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 L'ETAT VOYOU....le sionisme

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Soustara
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MessageSujet: L'ETAT VOYOU....le sionisme   Lun 26 Jan - 18:02

Essalamou alaikoum
25/01/2009 16:07:43 - Jeune Afrique- Par : Patrick Seale -

Violations du droit humanitaire et des lois internationales, détention non contrôlée d’armes de destruction massive, usage de la violence contre des populations civiles à des fins politiques... Tel-Aviv remplit tous ces critères.

Le professeur Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les territoires occupés, a déclaré que l’État hébreu était en train de perdre la bataille de la légitimité. Que voulait-il dire ? La réponse est venue des foules en colère qui ont manifesté dans toutes les villes du monde. Pour elles, le cruel assaut mené contre la population sans défense de Gaza indique que l’État hébreu a perdu son honneur et terni sa réputation. L’idée qu’il vivrait selon « des valeurs occidentales civilisées » est bien entamée. Certains manifestants ont exhibé des banderoles comparant sa cruauté à la barbarie nazie contre les juifs. De Deir Yassin jusqu’à nos jours, le massacre de Gaza est celui de trop, impossible à avaler après l’interminable liste d’atrocités commises contre les Palestiniens, les Libanais et les autres Arabes depuis l’apparition brutale des sionistes au cœur de la région, il y a soixante ans.
Pourtant, la plupart des sionistes applaudissent l’œuvre horrible de leurs soldats. Le cerveau lessivé par des dirigeants cyniques et une presse complaisante, ils semblent croire que leur pays mène une « guerre juste ». Mais le reste du monde est mieux informé. Comme une poignée de sionistes éclairés qui – il faut leur en donner crédit – représentent la conscience morale d’un pays agressif et violent. Uri Avnery, le plus ancien et le plus implacable promoteur de la paix, a écrit : « Ce qui restera, c’est l’image d’un monstre aux mains tachées de sang… Cela aura de graves conséquences sur notre avenir à long terme… Au bout du compte, cette guerre est un crime contre nous-mêmes, un crime contre l’État sioniste. » Autre sage sioniste, Avi Shlaim, professeur de relations internationales à l’université d’Oxford : « Un État voyou viole les lois internationales, possède des armes de destruction massive et pratique le terrorisme – c’est-à-dire qu’il utilise la violence contre des civils pour des motifs politiques. L'état sioniste remplit tous ces critères. » Le rabbin américain Michael Lerner est rédacteur en chef du magazine progressiste et œcuménique Tikkun. « Cela me fend le cœur, dit-il, de constater la stupidité sioniste… En tant que juif croyant, cela confirme à quel point il est facile de pervertir le message d’amour du judaïsme pour le transformer en message de haine et de domination. »

Voix discordantes
Mais la plus sévère critique émise par un sioniste est venue du professeur Ilan Pappé, auteur du Nettoyage ethnique de la Palestine (paru en 2006), compte rendu effroyable de la façon dont l'état sioniste terrorisa, assassina et expulsa les Palestiniens en 1947-1948. Son verdict est accablant : « Le sionisme est une idéologie qui s’accommode du nettoyage ethnique, de l’occupation et des meurtres de masse. Ce qu’il faut aujourd’hui, ce n’est pas seulement condamner les massacres actuels, mais aussi délégitimer cette idéologie. » Le sionisme, selon Pappé, a prouvé qu’il était une « idéologie raciste et hégémonique ». Cela n’est pas une découverte pour les victimes palestiniennes comme pour la plupart des Arabes et des musulmans. « Espérons, plaide Pappé, que des voix d’importance s’élèveront pour dire à l’État hébreu que son comportement comme cette idéologie sont intolérables et inacceptables et que, tant qu’ils persisteront, le pays sera boycotté et passible de sanctions. »
Ce qu’affirment ces dissidents revient à dire que l'état sioniste a perdu la bataille de la légitimité. En détruisant Gaza, en massacrant ses habitants, il a durablement détérioré son image – si importante dans un monde dominé par les médias –, mais aussi gravement miné sa réputation politique et morale, essentielle pour sa survie à long terme. Pourquoi donc agit-il ainsi ? Deux explications peuvent être avancées. La première, c’est qu’il y aurait quelque chose de profondément irrationnel dans la volonté sioniste d’assurer une sécurité absolue à son peuple, quel qu’en soit le prix pour les autres – une attitude qui serait peut-être une réponse tardive aux terribles souffrances endurées par les juifs, en Europe, au siècle dernier. Ce traumatisme peut expliquer pourquoi l’État hébreu semble incapable de tolérer la plus infime résistance. Les roquettes dérisoires du Hamas l’ont poussé à une folle rage meurtrière. Comment une milice de va-nu-pieds ose-t-elle défier la toute-puissance de l’État juif qui s’est tant battu pour établir sa domination politique contre une éventuelle alliance arabe et qui a convaincu les États-Unis de lui garantir une « supériorité militaire » sur ses adversaires ? Mais on peut aussi voir dans le comportement des sionistes le signe d’une profonde perturbation psychologique qui laisse à penser que les États-Unis n’ont sans doute pas été bien avisés de mettre des armes meurtrières entre les mains de tueurs professionnels dont la santé mentale est incertaine.

Sinistre objectif
La seconde explication met l’accent sur un objectif bien plus ambitieux et bien plus sinistre qui va au-delà du besoin exagéré et paranoïaque de sécurité. Depuis 1948 – et, en réalité, depuis la déclaration Balfour, en 1917 –, les dirigeants sionistes de tous bords ont prouvé leur détermination à empêcher la naissance d’un État palestinien. Ils craignaient, et ils craignent toujours, que cela mette en cause leur propre projet national. Ils se sont toujours comportés comme s’il n’y avait pas suffisamment de place pour deux États en Palestine. Ils veulent tout le territoire pour eux. Comment expliquer autrement qu’ils refusent de définir les frontières de leur pays et cherchent toujours à gagner du terrain ? Certains dirigeants sionistes, comme Itzhak Rabin, ont parlé de paix, mais sans jamais joindre les actes à la parole. L’annexion progressive de la Cisjordanie s’est poursuivie, que ce soit sous le Parti travailliste, le Likoud et, plus récemment, sous Kadima.
La guerre dans la bande de Gaza semble être une tentative désespérée d’enterrer définitivement la solution de deux États. Quelle alternative les dirigeants israéliens ont-ils en tête ? Clairement : se débarrasser de la bande de Gaza en la cédant à l’Égypte, tout en portant un coup fatal aux aspirations nationales palestiniennes. Si l’Égypte s’est montrée réticente à ouvrir le passage de Rafah – au risque de susciter la colère et le mépris de l’opinion arabe –, c’est précisément parce qu’elle soupçonne cette ultime intention. En 2005, Ariel Sharon avait démantelé les colonies de la bande de Gaza pour consolider la mainmise de l’etat sioniste sur la Cisjordanie. Cette politique est toujours d’actualité. Les colons de Cisjordanie sont devenus si nombreux et si puissants qu’ils sont pratiquement intouchables. Ils n’ont aucun intérêt à la paix. Ils veulent de la terre et toujours plus de terre.
L’Amérique d’Obama peut-elle inverser cette dangereuse tendance ? Hillary Clinton, la nouvelle secrétaire d’État, a déclaré que l’idée d’une coexistence pacifique entre Israéliens et Palestiniens ne devait pas être abandonnée. Des paroles maintes fois entendues. Mais elle a été suffisamment imprudente pour affirmer que les États-Unis ne discuteraient pas avec le Hamas. Il semblerait que ce soit là sa première erreur. Comment espère-t-elle faire la paix entre deux belligérants sans s’adresser à l’un des deux ? Seul un effort concerté des États-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et de l’ONU, agissant ensemble avec une réelle détermination, peut encore ramener les sionistes à la raison et offrir un espoir de paix

http://www.jeuneafrique.com/article.php?idarticle=ARTJAJA2506_p046-050.xml0&pmv_nid=2
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confiture
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MessageSujet: Re: L'ETAT VOYOU....le sionisme   Lun 26 Jan - 19:19

Ouaga a écrit:
Essalamou alaikoum

La guerre dans la bande de Gaza semble être une tentative désespérée d’enterrer définitivement la solution de deux États. Quelle alternative les dirigeants israéliens ont-ils en tête ? Clairement : se débarrasser de la bande de Gaza en la cédant à l’Égypte, tout en portant un coup fatal aux aspirations nationales palestiniennes. Si l’Égypte s’est montrée réticente à ouvrir le passage de Rafah – au risque de susciter la colère et le mépris de l’opinion arabe –, c’est précisément parce qu’elle soupçonne cette ultime intention. En 2005, Ariel Sharon avait démantelé les colonies de la bande de Gaza pour consolider la mainmise de l’etat sioniste sur la Cisjordanie. Cette politique est toujours d’actualité. Les colons de Cisjordanie sont devenus si nombreux et si puissants qu’ils sont pratiquement intouchables. Ils n’ont aucun intérêt à la paix. Ils veulent de la terre et toujours plus de terre.
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SALAM AUX CROYANTS

scratch Je crois que j'ai déjà posé cette question : qui en dehors des arabes et des musulmans et leurs fraternité a intérêt à ce que l'Egypte ouvre le passage ???
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Soustara
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MessageSujet: Re: L'ETAT VOYOU....le sionisme   Dim 1 Fév - 19:26

Le sionisme, comme pathologie
Les racines profondes de la terreur exercée par l’État juif
par Silvia Cattori


La création de l’État sioniste en 1948 s’est accompagnée du nettoyage ethnique de plus de 750 000 Palestiniens —soit plus de la moitié de la population indigène— chassés de leurs villes et villages, soit par la force, soit par la peur engendrée par des massacres délibérés de civils, comme celui du village Deir Yassin.
Depuis lors, au cours de ses soixante années d’existence, des massacres de Sabra et Chatila en 1982, aux carnages qui se déroulent aujourd’hui à Gaza —en passant par la destruction du camp de réfugiés de Jénine et la destruction des infrastructures palestiniennes de Cisjordanie en 2002, les massacres dans le camp de réfugiés de Jabaliah en 2005 et 2006, les bombardements massifs sur le Liban en 2006— l'état sioniste n’a cessé, sous prétexte de « se défendre », d’apporter mort et dévastation chez ses voisins, avec toute la puissance de feu de son aviation, de sa marine de guerre et de ses chars.


À chaque fois, on est demeurés à la fois atterrés et scandalisés par la sauvagerie des attaques sionistes, le nombre de victimes civiles et l’étendue des destructions qu’elles ont provoqués ; et stupéfaits par le laisser faire de la « communauté internationale ».
À chaque fois, on a vu sur nos écrans, avec la complicité de rédactions partisanes, des porte-paroles et ambassadeurs sionistes venir « justifier » les crimes commis par des mensonges éhontés, en affichant leur mépris à l’égard de ceux qu’ils occupent militairement et exécutent sommairement, avec une morgue qui fait irrésistiblement penser à celle qu’affichaient en leur temps les dignitaires nazis.
La furie destructrice de cet État n’est pas nouvelle pour les occupés qui la subissent quotiennement. Mais, l’écrasement du ghetto de Gaza, ce bain de sang insoutenable qui se déroule devant nous, l’a rendue plus évidente aux yeux du monde.
Et la question de savoir pourquoi et comment une telle sauvagerie est possible se pose aujourd’hui avec encore plus d’insistance.
C’est à cette question cruciale que deux connaisseurs de l’état sioniste ont tout récemment cherché une réponse : l’historien Ilan Pappe et le professeur de philosophie juridique et politique Oren Ben-Dor [1].
Le sionisme [2] mis en cause
Dans son article intitulé « Isr... et la vertu outragée » [3], Ilan Pappe relève que la posture d’autojustification constamment adoptée par l'état sioniste est « un sujet qui mérite que l’on s’y attarde, si on veut comprendre l’immunité internationale dont l'état sioniste bénéficie pour les massacres qui se poursuivent à Gaza ».
Il commence par insister sur le déferlement de propagande sur les médias sionistes, sur l’hypocrisie des justifications avancées, et la menace qu’elles représentent pour les Palestiniens :
« Cette posture [d’autojustification] est fondée en tout premier lieu sur de purs mensonges (…) qui rappellent les heures sombres des années 1930 en Europe. (…) Il n’y a pas de limites à l’hypocrisie, essence même de la vertu outragée. Le discours des généraux et des responsables politiques oscille, selon le cas, entre l’autocongratulation devant l’humanité que manifeste l’armée avec ses frappes « chirurgicales » d’une part, et, de l’autre, la nécessité de détruire Gaza une fois pour toutes, mais de façon humaine, bien entendu.
Cette vertu outragée est une constante dans le processus de dépossession, d’abord par les sionistes, puis par l'état sioniste. Toutes les opérations, qu’il se soit agi d’épuration ethnique, d’occupation, de massacres ou de destructions ont toujours été présentées comme des actions justes sur le plan moral et relevant de l’autodéfense, perpétrées à contrecœur par l'état sioniste dans sa guerre contre des êtres humains de la pire espèce.(…)
C’est la vertu outragée qui protège la société et les responsables politiques de tout reproche ou de toute critique venant de l’extérieur. Mais, pire encore, elle se traduit toujours par des mesures de destruction dirigées contre les Palestiniens. Sans opposition interne et sans pressions extérieures, il en résulte que tout Palestinien peut devenir la cible de cette fureur. Étant donné la puissance de feu de l’Etat hébreu, cela ne peut finir que par d’autres massacres, d’autres assassinats en masse et d’autres épurations ethniques
. »
Il donne un nom à ce qu’il caractérise comme une « idéologie malsaine destinée à couvrir des atrocités », à savoir : « le sionisme ». Et il conclut à l’urgence de le dénoncer et de le combattre :
« Il nous faut tenter d’expliquer, et pas seulement au monde entier, mais aux sionistes eux-mêmes que le sionisme est une idéologie qui cautionne l’épuration ethnique, l’occupation, et aujourd’hui les massacres (…) et également cesser de légitimer cette idéologie qui a engendré une telle politique et qui la justifie moralement et politiquement.(…) Il est peut-être plus facile de le faire maintenant, dans des circonstances aussi dramatiques, au moment où l’attention du monde est dirigée une fois de plus vers la Palestine.
(…)
Malgré les accusations prévisibles d’antisémitisme et tout le reste, il est temps d’expliquer aux populations le rapport existant entre l’idéologie sioniste et les grandes dates de l’histoire de ce territoire, familières désormais : l’épuration ethnique de 1948, l’oppression des Palestiniens dans les territoires occupés pendant la période de gouvernement militaire, l’occupation brutale de la Cisjordanie et aujourd’hui le massacre à Gaza. (…) En démontrant le rapport entre la doctrine sioniste, et la politique qui en a résulté, et les atrocités actuelles, nous pourrons offrir une explication claire et logique dans le cadre de la campagne de boycott, de sanctions et de retrait des investissements
[dirigée contre Isr;;;, NDT]. »

Une pathologie suicidaire


Dans son article intitulé « Isr...l : le suicide par l’autodéfense » [4], Oren Ben-Dor commence par insister sur la répétion incessante des massacres perpétrés par Israël, sur l’hypocrisie des raisons qu’il avance pour le déclenchement de sa guerre à Gaza, et sur l’échec prévisible de cette dernière tentative de mater la résistance palestinienne :
« À l’instar du Liban en 2006, le peuple de Gaza est massacré par les pilotes assassins d’un Etat assassin. (…) Cette répétition de la violence à grande échelle par Israël (…) s’accomplit après un long processus déclenché au moment où Israël a retiré unilatéralement ses colonies et son infanterie de Gaza, mais seulement pour organiser ce qui a été décrit comme un zoo d’êtres humains surveillé à distance.
(…)
En dehors d’apporter une réponse à court terme aux attaques de roquettes, la vague de violence israélienne relève d’un raisonnement vicieux (pétition de principe) et d’une provocation réfléchie. (…) Les assassinats ciblés de membres du Hamas, le renversement même de l’organisation, la destruction de son infrastructure et de ses bâtiments n’écraseront pas la légitime opposition à l’entité sioniste, arrogante et triomphaliste. Aucune armée, même bien équipée et bien entraînée, ne peut gagner un combat contre un nombre toujours plus grand de gens qui n’ont plus de raison de craindre de mourir
. »

Et il pose la question de fond :
« À considérer l’échec assuré des tentatives visant à imposer la stabilité par la violence, l’intimidation, la famine et l’humiliation, quel est le souhait, sur terre, qui anime l’État israélien ? À quoi les Israéliens imaginent-ils aboutir avec ce massacre ? Il doit y avoir quelque chose qui manque ici. Il doit y avoir, pour les Israéliens, quelque chose ou quelque idée à préserver, à défendre même, dans cette pathologie de vouloir provoquer un état permanent de violence contre eux-mêmes. Quelle sorte d’autosatisfaction conditionne donc cette volonté autodestructrice d’être haï ? »
Il trouve finalement la réponse à cette question dans « l’incapacité, des Israéliens à s’interroger sur le fondement discriminatoire de leur propre État. » :
« Beaucoup de Palestiniens qui vivent à Gaza sont les enfants des 750’000 réfugiés expulsés en 1948 de ce qui est aujourd’hui l’État juif. (…) C’est seulement par une purification ethnique massive qu’un État de majorité et de caractère juifs a pu s’implanter. Toute juste application du droit reconnu internationalement pour les réfugiés de revenir chez eux signifierait effectivement la fin du projet sioniste. (…) À leur retour, ils exigeraient sûrement pour eux, et avec force, une citoyenneté égale. Ce faisant, ils remettraient en cause l’idée discriminatrice qui est à la base de l’État juif (…). Ainsi, pour la même raison qu’Israël discrimine ses propres citoyens non juifs, il empêche le retour des réfugiés. »
Il conclut que, seule, la remise en cause de l’apartheid israélien, du « droit d’Israël à exister dans la sécurité en tant qu’État juif » pourrait mettre fin au cycle de violence, faute de quoi, la « rhétorique de l’autodéfense » va se refermer sur la « chronique effrayante d’un suicide annoncé » :
« Admettre le droit d’Israël à exister dans la sécurité en tant qu’État juif est devenu aujourd’hui le point de référence d’une modération politique. Obama est déjà en train de chanter la chanson. (…) l’origine de la violence dans Gaza est intimement liée à la manière dont l’État israélien a vu le jour et dont il tolère toujours l’idée d’apartheid dans son essence même. Israël ne doit pas être « réformé » ou « condamné », mais remplacé par une unique structure égalitariste sur toute la Palestine historique.
Israël a besoin d’un cycle permanent de violence. (…). La violence (…) est un moyen nécessaire pour ancrer la prétendue légitimité de ce qu’on prétend être la seule alternative à cette violence. Cette alternative n’est rien d’autre que l’échec « étonnant » d’un processus de paix « sensé », « raisonnable » et « modéré » pour aller à deux États, un processus qui prétend légitimer l’État d’apartheid une fois pour toutes. Le discours a été récupéré de telle sorte que les appels urgents à la cessation immédiate de la violence raniment ce projet pour deux États, essentiellement injuste et voué à l’échec mais qui garantit la poursuite de la violence. (…)
Cette pathologie israélienne aboutira, furtivement et fatalement, à ce que les Israéliens craignent le plus. Il n’y a effectivement « d’autre choix » pour le projet nationaliste des éternelles victimes, que le suicide avec ceux qu’il opprime. (…) L’autodéfense par le suicide souligne le caractère unique de l’apartheid israélien. La rhétorique tant du non choix que de l’autodéfense renferme une chronique effrayante d’un suicide annoncé. En dépit de sa puissance militaire, Israël est un État faible et mourant qui souhaite s’autodétruire. Les plus puissantes nations au monde assistent à ce processus suicidaire, et ce fait demande à être médité d’urgence
. »
Comme on le voit, pour ces deux auteurs, le caractère même de l’État israélien, l’apartheid qu’il pratique et sur lequel il est fondé, sont au cœur de la terreur qu’il déchaîne avec régularité sur ses voisins, et il n’y aura pas de fin au cycle de la violence et des massacres tant que la « communauté internationale » continuera de tolérer cette inacceptable exception à l’application du droit international.


Silvia Cattori

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Soustara
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MessageSujet: Re: L'ETAT VOYOU....le sionisme   Dim 1 Fév - 19:28

1] Ilan Pappé (né en 1954), citoyen israélien, est l’un des « nouveaux historiens » qui ont réexaminé de façon critique l’histoire d’Israël et du sionisme. À la suite, l’an dernier, de son soutien au boycott des universités israéliennes par les pays étrangers, Ilan Pappe, ayant fait l’objet de menaces de mort, a été contraint de démissionner de son poste de professeur de sciences politiques à l’Université d’Haïfa et d’émigrer en Grande-Bretagne.
Le Dr Oren Ben-Dor est né à Haïfa et a grandi en Israël ; il enseigne la philosophie juridique et politique à la faculté de droit de l’Université de Southampton, Royaume-Uni.
[2] Sionisme : idéologie politique prônant la création d’un État juif en Palestine et le retour du peuple juif « dans sa patrie historique, Eretz Israël, par Aliyah en provenance de tous les pays ». Le mouvement sioniste a été fondé au Congrès de Bâle en 1897, par Theodor Herzl, journaliste et écrivain juif autrichien, auteur de Der Judenstaat (« L’État des Juifs »).
[3] Voir :
« Israël et la ”vertu outragée” », par Ilan Pappe, blog.emceebeulogue.fr, 6 janvier 2009.
Texte original en anglais : « Israel’s righteous fury and its victims in Gaza », The Electronic Intifada, 2 janvier 2009.
[4] Voir :
« Israël : le suicide par l’autodéfense », par Oren Ben-Dor, info-palestine.net, 4 janvier 2009.
Texte original en anglais : « The Self-Defense of Suicide », Counterpunch, 1er janvier 2009.
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