Islam et actualité

Actualité et société
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 qui est vraiment l'opposition syrienne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Sam 1 Sep - 0:04



الهاشمى: المالكى أرسل ميليشيات لمعاونة الأسد في مجازره
الجمعة 31 أغسطس 2012


















مفكرة الاسلام: كشف نائب الرئيس العراقى طارق الهاشمى أن الحكومة العراقية تقدم جميع وسائل الدعم للنظام السورى، حيث قام رئيس الوزراء العراقى نورى المالكى بإرسال ميليشيات، لمساعدة "قوات بشار الأسد" فى المجاز التى يرتكبها بحق شعبه.
وقال الهاشمى وفق صحيفة حريت التركية: "العراق أصبح ممرًا لدعم النظام السورى، حيث قامت بعض البنوك العراقية بتقديم مساعدات مالية لبشار، كما قامت حكومة العراق بإمداد الأسد بالذخيرة والميليشيات وما غير ذلك".
إلى ذلك صرح نائب الرئيس العراقى للصحيفة التركية، بأن تصاعد هجمات حزب العمال الكردستانى على تركيا، هو الثمن الذى تدفعه حكومة أنقرة لدعمها للشعب السورى وليس النظام.
وأكد الهاشمى أنه يتوقع أن يقوم حزب العمال الذى يعد ورقة الضغط التى يستخدمها بشار الأسد على تركيا بمزيد من الهجمات على تركيا، من أجل أبتزازها لوقف دعمها للشعب السورى.
من ناحية أخرى تظاهر اكثر من 100 صحافي تركي امام السفارة السورية في انقرة للمطالبة بالافراج عن اثنين من زملائهم، احدهما تركي، احتجزهم منذ أكثر من عشرة أيام جنود في "الجيش السوري النظامي".
وقد توقف المصور التركي جنيد اونال الذي يعمل لحساب تلفزيون الحرة الناطق بالعربية ومقره واشنطن، ومراسل لهذه الشبكة يدعى بشير فهمي قبل احد عشر يوما عن ارسال اخبار لادارة التحرير في حين كانا يغطيان سير المعارك في حلب.
وبثت شبكات التلفزة التركية الاثنين مشاهد نقلتها عن تلفزيون الإخبارية السوري الرسمي تظهر المصور التركي الذي بدت عليه المعاناة وعلامات زرقاء تحت عينيه
.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Timour Le Boiteux
Habitué


Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Sam 1 Sep - 3:13

Soustara a écrit:





quel exploit...! les anglais viennent d'organiser les JO avec 200 pays et 20000 participants, qu'il fallait loger, nourrir, soigenr, controler, protéger, et ils n'ont pas parlé d'exploit

Voilà la comparaison fait par un salafo wahab, je laisse les lecteurs admirer les énormité de ce monsieur, que pouvons nous répondre à ce genre aliéne mental ? rien, néant; wallou
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Timour Le Boiteux
Habitué


Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Sam 1 Sep - 3:16

Soustara a écrit:





Il a pris une dizaine de pseudos, et aucun nom d'une personnalité sunnie

Ta religion est le mensonge et la désinformation, j'avais pendant longtemps le pseudo de Nouredddine Zenki qui en plus d'après toi et tes semblable, avec salaheddine ayoubi il était un anti-chitte, j'avais aussi le pseudo Ibrajim Bek, un personage sunite que tu dois surement ignorer l'inculte que tu es, et actuellement Timour le boiteux qui n'était pas non plus chiite, voilà quand on a pris l'habitude de mentire, on ne sait plus où on se trouve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Sam 1 Sep - 3:20

Timour Le Boiteux a écrit:
Voilà la comparaison fait par un salafo wahab, je laisse les lecteurs admirer les énormité de ce monsieur, que pouvons nous répondre à ce genre aliéne mental ? rien, néant; wallou





Ils auront auparavant constaté tes énormités, et ton aplaventrisme devant ces madjouss qui vomissent les arabes de service dans ton genre, juste pour s'essuyer.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Sam 1 Sep - 3:27

Timour Le Boiteux a écrit:
Ta religion est le mensonge et la désinformation, j'avais pendant longtemps le pseudo de Nouredddine Zenki qui en plus d'après toi et tes semblable, avec salaheddine ayoubi il était un anti-chitte, j'avais aussi le pseudo Ibrajim Bek, un personage sunite que tu dois surement ignorer l'inculte que tu es, et actuellement Timour le boiteux qui n'était pas non plus chiite, voilà quand on a pris l'habitude de mentire, on ne sait plus où on se trouve.





Pour ne pas bavasser comme un crapaud, comme tu sais le faire si bien, Salahedine et Zenki faisaient partie de la TARIQA KADARIA, je ne sais pas s'ils ont changé de chemin ou 'ils ont stoppé le Toroqisme, exactement comme Abou Hamed El Ghazali qui s'est désolidarisé de son soufisme.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Timour Le Boiteux
Habitué


Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Sam 1 Sep - 3:34

Soustara a écrit:





Pour ne pas bavasser comme un crapaud, comme tu sais le faire si bien, Salahedine et Zenki faisaient partie de la TARIQA KADARIA, je ne sais pas s'ils ont changé de chemin ou 'ils ont stoppé le Toroqisme, exactement comme Abou Hamed El Ghazali qui s'est désolidarisé de son soufisme.



Voilà que le salafo wahab pris la main dans le sac change et tourne sa veste, maintenant il reconnait que j'avais pris des pseudo avec des noms de sunnis mais cette fois il leur reproche d'avoir été des sunis toroquis, pas chiite comme il prétendait au depart mais plutôt pas des bons sunites à ces yeux, en gros pour etre un bon sunite il faut être stupide et salafo wahab comme lui, allée va te coucher t'es plus crédible, lorsque tu parles de l'iran c'est exactement la même chose, tu ne fais que tourner sur toi pour raconter toujours les mêmes betises.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
confiture
Habitué


Nombre de messages : 3240
Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Sam 1 Sep - 15:06

Soustara a écrit:
Timour Le Boiteux a écrit:
Voilà la comparaison fait par un salafo wahab, je laisse les lecteurs admirer les énormité de ce monsieur, que pouvons nous répondre à ce genre aliéne mental ? rien, néant; wallou





Ils auront auparavant constaté tes énormités, et ton aplaventrisme devant ces madjouss qui vomissent les arabes de service dans ton genre, juste pour s'essuyer.





Et donc il se faisait appelé Mohammad Jahan Ara en exhibant tout fier son avatar .....la photo de son maître khokho et en vantant les exploits de son zéro le nadjat ......Mais il refuse toujurs de commenter cet exploit !

Osera-t-il dire qui est ce djha ?!! Laughing




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Sam 1 Sep - 17:41

Timor le boiteux du cerveau a écrit:
pas chiite comme il prétendait au depart





Tu es un fieffé menteur ou ai-je écrit ça..??





confiture a écrit:

Et donc il se faisait appelé Mohammad Jahan Ara en exhibant tout fier son avatar .....la photo de son maître khokho et en vantant les exploits de son zéro le nadjat ......Mais il refuse toujurs de commenter cet exploit !

Osera-t-il dire qui est ce djha ?!! Laughing






Toujours cette amnésie

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Timour Le Boiteux
Habitué


Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Dim 2 Sep - 1:02

Soustara a écrit:





Tu es un fieffé menteur ou ai-je écrit ça..??





Soustara a écrit:





Il a pris une dizaine de pseudos, et aucun nom d'une personnalité sunnie


Voilà ce qui peut produire le salafo wahabisme, un menteur falsificateur qui ne sait même pas qu'il ment lorsqu'il parle, il a tellement l'habitude de mentir qu'il devient carrement mythomane le pauvre, va te coucher pauvre de toi, t'es tellement ridicule que tu dois faire rire tous ceux qui passent sur ce forum.
Tu racontes des conneries et ensuite tu me poses la question à savoir quand tu as dit ça, tu oublie que les écris restent même si les parolent s'envolent.
Maintenant tu vas faire quoi et mentir comment, jouer sur les mots en disant que tu m'as dit que je n'ai pris aucun pseudo suni et que tu m'as pas dit que mes pseudos étaient des pseudos chiite ??? Tu es capables je suis sur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Dim 2 Sep - 1:06

Timour Le Boiteux a écrit:
Soustara a écrit:





Tu es un fieffé menteur ou ai-je écrit ça..??





Soustara a écrit:





Il a pris une dizaine de pseudos, et aucun nom d'une personnalité sunnie

.
Tu racontes des conneries et ensuite tu me poses la question à savoir quand tu as dit ça, tu oublie que les écris restent même si les parolent s'envolent.
Maintenant tu vas faire quoi et mentir comment, jouer sur les mots en disant que tu m'as dit que je n'ai pris aucun pseudo suni et que tu m'as pas dit que mes pseudos étaient des pseudos chiite ??? Tu es capables je suis sur.





Tu n'as pas vu que tu es stupide comme c'est pas permis..? Sur les 2 quotes ou trouve-t-on le mot rafidhi.???

Tu tournes à quoi..?? RELIS TOI



Citation :
pas chiite comme il prétendait au depart


Dernière édition par Soustara le Dim 2 Sep - 1:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Dim 2 Sep - 1:12



Aaaaaaaaah tu as effacé ton misérable post..? Je connais ton bas niveau, pas la peine de l'effacer



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Timour Le Boiteux
Habitué


Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Dim 2 Sep - 1:26

Soustara a écrit:

Tu n'as pas vu que tu es stupide comme c'est pas permis..? Sur les 2 quotes ou trouve-t-on le mot rafidhi.???

Tu tournes à quoi..?? RELIS TOI

[/size]

Citation :
pas chiite comme il prétendait au depart
Voilà comme j'avais bien prédit, l'idiot de service croit que les autres sont aussi idiot que lui, si tu me reproche de n'avoir pris aucun pseudo sunni cela signifie que mes pseudo étaient chiite et non pas bouhdsites ou animiste, mais continue à être idiot croyant que les autres le sont aussi, toi t'es irrécupérable, j'ai simplement voulu prouver à ceux qui nous lisent à quel point tu es de mauvaise fois et menteur, chose faite, sinon va te coucher, tu me fait de la peine wallah.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
confiture
Habitué


Nombre de messages : 3240
Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Dim 2 Sep - 1:32

Soustara a écrit:


Aaaaaaaaah tu as effacé ton misérable post..? Je connais ton bas niveau, pas la peine de l'effacer




Je te paraphrase et je dis: si il trouve plus hypocrite que lui et en plus con il le pousserait du haut de l'escalier !!!!!!

Et bientôt il va te pondre que son Mohammad Jahan Ara n'est pas un rafidhi pur jus et que c'est un illustre sunni ! Laughing Laughing Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Timour Le Boiteux
Habitué


Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Dim 2 Sep - 1:36

Soustara a écrit:


Aaaaaaaaah tu as effacé ton misérable post..? Je connais ton bas niveau, pas la peine de l'effacer



Tu es vraiment minable et tu jouie de cette manière en croyant que j'ai effacé un poste, tu parles de quel poste? Le poste a été envoyé comme suppo à ton frère con-fiture et tu peux le trouver sur l'autre sujet, tu es pitoyable, va te coucher, chose que tu ne sais pas faire alors que t'en as vraiment besoin.
Je te laisse et je reviendrai dès que le temps me permet pour te mettre quelques coup de batons de plus sur la tete, esperant te reveiller un jour, biensur avant la mort.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Timour Le Boiteux
Habitué


Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Dim 2 Sep - 1:38

confiture a écrit:

Je te paraphrase et je dis: si il trouve plus hypocrite que lui et en plus con il le pousserait du haut de l'escalier !!!!!!

Et bientôt il va te pondre que son Mohammad Jahan Ara n'est pas un rafidhi pur jus et que c'est un illustre sunni ! Laughing Laughing Laughing
Pour ne pas me fatigué à t'enfoncer des suppos et te soulager sans arrêt, je t'invite à aller sur l'autre poste te régaler, t'auras pour ton compte.
Toi aussi je reviendrai t'enfoncer des suppos, chose que t as l'air de bien apprécier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Dim 2 Sep - 1:39

Timour Le Boiteux a écrit:
Tu es vraiment minable et tu jouie de cette manière en croyant que j'ai effacé un poste,.





Je crois que je t'ai consacré plus de temps que tu ne mérites, ne parle pas aux cons ça les instruit disait une grand mère

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
confiture
Habitué


Nombre de messages : 3240
Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Dim 2 Sep - 2:01

Soustara a écrit:
Timour Le Boiteux a écrit:
Tu es vraiment minable et tu jouie de cette manière en croyant que j'ai effacé un poste,.





Je crois que je t'ai consacré plus de temps que tu ne mérites, ne parle pas aux cons ça les instruit disait une grand mère


La mienne aurait été d'accord (rahimaha Allah) avec cette grand-mère .....ou donne de l'importance à une guenon et elle se prend pour un gorille Laughing

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Timour Le Boiteux
Habitué


Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Lun 3 Sep - 22:32

Alors vous etes encore là les deux salafo wahab stupides et bon à rien ?
Quoi de neuf sur le front ?
Vous allez attaquer quand l'Iran ? Je ne sais pas si vous avez entendu dans les infos, le chef de gardiens de la révolution monsieur Djaafari a declaré ce matin que personne n'aura le courage d'attaquer l'Iran et qu'aucune puissance n'est prêt à subir la foudre de risposte de la république islamique .

Alors les salafo wahab, c'est quand que vous allez vous engager contre l'iran pour aider vos maîtres sionistes incapable de bouger leur cul à part aboyer qu'ils vont detruire l'iran islamique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Lun 3 Sep - 22:36

Timour Le Boiteux a écrit:
Vous allez attaquer quand l'Iran ? Je ne sais pas si vous avez entendu dans les infos, le chef de gardiens de la révolution monsieur Djaafari a declaré ce matin que personne n'aura le courage d'attaquer l'Iran et qu'aucune puissance n'est prêt à subir la foudre de risposte de la république islamique .

Alors les salafo wahab, c'est quand que vous allez vous engager contre l'iran pour aider vos maîtres sionistes incapable de bouger leur cul à part aboyer qu'ils vont detruire l'iran islamique.





rassure-toi les sionistes ne frapperont jamais leurs frères de combat et grand VRP

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
confiture
Habitué


Nombre de messages : 3240
Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Mar 4 Sep - 0:04

Soustara a écrit:


30 années que le Golan est aux mains des amis de la famille El Assad, et sans que cette famille ne rouspète

30 années que le blindés ne sont pas sortis sauf pour mater le peuple désarmé

30 années que l'aviation n'a bombardé que le pauvre peuple, alors que les sionistes ont démolli ce qu'ils voulaient en Syrie.

depuis le début de la révolte populaire, toute la classe politique sioniste est d'accord pour laisser le règne El Assad perdurer, ce qui va dans leur interet.

Donc qui est l'ami de Nathan..?

Je sais que personne ne va répondre, mais on sait tous qui est qui et qui fait quoi




Décidément le harkisme est dans le sang !!!

En réponse aux propos du représentant Syrien aux Nations Unis, le représentant Français a rappelé lors de la réunion du conseil de sécurité d'hier quelques faits historiques assez amusants sur la famille Assad. Voici la transcription de son propos :

"Puisque vous parlez du mandat que la France a exercé en Syrie au nom de la Société des Nations, je vous rappelle que le grand-père du président actuel, le grand-père du président Assad, a demandé à la France, en 1936 de NE PAS ACCORDER L'INDEPENDANCE A LA SYRIE. Il faisait partie d'une délégation et nous pourrions vous communiquer le texte de la pétition qui a été faite à cette occasion"

Cf. le site de l'ONU, vidéo du 30/8/2012 à partir de 3: 45:50.

Voici le texte de la pétition en question datée du 15 juin 1936 et qui a été révélée pour la première fois par la presse libanaise en 2008 :

دولة ليون بلوم ــــــ رئيس الحكومة الفرنسية
تحية طيبة وبعد،

ارتباطا بالمفاوضات الجارية حاليا بين فرنسا وسورية، نتشرف نحن زعماء ووجهاء الطائفة العلوية في سورية أن نلفت نظركم ونظر حزبكم إلى النقاط التالية:
1 ـ إن الشعب العلوي يختلف بمعتقداته الدينية وعاداته وتاريخه عن الشعب المسلم السني. ولم يحدث في يوم من الأيام أن خضع لسلطة مدن الداخل السوري.
2 ـ إن الشعب العلوي يرفض أن يلحق بسوريا المسلمة، لأن الدين الإسلامي يعتبر دين الدولة الرسمي، والشعب العلوي، بالنسبة إلى الدين الإسلامي، يُعتبر كافرا. لذا نلفت نظركم إلى ما ينتظر العلويين من مصير مخيف وفظيع في حالة إرغامهم على الالتحاق بسوريا عندما تتخلص من رقابة الانتداب، ويصبح بإمكانها أن تطبق القوانين المستمدة من دينها.
3 ـ إن منح سوريا استقلالها وإلغاء الانتداب يمثلان تطبيقاً للمبادئ الاشتراكية. إلاّ أن الاستقلال المطلق يعني سيطرة المسلمين على العلويين في كيليكيا واسكندرون وجبال النصيرية. أما وجود برلمان وحكومة دستورية فلا يضمن الحرية الفردية. إن هذا الحكم البرلماني عبارة عن مظاهر كاذبة ليس لها أية قيمة، بل يخفي في الحقيقة نظاماً يسوده التعصب الديني على الأقليات. فهل يريد القادة الفرنسيين أن يسلطوا المسلمين على الشعب العلوي، ليلقو به في أحضان البؤس؟
4 ـ إن روح الحقد والتعصب متجذرة في صدور المسلمين العرب نحو كل ما هو غير مسلم هي روح يغذيها الدين الإسلامي على الدوام. فليس هناك أمل في أن تتبدل الوضعية. لذلك فان الأقليات في سوريا تصبح، في حالة إلغاء الانتداب، معرضة لخطر الموت والفناء. وها نحن نلمس اليوم كيف أن المسلمين العرب في دمشق يرغمون اليهود القاطنين بين ظهرانيهم على توقيع وثيقة يتعهدون بموجبها بعدم إرسال المواد الغذائية إلى إخوانهم اليهود المنكوبين في فلسطين. وحالة اليهود في فلسطين تمثل دليلا واضحا وساطعا على عدوانية العرب المسلمين ضد كل من لا ينتمي إلى الإسلام. فأولئك اليهود الطيبين الذين جاءوا إلى العرب المسلمين بالحضارة والسلام، ونشروا فوق أرض فلسطين الذهب والرفاه ولم يتسببوا لأحد بأذى، ولم يأخذوا شيئاً بالقوة، ومع ذلك أعلن المسلمون ضدهم الحرب المقدسة، ولم يترددوا في ذبح أطفالهم ونسائهم، هذا على الرغم من تواجد إنكلترا في فلسطين، وفرنسا في سورية. لذلك فان مصيراً اسود ينتظر اليهود والاقليات الأخرى في حال إلغاء الانتداب وتوحيد سوريا المسلمة مع فلسطين المسلمة. علما بأن التوحد هو الهدف الأسمى للعربي المسلم.
5 ـ إننا نقدر نبل الشعور الذي يدفعكم لدعم مطالب الشعب السوري في نيل الاستقلال، لكن السوريين مشبعون بروح الاقطاعية الدينية، وبالتالي فهم بعيدون كل
البعد عن الأهداف السامية التي تسعون لتحقيقها. [size=18]والحزب الاشتراكي الفرنسي لا يقبلان


[/size]

البعد عن الأهداف السامية التي تسعون لتحقيقها. ونحن على يقين بأن الحكومة الفرنسية والحزب الاشتراكي الفرنسي لا يقبلان بمنح استقلالٍ للسوريون سوف يؤدي حتما إلى استعباد الشعب العلوي، وتعريض الأقليات الأخرى للإبادة. أما طلب السوريين بضم الشعب العلوي إلى سورية، فمن المستحيل أن تقبلوا به أو توافقوا إليه، لان مبادئكم النبيلة، إذ كانت تؤيد فكرة الحرية، فلا يمكنها أن تقبل أن يقوم شعب ما بخنق شعب آخر لإرغامه على الانضمام إليه.
6 ـ قد ترون أن من الممكن تأمين حقوق العلويين والأقليات بنصوص معاهدة أو اتفاقية. أما نحن فنؤكد لكم أنه ليس للمعاهدات أية قيمة في العقلية العربية الإسلامية. وهذا ما لمسناه قبلاً في المعاهدة التي عقدتها إنكلترا مع العراق، التي تمنع ذبح الأشوريين واليزيديين. فالشعب العلوي، الذي نمثله، نحن المجتمعون والموقعون على هذه العريضة، يستصرخ الحكومة الفرنسية والحزب الاشتراكي الفرنسي ويسألهما ضمان حريته واستقلاله ضمن نطاق محيطه الصغير، ويضع مصيره بين أيدي الزعماء الفرنسيين الاشتراكيين، وهو واثق من أنه سيجد فيهم سنداً قوياً أميناً لشعب صديق مخلص، قدم لفرنسا خدمات عظيمة، مهدد بالموت والفناء.
ختاما، تقبولوا، دولتكم، فائق الإحترام والتقدير
الموقعون:
عزيز آغا الهوّاش ومحمد بك جنيد وسليمان المرشد ومحمود آغا جديد وسليمان أسـد ومحمد سليمان الأحمد.


Les points importants de cette pétition :


Les signataires, dont le grand-père Assad, parlent au nom de la secte alaouite;
Les signataires affirment que leur secte est différente de l'Islam Sunnite et qu'ils sont considérés comme mécréants par lui;
Les signataires traitent les Sunnites de barbares et de fanatiques religieux qui menacent d'exterminer toutes les minorités religieuses de Syrie si jamais le mandat français devait prendre fin (le même argument qu'on nous rabâche aujourd'hui!);
Pour prouver le fanatisme des Sunnites, les signataires s’apitoient sur le sort "des gentils Juifs qui ont ramené aux Arabo-Musulmans la civilisation et la paix... et ont apporté la prospérité à la Palestine sans faire de mal à personne... Ce qui n'a pas empêché les Musulmans de leur déclarer la guerre sainte et d'égorger leurs femmes et leurs enfants..." en allusion à la grande révolte palestinienne de 1936;
Les signataires refusent l'indépendance et l'unification des Alaouites avec la Syrie.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
confiture
Habitué


Nombre de messages : 3240
Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Mer 5 Sep - 14:49

confiture a écrit:
Soustara a écrit:


30 années que le Golan est aux mains des amis de la famille El Assad, et sans que cette famille ne rouspète

30 années que le blindés ne sont pas sortis sauf pour mater le peuple désarmé

30 années que l'aviation n'a bombardé que le pauvre peuple, alors que les sionistes ont démolli ce qu'ils voulaient en Syrie.

depuis le début de la révolte populaire, toute la classe politique sioniste est d'accord pour laisser le règne El Assad perdurer, ce qui va dans leur interet.

Donc qui est l'ami de Nathan..?

Je sais que personne ne va répondre, mais on sait tous qui est qui et qui fait quoi




Décidément le harkisme est dans le sang !!!

En réponse aux propos du représentant Syrien aux Nations Unis, le représentant Français a rappelé lors de la réunion du conseil de sécurité d'hier quelques faits historiques assez amusants sur la famille Assad. Voici la transcription de son propos :

"Puisque vous parlez du mandat que la France a exercé en Syrie au nom de la Société des Nations, je vous rappelle que le grand-père du président actuel, le grand-père du président Assad, a demandé à la France, en 1936 de NE PAS ACCORDER L'INDEPENDANCE A LA SYRIE. Il faisait partie d'une délégation et nous pourrions vous communiquer le texte de la pétition qui a été faite à cette occasion"

Cf. le site de l'ONU, vidéo du 30/8/2012 à partir de 3: 45:50.

Voici le texte de la pétition en question datée du 15 juin 1936 et qui a été révélée pour la première fois par la presse libanaise en 2008 :

Les points importants de cette pétition :


Les signataires, dont le grand-père Assad, parlent au nom de la secte alaouite;
Les signataires affirment que leur secte est différente de l'Islam Sunnite et qu'ils sont considérés comme mécréants par lui;
Les signataires traitent les Sunnites de barbares et de fanatiques religieux qui menacent d'exterminer toutes les minorités religieuses de Syrie si jamais le mandat français devait prendre fin (le même argument qu'on nous rabâche aujourd'hui!);
Pour prouver le fanatisme des Sunnites, les signataires s’apitoient sur le sort "des gentils Juifs qui ont ramené aux Arabo-Musulmans la civilisation et la paix... et ont apporté la prospérité à la Palestine sans faire de mal à personne... Ce qui n'a pas empêché les Musulmans de leur déclarer la guerre sainte et d'égorger leurs femmes et leurs enfants..." en allusion à la grande révolte palestinienne de 1936;
Les signataires refusent l'indépendance et l'unification des Alaouites avec la Syrie.


« Aujourd’hui« , expliquent-ils dans leur courrier, « la condition des Juifs en Palestine est la plus évidente manifestation de la violence de la politique islamiste vis-à-vis de ceux qui n’appartiennent pas à la religion du Prophète. Ces bons juifs contribuent à l’évolution de la société arabe et à la paix, investissent de l’argent, établissant la prospérité en Palestine sans violence envers quiconque et sans prendre quoi que ce soit par la force. Et pourtant, les Musulmans leur déclarent la Guerre sainte et n’hésitent pas à massacrer leurs femmes et enfants, malgré la présence des Anglais en Palestine et des Français en Syrie. Pour cette raison, un sort funeste attend les Juifs et toutes les autres minorités de Syrie si le Mandat venait à être aboli, et si la Syrie musulmane venait à s’unir avec la Palestine musulmane… But ultime des Arabes musulmans«

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
confiture
Habitué


Nombre de messages : 3240
Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Ven 7 Sep - 23:18


Le chien du Fassade rattrapé par son passé !

Finalement que va t'offrir la madjoussie.....Question à laquelle chien n'a pas de réponse

Et qu'a donc promis la majoussie à son harki ? !!

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
boukobrine
Habitué


Nombre de messages : 190
Date d'inscription : 07/01/2012

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Jeu 13 Sep - 17:23

assalamou alaykoum
voici une autre analyse interressante sur l oppsition syrienne, paru sur le site OUMMA.COM et signee RENE NABA
.


RENE NABA le 13 septembre 2012

UN PARAVENT KURDE A LA TETE DE L OPPOSITION SYRIENNE OFF-SHORE
«Toujours la trahison trahit le traitre…. et le jour vient où les traitres sont odieux même à ceux qui profitent de la trahison». Victor Hugo

Un Kurde a été élu, en juin 2012, à la tête de l’opposition syrienne de l’extérieur, dans une double démarche destinée à élargir à la minorité kurde sunnite de la population syrienne les assises de l’opposition, et, à restaurer son image ternie, alors que la contestation armée contre le pouvoir baasiste marque le pas dix-huit mois après son déclenchement du fait de ses divisions et de son impuissance.

Seul candidat, Abdel Basset Sida, âgé de 56 ans, a été porté à la présidence du Conseil national Syrien par les trente-trois membres de cette instance, considérée par les pays occidentaux et leurs alliés pétro-monarchiques arabes comme leur principal interlocuteur dans leur combat contre le régime de Bachar Al-Assad.

Le choix du Kurde diffère radicalement de celui de son prédécesseur en ce que le nouveau président est un opposant qui vit depuis vingt ans en Suède, un pays bénéficiant d’une solide réputation de neutralité au sein de l’opinion internationale, contrairement au pays hôte de son prédécesseur, la France, l’artisan du démembrement de la Syrie du temps de son mandat sur ce pays.

M. Sida a, en effet, succédé au tandem franco syrien, les universitaires Bourhane Ghalioune et Basma Kodmani, dont la prestation calamiteuse a considérablement contrarié les projets de leurs parrains franco-turcs et suscité une levée de boucliers au sein des autres membres du CNS, supposé représenter une alternative démocratique au régime autoritaire du pouvoir alaouite.

Basma Kodmani, son «besoin d'Israël», les chrétiens arabes et la diversité.

Basma Kodmani a fait l’objet d’une vive controverse à propos de son amateurisme et sa désinvolture aggravés par son absence de passé oppositionnel, se manifestant avec éclat avec la mise en circulation d’une ancienne émission de télévision professant devant des personnalités juives ou israéliennes son «besoin de juifs et d’Israël» pour favoriser la diversité culturelle au Moyen Orient (1).

Sans ancrage sur le terrain, Basma Kodmani a paru ignorer l’extraordinaire diversité culturelle du Monde arabe, particulièrement la Syrie, constituée d’une mosaïque de 18 communautés ethnico religieuses, seul pays arabe avec le Liban d’ailleurs où se construisent encore des églises, dont les adeptes sont par ailleurs régulièrement soumis, en Irak, en Egypte, voire même en Syrie, aux coups de butoir des islamistes, les principaux alliés de l’ancienne porte-parole de l’opposition syrienne.

Le Monde arabe compte 26 millions de chrétiens, soit autant que le BENELUX et la Suisse, un important levier d’influence dans les pays de la diaspora en Europe, sur le continent américain et en Océanie (Australie). La mémorable passe d’armes entre le Patriarche maronite, Mgr Béchara El Rahi, réticent à l’égard des équipées atlantistes en terre arabe, et Nicolas Sarkozy, en février 2012, témoigne de l’aberration politique et mentale des dirigeants occidentaux et de leurs supplétifs arabes, largement conditionnés par une pensée philo-sioniste en ce qui concerne les problèmes de la rive sud de la Méditerranée.

Le prélat se serait fortement opposé à l’implication du Liban dans le conflit de Syrie, repoussant l’offre d’une évacuation des chrétiens arabes vers l’Europe particulièrement la France, de crainte que le Liban ne serve de patrie de substitution aux Palestiniens.

La prestation de Mme Kodmani a pris ainsi rétrospectivement l’allure d’une reddition intellectuelle et morale à l’imperium colonial et exacerbé la suspicion à son égard au point que le chef des Frères Musulmans de Syrie a exigé sa démission immédiate (2).

L’empressement de M. Ghalioune à obtenir l’adoubement du prédicateur islamique Youssef Al-Qaradawi a discrédité, quant à lui, le nouveau chef nominal de l’opposition syrienne, en ce que sa renonciation à sa posture laïque antérieure a signé la marque d’un renoncement. Sa précipitation à donner des gages au camp israélo-américain en annonçant la rupture du ravitaillement stratégique du Hezbollah libanais en cas de victoire a été perçue comme la marque d’un reniement, plongeant dans la consternation ses parrains par son amateurisme contre-productif et découragé bon nombre de ralliement à sa cause.

Pour un duo qui se voulait représentatif de la future Syrie libre, moderne, démocratique et indépendante, son placement sous tutelle de l’ancien pouvoir colonial, un des grands soutiens aux dictateurs arabes déchus (Egypte, Tunisie), artisan du démembrement de leur pays d’origine, la Syrie, au bénéfice de la Turquie, par détachement du district d’Alexandrette, et, maitre d’œuvre du blocus de Gaza sous la mandature Sarkozy, pouvait difficilement se percevoir comme une marque de génie politique, nonobstant les effets corrosifs de cette servilité sur la crédibilité du leadership de l’opposition.

A coups de cascade de fatwas démagogiques d’une caste cléricale wahhabite en perte de repères, en crainte d’une perte de magistère, offrant tantôt une rançon pour le meurtre du président syrien Bachar Al-Assad, prônant même la primauté de la collaboration avec les Israéliens sur les Alaouites, une secte schismatique de l’Islam, l’opposition externe, amputée de résistants authentiques, a offert le spectacle d’une vaste foire d’empoigne.

Un lamentable concert de cacophonie mettant en compétition d’anciens féodaux à la reconquête de leurs anciens fiefs pré-baasistes, tels Adib Al Chichakli, fils de l’ancien dictateur syrien ou Naufal Dawalibi, fils de l’ancien premier ministre pro irakien de Syrie par la suite conseiller du Roi d’Arabie saoudite ou encore la brigade al Farouk du commandant Abdel Kader Tlass et les autres phalanges salafistes, dont la concurrence est à l’origine du collapsus de Bâb Amro, à Homs, en février 2012.

L’impunité sunnite et la schizothymie de Manaf Tlass

La «diplomatie du carnet de chèques» a été, de tous temps, maniée par les Saoudiens, pour restaurer le pouvoir sunnite tant à Beyrouth qu’à Damas.

Au-delà du cas de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, artisan de la délocalisation de l’intégrisme wahhabite dans une société pluraliste, et du Général Rifa’at Assad, le frère du fondateur du clan, alaouite certes, mais propre beau-frère du Roi d’Arabie, les deux cautions sunnites inamovibles du pouvoir alaouite pendant quarante ans, le général Moustapha Tlass, ministre de la Défense, et Abdel Halim Khaddam, vice-président de la république et ministre des Affaires étrangères, deux personnalités de premier plan présumées socialistes du régime baasiste, ont cédé aux sirènes des pétrodollars saoudiens, avant de se désintégrer. Le militaire laissera convoler sa fille Nahed, une belle tige de la société syrienne, vers le septuagénaire marchand d’armes saoudien Akram Ojjeh, avant de sombrer dans le comique d’un problématique doctorat universitaire parisien. Cf à ce propos:http://www.rue89.com/2012/07/08/le-general-syrien-la-veuve-du-marchand-darmes-et-le-tout-paris-233691

Son héritier Manaf Tlass, général au sein de la garde républicaine syrienne, scellera la rupture de la famille Tlass avec le clan Assad, avec l’annonce de sa défection à Paris, fin juin 2012, à l’occasion de la «Conférence des amis de la Syrie» chapeautée par la France.

Manaf Tlass et le premier ministre en exercice Riad Hijab constituent à ce jour la plus grosse défection médiatique du régime baasiste en dix-huit mois de déstabilisation anti syrienne. Le play-boy s’était mis à l’écart depuis près d’un an à la suite de l’exil à Doubaï de son frère aîné Firas, fournisseur en équipements de l’armée syrienne. Les médias gravitant dans le giron atlantiste et pétro monarchique omettent toutefois de signaler que son oncle Talal continue d’exercer ses responsabilités en tant que N°2 du ministère de la Défense.

Farouk Al Chareh, le vice-président de la République syrienne en titre, programmé en sa qualité de sunnite pour piloter dans le schéma occidental la période transitoire post-Assad, aurait adopté la même attitude. Pour faire taire les rumeurs de son exil en Jordanie, il a toutefois été désigné pour conduire le deuil des quatre personnalités syriennes tuées dans l’attentat du 18 juillet 2012.

En choisissant comme lieu d’exil, Paris, la capitale occidentale la plus active dans le combat anti Assad, Manaf a franchi un point de non-retour, mettant un terme à près d’un demi-siècle de prédation conjointe de l’économie syrienne. Exfiltré via Beyrouth, selon toute vraisemblance sous la supervision des services de Denis Pietton, ancien ambassadeur de France au Liban et directeur de cabinet de Laurent Fabius, ministre socialiste des Affaires étrangères, maître d’œuvre de précédentes exfiltrations de servants français de la bataille de Bab Amro (Homs), en février 2012, Manaf Tlass paraît destiné, dans le schéma occidental, en cas de réussite de la déstabilisation de la Syrie, au rôle de futur chef fédérateur de la Syrie post baasiste, un vœu secret de l’Arabie saoudite, avec pour mission de coopérer avec le bloc atlantiste dans la lutte contre la dissémination des armes toxiques, y compris à l’égard du Hezbollah Libanais.

L’engagement de cet ancien membre du premier cercle du pouvoir baasiste dans l’arène diplomatique en faveur d’une transition politique du pouvoir, sans intervention extérieure, pourrait donner du relief à une coalition oppositionnelle apparue jusqu’à présent, au vu de ses prestations, comme une conjuration de cloportes de supplétifs de l’équipée atlantiste.

Il reléguerait à l’arrière-plan la cohorte des théoriciens de pacotille des opposants de la dernière heure. Et, accessoirement, mettre en concurrence les deux dames de la bourgeoisie syrienne de Paris, Nahed Ojjeh Tlass, qui se veut la nouvelle égérie des cercles mondains parisiens et Basma Kodmani, l’universitaire cosmopolite des cercles atlantistes de Bilderberg.

La mise en circulation dans la presse française, fin juillet 2012, de photos de Manaf Tlass en compagnie de Dieudonné MBala Mbala, l’humoriste franco-camerounais décrié en France, relève précisément de cette guerre souterraine entre les divers clans syriens de Paris. Une manœuvre oblique destinée à discréditer celui que les Saoudiens envisagent de parachuter d’autorité à la tête de l’opposition syrienne, privant le clan des bureaucratiques académiques français des bénéfices de ses prestations empressées.

La photo festive Manaf-Dieudonné, attablé dans un restaurant à Damas, en compagnie de Frédéric Chatillon, un communicant proche de l‘extrême droite française, peut faire se glapir le landerneau politique français, mais reste sans conséquence sur l’opinion arabe encore moins sur son parrain. Manaf a d’ailleurs inauguré ses activités oppositionnelles en effectuant le petit pèlerinage de la Mecque, en Arabie saoudite, comme la marque d’un adoubement wahhabite.

Dans sa première prestation publique, une déclaration sur la chaîne transfrontière saoudienne «Al Arabia», le 25 juillet 2012, Manaf Tlass a lancé un appel à la lutte «contre la corruption et l’autoritarisme» qui sévissent, selon lui en Syrie, oubliant, dans une belle démonstration de schizothymie, les origines de sa fortune et celle de l’ensemble de sa famille, à savoir le passeport diplomatique syrien et les exonérations fiscales y afférentes dont bénéficie à Paris sa soeur Nahed Ojjeh Tlass, les considérables rétro-commissions de son frère Firas générées par ses transactions avec l’armée syrienne, enfin, dernier et non le moindre, le fait que son père, le général Moustapha Tlass, ait cautionné et co-signé, du fait de la loi martiale, en sa qualité de ministre de la défense, toutes les exécutions capitales ordonnées en Syrie en quarante ans du règne du clan Assad-Khaddam-Tlass.

Quant à l’autre transfuge syrien célèbre, également sunnite, le bien nomme Abdel Halim Khaddam, dont le patronyme en arabe signifie littéralement «le serviteur», il reniera singulièrement son militantisme après avoir abusivement ponctionné le Liban, opérant par cupidité la plus retentissante reconversion de l’histoire politique récente, finissant sa vie en factotum de son coreligionnaire sunnite libanais Rafic Hariri. Vice-président de la République sous Hafez Al-Assad, il sera l’un des plus fermes opposants à la politique d’ouverture prônée par Bachar à la succession de son père, dont il redoutait les conséquences comparables à la perestroïka soviétique.

Il fera alliance avec les Frères Musulmans syriens, la bête noire du régime, et se targuera de mener, depuis Paris, un combat pour la restauration de la démocratie en Syrie, après avoir abusivement ponctionné l’économie libanaise, en partenariat avec Rafic Hariri, l’ancien premier ministre libanais assassiné. M. Khaddam a été amplement gratifié de sa forfaiture d’un somptueux cadeau, -la résidence du nabab pétrolier grec, Aristote Onassis, sur la plus célèbre artère de la capitale française, l’Avenue Foch-, alors que le compère français de Hariri, l’ancien président Jacques Chirac, avait droit à un appartement avec vue sur Seine, Quai Voltaire à Paris, pensionnaire posthume de son ami, dont l’assassinat résulte vraisemblablement du grand basculement opéré par le président français dans la foulée de l’invasion américaine de l’Irak.

Curieux destin que celui des sunnites syriens, les familles Khaddam et Tlass, qui auront activement participé à la prédation de l’économie syrienne et qui pourraient se voir propulser au rôle de sauveur de la Syrie, du fait de leur appartenance sunnite.

Exonérées de leurs turpitudes antérieures de leur seul fait sunnite, exclusivement du fait de cette appartenance sunnite et de leurs connexions saoudiennes, en dépit des nombreux griefs qui pèsent sur eux. Il en est de même du premier ministre fugitif Riad Hijab, dont la défection a valu son pesant d’or au Qatar, le principal financier de ses opérations de détachement des sunnites syriens du régime baasiste.

Une communautarisation institutionnalisée et instrumentalisée par la France au Liban, reprise par les Occidentaux sur l‘ensemble arabe en vue d’entraver l’avènement d’une société démocratique et laïque.

Assef Chawkat: un personnage encombrant

La désertion de Manaf Tlass est survenue une dizaine de jours avant le spectaculaire attentat contre le pouvoir alaouite le 18 juillet 2012 à Damas, emportant quatre hauts responsables de l’appareil militaro sécuritaire, notamment le ministre de la défense Daoud Rajha et surtout Assef Chawkat, beau-frère de Bachar Al Assad, un personnage encombrant dont les excès ont desservi le clan Assad.

Epoux de Bouchra, l’unique fille de l’ancien président Hafez al-Assad, fondateur de cette dynastie républicaine, Assef Chawkat, est l’ancien chef des services de sécurité dont les Occidentaux réclamaient la tête en compensation de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Perçu comme une pièce rapportée, Assef Chawkat a entretenu des relations houleuses avec le frère cadet du président, le colonel Maher, le nouvel homme fort du régime, au point que le benjamin de la fratrie a blessé à l’estomac son beau-frère, d’un coup de pistolet en 1999, en plein palais présidentiel.

L’attentat-suicide contre le centre du pouvoir syrien a tendu à donner une plus grande visibilité à une opposition gangrénée par ses divisions et à galvaniser ses ardeurs combatives.

Intervenant dans un climat exacerbé par l’épreuve de force diplomatique à l’ONU entre l’alliance atlantiste-pétro monarchique et leurs adversaires russes et chinois, elle tendrait à accréditer l’idée d’un régime sur la défensive, en perte de maitrise de la situation. Et inciter, du coup, les Occidentaux à chercher à vouloir forcer la décision finale en Syrie, en vue de couper court à la contestation qui se fait jour dans la zone chiite du Golfe à Bahreïn et en Arabie saoudite, notamment le secteur d’Al Qatif, où de violents heurts opposent depuis la mi-juillet des activistes chiites saoudiens aux forces de l’ordre.

Références

1-Basma Kodmani est la fille de Nazem Kodmani, ancien ambassadeur de Syrie en France, décédé en 2008, artisan du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et la Syrie après la rupture de Suez (1956. A son retour à Damas, le diplomate a été en charge du département Europe occidentale au ministère syrien des Affaires étrangères, particulièrement du suivi du dossier France, émargeant une large fraction de sa carrière sur le budget du pouvoir bassiste. Sa mère, Hyam Mardam Bey, est la nièce de Jamil Mardam Bey, un dirigeant syrien de l’époque post indépendance du mandat français et cousine de Farouk Mardam Bey, l’éditeur franco syrien. Basma Kodmani a été, tour à tour, chercheuse à l’IFRI, puis directrice régionale de la Ford Foundation au Caire avant de diriger l‘ARI (Arab Reform Initiative). Cette structure, financée par des fonds mixtes notamment des Emirats arabes Unies, a été initiée par Harry Siegman, membre du Council of Foreign relations, activiste influent de la communauté juive progressiste de New York, via son lobby «ME-USA project», le projet américain pour le Moyen-Orient. Auditrice assidue du Forum de Bilderberg, la plateforme décisionnelle des cosmocrates de la trilatérale (Etats-Unis, Japon, Europe), Basma Kodmani a été présentée lors de la dernière session du Forum qui s’est tenu du 6 au 12 juin à Chantilly (Virginie) a été inscrite sous la mention « International », alors qu’elle est de nationalité française, d’origine syrienne, seul participant à bénéficier de ce label, comme pour suggérer son cosmopolitisme, frappant de caducité sa présence au sein de l’opposition syrienne de France, dont elle ne revendique ni la nationalité française, ni la nationalité syrienne.

Cf. à ce propos: Basma Kodmani/Bilderberg session de juin 2012

http://www.prisonplanet.com/syria-regime-change-on-bilderberg-agenda.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/060612/le-monde-se-compro...

http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/syrian-council-cia...

2 – Ghalioune Leaks: Le quotidien libanais Al Akhbar a publié le 3 mai 2012 des messages électroniques piratés rendant compte des dissensions et des règlements de compte qui se sont produits au sein de l’opposition armée syrienne et des exactions de certains groupements financés par l’Arabie saoudite contre des civils, dans le but de faire prévaloir d’autres considérations que le primat du combat national.

A propos de la demande démission de Basma Kodmani par les Frères Musulmans
et du virement par le Qatar d’un million de dollars chaque cinq jours à Bourhane Ghalioune. CF:

«La Brigade Al Farouk nous tue», message des combattants de l’intérieur à la hiérarchie de l’opposition sur les exactions de la brigade Al Farouk à Homs http://www.al-akhbar.com/node/63540.

http://www.al-akhbar.com/sites/default/files/pdfs/20120418/p21_20120418.pdf

A propos du rôle d’obstruction joué par le Qatar et la Turquie pour contrecarrer une démarche russe auprès de Damas en faveur de l’opposition syrienne. Et le message de Michel Kilo, un des plus prestigieux opposants syriens, à Bourhane Ghalioune, le chef nominal de l’opposition externe, à propos du rôle du Qatar et de la Turquie. http://www.al-akhbar.com/node/63538

«Attention à la Turquie et au Qatar». Pour le lecteur non arabophone

Cher Bourhane, Tu n’ignores pas qu’il m’est difficile de te refuser quelque service que ce soit. Mais j’ai appris que la réunion d’Istanbul (des amis de la Syrie) a été organisée par le Qatar et la Turquie et que la Ligue arabe n’avait pas été informée de cette initiative. Le Qatar et la Turquie n’ont pas une attitude positive à notre égard. Je préfère Le Caire à Istanbul et l‘Egypte à la Turquie. L’initiative de ces deux pays est destinée à couper la voie à une initiative russe dont tu n’ignores pas qu’elle devait être dans notre intérêt. Je n’irai donc pas à Istanbul pour signer l’accord (de regroupement des diverses factions de l’opposition syrienne). Signé Michel Kilo.

assalamou alaykoum
voici une autre analyse interressante sur certains membres de l opposition syrienne, paru sur le site OUMMA.COM et signee RENE NABA

RENE NABA le 13 septembre 2012
«Toujours la trahison trahit le traitre…. et le jour vient où les traitres sont odieux même à ceux qui profitent de la trahison». Victor Hugo

Un Kurde a été élu, en juin 2012, à la tête de l’opposition syrienne de l’extérieur, dans une double démarche destinée à élargir à la minorité kurde sunnite de la population syrienne les assises de l’opposition, et, à restaurer son image ternie, alors que la contestation armée contre le pouvoir baasiste marque le pas dix-huit mois après son déclenchement du fait de ses divisions et de son impuissance.

Seul candidat, Abdel Basset Sida, âgé de 56 ans, a été porté à la présidence du Conseil national Syrien par les trente-trois membres de cette instance, considérée par les pays occidentaux et leurs alliés pétro-monarchiques arabes comme leur principal interlocuteur dans leur combat contre le régime de Bachar Al-Assad.

Le choix du Kurde diffère radicalement de celui de son prédécesseur en ce que le nouveau président est un opposant qui vit depuis vingt ans en Suède, un pays bénéficiant d’une solide réputation de neutralité au sein de l’opinion internationale, contrairement au pays hôte de son prédécesseur, la France, l’artisan du démembrement de la Syrie du temps de son mandat sur ce pays.

M. Sida a, en effet, succédé au tandem franco syrien, les universitaires Bourhane Ghalioune et Basma Kodmani, dont la prestation calamiteuse a considérablement contrarié les projets de leurs parrains franco-turcs et suscité une levée de boucliers au sein des autres membres du CNS, supposé représenter une alternative démocratique au régime autoritaire du pouvoir alaouite.

Basma Kodmani, son «besoin d'Israël», les chrétiens arabes et la diversité.

Basma Kodmani a fait l’objet d’une vive controverse à propos de son amateurisme et sa désinvolture aggravés par son absence de passé oppositionnel, se manifestant avec éclat avec la mise en circulation d’une ancienne émission de télévision professant devant des personnalités juives ou israéliennes son «besoin de juifs et d’Israël» pour favoriser la diversité culturelle au Moyen Orient (1).

Sans ancrage sur le terrain, Basma Kodmani a paru ignorer l’extraordinaire diversité culturelle du Monde arabe, particulièrement la Syrie, constituée d’une mosaïque de 18 communautés ethnico religieuses, seul pays arabe avec le Liban d’ailleurs où se construisent encore des églises, dont les adeptes sont par ailleurs régulièrement soumis, en Irak, en Egypte, voire même en Syrie, aux coups de butoir des islamistes, les principaux alliés de l’ancienne porte-parole de l’opposition syrienne.

Le Monde arabe compte 26 millions de chrétiens, soit autant que le BENELUX et la Suisse, un important levier d’influence dans les pays de la diaspora en Europe, sur le continent américain et en Océanie (Australie). La mémorable passe d’armes entre le Patriarche maronite, Mgr Béchara El Rahi, réticent à l’égard des équipées atlantistes en terre arabe, et Nicolas Sarkozy, en février 2012, témoigne de l’aberration politique et mentale des dirigeants occidentaux et de leurs supplétifs arabes, largement conditionnés par une pensée philo-sioniste en ce qui concerne les problèmes de la rive sud de la Méditerranée.

Le prélat se serait fortement opposé à l’implication du Liban dans le conflit de Syrie, repoussant l’offre d’une évacuation des chrétiens arabes vers l’Europe particulièrement la France, de crainte que le Liban ne serve de patrie de substitution aux Palestiniens.

La prestation de Mme Kodmani a pris ainsi rétrospectivement l’allure d’une reddition intellectuelle et morale à l’imperium colonial et exacerbé la suspicion à son égard au point que le chef des Frères Musulmans de Syrie a exigé sa démission immédiate (2).

L’empressement de M. Ghalioune à obtenir l’adoubement du prédicateur islamique Youssef Al-Qaradawi a discrédité, quant à lui, le nouveau chef nominal de l’opposition syrienne, en ce que sa renonciation à sa posture laïque antérieure a signé la marque d’un renoncement. Sa précipitation à donner des gages au camp israélo-américain en annonçant la rupture du ravitaillement stratégique du Hezbollah libanais en cas de victoire a été perçue comme la marque d’un reniement, plongeant dans la consternation ses parrains par son amateurisme contre-productif et découragé bon nombre de ralliement à sa cause.

Pour un duo qui se voulait représentatif de la future Syrie libre, moderne, démocratique et indépendante, son placement sous tutelle de l’ancien pouvoir colonial, un des grands soutiens aux dictateurs arabes déchus (Egypte, Tunisie), artisan du démembrement de leur pays d’origine, la Syrie, au bénéfice de la Turquie, par détachement du district d’Alexandrette, et, maitre d’œuvre du blocus de Gaza sous la mandature Sarkozy, pouvait difficilement se percevoir comme une marque de génie politique, nonobstant les effets corrosifs de cette servilité sur la crédibilité du leadership de l’opposition.

A coups de cascade de fatwas démagogiques d’une caste cléricale wahhabite en perte de repères, en crainte d’une perte de magistère, offrant tantôt une rançon pour le meurtre du président syrien Bachar Al-Assad, prônant même la primauté de la collaboration avec les Israéliens sur les Alaouites, une secte schismatique de l’Islam, l’opposition externe, amputée de résistants authentiques, a offert le spectacle d’une vaste foire d’empoigne.

Un lamentable concert de cacophonie mettant en compétition d’anciens féodaux à la reconquête de leurs anciens fiefs pré-baasistes, tels Adib Al Chichakli, fils de l’ancien dictateur syrien ou Naufal Dawalibi, fils de l’ancien premier ministre pro irakien de Syrie par la suite conseiller du Roi d’Arabie saoudite ou encore la brigade al Farouk du commandant Abdel Kader Tlass et les autres phalanges salafistes, dont la concurrence est à l’origine du collapsus de Bâb Amro, à Homs, en février 2012.

L’impunité sunnite et la schizothymie de Manaf Tlass

La «diplomatie du carnet de chèques» a été, de tous temps, maniée par les Saoudiens, pour restaurer le pouvoir sunnite tant à Beyrouth qu’à Damas.

Au-delà du cas de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, artisan de la délocalisation de l’intégrisme wahhabite dans une société pluraliste, et du Général Rifa’at Assad, le frère du fondateur du clan, alaouite certes, mais propre beau-frère du Roi d’Arabie, les deux cautions sunnites inamovibles du pouvoir alaouite pendant quarante ans, le général Moustapha Tlass, ministre de la Défense, et Abdel Halim Khaddam, vice-président de la république et ministre des Affaires étrangères, deux personnalités de premier plan présumées socialistes du régime baasiste, ont cédé aux sirènes des pétrodollars saoudiens, avant de se désintégrer. Le militaire laissera convoler sa fille Nahed, une belle tige de la société syrienne, vers le septuagénaire marchand d’armes saoudien Akram Ojjeh, avant de sombrer dans le comique d’un problématique doctorat universitaire parisien. Cf à ce propos:http://www.rue89.com/2012/07/08/le-general-syrien-la-veuve-du-marchand-darmes-et-le-tout-paris-233691

Son héritier Manaf Tlass, général au sein de la garde républicaine syrienne, scellera la rupture de la famille Tlass avec le clan Assad, avec l’annonce de sa défection à Paris, fin juin 2012, à l’occasion de la «Conférence des amis de la Syrie» chapeautée par la France.

Manaf Tlass et le premier ministre en exercice Riad Hijab constituent à ce jour la plus grosse défection médiatique du régime baasiste en dix-huit mois de déstabilisation anti syrienne. Le play-boy s’était mis à l’écart depuis près d’un an à la suite de l’exil à Doubaï de son frère aîné Firas, fournisseur en équipements de l’armée syrienne. Les médias gravitant dans le giron atlantiste et pétro monarchique omettent toutefois de signaler que son oncle Talal continue d’exercer ses responsabilités en tant que N°2 du ministère de la Défense.

Farouk Al Chareh, le vice-président de la République syrienne en titre, programmé en sa qualité de sunnite pour piloter dans le schéma occidental la période transitoire post-Assad, aurait adopté la même attitude. Pour faire taire les rumeurs de son exil en Jordanie, il a toutefois été désigné pour conduire le deuil des quatre personnalités syriennes tuées dans l’attentat du 18 juillet 2012.

En choisissant comme lieu d’exil, Paris, la capitale occidentale la plus active dans le combat anti Assad, Manaf a franchi un point de non-retour, mettant un terme à près d’un demi-siècle de prédation conjointe de l’économie syrienne. Exfiltré via Beyrouth, selon toute vraisemblance sous la supervision des services de Denis Pietton, ancien ambassadeur de France au Liban et directeur de cabinet de Laurent Fabius, ministre socialiste des Affaires étrangères, maître d’œuvre de précédentes exfiltrations de servants français de la bataille de Bab Amro (Homs), en février 2012, Manaf Tlass paraît destiné, dans le schéma occidental, en cas de réussite de la déstabilisation de la Syrie, au rôle de futur chef fédérateur de la Syrie post baasiste, un vœu secret de l’Arabie saoudite, avec pour mission de coopérer avec le bloc atlantiste dans la lutte contre la dissémination des armes toxiques, y compris à l’égard du Hezbollah Libanais.

L’engagement de cet ancien membre du premier cercle du pouvoir baasiste dans l’arène diplomatique en faveur d’une transition politique du pouvoir, sans intervention extérieure, pourrait donner du relief à une coalition oppositionnelle apparue jusqu’à présent, au vu de ses prestations, comme une conjuration de cloportes de supplétifs de l’équipée atlantiste.

Il reléguerait à l’arrière-plan la cohorte des théoriciens de pacotille des opposants de la dernière heure. Et, accessoirement, mettre en concurrence les deux dames de la bourgeoisie syrienne de Paris, Nahed Ojjeh Tlass, qui se veut la nouvelle égérie des cercles mondains parisiens et Basma Kodmani, l’universitaire cosmopolite des cercles atlantistes de Bilderberg.

La mise en circulation dans la presse française, fin juillet 2012, de photos de Manaf Tlass en compagnie de Dieudonné MBala Mbala, l’humoriste franco-camerounais décrié en France, relève précisément de cette guerre souterraine entre les divers clans syriens de Paris. Une manœuvre oblique destinée à discréditer celui que les Saoudiens envisagent de parachuter d’autorité à la tête de l’opposition syrienne, privant le clan des bureaucratiques académiques français des bénéfices de ses prestations empressées.

La photo festive Manaf-Dieudonné, attablé dans un restaurant à Damas, en compagnie de Frédéric Chatillon, un communicant proche de l‘extrême droite française, peut faire se glapir le landerneau politique français, mais reste sans conséquence sur l’opinion arabe encore moins sur son parrain. Manaf a d’ailleurs inauguré ses activités oppositionnelles en effectuant le petit pèlerinage de la Mecque, en Arabie saoudite, comme la marque d’un adoubement wahhabite.

Dans sa première prestation publique, une déclaration sur la chaîne transfrontière saoudienne «Al Arabia», le 25 juillet 2012, Manaf Tlass a lancé un appel à la lutte «contre la corruption et l’autoritarisme» qui sévissent, selon lui en Syrie, oubliant, dans une belle démonstration de schizothymie, les origines de sa fortune et celle de l’ensemble de sa famille, à savoir le passeport diplomatique syrien et les exonérations fiscales y afférentes dont bénéficie à Paris sa soeur Nahed Ojjeh Tlass, les considérables rétro-commissions de son frère Firas générées par ses transactions avec l’armée syrienne, enfin, dernier et non le moindre, le fait que son père, le général Moustapha Tlass, ait cautionné et co-signé, du fait de la loi martiale, en sa qualité de ministre de la défense, toutes les exécutions capitales ordonnées en Syrie en quarante ans du règne du clan Assad-Khaddam-Tlass.

Quant à l’autre transfuge syrien célèbre, également sunnite, le bien nomme Abdel Halim Khaddam, dont le patronyme en arabe signifie littéralement «le serviteur», il reniera singulièrement son militantisme après avoir abusivement ponctionné le Liban, opérant par cupidité la plus retentissante reconversion de l’histoire politique récente, finissant sa vie en factotum de son coreligionnaire sunnite libanais Rafic Hariri. Vice-président de la République sous Hafez Al-Assad, il sera l’un des plus fermes opposants à la politique d’ouverture prônée par Bachar à la succession de son père, dont il redoutait les conséquences comparables à la perestroïka soviétique.

Il fera alliance avec les Frères Musulmans syriens, la bête noire du régime, et se targuera de mener, depuis Paris, un combat pour la restauration de la démocratie en Syrie, après avoir abusivement ponctionné l’économie libanaise, en partenariat avec Rafic Hariri, l’ancien premier ministre libanais assassiné. M. Khaddam a été amplement gratifié de sa forfaiture d’un somptueux cadeau, -la résidence du nabab pétrolier grec, Aristote Onassis, sur la plus célèbre artère de la capitale française, l’Avenue Foch-, alors que le compère français de Hariri, l’ancien président Jacques Chirac, avait droit à un appartement avec vue sur Seine, Quai Voltaire à Paris, pensionnaire posthume de son ami, dont l’assassinat résulte vraisemblablement du grand basculement opéré par le président français dans la foulée de l’invasion américaine de l’Irak.

Curieux destin que celui des sunnites syriens, les familles Khaddam et Tlass, qui auront activement participé à la prédation de l’économie syrienne et qui pourraient se voir propulser au rôle de sauveur de la Syrie, du fait de leur appartenance sunnite.

Exonérées de leurs turpitudes antérieures de leur seul fait sunnite, exclusivement du fait de cette appartenance sunnite et de leurs connexions saoudiennes, en dépit des nombreux griefs qui pèsent sur eux. Il en est de même du premier ministre fugitif Riad Hijab, dont la défection a valu son pesant d’or au Qatar, le principal financier de ses opérations de détachement des sunnites syriens du régime baasiste.

Une communautarisation institutionnalisée et instrumentalisée par la France au Liban, reprise par les Occidentaux sur l‘ensemble arabe en vue d’entraver l’avènement d’une société démocratique et laïque.

Assef Chawkat: un personnage encombrant

La désertion de Manaf Tlass est survenue une dizaine de jours avant le spectaculaire attentat contre le pouvoir alaouite le 18 juillet 2012 à Damas, emportant quatre hauts responsables de l’appareil militaro sécuritaire, notamment le ministre de la défense Daoud Rajha et surtout Assef Chawkat, beau-frère de Bachar Al Assad, un personnage encombrant dont les excès ont desservi le clan Assad.

Epoux de Bouchra, l’unique fille de l’ancien président Hafez al-Assad, fondateur de cette dynastie républicaine, Assef Chawkat, est l’ancien chef des services de sécurité dont les Occidentaux réclamaient la tête en compensation de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Perçu comme une pièce rapportée, Assef Chawkat a entretenu des relations houleuses avec le frère cadet du président, le colonel Maher, le nouvel homme fort du régime, au point que le benjamin de la fratrie a blessé à l’estomac son beau-frère, d’un coup de pistolet en 1999, en plein palais présidentiel.

L’attentat-suicide contre le centre du pouvoir syrien a tendu à donner une plus grande visibilité à une opposition gangrénée par ses divisions et à galvaniser ses ardeurs combatives.

Intervenant dans un climat exacerbé par l’épreuve de force diplomatique à l’ONU entre l’alliance atlantiste-pétro monarchique et leurs adversaires russes et chinois, elle tendrait à accréditer l’idée d’un régime sur la défensive, en perte de maitrise de la situation. Et inciter, du coup, les Occidentaux à chercher à vouloir forcer la décision finale en Syrie, en vue de couper court à la contestation qui se fait jour dans la zone chiite du Golfe à Bahreïn et en Arabie saoudite, notamment le secteur d’Al Qatif, où de violents heurts opposent depuis la mi-juillet des activistes chiites saoudiens aux forces de l’ordre.

Références

1-Basma Kodmani est la fille de Nazem Kodmani, ancien ambassadeur de Syrie en France, décédé en 2008, artisan du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et la Syrie après la rupture de Suez (1956. A son retour à Damas, le diplomate a été en charge du département Europe occidentale au ministère syrien des Affaires étrangères, particulièrement du suivi du dossier France, émargeant une large fraction de sa carrière sur le budget du pouvoir bassiste. Sa mère, Hyam Mardam Bey, est la nièce de Jamil Mardam Bey, un dirigeant syrien de l’époque post indépendance du mandat français et cousine de Farouk Mardam Bey, l’éditeur franco syrien. Basma Kodmani a été, tour à tour, chercheuse à l’IFRI, puis directrice régionale de la Ford Foundation au Caire avant de diriger l‘ARI (Arab Reform Initiative). Cette structure, financée par des fonds mixtes notamment des Emirats arabes Unies, a été initiée par Harry Siegman, membre du Council of Foreign relations, activiste influent de la communauté juive progressiste de New York, via son lobby «ME-USA project», le projet américain pour le Moyen-Orient. Auditrice assidue du Forum de Bilderberg, la plateforme décisionnelle des cosmocrates de la trilatérale (Etats-Unis, Japon, Europe), Basma Kodmani a été présentée lors de la dernière session du Forum qui s’est tenu du 6 au 12 juin à Chantilly (Virginie) a été inscrite sous la mention « International », alors qu’elle est de nationalité française, d’origine syrienne, seul participant à bénéficier de ce label, comme pour suggérer son cosmopolitisme, frappant de caducité sa présence au sein de l’opposition syrienne de France, dont elle ne revendique ni la nationalité française, ni la nationalité syrienne.

Cf. à ce propos: Basma Kodmani/Bilderberg session de juin 2012

http://www.prisonplanet.com/syria-regime-change-on-bilderberg-agenda.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/060612/le-monde-se-compro...

http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/syrian-council-cia...

2 – Ghalioune Leaks: Le quotidien libanais Al Akhbar a publié le 3 mai 2012 des messages électroniques piratés rendant compte des dissensions et des règlements de compte qui se sont produits au sein de l’opposition armée syrienne et des exactions de certains groupements financés par l’Arabie saoudite contre des civils, dans le but de faire prévaloir d’autres considérations que le primat du combat national.

A propos de la demande démission de Basma Kodmani par les Frères Musulmans
et du virement par le Qatar d’un million de dollars chaque cinq jours à Bourhane Ghalioune. CF:

«La Brigade Al Farouk nous tue», message des combattants de l’intérieur à la hiérarchie de l’opposition sur les exactions de la brigade Al Farouk à Homs http://www.al-akhbar.com/node/63540.

http://www.al-akhbar.com/sites/default/files/pdfs/20120418/p21_20120418.pdf

A propos du rôle d’obstruction joué par le Qatar et la Turquie pour contrecarrer une démarche russe auprès de Damas en faveur de l’opposition syrienne. Et le message de Michel Kilo, un des plus prestigieux opposants syriens, à Bourhane Ghalioune, le chef nominal de l’opposition externe, à propos du rôle du Qatar et de la Turquie. http://www.al-akhbar.com/node/63538

«Attention à la Turquie et au Qatar». Pour le lecteur non arabophone

Cher Bourhane, Tu n’ignores pas qu’il m’est difficile de te refuser quelque service que ce soit. Mais j’ai appris que la réunion d’Istanbul (des amis de la Syrie) a été organisée par le Qatar et la Turquie et que la Ligue arabe n’avait pas été informée de cette initiative. Le Qatar et la Turquie n’ont pas une attitude positive à notre égard. Je préfère Le Caire à Istanbul et l‘Egypte à la Turquie. L’initiative de ces deux pays est destinée à couper la voie à une initiative russe dont tu n’ignores pas qu’elle devait être dans notre intérêt. Je n’irai donc pas à Istanbul pour signer l’accord (de regroupement des diverses factions de l’opposition syrienne). Signé Michel Kilo.

«Toujours la trahison trahit le traitre…. et le jour vient où les traitres sont odieux même à ceux qui profitent de la trahison». Victor Hugo

Un Kurde a été élu, en juin 2012, à la tête de l’opposition syrienne de l’extérieur, dans une double démarche destinée à élargir à la minorité kurde sunnite de la population syrienne les assises de l’opposition, et, à restaurer son image ternie, alors que la contestation armée contre le pouvoir baasiste marque le pas dix-huit mois après son déclenchement du fait de ses divisions et de son impuissance.

Seul candidat, Abdel Basset Sida, âgé de 56 ans, a été porté à la présidence du Conseil national Syrien par les trente-trois membres de cette instance, considérée par les pays occidentaux et leurs alliés pétro-monarchiques arabes comme leur principal interlocuteur dans leur combat contre le régime de Bachar Al-Assad.

Le choix du Kurde diffère radicalement de celui de son prédécesseur en ce que le nouveau président est un opposant qui vit depuis vingt ans en Suède, un pays bénéficiant d’une solide réputation de neutralité au sein de l’opinion internationale, contrairement au pays hôte de son prédécesseur, la France, l’artisan du démembrement de la Syrie du temps de son mandat sur ce pays.

M. Sida a, en effet, succédé au tandem franco syrien, les universitaires Bourhane Ghalioune et Basma Kodmani, dont la prestation calamiteuse a considérablement contrarié les projets de leurs parrains franco-turcs et suscité une levée de boucliers au sein des autres membres du CNS, supposé représenter une alternative démocratique au régime autoritaire du pouvoir alaouite.

Basma Kodmani, son «besoin d'Israël», les chrétiens arabes et la diversité.

Basma Kodmani a fait l’objet d’une vive controverse à propos de son amateurisme et sa désinvolture aggravés par son absence de passé oppositionnel, se manifestant avec éclat avec la mise en circulation d’une ancienne émission de télévision professant devant des personnalités juives ou israéliennes son «besoin de juifs et d’Israël» pour favoriser la diversité culturelle au Moyen Orient (1).

Sans ancrage sur le terrain, Basma Kodmani a paru ignorer l’extraordinaire diversité culturelle du Monde arabe, particulièrement la Syrie, constituée d’une mosaïque de 18 communautés ethnico religieuses, seul pays arabe avec le Liban d’ailleurs où se construisent encore des églises, dont les adeptes sont par ailleurs régulièrement soumis, en Irak, en Egypte, voire même en Syrie, aux coups de butoir des islamistes, les principaux alliés de l’ancienne porte-parole de l’opposition syrienne.

Le Monde arabe compte 26 millions de chrétiens, soit autant que le BENELUX et la Suisse, un important levier d’influence dans les pays de la diaspora en Europe, sur le continent américain et en Océanie (Australie). La mémorable passe d’armes entre le Patriarche maronite, Mgr Béchara El Rahi, réticent à l’égard des équipées atlantistes en terre arabe, et Nicolas Sarkozy, en février 2012, témoigne de l’aberration politique et mentale des dirigeants occidentaux et de leurs supplétifs arabes, largement conditionnés par une pensée philo-sioniste en ce qui concerne les problèmes de la rive sud de la Méditerranée.

Le prélat se serait fortement opposé à l’implication du Liban dans le conflit de Syrie, repoussant l’offre d’une évacuation des chrétiens arabes vers l’Europe particulièrement la France, de crainte que le Liban ne serve de patrie de substitution aux Palestiniens.

La prestation de Mme Kodmani a pris ainsi rétrospectivement l’allure d’une reddition intellectuelle et morale à l’imperium colonial et exacerbé la suspicion à son égard au point que le chef des Frères Musulmans de Syrie a exigé sa démission immédiate (2).

L’empressement de M. Ghalioune à obtenir l’adoubement du prédicateur islamique Youssef Al-Qaradawi a discrédité, quant à lui, le nouveau chef nominal de l’opposition syrienne, en ce que sa renonciation à sa posture laïque antérieure a signé la marque d’un renoncement. Sa précipitation à donner des gages au camp israélo-américain en annonçant la rupture du ravitaillement stratégique du Hezbollah libanais en cas de victoire a été perçue comme la marque d’un reniement, plongeant dans la consternation ses parrains par son amateurisme contre-productif et découragé bon nombre de ralliement à sa cause.

Pour un duo qui se voulait représentatif de la future Syrie libre, moderne, démocratique et indépendante, son placement sous tutelle de l’ancien pouvoir colonial, un des grands soutiens aux dictateurs arabes déchus (Egypte, Tunisie), artisan du démembrement de leur pays d’origine, la Syrie, au bénéfice de la Turquie, par détachement du district d’Alexandrette, et, maitre d’œuvre du blocus de Gaza sous la mandature Sarkozy, pouvait difficilement se percevoir comme une marque de génie politique, nonobstant les effets corrosifs de cette servilité sur la crédibilité du leadership de l’opposition.

A coups de cascade de fatwas démagogiques d’une caste cléricale wahhabite en perte de repères, en crainte d’une perte de magistère, offrant tantôt une rançon pour le meurtre du président syrien Bachar Al-Assad, prônant même la primauté de la collaboration avec les Israéliens sur les Alaouites, une secte schismatique de l’Islam, l’opposition externe, amputée de résistants authentiques, a offert le spectacle d’une vaste foire d’empoigne.

Un lamentable concert de cacophonie mettant en compétition d’anciens féodaux à la reconquête de leurs anciens fiefs pré-baasistes, tels Adib Al Chichakli, fils de l’ancien dictateur syrien ou Naufal Dawalibi, fils de l’ancien premier ministre pro irakien de Syrie par la suite conseiller du Roi d’Arabie saoudite ou encore la brigade al Farouk du commandant Abdel Kader Tlass et les autres phalanges salafistes, dont la concurrence est à l’origine du collapsus de Bâb Amro, à Homs, en février 2012.

L’impunité sunnite et la schizothymie de Manaf Tlass

La «diplomatie du carnet de chèques» a été, de tous temps, maniée par les Saoudiens, pour restaurer le pouvoir sunnite tant à Beyrouth qu’à Damas.

Au-delà du cas de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, artisan de la délocalisation de l’intégrisme wahhabite dans une société pluraliste, et du Général Rifa’at Assad, le frère du fondateur du clan, alaouite certes, mais propre beau-frère du Roi d’Arabie, les deux cautions sunnites inamovibles du pouvoir alaouite pendant quarante ans, le général Moustapha Tlass, ministre de la Défense, et Abdel Halim Khaddam, vice-président de la république et ministre des Affaires étrangères, deux personnalités de premier plan présumées socialistes du régime baasiste, ont cédé aux sirènes des pétrodollars saoudiens, avant de se désintégrer. Le militaire laissera convoler sa fille Nahed, une belle tige de la société syrienne, vers le septuagénaire marchand d’armes saoudien Akram Ojjeh, avant de sombrer dans le comique d’un problématique doctorat universitaire parisien. Cf à ce propos:http://www.rue89.com/2012/07/08/le-general-syrien-la-veuve-du-marchand-darmes-et-le-tout-paris-233691

Son héritier Manaf Tlass, général au sein de la garde républicaine syrienne, scellera la rupture de la famille Tlass avec le clan Assad, avec l’annonce de sa défection à Paris, fin juin 2012, à l’occasion de la «Conférence des amis de la Syrie» chapeautée par la France.

Manaf Tlass et le premier ministre en exercice Riad Hijab constituent à ce jour la plus grosse défection médiatique du régime baasiste en dix-huit mois de déstabilisation anti syrienne. Le play-boy s’était mis à l’écart depuis près d’un an à la suite de l’exil à Doubaï de son frère aîné Firas, fournisseur en équipements de l’armée syrienne. Les médias gravitant dans le giron atlantiste et pétro monarchique omettent toutefois de signaler que son oncle Talal continue d’exercer ses responsabilités en tant que N°2 du ministère de la Défense.

Farouk Al Chareh, le vice-président de la République syrienne en titre, programmé en sa qualité de sunnite pour piloter dans le schéma occidental la période transitoire post-Assad, aurait adopté la même attitude. Pour faire taire les rumeurs de son exil en Jordanie, il a toutefois été désigné pour conduire le deuil des quatre personnalités syriennes tuées dans l’attentat du 18 juillet 2012.

En choisissant comme lieu d’exil, Paris, la capitale occidentale la plus active dans le combat anti Assad, Manaf a franchi un point de non-retour, mettant un terme à près d’un demi-siècle de prédation conjointe de l’économie syrienne. Exfiltré via Beyrouth, selon toute vraisemblance sous la supervision des services de Denis Pietton, ancien ambassadeur de France au Liban et directeur de cabinet de Laurent Fabius, ministre socialiste des Affaires étrangères, maître d’œuvre de précédentes exfiltrations de servants français de la bataille de Bab Amro (Homs), en février 2012, Manaf Tlass paraît destiné, dans le schéma occidental, en cas de réussite de la déstabilisation de la Syrie, au rôle de futur chef fédérateur de la Syrie post baasiste, un vœu secret de l’Arabie saoudite, avec pour mission de coopérer avec le bloc atlantiste dans la lutte contre la dissémination des armes toxiques, y compris à l’égard du Hezbollah Libanais.

L’engagement de cet ancien membre du premier cercle du pouvoir baasiste dans l’arène diplomatique en faveur d’une transition politique du pouvoir, sans intervention extérieure, pourrait donner du relief à une coalition oppositionnelle apparue jusqu’à présent, au vu de ses prestations, comme une conjuration de cloportes de supplétifs de l’équipée atlantiste.

Il reléguerait à l’arrière-plan la cohorte des théoriciens de pacotille des opposants de la dernière heure. Et, accessoirement, mettre en concurrence les deux dames de la bourgeoisie syrienne de Paris, Nahed Ojjeh Tlass, qui se veut la nouvelle égérie des cercles mondains parisiens et Basma Kodmani, l’universitaire cosmopolite des cercles atlantistes de Bilderberg.

La mise en circulation dans la presse française, fin juillet 2012, de photos de Manaf Tlass en compagnie de Dieudonné MBala Mbala, l’humoriste franco-camerounais décrié en France, relève précisément de cette guerre souterraine entre les divers clans syriens de Paris. Une manœuvre oblique destinée à discréditer celui que les Saoudiens envisagent de parachuter d’autorité à la tête de l’opposition syrienne, privant le clan des bureaucratiques académiques français des bénéfices de ses prestations empressées.

La photo festive Manaf-Dieudonné, attablé dans un restaurant à Damas, en compagnie de Frédéric Chatillon, un communicant proche de l‘extrême droite française, peut faire se glapir le landerneau politique français, mais reste sans conséquence sur l’opinion arabe encore moins sur son parrain. Manaf a d’ailleurs inauguré ses activités oppositionnelles en effectuant le petit pèlerinage de la Mecque, en Arabie saoudite, comme la marque d’un adoubement wahhabite.

Dans sa première prestation publique, une déclaration sur la chaîne transfrontière saoudienne «Al Arabia», le 25 juillet 2012, Manaf Tlass a lancé un appel à la lutte «contre la corruption et l’autoritarisme» qui sévissent, selon lui en Syrie, oubliant, dans une belle démonstration de schizothymie, les origines de sa fortune et celle de l’ensemble de sa famille, à savoir le passeport diplomatique syrien et les exonérations fiscales y afférentes dont bénéficie à Paris sa soeur Nahed Ojjeh Tlass, les considérables rétro-commissions de son frère Firas générées par ses transactions avec l’armée syrienne, enfin, dernier et non le moindre, le fait que son père, le général Moustapha Tlass, ait cautionné et co-signé, du fait de la loi martiale, en sa qualité de ministre de la défense, toutes les exécutions capitales ordonnées en Syrie en quarante ans du règne du clan Assad-Khaddam-Tlass.

Quant à l’autre transfuge syrien célèbre, également sunnite, le bien nomme Abdel Halim Khaddam, dont le patronyme en arabe signifie littéralement «le serviteur», il reniera singulièrement son militantisme après avoir abusivement ponctionné le Liban, opérant par cupidité la plus retentissante reconversion de l’histoire politique récente, finissant sa vie en factotum de son coreligionnaire sunnite libanais Rafic Hariri. Vice-président de la République sous Hafez Al-Assad, il sera l’un des plus fermes opposants à la politique d’ouverture prônée par Bachar à la succession de son père, dont il redoutait les conséquences comparables à la perestroïka soviétique.

Il fera alliance avec les Frères Musulmans syriens, la bête noire du régime, et se targuera de mener, depuis Paris, un combat pour la restauration de la démocratie en Syrie, après avoir abusivement ponctionné l’économie libanaise, en partenariat avec Rafic Hariri, l’ancien premier ministre libanais assassiné. M. Khaddam a été amplement gratifié de sa forfaiture d’un somptueux cadeau, -la résidence du nabab pétrolier grec, Aristote Onassis, sur la plus célèbre artère de la capitale française, l’Avenue Foch-, alors que le compère français de Hariri, l’ancien président Jacques Chirac, avait droit à un appartement avec vue sur Seine, Quai Voltaire à Paris, pensionnaire posthume de son ami, dont l’assassinat résulte vraisemblablement du grand basculement opéré par le président français dans la foulée de l’invasion américaine de l’Irak.

Curieux destin que celui des sunnites syriens, les familles Khaddam et Tlass, qui auront activement participé à la prédation de l’économie syrienne et qui pourraient se voir propulser au rôle de sauveur de la Syrie, du fait de leur appartenance sunnite.

Exonérées de leurs turpitudes antérieures de leur seul fait sunnite, exclusivement du fait de cette appartenance sunnite et de leurs connexions saoudiennes, en dépit des nombreux griefs qui pèsent sur eux. Il en est de même du premier ministre fugitif Riad Hijab, dont la défection a valu son pesant d’or au Qatar, le principal financier de ses opérations de détachement des sunnites syriens du régime baasiste.

Une communautarisation institutionnalisée et instrumentalisée par la France au Liban, reprise par les Occidentaux sur l‘ensemble arabe en vue d’entraver l’avènement d’une société démocratique et laïque.

Assef Chawkat: un personnage encombrant

La désertion de Manaf Tlass est survenue une dizaine de jours avant le spectaculaire attentat contre le pouvoir alaouite le 18 juillet 2012 à Damas, emportant quatre hauts responsables de l’appareil militaro sécuritaire, notamment le ministre de la défense Daoud Rajha et surtout Assef Chawkat, beau-frère de Bachar Al Assad, un personnage encombrant dont les excès ont desservi le clan Assad.

Epoux de Bouchra, l’unique fille de l’ancien président Hafez al-Assad, fondateur de cette dynastie républicaine, Assef Chawkat, est l’ancien chef des services de sécurité dont les Occidentaux réclamaient la tête en compensation de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Perçu comme une pièce rapportée, Assef Chawkat a entretenu des relations houleuses avec le frère cadet du président, le colonel Maher, le nouvel homme fort du régime, au point que le benjamin de la fratrie a blessé à l’estomac son beau-frère, d’un coup de pistolet en 1999, en plein palais présidentiel.

L’attentat-suicide contre le centre du pouvoir syrien a tendu à donner une plus grande visibilité à une opposition gangrénée par ses divisions et à galvaniser ses ardeurs combatives.

Intervenant dans un climat exacerbé par l’épreuve de force diplomatique à l’ONU entre l’alliance atlantiste-pétro monarchique et leurs adversaires russes et chinois, elle tendrait à accréditer l’idée d’un régime sur la défensive, en perte de maitrise de la situation. Et inciter, du coup, les Occidentaux à chercher à vouloir forcer la décision finale en Syrie, en vue de couper court à la contestation qui se fait jour dans la zone chiite du Golfe à Bahreïn et en Arabie saoudite, notamment le secteur d’Al Qatif, où de violents heurts opposent depuis la mi-juillet des activistes chiites saoudiens aux forces de l’ordre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Jeu 13 Sep - 17:53

La dérive mafieuse du clan de Bachar el-Assad

Rami Makhlouf, cousin maternel du chef de l’Etat, et proche de ce dernier, a mis l’économie du pays en coupes réglées. Né en 1965, il a profité des liens de sa famille avec les Assad pour constituer un empire. Surnommé le «roi de Syrie», il est considéré comme l’homme le plus riche du pays. Selon différentes sources, il contrôlerait plus de 60% des activités économiques du pays, dont le principal quotidien syrien, El-Watan, et les entreprises de téléphonie. Pour Agnès Levallois, «Bachar et Maher lui ont délégué la conduite des affaires économiques. Il est chargé de financer le régime. Sans lui, la répression ne serait pas possible.» Le Trésor américain a prononcé des sanctions contre lui depuis 2008. L’Union européenne et la Suisse ont pris des mesures similaires à son encontre en mai 2011.

Son frère cadet, Hafez Makhlouf, né en 1971, occupe le poste de patron des services de sécurité de Damas, les terribles moukhabarat, le renseignement intérieur qui est en charge des opérations contre les opposants, et s’est fait une spécialité de la torture et des mauvais traitements. Proche du chef de l’Etat et de son frère Maher, il aurait plus d’influence que le général en chef des renseignements. L’Union européenne, la Suisse et les Etats-Unis l’ont mis sur liste noire en mai 2011, pour son rôle joué dans la répression. La Suisse lui a refusé un visa d’entrée en automne 2011 et, bien qu’en raison des sanctions ses avoirs bancaires soient supposément gelés, un verdict du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone du 11 janvier 2012 a contraint la Confédération à lui restituer 3 millions d’euros.

Par rapport à son père, Bachar el-Assad a recentré le régime sur son noyau dur, constitué par lui-même, le patron, Maher, le militaire, et Rami, le banquier. Autour de ce trio, gravitent les membres de la famille et quelques fidèles dont la loyauté est au-dessus de tout soupçon. Les membres de ce premier cercle se battent pour préserver leurs intérêts personnels, explique Agnès Levallois: «De Hafez à Bachar, c’est une dérive mafieuse. Hafez el-Assad avait conscience de la chose publique. Il ne servait pas ses intérêts matériels, il était au contraire plutôt austère. Il a choyé les cadres du parti Baas et s’est certainement servi d’eux, mais Bachar les a simplement délaissés. Il ne sert pas des intérêts politiques comme son père avant lui, mais les intérêts matériels et directs de son clan.»

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soustara
Habitué


Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Ven 28 Sep - 1:45



أخبار مؤكدة تفيد تعرض الطاغوت بشار لجلطة سببت له نزيفا في الدماغ وثقل باللسان وصعوبة الوقوف، اللهم زده عذابا فوق عذابه
] --

http://t.co/sGLTYGJo



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: qui est vraiment l'opposition syrienne   Aujourd'hui à 17:02

Revenir en haut Aller en bas
 
qui est vraiment l'opposition syrienne
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» Sainte Anne et commentaire du jour "C'est vraiment lui le grand prophète, celui qui vient dans le monde"
» J'en avais vraiment pas besoin....
» Qui connaît vraiment la Vérité?
» convainquez moi: Belle du Seigneur, c'est vraiment dingue?
» Le niveau baisse-t-il vraiment ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Islam et actualité :: Actualité-
Sauter vers: