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 Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure

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ithviriw
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MessageSujet: Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure   Dim 8 Avr - 19:27

Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure

Assalam, اللهم صل على محمد وعلى آله و السلام عليكم ورحمة الله وبركاته
Une vidéo en francarabe, algérien, qui résume, mieux que tout texte écrit et que l'on ne prendra pas le temps, malheureusement de lire, pour comprendre les conditions qui ont amené les Algériens, à se soulever pour briser le joug colonial et se débarrasser de ceux qui au nom de la "civilisation" et des "lumières", en ont fait des ignorants, et des indigènes, bons uniquement pour cirer les bottes des colons.
Entre 1830 et 1870, les Français ont exterminé plus de 7 millions d'Algériens.
(Le Mirroir , Ahmed Khodja, conseiller du dernier Dey D Alger). Aussi rapporte par
Histoire d'un parjure. de Habart Michel 1960)
“pas de fusion possible avec les Arabes!”

octobre 26, 2006 L’Afrique française du maréchal Clauzel, vers 1840 (cité dans Histoire d’un parjure / Michel Habart):
Les avantages de l’Algérie seraient immenses si, comme en Amérique, les races indigènes avaient disparu, et si nous pouvions jouir de notre conquête en sécurité, condition première de toute colonisation. Ce but atteint, il sera bon de voir ce que font les Anglais de leurs colonies… Colonisons, colonisons! A nous la Mitidja! A nous la plaine! Toutes ces terres sont de première qualité. A nous seuls! Car pas de fusion possible avec les Arabes!
Histoire d’un parjure (titre qui fait allusion aux proclamations en arabe, garantissant aux algériens le respect de leur indépendance et de leur religion, distribuées par les Français en 1830) a été publié par les éditions de Minuit en 1960. Il n’a pas été réédité depuis à ma connaissance. Voici comment Morvan Lebesque le présentait dans le Canard Enchaîné au moment de sa publication:
Au moment où la guerre d’Algérie rue, mord et bave, cabrée dans ses derniers soubresauts – du moins, nous l’espérons, et prenons garde ! car c’est alors, chacun le sait, que la bête est la plus dangereuse !- il paraît un petit livre qui remonte à ses origines. Il s’intitule “Histoire d’un Parjure” et son auteur, M. Michel Habart, y a recueilli des textes qui rempliraient plusieurs colonnes de l’Anti-France. Sujet? La Conquête. Et qu’y trouve-t-on? Exactement tout ce que nous ignorions, malgré nos livres d’école, non : à cause d’eux.
Allons, direz-vous : encore un livre partisan – Les Editions de Minuit, n’est-ce pas? – basé sur des témoignages d’extrême- gauche. Vous n’y êtes pas du tout. Ses témoins, M. Habart ne les a pas choisis parmi les « traîtres » d’aujourd’hui ou d’hier : ni Jean-Paul Sartre, ni Lamartine. Il est allé les chercher tout bonnement à la Bibliothèque Nationale, et ils s’appellent Louis-Philippe, Bourmont, Clauzel, Bugeaud, Saint-Arnaud, Thiers. Massacreurs d’Arabes et fusilleurs d’ouvriers, la caution est-elle assez bonne? Si oui, lisez ce qui va suivre.
Après le saut les extraits que j’en fis à Oran, en 1982, où mon ami El Hadi Didi me l’avait prêté avant de me l’offrir à notre retour ainsi que quelques autres extraits du compte-rendu de Morvan Lebesque dont l’intégralité a été mise en ligne ICI, où je l’ai trouvé <mise à jour, 6.06.2010>le lien est rompu – on trouve encore le compte-rendu de ML sur le site du Soir d’Algérie</mise à jour>.

Histoire d’un parjure / Michel Habart.- Minuit, 1960:
Proclamations en arabe en 1830 garantissant l’indépendance et le respect de la religion. Ont facilité la conquête.
Enfants chantaient en sabir à Alger :
El Inglès vanir, fazir boum-boum
maccache chapar Alger
El Francès vanir, fazir Turlu-Turlututu
chapar Alger.
Ordonnance royale de 1834 fait de l’Algérie une possession française.
5000 maisons à Alger, 3000 confisquées, 900 démolies.
Décret du 8 sept. 1830 : séquestration des biens habous (fondations religieuses) et de ceux de l’Etat algérien = majorité des propriétés urbaines + une bonne partie de la Mitidja et des plaines côtières.
Loi de 1840 : expropriation forcée.
Loi de 1863 et 1887 : individualisation des propriétés collectives -> spéculation des colons.
-> [1960] Européens : 90% des plaines d’Alger, d’Oran et de Bône, 95% des plantations de vignes et d’agrumes.
Alger : avant 1830 : 132 mosquées, 1865 : 12 mosquées laissées au culte musulman. Oran : il ne reste qu’une mosquée.
Profanation des cimetières, ossements envoyés à Marseille pour fabriquer du noir animal.
Décrets du 7 sept. et du 9 déc. 1830 : affectaient les revenus de toutes les fondations charitables et culturelles aux domaines français.
“De ces revenus dépendaient l’entretien des monuments historiques, celui des mosquées et de leurs imams, celui des écoles, collèges, universités et de leurs professeurs, celui des conduits et fontaines d’eau potable d’Alger, l’assistance sociale aux pensionnés de guerre, aux malades, vieillards, orphelins et indignets des cités.”
22 octobre 1830 : soumet la justice musulmane au contrôle de la justice française.


En 1832: 10.000.000 d'Algériens
En 1872, il ne reste plus que 2.100.000 Algériens...


1832 (Hamdan Khodja) : 10 000 000 habitants, 1872 (1er recensement complet de l’Algérie française) : 2 100 000 musulmans.
1954 : 8 500 000 musulmans.
[p.77]
Alger : 1730 : 100 000 habitants.
1827 : 70 000 h.
1833 : 12 000 h.
Constantine : 45 000 -> 12 000
Bône : 4 000 -> 2 000
Oran : [20 000] 10 000 -> 2 000
Mostaghanem 15 000 -> 1 000 env.
La population des villes s’est singulièrement modifiée. Trouver des émigrations si minimes est une des plus douces récompense que nous ayons recueillies de la justice du régime auquel nous avons soumis les indigènes. Mais les vides ont été comblés par les Européens, dont les flots sont destinés à se répandre pour éclairer cette vaste partie du monde. (Le Moniteur algérien du 14 janvier 1833)
refoulement dans le désert.
Pourquoi les Arabes dépérissent ? Tant que rien n’a été changé à la constitution des Arabes, ils ont pu, par les produits de la terre, subvenir à leurs besoins… Ce peuple étant devenu un peuple de khamès sans terre et sans silos, les hommes, femmes et enfants sont allés mourir de faim autour des centres de colonisation. Ils sont morts sans se plaindre. (Comte Le Hon, rapporteur de la commission d’enquête en 1869).
[Le sénatus-consulte de N. III] cherchait d’abord à désagréger les tribus, et à mobiliser la propriété, les premières tribus à délimiter étant choisies parmi les plus rapprochées de nos centres… Une fois que la terre sera sortie des principes du communisme, il suffira de la mettre en état de produire… (Le Hon)
Rendement :
territoires d’origine : 15 pour 1,
territoires de refoulement : 5 pour 1.
1872 : 2 moutons / h.
1920 : 1 mouton / 2 h.
1870 : 6 quintaux orge+blé / h.
1950 : 2 ” ” ” ” ” / h.
Européens : 2/3 de la production végétale totale du pays.
1 000 000 de chômeurs, 1 000 000 de paysans sans terre.
Revenu moyen :
16 000 francs pour le musulman,
450 000 fr. pour l’européen.
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ithviriw
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MessageSujet: Re: Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure   Dim 8 Avr - 19:28

Les avantages de l’Algérie seraient immenses si, comme en Amérique, les races indigènes avaient disparu, et si nous pouvions jouir de notre conquête en sécurité, condition première de toute colonisation. Ce but atteint, il sera bon de voir ce que font les Anglais de leurs colonies… Colonisons, colonisons! A nous la Mitidja! A nous la plaine! Toutes ces terres sont de première qualité. A nous seuls! Car pas de fusion possible avec les Arabes! (L’Afrique française du maréchal Clauzel, vers 1840).
Innombrables déclarations, plus ou moins directes, sur la nécessité du génocide.
Surprise en 1830 :
Le pays nous paraît riche, cultivé, couvert de bestiaux, de maisons et de jardins soignés. (rapport Valazé).
Il est difficile de se figurer les milliers de maisons de campagne qui couvrent ce beau pays. C’est un coup d’oeil qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, sauf dans les environs de Marseille, beaucoup moins étendus, agréables et fertiles. (Montagne).
Stérilité des zones soumises :
l’état négligé d’un pays qu’on a voulu nous présenter comme en plein rapport. Evidemment nous avons bien éclairci un peu la campagne…(Le Moniteur).
En 1830 tous les Algériens savaient lire, écrire et compter
et la plupart des vainqueurs avaient moins d’instruction que les vaincus(commission de 1833).
Avant 1830 : + de 100 écoles primaires à Alger,
86 Constantine,
50 Tlemcen.
6/7 collèges secondaires à Alger et Constantine,
10 zaouia (universités) en Algérie,
1 école dans chaque village ou groupe de hameaux.
1840 : 2 ou 3 instits pour toute la province d’Algérie (Mgr Dupuch), 1860 : 13 écoles franco-arabes.
Ce qu’il faut, c’est donner des livres à ce peuple curieux et intelligent. Ils savent tous lire. Et ils ont cette finesse et cette aptitude à comprendre qui les rend si supérieurs à nos paysans de France. (Tocqueville).
A la commission d’enquête qui lui demande ce qui manque le plus aux Maures d’Algérie, Boudaba répondra : “Des journaux”. Suivant le général Pélissier, avant notre arrivée
Alger était peut-être la ville du monde où la police était la mieux faite… Avec nous, les vols, naguères presqu’inconnus, se multiplient dans des proportions effrayantes.
Certes l’Algérie était alors un ensemble oriental et
médiéval de démocratie communaliste, de nomadisme féodal et de théocratie maraboutique, que maintenait et défendait, contre un monde hostile et tout proche, un Etat encadré par une oligarchie militaire (oligarchie incorporée au pays, les coulouglis, les Maures, et même les Juifs en étaient souvent les vrais maîtres). Elle ne correspondait pas à tous les aspects de notre conception de la nation ; mais nombreuses étaient alors les nations dont la structure n’était guère plus cohérente. Bien peu, en tous cas, possédaient cette ferveur nationale, dont, depuis cent trente ans, le peuple algérien nous donne un témoignage unique au monde. (p.144).

_____________
LA GUERRE DE 130 ANS / Morvan Lebesque (janvier 1960, in Le Canard Enchaîné):
Au moment où la guerre d’Algérie rue, mord et bave, cabrée dans ses derniers soubresauts – du moins, nous l’espérons, et prenons garde ! car c’est alors, chacun le sait, que la bête est la plus dangereuse !- il paraît un petit livre qui remonte à ses origines. Il s’intitule « Histoire d’un
Parjure » et son auteur, M. Michel Habart, y a recueilli des textes qui rempliraient plusieurs colonnes de l’Anti-France. Sujet ? La Conquête. Et qu’y trouve-t-on ? Exactement tout ce que nous ignorions, malgré nos livres d’école, non : à cause d’eux.
Allons, direz-vous : encore un livre partisan – Les Editions de Minuit, n’est-ce pas ? – basé sur des témoignages d’extrême- gauche. Vous n’y êtes pas du tout. Ses témoins, M.Habart ne les a pas choisis parmi les « traîtres » d’aujourd’hui ou d’hier : ni Jean-Paul Sartre, ni Lamartine. Il est allé les chercher tout bonnement à la Bibliothèque Nationale, et ils s’appellent Louis-Philippe, Bourmont, Clauzel, Bugeaud, Saint-Arnaud, Thiers. Massacreurs d’Arabes et fusilleurs d’ouvriers, la caution est-elle assez bonne ? Si oui, lisez ce qui va suivre.
Elles nous racontent d’abord l’histoire d’un parjure : les troupes françaises n’entrèrent à Alger qu’en jurant « sur le sang » que les Arabes garderaient leur indépendance ( « Vous régnerez dans votre pays, maîtres indépendants de votre patrie »). Ensuite, l’histoire d’un crime. Ce crime ou, pour l’appeler de son nom, ce génocide, commença dès la prise d’Alger. On vit les « pacificateurs » – car le mot pacification avait déjà trouvé son plein emploi !- piller, enfumer, assassiner, vendre en vrac, après le sac d’une ville, des bracelets auxquels adhéraient encore les mains coupées.
Dès 1840, de nombreux prêtres se plaignent des confessions « atroces » qu’il reçoivent.
Alors, l’Armée s’agite. Tout le mal vient de Paris qui ne la comprend pas, des « libéraux », des « traîtres » (déjà, mai oui !). Mais patience : il faut « algériser la France ! » s’écrie Emile de Girardin, et Bugeaud : « Ne nous y trompons pas Les vrais Bédouins sont à Paris ! ».
Pendant dix-huit ans, la France sera gouvernée par un homme qui ne fut peut-être pas plus mauvais qu’un autre. Il s’appelait Napoléon 3, et il avait compris, lui, que l’Algérie était « un boulet aux chevilles». Du coup, cet homme qui se proclamait lui-même « providentiel» et dont un de ses ministres disait : « Il n’entre jamais dans les arguments qu’on lui oppose », chercha la solution. Il la trouva – il en trouva même plusieurs- je cite : « gouvernement du pays par le pays », « assimilation», « Algérie Arabe », « Royaume Musulman », « Ministère de l’Algérie ou Cantonnement », allant ainsi d’un extrême à l’autre et de l’Algérie Française au « territoire multi-communautaire ». Aucune de ces solutions, on le sait, n’aboutit. C’est que cet homme, sans doute, commandait sans être obéi.
Non, certes, lecteurs d’Alger ! il ne faut pas oublier certains assassinats inutiles et odieux commis par ceux d’en face. Mais sincèrement, cette situation coupable, la guerre, n’est-ce pas nous qui l’avons installée dans ce pays, n’en sommes-nous pas, au premier degré, responsables ?
Je l’ai écrit maintes fois : je ne crois pas au péché originel, et le petit Européen de Bab-El-Oued n’a pas à payer pour les massacres de Bugeaud. Ce n’est pas là une raison pour oublier ce que fut cette guerre de cent-trente années.


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ithviriw
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MessageSujet: Re: Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure   Lun 9 Avr - 19:24

Assalam;

La politique, aussi bien du régime d'Alger, que de la France, donc de cette alliance contre nature, me fait penser à ces caricatures.





Tandis que les relations entre leurs deux "dix plome Ah Si SI SI OUI OUI OUI MISSIOU" peut être vue comme suit:

Pendant que l'Hedd 'aide" en matière sécuritaire, est ainsi caractérisée

Tout cela pour la dem au cratère
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ithviriw
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MessageSujet: Re: Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure   Jeu 10 Mai - 11:37

Assalam;

Commentaire sur Médiapart
http://www.mediapart.fr/journal/international/090512/en-algerie-un-islam-aux-affaires-pour-assurer-la-continuite?onglet=commentaires



Bonne lecture




10/05/2012, 09:01 par Abdelkader Dehbi
""…les heureux élus du peuple toucheront quelque 300 000 dinars (30 000 euros) chaque mois, plus de 20 fois le salaire minimum algérien.""

D'abord, une rectification "cambiste" : 300.000 DA, c'est l'équivalent d'environ 2.200 Euros, puisque l'Euro vaut aujourd'hui 9 Mai 2012, sur le marché de change parallèle, toléré par le pouvoir et probablement "géré" par quelques gros bonnets (ou képis) de celui-ci….

Sur le fonds, l'article de M. Pierre Puchot semble avoir été plutôt "expédié" sous la contrainte du calendrier électoral, y compris celui des présidentielles françaises… Je pense que la grave situation d'impasse socio politique qui prévaut depuis des mois en Algérie et qui menace à tout moment de dégénérer contre un pouvoir lui-même en déliquescence, mérite mieux que cette espèce de survol – quasi virtuel – dont la légèreté, à toutes les acceptions du terme, ne ressemble pas du tout aux analyses étoffées et documentées, dont "Médiapart" nous a accoutumés.

Cela laisse une désagréable impression d'article pour consommation du Tiers-Monde, comme ces produits bon marché, "délocalisés" et de mauvaise facture non destinés à la consommation des pays développés ou supposés tels…

Que la Rédaction de Médiapart que j'estime sincèrement pour ses qualités professionnelles et déontologiques veuille bien comprendre cette humeur de ma part.
Voici quelques repères :

Régime politique illégitime et corrompu, né du Coup d'Etat du 11 Janvier 1992, perpétré des généraux putschistes qui ont annulé les élections générales de Décembre 199 qui ont donné une très large majorité au Front Islamique du Salut.
En 1999, la Junte de généraux a été contrainte et forcée de faire appel à M. Bouteflika comme "façade civile", devant les réactions indignées d'une opinion internationale alarmée par la série de massacres par centaines, durant l'été 1997, de populations civiles entières ; massacres attribués à des Groupes Islamiques Armés, les GIA, le plus souvent infiltrés par les forces sécuritaires, voire créés de toutes pièces, sur le modèle des commandos de la mort.
Ce faux passage de témoin a caché en réalité un "deal" secret entre M. Bouteflika et les chefs putschistes – en particulier les généraux Mohamed Médiène dit Toufik, chef des DRS (Département du Renseignement et de la Sécurité), Larbi Belkheir, le "Judas" qui avait trahi le Président Chadli "démissionné" par les putschistes, et Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense, tous trois, figurant en tête, parmi les autres généraux responsables de la répression sanglante de la "décennie noire" (1992 – 1999) qui s'est abattue sur tout ce qui ressemblait à un "islamiste" en Algérie, avec le bilan que l'on sait, dûment documenté par une dizaine d'ONG internationales des Droits de l'Homme : Plus de 200.000 morts, quelques 20.000 citoyens "disparus" depuis leur arrestation par les forces "sécuritaires", prés d'un million de personnes déplacées et sinistrées.
Le "deal" secret a consisté à faire "élire" M. Bouteflika comme Chef de l'Etat, à charge pour ce dernier, ancien Chef de la diplomatie algérienne de désamorcer – grâce à ses réseaux au Moyen-Orient et même dans la Françalgérie – les sérieuses menaces de poursuites pénales par devant un Tribunal pénal international qui commençaient à peser sur les généraux algériens.
Cela a abouti à la mascarade morale que représente la loi scélérate de 2005 accordant une auto-amnistie aux vrais criminels des services sécuritaires, tandis qu'une grande partie de l'élite algérienne – pas nécessairement islamiste – se voyait contrainte à l'exil pour échapper à la répression qui s'abattait sur le moindre suspect d'islamisme ou de militant des Droits de l'Homme.
La prédation du patrimoine public et les détournements massifs perpétrés par le régime mafieux des généraux d'Alger, détenteurs du pouvoir réel, et leur façade civile constituée par la fratrie des Bouteflika et les clientèles opportunistes des deux clans complices, a atteint aujourd'hui, en 13 années – 1999 / 2012 – d'existence, un passif de plus de 300 Milliards de Dollars, au préjudice du peuple algérien.
Cette situation délétère et quasi explosive où se trouve aujourd'hui l'Algérie, l'Occident, c'est-à-dire les Etats-Unis et l'Europe, et en particulier la France, en porte en partie la responsabilité morale, du fait de son soutien – en toute connaissance de cause – à un régime illégitime et corrompu. Et surtout corrupteur… la dernière mallette ayant été celle qu'est venue chercher M. Claude Guéant un certain 7 Décembre 2011, pour le compte de son maître…. Celui à qui, M. Bouteflika n'arrêtait pas de distribuer du "mon ami Sarkozy"... Les pauvres choses....
M. François Hollande devrait se souvenir qu'il n'a pas été reçu, lors de sa visite à Alger - en qualité de Candidat à la présidence - ni par M. Bouteflika, ni par le "ministrcule" des Affaires étrangères M. Medelci, de crainte de contrarier Sarkozy. On s'est contenté de le faire recevoir successivement par le vieux président Ben Bella, 96 ans,qui n'avait rien à lui dire et par M. Belkhadem, le Secrétaire Général du FLN - sur siège éjectable.
Je gage que même cette faune d' "experts" autoproclamés sur l'Algérie et autres intermittents du spectacle politique, qui sévissent de temps à autre sur les plateaux de télévision seront tôt ou tard pris de court...
Post-Scriptum :
Ce matin du 10 Mai sur Europe1, "Alexandre le gras" - inutile de préciser je crois, qu'il s'appelle aussi, Adler - fort de tout son "poids" d'expert polyvalent, vient d'affirmer que grâce à l'aise financière des algériens (sans préciser lesquels), le pays fera "un atterrissage en douceur" dans la démocratie...
Gageons que ce jour-là, il n'y aura pas de vent arrière M. Adler...parce que, apparemment, votre connaissance de l'Algérie s'arrête souvent aux collations dans certaines ambassades à Alger, souvent agrémentées par le comptage des grosses enveloppes, régulièrement distribuées depuis de nombreuses années, par un régime aux abois, à vous-même et à vos nombreux semblables de cette presse "Figareuse" et militante de la "Françalgérie" qui déshonore votre corporation de thriféraires en demi solde des dictatures de nos pays du Tiers-Monde
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MessageSujet: Re: Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure   Ven 27 Juil - 14:27

Assalamou 'alaikoum wa Rahmatou Allahi wa Barakâtouhou;


28/03/2012 Rachad TV Thafsouth ennagh, Abdel Madjid Ait Saadi

Le printemps algérien et la "fin" de la 1ière guerre d'Algérie...
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MessageSujet: Re: Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure   Mer 19 Déc - 23:25

Assalam;

Le printemps franco-algérien : Émission du mercredi 19 décembre 2012
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/videos/37852

Reportages - Le printemps franco-algérien
Émission du mercredi 19 décembre 2012
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/videos/37850
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MessageSujet: Re: Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure   Dim 30 Déc - 0:10

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MessageSujet: Re: Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure   Mar 12 Fév - 0:45

Les avantages de l’Algérie seraient immenses si, comme en Amérique, les races indigènes avaient disparu, et si nous pouvions jouir de notre conquête en sécurité, condition première de toute colonisation. Ce but atteint, il sera bon de voir ce que font les Anglais de leurs colonies… Colonisons, colonisons! A nous la Mitidja! A nous la plaine! Toutes ces terres sont de première qualité. A nous seuls! Car pas de fusion possible avec les Arabes! (L’Afrique française du maréchal Clauzel, vers 1840).
Innombrables déclarations, plus ou moins directes, sur la nécessité du génocide.
Surprise en 1830 :
Le pays nous paraît riche, cultivé, couvert de bestiaux, de maisons et de jardins soignés. (rapport Valazé).
Il est difficile de se figurer les milliers de maisons de campagne qui couvrent ce beau pays. C’est un coup d’oeil qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, sauf dans les environs de Marseille, beaucoup moins étendus, agréables et fertiles. (Montagne).
Stérilité des zones soumises :
l’état négligé d’un pays qu’on a voulu nous présenter comme en plein rapport. Evidemment nous avons bien éclairci un peu la campagne…(Le Moniteur).
En 1830 tous les Algériens savaient lire, écrire et compter
et la plupart des vainqueurs avaient moins d’instruction que les vaincus(commission de 1833).
Avant 1830 : + de 100 écoles primaires à Alger,
86 Constantine,
50 Tlemcen.
6/7 collèges secondaires à Alger et Constantine,
10 zaouia (universités) en Algérie,
1 école dans chaque village ou groupe de hameaux.
1840 : 2 ou 3 instits pour toute la province d’Algérie (Mgr Dupuch), 1860 : 13 écoles franco-arabes.
Ce qu’il faut, c’est donner des livres à ce peuple curieux et intelligent. Ils savent tous lire. Et ils ont cette finesse et cette aptitude à comprendre qui les rend si supérieurs à nos paysans de France. (Tocqueville).
A la commission d’enquête qui lui demande ce qui manque le plus aux Maures d’Algérie, Boudaba répondra : “Des journaux”. Suivant le général Pélissier, avant notre arrivée
Alger était peut-être la ville du monde où la police était la mieux faite… Avec nous, les vols, naguère presque inconnus, se multiplient dans des proportions effrayantes.
Certes l’Algérie était alors un ensemble oriental et
médiéval de démocratie communaliste, de nomadisme féodal et de théocratie maraboutique, que maintenait et défendait, contre un monde hostile et tout proche, un Etat encadré par une oligarchie militaire (oligarchie incorporée au pays, les Koulouglis, les Maures, et même les Juifs en étaient souvent les vrais maîtres). Elle ne correspondait pas à tous les aspects de notre conception de la nation ; mais nombreuses étaient alors les nations dont la structure n’était guère plus cohérente. Bien peu, en tous cas, possédaient cette ferveur nationale, dont, depuis cent trente ans, le peuple algérien nous donne un témoignage unique au monde. (p.144).

_____________
LA GUERRE DE 130 ANS / Morvan Lebesque (janvier 1960, in Le Canard Enchaîné):
Au moment où la guerre d’Algérie rue, mord et bave, cabrée dans ses derniers soubresauts – du moins, nous l’espérons, et prenons garde ! car c’est alors, chacun le sait, que la bête est la plus dangereuse !- il paraît un petit livre qui remonte à ses origines. Il s’intitule « Histoire d’un
Parjure » et son auteur, M. Michel Habart, y a recueilli des textes qui rempliraient plusieurs colonnes de l’Anti-France. Sujet ? La Conquête. Et qu’y trouve-t-on ? Exactement tout ce que nous ignorions, malgré nos livres d’école, non : à cause d’eux.
Allons, direz-vous : encore un livre partisan – Les Editions de Minuit, n’est-ce pas ? – basé sur des témoignages d’extrême- gauche. Vous n’y êtes pas du tout. Ses témoins, M.Habart ne les a pas choisis parmi les « traîtres » d’aujourd’hui ou d’hier : ni Jean-Paul Sartre, ni Lamartine. Il est allé les chercher tout bonnement à la Bibliothèque Nationale, et ils s’appellent Louis-Philippe, Bourmont, Clauzel, Bugeaud, Saint-Arnaud, Thiers. Massacreurs d’Arabes et fusilleurs d’ouvriers, la caution est-elle assez bonne ? Si oui, lisez ce qui va suivre.
Elles nous racontent d’abord l’histoire d’un parjure : les troupes françaises n’entrèrent à Alger qu’en jurant « sur le sang » que les Arabes garderaient leur indépendance ( « Vous régnerez dans votre pays, maîtres indépendants de votre patrie »). Ensuite, l’histoire d’un crime. Ce crime ou, pour l’appeler de son nom, ce génocide, commença dès la prise d’Alger. On vit les « pacificateurs » – car le mot pacification avait déjà trouvé son plein emploi !- piller, enfumer, assassiner, vendre en vrac, après le sac d’une ville, des bracelets auxquels adhéraient encore les mains coupées.
Dès 1840, de nombreux prêtres se plaignent des confessions « atroces » qu’il reçoivent.
Alors, l’Armée s’agite. Tout le mal vient de Paris qui ne la comprend pas, des « libéraux », des « traîtres » (déjà, mai oui !). Mais patience : il faut « algériser la France ! » s’écrie Emile de Girardin, et Bugeaud : « Ne nous y trompons pas Les vrais Bédouins sont à Paris ! ».
Pendant dix-huit ans, la France sera gouvernée par un homme qui ne fut peut-être pas plus mauvais qu’un autre. Il s’appelait Napoléon 3, et il avait compris, lui, que l’Algérie était « un boulet aux chevilles». Du coup, cet homme qui se proclamait lui-même « providentiel» et dont un de ses ministres disait : « Il n’entre jamais dans les arguments qu’on lui oppose », chercha la solution. Il la trouva – il en trouva même plusieurs- je cite : « gouvernement du pays par le pays », « assimilation», « Algérie Arabe », « Royaume Musulman », « Ministère de l’Algérie ou Cantonnement », allant ainsi d’un extrême à l’autre et de l’Algérie Française au « territoire multi-communautaire ». Aucune de ces solutions, on le sait, n’aboutit. C’est que cet homme, sans doute, commandait sans être obéi.
Non, certes, lecteurs d’Alger ! il ne faut pas oublier certains assassinats inutiles et odieux commis par ceux d’en face. Mais sincèrement, cette situation coupable, la guerre, n’est-ce pas nous qui l’avons installée dans ce pays, n’en sommes-nous pas, au premier degré, responsables ?
Je l’ai écrit maintes fois : je ne crois pas au péché originel, et le petit Européen de Bab-El-Oued n’a pas à payer pour les massacres de Bugeaud. Ce n’est pas là une raison pour oublier ce que fut cette guerre de cent-trente années.



Assalamou 'alaïkoum, wa Rahmatou Allahi wa Barakâtouhou;


Qui sont les sauvages non civilisés ?

Algérie Documentaire EXCLUSIF de René Vautier.flv



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Génocide d'un peuple; histoire d'un parjure
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