comme ouaga sont autant traitre que moubarak, il s'agit de la même famille, ils ont la haine de leurs propres frères.
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Soustara
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Mer 21 Juil - 3:58

Noureddine Zenki a écrit:
il s'agit de la même famille, ils ont la haine de leurs propres frères.


On dirait que tu parles de toi
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Timour Le Boiteux
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Mer 21 Juil - 12:54

Ouaga a écrit:
Noureddine Zenki a écrit:
il s'agit de la même famille, ils ont la haine de leurs propres frères.


On dirait que tu parles de toi
Moi je ne combat pas les musulmans et je minimise même leurs erreur, mon ennemis est les banou sahyoune et tous ceux qui s'allient avec les ennemis de l'islam et oppriment les musulmans, je n'ai jamais venu pour insulter les musulmans parce qu'ils n'avaient pas la même aqida que moi.

Toi tu es un vrai traitre aussi traitre que moubarak, tu passe ton temps à insulter les musulmans et à les diviser, tu ments et tu désinformes, tu es un cancer dans le corps des musulmans.
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MessageSujet: Re: LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE   Aujourd'hui à 21:26

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LA DÉCISION D'ATTAQUER GAZA PRISE AVEC EGYPTE ET SAOUDIE
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