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 Les femmes musulmanes meurent plus souvent

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abdlkarim
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MessageSujet: Les femmes musulmanes meurent plus souvent   Mer 11 Nov - 20:33

99% surviennent dans les pays en développement : Plus de 500 000 décès maternels par an

Les femmes sont plus exposées aux maladies et à la mort dans le Tiers-Monde qu’ailleurs. « 99% des 500 000 décès maternels enregistrés chaque année surviennent dans des pays en développement », affirme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son dernier rapport sur les femmes et la santé.


Bien que de nombreux facteurs contribuent à cette situation qui reste alarmante dans le monde entier, la pauvreté aggrave la condition des femmes. Celles vivant dans les pays en développement sont les plus lésées en matière de santé. « Naturellement, les taux les plus élevés de morbidité et de mortalité, en particulier chez les femmes en âge de procréer, sont observés dans les pays les plus pauvres et souvent institutionnellement les plus démunis, notamment dans ceux en proie à des crises humanitaires », note l’OMS. En revanche, dans les pays riches, ajoute encore le même document, le taux de mortalité chez les enfants et les jeunes femmes sont très bas et les décès surviennent pour la plupart après 60 ans. Mais dans tous les pays du monde, les femmes restent plus vulnérables face à la maladie que les hommes en raison de la persistance d’inégalités sociales. Alors qu’elles assurent la grande majorité des soins prodigués, les femmes n’en reçoivent que peu en retour. « Si les femmes sont privées du droit de réaliser pleinement leur potentiel en tant qu’être humain, et en particulier de leur capacité à mener une vie en meilleure santé et quelque peu plus heureuse, peut-on parler globalement d’une société réellement saine ? », interroge les rédacteurs de ce rapport.

Outre la différence entre pays pauvres et riches, l’OMS relève aussi les inégalités entre hommes et femmes ainsi que l’existence des différences à l’intérieur même des pays. « Il est temps que les filles et les femmes reçoivent ce qui leur est dû ; de faire en sorte qu’elles obtiennent les soins et le soutien dont elles ont besoin pour jouir d’un droit humain fondamental à chaque moment de leur existence, c’est-à-dire de leur droit à la santé », explique l’OMS. Selon le rapport, le manque d’accès à l’éducation, l’absence de pouvoir de décision et la faiblesse de leurs revenus limitent la capacité des femmes à protéger leur propre santé ainsi que celle de leur famille. « Dans de très nombreuses sociétés, ce sont les hommes qui exercent le pouvoir politique, social et économique. (...) Ces inégalités dans les rapports de pouvoir se traduisent par un accès inégal aux soins de santé et une maîtrise inégale des ressources sanitaires », précise le document.


Par Madjid Makedhi
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abdlkarim
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MessageSujet: Re: Les femmes musulmanes meurent plus souvent   Mer 11 Nov - 20:34

les feministes en algerie ont defile pour l'abrogation du code islamique de la famille mais jamais pour defendre la vie des algeriennes qui meurent dans maternites insalubres en Algerie.
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abdlkarim
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MessageSujet: Re: Les femmes musulmanes meurent plus souvent   Jeu 12 Nov - 18:03

Le calvaire de la femme qui accouche en Algérie
Le mépris ...ou le chemin de croix d’une femme qui accouche
par Farouk Zahi

Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit nullement du film qui porte le même titre. Il s’agit de l’insensible comportement de certains éléments de corps professionnels de santé, vis-à-vis de leurs concitoyens.

Le conclave des sages-femmes, qui s’est récemment tenu à Zeralda, a, semble-t-il, été organisé pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur ce corps professionnel éminemment utile de par la noblesse de sa mission qui consiste à aider une maman à mettre au monde son nouveau-né. L’objet qu’elle remplit ne peut que sacraliser cette mission; faut-il aussi que l’élément humain, appelé à l’accomplir, s’inscrive dans l’esprit et la lettre de ce sacerdoce. Si la position statutaire est une exigence légitime de la sage-femme, il sera exigé, en contrepartie, une charte de bonne conduite vis-à-vis de la parturiente et du nouveau-né, ce qui est loin d’être le cas malheureusement encore. Il est rapporté çà et là que des jeunes mamans sont tournées en dérision et parfois même « battues » dans certains services de maternité.

Quand, ailleurs, on vénère la maternité, chez nous, le vécu des femmes qui accouchent devient parfois un calvaire. Cette histoire vécue, interpelle les consciences de ceux et de celles qui ne mesurent pas la détresse humaine, dans tout ce qu’elle a de tragique. Que l’on ne dise surtout pas que c’est l’affaire de gestionnaire ! Le théâtre des évènements n’est autre qu’une maternité urbaine de l’Algérie profonde. Ses éléments se reconnaîtront facilement dans ce que je vais relater. La désinvolture et l’inconséquence, face à la douleur et le désarroi des femmes qu’elles sont censées assister, sont les traits saillants de l’innommable forfaiture. Une jeune maman, qui allait être césarisée pour la troisième fois, est abandonnée à son sort dans un lit impersonnel d’une chambre aux murs nus. Le gynécologue de service la rabrouait pour on ne sait quelle raison, ou plutôt si, elle n’était pas « sa malade ». Les guerres intestines empoisonnent souvent l’existence des malades dont le seul tort est d’être là !

Tordue par les spasmes douloureux et de guerre lasse, elle réussit à attirer l’attention sur le risque de rupture de l’utérus qu’elle encourt, si elle n’est pas opérée sur le champ. On daigne enfin s’occuper d’elle; elle est perfusée et « sondée » dans sa chambre, elle ira à pied au bloc opératoire. En chemise de nuit, soulevée par la tubulure de la sonde qui part de son intimité jusqu’à la poche urinaire qu’elle tient d’une main, l’autre tenant le sachet de la perfusion, elle traversera le long couloir menant à la... salle opératoire. Le couloir, ou plutôt le hall, menant vers le bloc opératoire, est plein de gens qui attendent. Ces gens, qui ne sont pas là pour le plaisir, verront un filet d’urine dégouliner sur la jambe de la future maman. Ils observent en silence la déchéance morale que des écervelées leur font subir. Ces « suppliciées » subissent, en silence, l’humiliation que pratiquent sur elles, toute honte bue, leurs propres congénères. Arrivée à la salle de « torture », on somme la jeune femme de se déshabiller et de monter sur la table opératoire. Une chaise bringuebalante fait office d’escabeau, le chariot n’a pas encore été inventé dans ce sanctuaire de la gabegie. Nue comme un ver, la femme ne peut accéder à la table que sur les genoux.

Les éclats de voix aigües de «matrones » qui font des commentaires, et gutturales d’anesthésistes mâles, lacèrent ce qui pouvait rester de dignité et d’amour-propre de cette femme. Femme qui pourrait être leur soeur, leur épouse ou même leur propre fille. Le regard perdu, le cœur battant la chamade, la posture humiliante, la maman subit les affres d’une mise au monde qu’elle souhaitait heureuse.

Affalée enfin sur la table, elle reprend son souffle, mais pas pour longtemps. On choisit le champ opératoire et le bon bistouri devant son oeil qui n’a pas encore « tourné » sous l’effet de l’anesthésie. Que de mépris, que de veulerie; on lui demande même de lire quelques versets du saint Coran, ce qui n’est pas fait pour la rassurer.

A son réveil, sa voisine lui racontera qu’elle fut ramenée dans un drap tenue par quatre bras velus d’infirmiers hilares. Jetée dans le lit, elle reviendra au monde seule avec son amertume. On viendra brutalement lui essuyer le dos souillé par le sang. Elle tente de protester, on s’énerve et on s’en va non sans faire de commentaires désobligeants. Y a-t-il un capitaine dans cette galère ? Evidemment oui ! Mais Monsieur le directeur est en déplacement ou en séance de travail; ses surveillants médicaux ne lui rapporteront que ce qui ne leur causera pas d’ennuis. On vit en autarcie. Les apparats sont saufs, le parquet est lustré, les murs faits de faïence brillent de mille éclats. Il y a même des pots de fleurs gardés par de beaux cerbères à la coupe de cheveux de G’I américain. En fin de compte, aucune hiérarchie ne pourra venir à bout de cette hydre. Une sentence du prophète (QSSSL) ne dit-elle pas : « Si tu n’as pas honte, fais que ce bon te semble ! », ceci pour «El moultazimate»; quant aux autres, elles gagneraient à méditer la maxime rabelaisienne: «science sans conscience n’est que ruine de l’âme!»
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