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 EL BRIZIDANE ET LES DISPARUS

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confiture
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Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: EL BRIZIDANE ET LES DISPARUS   Sam 11 Avr - 0:04

SALAM AUX CROYANTS



Alger, fin 2007. Le geste désespéré de ce fonctionnaire du ministère algérien des Affaires étrangères face à une équipe de juristes du ministère de la Justice résume à lui seul la gêne qui prévaut à Alger au sujet des crimes commis pendant la guerre civile des années 90.

Cela fait des semaines que les experts juridiques s’arrachent les cheveux pour contrer les critiques de la Commission des droits de l’homme (CDH) de l’ONU, basée à Genève, contre la Charte pour la paix et la réconciliation. Validé par référendum populaire en septembre 2005, ce texte garantit l’impunité aux djihadistes armés et aux « agents de l’Etat » soupçonnés de crimes contre des civils en Algérie. Et la CDH n’y va pas de main morte.

17 ans d’état d’urgence

Dans plusieurs recommandations, elle a clairement condamné le « climat d’impunité qui prévaut en Algérie » et le maintien illégal de l’état d’urgence dans le pays depuis février 1992. « La Charte est un projet politique et non un texte juridique, donc vos arguments ne sont pas recevables ! » avait à l’époque rétorqué Alger qui rame sec pour maintenir la feuille de vigne sur un corpus de violations massives des droits de l’Homme pendant les « années noires ».

Genève, mars 2009. Le ton de la présidence algérienne a changé. Radicalement. Plusieurs associations algériennes de victimes du terrorisme et des dépassements de l’Etat, ouvertement opposées à la fameuse Charte de la réconciliation chère à Bouteflika, se réunissent pour débattre des dernières recommandations de la CDH. Surprise ! Pour la première fois, des représentants de la très officielle Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme (CNCPPDH) se sont joints à eux.

Recensement des victimes : on n’arrête plus le ministère de l’Intérieur !

Encore plus détonnant : le ministère de l’Intérieur algérien dirigé par le sévère Nourredine Zerhouni vient de reconnaître l’existence de 8 023 cas de disparitions forcées du fait des services de sécurité contre 6 146 jusqu’ici. Si les Ong font, elles, état de 20 000 disparus, la rectification du ministère de l’Intérieur n’est pas, elle non plus, anodine : il a deux ans à peine, le chiffre de 6 146 disparus avait été reconnu du bout des lèvres par la CNCPPDH. On n’arrête pas le progrès !

« Cela traduit une expression de panique généralisée dans les hautes sphères algéroises », décrypte une personnalité algérienne au fait du dossier. « La pression se fait de plus en plus sentir sur les dirigeants algériens, civils et militaires, concernant cette question d’impunité ».

En effet, les différents subterfuges employés pour camoufler les bavures réelles et autres crimes commis contre les civils dans les années 90 tombent les uns après les autres. Ni les représentants algériens à l’ONU, ni leurs subsidiaires de la CNCPPDH ne tiennent la route devant les arguments, les rapports et les témoignages accablants des militants, avocats, ONG et familles de disparus.

Le « cauchemar » est pour bientôt

A tel point qu’une autre instance de l’ONU, le Comité international de coordination des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l’Homme, menace d’accéder à des demandes de membres de la CDH pour suspendre l’adhésion de la CNCPPDH algérienne. Pour cause de non-conformité aux principes de la CDH !

« Pour Alger, ça serait une catastrophe : le cauchemar de se retrouver marginalisé et d’être vu comme une dictature et un régime couvrant des crimes graves », commente un expert européen. Un peu comme ce qui arrive au Soudan du président Omar el-Béchir sous le coup d’un mandat d’arrêt délivré début mars par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Et le « cauchemar » risque bientôt de devenir réalité pour l’Algérie…

Constatant la non-efficacité du groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées dans le pays, les experts, à Genève, ont réfléchi à un nouveau mécanisme, plus contraignant et jouissant du soutien direct de l’Assemblée générale des Nations Unies. « Imaginez : pour la première fois un comité qui sera créé dans quelque mois pourrait recevoir les plaintes des avocats des proches de disparus et, si l’Etat concerné refuse de coopérer, l’on pourra saisir l’Assemblée générale via le secrétaire général », indique un expert de la CDH qui ne dissimule pas sa joie.

Du coup, la sempiternelle ristourne invoquée par Alger et voulant que les victimes des forces de l’ordre étaient des terroristes pourra difficilement être brandie.

Rusé Bouteflika…

Mais in fine, ces pressions onusiennes et la soif de vérité des familles de disparus font le jeu politique du président Bouteflika qui n’a pas grand chose à craindre de la justice internationale. « De tout temps, il a affirmé que ce qui s’est passé dans les années 1990 ne le concernait pas, que c’était l’affaire des militaires », glisse un ancien conseiller du président.

A la veille de sa troisième réélection programmée pour le 9 avril, le bougre sait pertinemment que pendant la guerre civile des années 90, il n’était pas au pouvoir et se la coulait douce en exil volontaire, entre Genève et Abou Dhabi.

On ne peut pas en dire autant de l’armée, alors dirigée par le général Mohamed Lamari qui a « fait valoir ses droits à la retraite » en 2004, et surtout du DRS, la sécurité militaire, dirigée par le général Mohamed Médiène. Plus connu sous le pseudo de Tewfic, ce dernier est toujours aux commandes de la maison…

http://www.bakchich.info/L-ONU-les-generaux-Bouteflika,07228.html
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confiture
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Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: Re: EL BRIZIDANE ET LES DISPARUS   Jeu 14 Oct - 23:14


SALAM

Disparus en Algérie : Non à l'oubli, non à la fourberie !
Ce mercredi 29 septembre 2010, cinq ans seront passés depuis l’adoption de la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale ». Ce texte élaboré dans le secret sans débat national autour d’une question aussi sensible pour le peuple algérien, et entériné suite à un pseudo référendum acculant le citoyen à se prononcer par un « oui » ou un « non », en faveur ou contre la paix en Algérie. Il ne fait en définitive que consacrer l’impunité et l’amnistie, élever les auteurs de crimes contre l’humanité au rang de héros nationaux et criminaliser les victimes et leurs familles qui oseraient mettre en doute la thèse officielle, et les menacer par de lourdes peines.

Cette charte est aussi bien immorale que contraire aux dispositions du droit international des droits de l’homme. Il faut rappeler que le Comité des droits de l'homme de l'ONU vient de rappeler encore une fois à « l’Etat algérien qu’il ne peut se prévaloir, devant lui, des textes de la Charte » et que ce même Etat a le « devoir de mener des enquêtes approfondies sur les violations supposées des droits de l’Homme, en particulier lorsqu’il s’agit de disparitions forcées […] mais aussi d’engager des poursuites pénales contre quiconque est présumé responsable de ces violations [...]».

A cette occasion, les familles de disparus réaffirment leur droit de connaitre toute la vérité sur le sort de leurs proches, et aucune loi inique, ni mesure de répression ne les fera renoncer à ce droit. Sévèrement réprimées en Algérie, ignorées par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), dont le président Farouk Ksentini vient de déclarer récemment que « le dossier des disparus est clos », bafouant ainsi les droits fondamentaux des victimes et leurs proches, les familles déclarent que rien ne les fera plier et qu'elles continueront leur combat et appellent tous les défenseurs des droits de l'homme à les soutenir.

Pour information, veuillez contacter l'une des associations suivantes :

-Association nationale des familles de disparus (ANFD)

-Coordination nationale des familles de disparus (CNFD)

-Association des familles de disparus forcés de Constantine (AFDFC)

-Association mich'al des enfants de disparus de jijel (AMEDJ)

http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvdisp/non_fourberie.htm
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Soustara
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MessageSujet: Re: EL BRIZIDANE ET LES DISPARUS   Ven 15 Oct - 3:02

Seon le ministre des DH en personne, il n'y-a aucun problème de disparus, pire que ça et selon lui, la loi Algérienne interdie formellement d'en parler.
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confiture
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Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: Re: EL BRIZIDANE ET LES DISPARUS   Lun 18 Oct - 22:36

Soustara a écrit:
Seon le ministre des DH en personne, il n'y-a aucun problème de disparus, .

Il ne peut qu'avoir raison, puisque les droits des algériens sont gérés par son ministère !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: EL BRIZIDANE ET LES DISPARUS   Aujourd'hui à 5:02

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