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 Françafrique et SAHARA "mer intérieure franco-africaine"

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ithviriw
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MessageSujet: Françafrique et SAHARA "mer intérieure franco-africaine"   Ven 18 Jan - 20:49

Assalamou 'alaikoum;

Les USA, la France, livrent des armes aux mercenaires salafis, qui sont enrôlés CONTRE le peuple syrien, et la République arabe syrienne, par les monarques totalitaires séoudiens et qataris, et leurs valets Hariri, l'agent du sionisme, et le farfadet Erdogan, qui se veut être Soliman le Magnifique, en devenir, alors qu'il n'arrive pas à éteindre le feu kurde qui couve chez lui, et menacerait l'avenir de la Turquie, si son ALLIE conjoncturel, Israël, se décidait à le "PUNIR", au cas où, il se croirait un nouvel ottoman...
C'est ce couple indigne, de valets et de colonialistes et autres impérialistes, qui se sont unis, pour détruire le monde arabe, et le piller.

L'Arabie saoudite et le Qatar, au lieu de développer leurs pays, technologiquement et assurer le bien être de leurs populations et leur accorder les droits minimums prescrits par Allah, se lancent au contraire dans la dilapidation de leurs revenus, en payant rubis sur l'ongle les factures d'armements que leur présentent régulièrement les fabricants US-européens, et pire, ils participent aux CRIMES contre les populations des pays ciblés par leurs "amis", dans les faits, "ennemis", selon les fatawis de leurs choyoukhs "cocotte-minute"...

N'est-ce pas ces don quichotte mêmes qui ont armé les rebelles mercenaires AQMI, au Mali, pour donner un prétexte à Hollande d'intervenir, comme lorsque son prédécesseur SARKO, avait détruit la Libye ?

En tous cas, la prise d'otages à In Amenas, en est la preuve cinglante, que l'objectif tu de Hollande, est bel et bien de veiller à ce que la Françafrique se transforma en "Sahara mer intérieure française", avec miettes pour les Africains, avec à la clef, la remise en question de l'intégrité territoriale de l'Algérie.

Si La Syrie, tarde à tomber entre les mains des Israélo_wahabis, le morceau Algérie, risque lui de donner du fil à retordre aussi bien aux "alliés généraux algéroDAFistes, et les franco-africains" qui seront ensuite blousés par les USA, grâce à ses serviteurs Wahabis et Salafis, travaillés depuis trois décennies pour le compte du sionisme, de l'impérialisme US et anglo-français, par les renégats du GOLFE et de la péninsule arabique...

Sauf que... le pays du million et demi de martyrs et des 10 millions de chouhadas, de 1830 à 1872, ne se laissera pas faire...

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Soustara
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MessageSujet: Re: Françafrique et SAHARA "mer intérieure franco-africaine"   Sam 19 Jan - 2:36

Embarassed
LE GENIE DU FORUM a écrit:
Si La Syrie, tarde à tomber entre les mains des Israélo_wahabis





COMME LE GOLAN....le pauvre

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boukobrine
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MessageSujet: Re: Françafrique et SAHARA "mer intérieure franco-africaine"   Sam 19 Jan - 19:14

voici une analyse paru sur le site de "oumma .com", sur ce qui s'est passé à Ain Aménas.
elle n'engage que son auteur. mais l'absence de communication de la part du pouvoir algérien, autorise toutes les lectures. meme si la fin est un peu courte et se garde bien de pointer du doigt les mobiles colonialistes de frança.





Addi Lahouari : Belmokhtar, le chef des jihadistes « entretient des relations avec des officiers algériens »
Posté par Rédaction LQA on jan 18th, 2013 // 12 Commentaires - [ ]


447

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In Oumma.com
le 18 janvier, 2013
Interrogé par Oumma, Lahouari Addi, un des meilleurs spécialistes de l’Algérie, décrypte les rapports de force qui ont précipité l’assaut algérien contre les preneurs d’otages du complexe gazier de Tiguentourine, désormais connus sous leur nom de guerre « les signataires par le sang ».
Dénouer l’écheveau de l’offensive française au Mali et de la réaction algérienne face à la prise d’otages dans le complexe gazier de Tiguentourine n’est pas aisé, d’autant plus que la confusion médiatique perdure et que les informations véhiculées en boucle n’expliquent rien et sont sujettes à caution.
Démêler le vrai du faux requiert l’éclairage d’un expert, tel que celui du sociologue de renom Lahouari Addi, auteur prolifique de nombreux ouvrages et articles sur l’Algérie, le Maghreb et le Monde arabe, qui enseigne à l’Institut de sciences politiques de Lyon.
Qui sont véritablement les ravisseurs du complexe gazier Tiguentourine, In Amenas ?
On ne le sait pas avec exactitude, d’autant plus que les autorités algériennes font silence radio. Il y a forcément anguille sous roche, en d’autres termes ce qui paraît vraisemblable, c’est l’infiltration par le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), le service de renseignements algérien, de ce groupuscule dénommé « les signataires par le sang », dont il y a fort à parier que le leader Mokhtar Belmokhtar, surnommé « le Borgne », ou encore « Mister Marlboro » pour ses supposés trafics de cigarettes, entretient des relations avec des officiers algériens.
C’est à l’opinion publique algérienne, mais également à la communauté internationale de faire pression pour savoir ce qu’il en est, d’exiger que le gouvernement algérien fasse toute la lumière à ce sujet et que les militaires mettent de l’ordre dans leur maison.

Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe jihadiste auteur de la prise d’otages sur le site gazier d’In Amenas
Ce groupe prétend venir du Mali, une affirmation démentie par le ministre de l’Intérieur algérien. Qu’en pensez-vous ?
Une chose est certaine : l’immense étendue du Sahara, qui est sous étroite surveillance, rend impossible tout déplacement sans se faire immédiatement repérer et identifier par des avions ou des satellites. Je pense que le DRS a voulu faire un coup à blanc et que cela lui a échappé. Les officiers du DRS se sont surestimés et leur opération a été un fiasco.
Qui, selon vous, a donné l’ordre d’attaquer le complexe gazier et les preneurs d’otages ?
L’Etat major algérien qui a toujours été dur avec les terroristes islamistes. Quant au président Bouteflika, un président symbole ou encore vitrine, la preuve est faite qu’il n’exerce aucun pouvoir de décision, à tel point qu’il n’a publié ni communiqué officiel, ni prononcé aucune allocution, alors que l’Algérie est au cœur d’une grave crise internationale.
Un exemple frappant : les médias français ont relayé le fait que le président Hollande a cherché à joindre hier son homologue algérien, mais en vain. Faut-il comprendre que Bouteflika n’a rien à lui dire, ou que la situation lui échappe totalement ? Ou peut-être, veut-il ainsi signifier à la communauté internationale qu’il n’a aucune autorité sur ses généraux et qu’il demande de l’aide.
Autre fait notable : les journalistes étrangers sont interdits sur le territoire algérien, la chaîne Al Jazeera est logée à la même enseigne, c’est la Corée du Nord !
Ces dysfonctionnements, qui minent en profondeur la gestion de l’Etat, en disent long sur les rivalités et les désaccords qui opposent les différents centres de pouvoir. Il me semble qu’il y a des généraux qui veulent que l’armée préserve son statut d’institution. Il est probable que dans quelques semaines le DRS sera complètement réorganisé pour avoir été incapable de gérer cette situation, où l’Algérie est la risée du monde.
Est-ce que la présidentielle de 2014, et l’éventuelle candidature de Bouteflika qui viserait un 4ème mandat, est un paramètre non négligeable dans ce rebondissement algérien en marge de l’offensive française au Mali ?
Non, absolument pas. Derrière l’assaut algérien contre les « signataires par le sang », il n’y a pas d’arrière-pensée politicienne qui se projette aussi loin dans le temps. La présidentielle, et la rumeur, car ce n’est qu’une rumeur, de la candidature de Bouteflika à sa réélection, n’a joué aucun rôle là-dedans.
Pourquoi l’Algérie, si soucieuse de son indépendance, a autorisé le survol de son territoire par l’aviation française ?
Que pouvait-elle faire d’autre ? Tout refus de sa part aurait été interprété comme la marque de son soutien à l’AQMI, et n’aurait pas manqué d’alimenter la rumeur à ce sujet. Certes, l’Algérie était opposée à l’intervention française au Mali, mais cette opposition a aussi des limites.
Quelles sont les conséquences de l’intervention française au Mali pour l’Algérie ?
Comme je le mentionnais précédemment, l’Algérie était hostile à cette offensive française. En intervenant militairement, la France a fait échouer les plans des militaires algériens au Mali, considéré comme l’arrière-cour de l’Algérie, et comme un formidable levier pour faire pression sur l’Europe.
Le DRS a infiltré nombre d’organisations situées dans le nord du Mali, mais sans les contrôler complètement. Les militaires algériens ne souhaitaient pas qu’ils aillent vers le sud. Les islamistes se sont radicalisés et ont décidé de marcher sur Bamako, ce qui a précipité l’intervention de la France.
A la lumière des réactions internationales, dont la Grande-Bretagne et le Japon qui déplorent de ne pas avoir été informés en amont de l’assaut algérien, il y a, à mes yeux, un grand perdant dans cette affaire : c’est le DRS, qui a prouvé qu’il était incapable d’assurer la défense des précieux puits pétroliers. Je suis convaincu que cela va exacerber les dissensions et les luttes internes pour le pouvoir, et conduire à une restructuration du service de renseignement algérien.
Propos recueillis par la rédaction.
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boukobrine
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MessageSujet: Re: Françafrique et SAHARA "mer intérieure franco-africaine"   Lun 21 Jan - 14:48

voici un article paru sur le site "mondialisation.ca" et qui traite des rivalités franco-américaines au sahel. l'apperçu historique qu'ilo donne est interréssant pour qui veut voir dans l'attaque de "in aménas" autre chose qu'une cavale entre tom et jerry. l'idée de création d'un "Etat du sahara" au service de la france semble etre de nouveau à l'ordre du jour... bonne lecture. courage, le texte n'est pas trop long et il en vaut la peine



Le Niger et la Françafrique

Le Niger est encore considéré par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) comme le pays le plus pauvre du monde.1 Cette pauvreté est avant tout le fruit d’une impossibilité pour le peuple nigérien d’exprimer sa souveraineté à travers son propre appareil étatique. Pour la France, la question du Niger est très ancienne et date de l’époque coloniale. Dés 1956, des études géologiques révèlent la présence d’importantes mines d’Uranium dans le Sahara, en particulier dans la région du Sahel : au Niger. Le Sahel est la zone de transition entre le désert du Sahara et la savane. Selon les époques et les auteurs, on considère cette zone de manière indépendante ou comme la marche du Sahara. Fait souvent oublié, en 1957 la France souhaitait parfaire son empire colonial par la création d’un seul Etat du Sahara : L’OCRS (Organisation Commune des Régions Sahariennes). Il s’agissait d’un projet de mise en valeur économique de la région (ou plutôt d’une nationalisation de facto de ses ressources), présenté au Parlement français par Houphouët Boigny. L’OCRS devait centraliser à Paris la gestion économique de 8 territoires distincts de l’Union française (qui se trouvaient donc dépossédés de cette prérogative, mais qui pouvaient espérer en retour des investissements plus nombreux et rationnels). La création de l’OCRS correspondait avec celle d’un ministère du Sahara et d’un Commandement militaire du Sahara : le ministre de la région y cumule ses fonctions avec celles de secrétaire général de l’OCRS. Il s’agit bien, à terme, de créer un Sahara français, Etat autonome au sein de l’Union française. L’OCRS qui comportait le sud de l’Algérie, est dissous à l’indépendance de l’Algérie en 1962.2 Mais, Le 7 Avril 1961, la France noua avec ses anciennes colonies des “accords de défense” qui lui offrit un accès exclusif aux ressources de l’Afrique, dont l’uranium nigérien. Hamani Diori, alors dirigeant du Niger et de son parti unique, reste au pouvoir pendant près de 14 ans.

Nous sommes en pleine guerre froide et les États-Unis ont besoin d’un allié afin de sous-traiter leurs intérêts en Afrique. La France du Général De Gaulle, prise au milieu des affrontements géopolitiques Est-Ouest, décide de lancer un fin stratagème qui va lui garantir une indépendance énergétique et économique. A cet effet, des réseaux franco-africains sont mis en place, et une incroyable politique officieuse va permettre à la France d’exploiter illégalement les ressources de ses anciennes colonies africaines. Parallèlement, les révolutions communistes en Afrique sont sempiternellement annihilées par les différents dirigeants africains soutenus par la diplomatie française, et cela visiblement au profit des intérêts croisés franco-américains. Ces intérêts, difficilement visibles sur l’échiquier diplomatique, se révèleront plus tard, par le biais des enquêtes diligentées par l’association Survie et son regretté président fondateur François-Xavier Verschave.3

Ce dernier mettra en évidence de sérieux liens entre les réseaux franco-africains du SAC (Service d’Action Civique), milice personnelle du Général De Gaulle dont Charles Pasqua, Daniel Léandri et Jacques Foccart sont les fondateurs, et les réseaux anticommunistes américains. Dés lors ces réseaux apparaissent non pas comme le résultat d’un souverainisme anti-américain mais plutôt comme un compromis de “diplomatie” occulte permettant à la France de préserver sa zone d’influence face à l’URSS et à la Chine. Cependant, Washington cogère progressivement avec Londres la zone africaine anglophone, sa motivation n’est plus simplement la Guerre froide. Une lente mais franche transmission du « complexe de Fachoda » en faveur des Etats-Unis s’opère. Côté français, des accords officieux sont manifestement noués autour de l’exploitation des anciennes colonies françaises. Ces accords illégaux mettent en lumière des ententes pour le moins étonnantes. C’est par exemple le cas du pétrole Angolais, qu’Elf partage avec Chevron.4 On peut également citer le choix du « Mr Afrique » de François Mitterand : François Durand de Grossouvre, qui avait été auparavant le responsable du Stay-Behind français, cellule mise en place conjointement par la CIA et l’Otan.5 Malgré ces liens inextricables, une rivalité s’est installée peu à peu entre la France et les Etats-Unis, ces derniers ayant des ambitions impériales illimitées.



Les rivalités franco-américaines et le premier choc pétrolier

Tout d’abord, cette rivalité s’exprime par les divergences concernant la construction européenne : De Gaulle souhaite une Europe indépendante des États-Unis et propose donc un accord allant dans ce sens à l’Allemagne. Mais les États-Unis court-circuitent ce processus et Willy Brandt, alors Ministre des Affaires Etrangères de l’Allemagne, renonce progressivement à la proposition du Général De Gaulle. Certes, les deux hommes peuvent s’entendre sur certains points mais Willy Brandt plaide inlassablement en faveur de l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun et pour le maintien de solides relations transatlantiques.6 Cette opposition entre le projet d’une Europe américano-centrée et celle d’un fédéralisme Européen voulu par la France est alors à la source de nombreuses décisions de la politique extérieure française. En effet, pour maintenir son indépendance et donc pouvoir prétendre à un rôle d’opposition, la France doit alors assurer ses arrières. En particulier en ce qui concerne la mainmise sur l’uranium qui sera un des leviers essentiels de son autonomie énergétique. Les Etats-Unis traversent quant à eux une profonde crise économique. Mais cette crise n’est que la conséquence de la stratégie de Washington, qui entend utiliser l’abandon de la conversion Or-Dollar afin de faire peser sur l’économie mondiale les conséquences économiques de la Guerre du Vietnam, ce que De Gaulle refuse. La conversion Or-Dollar sera donc abandonnée plus tard, en 1971 sous Pompidou. A l’époque, une nouvelle politique énergétique se dessine en toile de fond, et les cours de l’Uranium s’envolent. Pendant ce temps, le Niger dont la principale ressource est l’uranium, traverse une douloureuse crise humanitaire. Hamani Diori, conscient de la supercherie française, décide de revaloriser le prix de vente de l’Uranium nigérien. Cette décision signera sa propre fin, mais sa chute le 15 Avril 1974 contient quelques indications :

La sixième assemblée extraordinaire des Nations Unies s’est tenue du 9 Avril au 2 mai 1974 à New York. Or Diori a été renversé juste deux jours avant son départ prévu pour aller y représenter les intérêts du Niger. Cette session a abordé deux points essentiellement liés aux deux différents qu’opposent les États-Unis et la France : la question de l’abandon progressif des accords de Bretton Woods au profit d’un « nouvel ordre économique international » et la question des ressources énergétiques, du néocolonialisme et de la souveraineté des pays en voie de développement. A cette occasion, une commission spéciale est crée et son président n’est autre que le premier ministre Iranien Fereydoun Hoveyda dont le soutien aux Etats-Unis n’est plus à démontrer. 7

Hamanai Diori avait-il prévu de jeter le pavé dans la mare en posant publiquement le problème de l’Uranium nigérien ? Devait-il avoir, en marge de l’assemblée, des rencontres qui permettraient de créer de nouveaux débouchés plus prometteurs ?

De nombreuses sources l’évoquent. Le souci d’Hamani Diori de se libérer ainsi de la tutelle française concernant la principale ressource de son pays, est souvent avancé comme la cause unique de son renversement par le coup d’état militaire.

Le Plan Mesmer face au Plan américain

A la veille du choc pétrolier de 1973, 80% de l’énergie française est importée, le pétrole en constitue les 2/3. Face à cette dépendance, seul le développement d’un parc nucléaire permettrait à la France de s’émanciper. Pour y parvenir, il faut disposer d’uranium mais également d’une technologie d’enrichissement efficace et rentable. Les États-Unis disposent d’une technologie d’enrichissement au delà de 3% et misent sur les centrales REP (Réacteur à Eau sous Pression) et dominent alors le développement du nucléaire civil.

Du côté français, en 1945, le Général De Gaulle créé le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique). Celui-ci donne des résultats dés 1948 avec la pile ZOE, première pile atomique française. En 1954, la première centrale américaine voit le jour, et en 1956 la première centrale Française est mise en service à Marcoux. Cette dernière fonctionne grâce à une technologie française à base d’uranium non enrichi : de type graphite-gaz (UNGG), voulu par l’état français et fermement défendu par De Gaulle. En 1958, Schneider passe un accord avec les Etats-Unis afin d’importer la technologie américaine en France, ce que refusera le Général De Gaulle. La même année, ces intentions de coopérations franco-américaines aboutissent tout de même à la fondation de la FRAMATOME (société Franco-Américaine de Constructions Atomique), née d’une fusion de plusieurs sociétés des groupes Schneider, Merlin-Gérin et Westinghouse. Un appel d’offre franco-belge pour une centrale à eau pressurisée (REP) se dessine. En 1959, EDF souhaite expérimenter la technologie américaine, mais le Général De Gaulle y est toujours opposé. Cette expérience se fera donc en Belgique. En 1969, De Gaulle n’est plus au pouvoir et Pompidou son successeur décide d’autoriser les REP sous la condition que la France obtienne au plus vite une indépendance technologique, EDF est autorisé à construire des REP. En 1973, la France lance le plan Mesmer et signe la construction de 16 tranches nucléaires. De leur côté, les Etats-Unis ambitionnent eux aussi de développer un parc nucléaire civil à la hauteur de leur Nation. A l’époque, leurs prévisions estiment qu’il sera de 210 tranches nucléaires en 2000. Mais la catastrophe de Three Miles Island en 1979 et la récession économique forcent les États-Unis à abandonner cette idée. 8



Mine d’uranium au Niger

Areva et la relance du plan nucléaire civil étasunien

Les accords de Kyoto en 1997, vont rejeter peu à peu la question du nucléaire sur la scène internationale. Les Etats-Unis vont solliciter Areva dés 2003, par l’intermédiaire du président Bush et de Spencer Abraham son secrétaire à l’énergie.9 Au cours des années suivantes, la prétendue prise de conscience écologique mondiale concernant les émissions de CO2 aboutit, entres autres, à l’idée que le nucléaire serait l’énergie la plus propre.

Cette théorie sera ensuite encouragé par un rapport de la commission Trilatérale rédigé en 2007 par Anne Lauvergeron (présidente du directoire d’Areva) ; Jonh M.Deutch 10(directeur de la CIA sous l’administration Clinton, qui fut accusé d’avoir conserver des informations relatives à la sécurité intérieure avant d’être finalement amnistié par Bill Clinton le dernier jour de son mandat) ; Widhyawan Prawiraatmadja (PDG de la compagnie pétrolière indonésienne PT Pertamina). Il s’agit d’un rapport comportant la vision classique de la commission trilatérale et qui envisage donc la problématique énergétique à travers les 3 pôles économiques que sont l’Europe, l’Asie, et les Etats-Unis, ces derniers constituant le point d’orgue de la stratégie : aboutir à un règlement mondialiste de la question énergétique et écologique en faveur des intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés. 11Areva étant le leader mondial du nucléaire civil, il ne peut y avoir de meilleur interlocuteur et potentiel partenaire pour relancer le plan nucléaire étasunien avorté en 1979, tout en renforçant les régulations stratégiques mondiales voulues par les Etats-Unis. Il est néanmoins difficile de dire si les changements au sein d’Areva furent uniquement le fruit de pressions américaines ou bien s’ils sont en partie le résultat d’alliances stratégiques. Rappelons tout d’abord qu’Areva est née de la fusion de la FRAMATOME et de la COGEMA en 2000, sous l’autorité d’Anne Lauvergeon. Il s’agit donc d’une profonde rupture avec les perspectives Gaulliennes de développement du nucléaire français, celles-ci intégrant désormais la collaboration avec les Etats-Unis.

- Le premier signe évident de ces changements fut donc la nomination d’Anne Lauvergeon à la tête de la Cogema. Elle avait été recrutée par Edouard Stern chez Lazard suite à son travail de conseillère économique de Mitterrand. Cela lui permis de vendre son carnet d’adresse public au privé. Après avoir passé quelques mois dans la firme Banque Lazard Frères & Co. à New-York, elle en devient associée-gérante en 1995. C’est d’ailleurs pendant ce passage chez Lazard en 1996, qu’Anne Lauvergeon est recrutée en tant que Young Leader par la F-A-F (French-American Foundation). Puis Edouard Stern renvoie Anne Lauvergeon de Lazard, lorsqu’elle entre au Conseil d’Administration de Pechiney, cette dernière ayant vendu son influence chez Lazard lors de la privatisation de Pechiney pour obtenir ce poste. Elle est ensuite nommée par le gouvernement de gauche plurielle à la tête de la Cogema (une décision qui revient principalement à Dominique Strauss-Kahn).
- Nathalie Koszisuco-Morizet est, quant à elle, rattachée aux questions écologiques et énergétiques du gouvernement français dés 1997. Lors du second mandat de Jacques Chirac, elle est alors nommée rapporteur de la charte de l’environnement qui fut entérinée au Congrès le 28 Février 2005. Y contribua notamment Bertrand Collomb, alors président du WBSCD (World Council for Sustainable Development). La même année elle entre elle aussi à la F-A-F en tant que Young Leader. Toujours En 2005, un second élément vient accélérer les incursions américaines dans la gestion de la vie politico-économique française. En effet, Christine Lagarde, alors ministre du commerce extérieur du gouvernement De Villepin, ouvre la voie à diverses possibilités en faveur de l’industrie américaine. 12 Au même moment elle est membre de la commission pour l’élargissement euro-atlantique au CSIS.
-En 2006, Anne Lauvergeon nomme Spencer Abraham à la tête de la filiale américaine d’Areva. 13Ce dernier était auparavant le secrétaire à l’énergie de l’administration Bush. Elle est ensuite convoquée à la réunion annuelle du groupe de Bilderberg à Ottawa puis y sera réinvitée à Sitges en 2010, année où elle entre à la Commission Trilatérale Europe. Toujours en 2006, Fréderic Lemoine président du conseil de surveillance d’Areva (qu’il quittera en 2009) est, lui aussi, recruté en tant que Young Leader de la F-A-F. Enfin viendra le tour de François Xavier Rouxel en 2009, vice président exécutif d’Areva.

Le CEA, qui avait été crée dans le but d’assurer l’indépendance énergétique de la France et d’affermir le rôle de l’état dans la gestion du capital nucléaire français reste un organe attaché au gouvernement. L’état français détient sa plus grande participation d’Areva par l’intermédiaire du CEA (73,3%), dont le haut-commissaire est nommé par le conseil des ministres. En 2009, Nicolas Sarkozy nomme Catherine Cesarsky en tant que haut-commissaire du CEA pour prendre en main l’avenir nucléaire français. Le parcours exemplaire de Catherine Cesarsky l’a conduit à obtenir un doctorat en Astronomie à l’université de Harvard en 1971. En 1977, elle entre à l’Institut Weizmann, une université de recherche mondialement renommée et située à Revohot, en Israël. Elle entre au CEA en 1985, où elle dirigea le service d’astrophysique, puis poursuit son parcours en en devenant directrice des sciences de la matière en 1994, avant d’être finalement nommée à sa tête. Elle est en outre membre de la National Academy of Science qui dépend directement du département d’Etat des Etats-Unis.

Le 14 Novembre 2010, Nathalie Kosciusko-Morizet est tout naturellement nommée Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement au sein du gouvernement François Fillon II. Elle se rend à la conférence de Cancun en Décembre 2010, mais fait avant tout un bref détour par l’Inde en compagnie de Nicolas Sarkozy, et cela afin d’y vendre deux centrales nucléaires à l’état Indien pour le compte d’Areva. Une fois à Cancun, elle est accompagnée de Brice Lalonde.14 La présidente mexicaine la charge du groupe de travail sur le transfert de technologies, le climat et les énergies renouvelables. Sur son blog personnel, elle résume son rôle au sein de ce groupe de travail par les mots : « Ce que nous avons tracé là, c’est un sentier de développement durable que pourront emprunter des pays qui, s’ils suivaient aujourd’hui le même chemin que les américains, provoqueraient sans doute la destruction pure et simple de notre monde. Il faut que les pays se développent, et il faut du transfert de technologie pour que ce développement soit « propre », aujourd’hui. C’est ce que nous avons réussi à faire inscrire dans le texte soumis au consensus international ».15 Il s’agit donc bien de soutenir la stratégie américaine visant à redéfinir la politique énergétique mondiale au détriment des pays en voie de développement, tout en leur imposant des technologies aux mains des puissances alliées des Etats-Unis.

Le 23 Décembre 2010, l’assemblée générale des actionnaires d’Areva approuve l’ouverture du capital de la firme à hauteur de 900 millions d’euros, et cela au profit du fond souverain du Koweit (KIA) et de l’état français (600 millions de la part de KIA ; 300 millions de la part de l’état français). Le KIA détient désormais 4,8% du capital d’Areva, devenant ainsi son troisième actionnaire (après le CEA et l’état français). 16

L’année 2011 signera la fin du règne d’Anne Lauvergeon sur Areva, son mandat prenant fin en Juin. Dés Décembre 2010, Alexandre de Juniac dépose sa candidature à la tête d’Areva. Il est alors directeur du cabinet de la ministre de l’économie Christine Lagarde, et est lui aussi un Young leader de la F-A-F (promotion 2002). Cette candidature sera refusée par l’état au motif qu’elle serait incompatible avec sa mission auprès de Christine Lagarde. Depuis, de nombreux noms circulent pour remplacer Anne Lauvergeon : Denis Ranque (membre de la Comission Trilatérale Europe) ; Marwan Lahoud, Young Leader de la F-A-F (promotion 1999), membre du conseil de surveillance de l’Institut Aspen France et frère d’Emile Lahoud, le fameux « corbeau » de l’affaire Clearstream II ; Nicolas Sarkozy soutient quant à lui la candidature d’Henri Proglio.

Ces rapprochements entre les intérêts américains et ceux d’Areva, par l’intermédiaire entres autres de Christine Lagarde, révèlent la vision carriériste d’une bonne partie de l’élite politico-économique française, sans laquelle ces choses n’auraient pu être mises sur pied. Néanmoins, cela n’aurait pas pu se réaliser sans le travail d’instituts américains qui s’efforcèrent de coopter celles et ceux qui joueront ensuite en leur faveur. Par conséquent, la stratégie de création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement américano centrée, est désormais appuyée par Areva et par la France, tout comme l’affirme NKM : « J’ai le sentiment que le monde est mûr pour créer enfin une Organisation Mondiale de l’Environnement. Nous en avons besoin. J’ai le sentiment aussi que notre pays est à même de porter activement ce projet ».17

Conclusions

Au vu des faits présentés, il serait facile de prêter des intentions aux États-Unis. Il est toutefois certain que De Gaulle mesurait le risque d’une hégémonie américaine et tentait de maintenir l’indépendance relative de la France pendant la Guerre Froide. Cette politique reposait en partie sur les accords franco-africains et les réseaux officieux qui gravitaient autour, mais aussi sur une politique nationale dont la Cogema et le CEA étaient alors des symboles forts. En ce qui concerne le savoir-faire français acquis dans le domaine du nucléaire civil, les États-Unis ont su attirer Areva dans leurs filets. Mais qu’en est-il de l’Uranium Nigérien dont Areva profite depuis de nombreuses années ? Le processus européen ayant forcé l’entrée de la France dans l’orbite américaine, la gestion des ex colonies francophones ne peut en dernier lieu qu’être remis entre les mains des Etats-Unis. C’est ce que nous verrons dans la seconde partie.

Julien Teil
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boukobrine
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MessageSujet: Re: Françafrique et SAHARA "mer intérieure franco-africaine"   Jeu 29 Aoû - 21:16



voici une analyse de michel collon sur "ain aménas" qui date de janvier 2013. son opinion sur les djihadistes et leur collusion avec les us ainsi que les choix qui s'offrent aux mondes arabe et africain la rend tjr d'actualité

والله ينصر سوريا ورجال المقاومة  
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MessageSujet: Re: Françafrique et SAHARA "mer intérieure franco-africaine"   Aujourd'hui à 13:27

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