Islam et actualité

Actualité et société
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 APRÈS 13 ANNÉES DE DÉTENTION :Abdelhak Layada libéré

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
tarek ibn ziad
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 106
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: APRÈS 13 ANNÉES DE DÉTENTION :Abdelhak Layada libéré   Lun 13 Mar - 4:22

DÉTENUS DE SERKADJI
Des témoins racontent
13 mars 2006 - Page : 3


Les anciens détenus sont venus en nombre attendre la libération de Layada.


Des anciens détenus des prisons d’El-Harrach, de Ouargla, de Berrouaghia et d’autres contrées sont venus en nombre attendre la libération d’Abdelhak Layada. Dès le matin, ils déambulent dans les ruelles de Bab Jedid. Au fur et à mesure que le temps passe, des véhicules déversent du monde sur la chaussée. Sa famille, ses proches, de simples militants de l’ex-FIS attendent la sortie du fondateur du Groupe islamique armé (GIA). Les journalistes, eux aussi, attendent.
Barberousse leur donne du flanc. Son regard se perd dans la mer. Autour de lui, peu de traces des pirates qui avaient pignon sur rue. Une fontaine, des lézardes sur les murs, des ruelles tortueuses qui descendent en pente vers la mer.
Les derniers visiteurs quittent la prison. Les barbus flânent en guettant les derniers. «Quand les visites seront finies, ils lâcheront les prisonniers», lance l’un d’eux. Parmi les gens qui attendent, il y a beaucoup d’anciens détenus. Certains ont quitté tout récemment Serkadji. Ils sont marqués à vie par leur passage dans cette prison. Ils ont vécu la mutinerie du 21 février 1995 qui avait fait 93 morts parmi les détenus et 4 gardiens, rappelle-t-on. Ils se souviennent encore des menus détails de cette mutinerie. Puis ils ont vécu une autre mutinerie qui s’est répandue à travers d’autres prisons en 2002. Ils sont venus à la rencontre d’un des leurs, peut-être le plus important. Il s’agit de Layada. Il résume à lui seul l’histoire de l’islamisme armé en Algérie. Il est le père fondateur du GIA. Les anciens de Serkadji sont venus à sa rencontre parce qu’il avait servi d’intermédiaire entre les services de sécurité et les prisonniers lors de la mutinerie de Serkadji, avec Abdelkader Hachani. C’est une forme de reconnaissance. Hachani et Layada ont fait une proposition qui devait leur «permettre d’établir le contact avec les différents pavillons», en vue de trouver une issue pacifique à la crise, confie-t-on. «Les deux parties ont convenu d’un accord sur les propositions et aucune victime n’a été signalée durant plus de dix heures de négociations». Avec l’aide d’une troisième partie constituée d’avocats, la cellule de crise devait leur permettre de réintégrer les prisonniers dans leurs cellules. Mais les négociations ont été rompues dans l’après-midi et la mutinerie a pris un virage dangereux dont les résultats sont connus. Les coups de feu ont été entendus, sans interruption, pendant près de vingt heures. Pour les islamistes, l’objectif était la liquidation pure et simple des figures de proue du mouvement islamiste radical. Pour les autorités, les responsabilités sont partagées. La télévision nationale a montré Lembarek Boumaarafi et Abdelhak Layada. Une manière de dire qu’il s’agit bel et bien de mutinerie. Pourtant les noms comme Cherati, El Oued, Tadjouri, le fils de l’avocat Si Mozrag et beaucoup d’autres sont morts ce jour-là. Certains ont été enterrés sous «X».
Layada est accueilli aujourd’hui en héros par les siens. Il bénéficie des mesures d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation plébiscitée par le peuple le 29 septembre dernier. Ceux qui l’ont attendu tout au long de la journée continuent de croire qu’ils n’étaient pas dans leur tort lorsqu’ils se sont dressés contre le pouvoir et qu’ils sont libres par la volonté de Dieu.




Abdelkader HARICHANE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
tarek ibn ziad
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 106
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: APRÈS 13 ANNÉES DE DÉTENTION :Abdelhak Layada libéré   Lun 13 Mar - 4:38

Actualités : ALI BENHADJ ACCUEILLE LAYADA A SA SORTIE DE PRISON
Le FIS salue le GIA




16h35. Layada sort de la prison de Serkadji. Le visage rasé de près. Il restera un petit instant à contempler la foule venue l’accueillir, avant d’effectuer une génuflexion à même le bitume. Il sera imité par ses proches. A ce moment, on pouvait même entendre les concernés psalmodier El Hamdou lillah (merci à Dieu). Le fils cadet du fondateur du GIA lancera le premier Allah Akbar (Dieu est grand). L’homme, qui affiche un profil serein et qui ne manque pas de bomber le torse devant le crépitement des flashs des photographes, est littéralement pris d’assaut.
Il s’agit essentiellement des membres de sa famille, mais également de quelques camarades d’armes. A chaud, Abdelhak Layada s’est contenté de l’incantation d’un verset du Coran autour du triomphe du bien sur le mal. C’est à un authentique bain de foule qu’aura droit l’élargi. Une profusion de personnes se succède pour lui faire l’accolade. Celui-ci ne manque pas de manifester une joie particulière à la rencontre de quelques-uns. La circulation routière est complètement interrompue. Une foule compacte prend d’assaut le rond-point du quartier de la Haute-Casbah. Les pickpockets et autres énergumènes sont également au rendez- vous. Le service d’ordre est dépassé. La foule déchaînée scande en chœur “Allah Akbar”. Dans la confusion l’on semble même craindre pour l’ «émir». Une garde prétorienne est improvisée. Certains lui recommandent même de monter dans la voiture qui l’attend plus bas. Mais l’un de ses enfants l’empêche. Il lui explique qu’un invité de marque n’allait pas tarder à faire son apparition. Ce dernier n’est autre que l’ex-numéro 2 du FIS dissous, Ali Benhadj. En compagnie de quelques fidèles ils sont allés accomplir la prière d’El Asser à la mosquée El Barani située à un jet de pierre. “D’accord ne vous inquiétez j’irai là où vous me demanderez d’y aller” répète-t-il à son jeune enfant. Le convoi s’est arrêté à hauteur d’une bifurcation qui débouche directement sur la mosquée d’où Ali Benhadj devait sortir à tout moment. Avant l’arrivée de Benhadj, d’anciens prisonniers pour des affaires de terrorisme se succèdent pour l’embrasser. Il semble oublier quelques-uns. L’on lui rafraîchit la mémoire : “c’est Hindou, il était avec toi au tout début”. Ce dernier se distingue d’un comportement singulier. Quelques heures avant la sortie du fondateur du GIA, il s’est même offert le luxe d’affirmer à voix haute : “Nous allons leur faire la guerre jusqu’au dernier souffle” en désignant de la tête les forces de l’ordre qui se tiennent en face. Cette réflexion suscite l’indignation de ses interlocuteurs qui lui expliquent clairement que toutes ces histoires sont terminées pour eux. « Laisse-moi en dehors de tout ça”, dit un jeune. “Ça y est, moi je me suis rendu pour de bon. J’applique la moussalaha (réconciliation)”, lâche sèchement un autre. Ali Benhadj arrive en compagnie de trois personnes. Les cris d’Allah Akbar redoublent d’intensité. “Laissez le passage au cheikh”, ressassent des voix. Ali Benhadj, fidèle à son accoutrement, s’abandonne aux bras d’El Ayada. Ils s’échangent quelques mots avant de prendre le chemin vers la Peugeot 406 qui les attendait. Au cours de la lente procession, des journalistes sont pris à partie. Le fils de Layada suit la scène et dit : “Ne frappez pas les journalistes.” Layada s’arrête de marcher et renchérit : “Laissez la presse tranquille. La presse est libre. Les journalistes ont bien appris leur métier.” Layada et Ali Benhadj stopperont net leurs “compères” quand ces derniers ont scandé : “Aalayha nahya wa aalayha namout” (pour elle nous vivrons et pour elle nous sommes prêts à mourir). C’est avec beaucoup de peine que Layada et Ali Benhadj prennent place à l’arrière de la voiture qui s’ébranle.
A. G.
amirsoir@yahoo.fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
tarek ibn ziad
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 106
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: APRÈS 13 ANNÉES DE DÉTENTION :Abdelhak Layada libéré   Lun 13 Mar - 4:41

APRÈS 13 ANNÉES DE DÉTENTION
Abdelhak Layada libéré
13 mars 2006 - Page : 3


Sa rencontre à la sortie de la prison avec Ali Benhadj a été hautement symbolique.


C’est à 16h 40 qu’apparut, hier, Abdelhak Layada au seuil de la porte de Serkadji. Grand gaillard, apparemment bien portant, des lunettes carrées sur les yeux et habillé d’un kamis beige, l’homme n’a rien à voir avec l’émir au teint pâle et au visage émacié représenté sur une ancienne photo. Treize ans après son emprisonnement à Serkadji, Layada bénéficie d’une libération dans le cadre de la loi portant réconciliation nationale, vaste projet politique initié par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour mettre un terme à la violence armée.
Le premier geste fait par Layada a été de se prosterner, lui et ses deux fils Adlène et Soheib, dans un rituel religieux appelé «soudjoud ech-choukr». Aussitôt après, la foule, présente dès les premières heures du matin pour attendre sa libération, l’entoure de toutes parts aux cris de «Allah Akbar, Allah Akbar».
Ali Benhadj, venu lui aussi l’attendre, lui fait de longues accolades. Et la foule, pour un instant, reprit un credo qui ranima les flammes de 1991, «Allah Akbar, alayha nahya, alayha namout, wa fi sabiliha noudjahid, wa alayha nalka Allah».
Très entouré par sa famille, ses trois frères et ses deux fils, mais aussi par une foule d’anciens repentis, des élargis et des sympathisants, Abdelhak Layada se contente de saluer et de lancer des «Salam Alaykoum» à gauche et à droite. «Laissez la presse travailler, laissez-les prendre des photos», demande-t-il au cordon de sécurité qui se forme autour de lui empêchant les photographes de presse d’accéder jusqu’à lui. Hormis les amabilités, il dira avant de monter dans la voiture avec Ali Benhadj: «Que la vérité éclate et que le mensonge tombe». Sa phrase lourde de sens est aussitôt effacée par une autre symbolique: son apparition avec Ali Benhadj représente bien un chef islamiste «militaire» avec un chef islamiste «politique» et met en présence, pour la première fois, les deux hommes.
Les prises de position de Layada en faveur de la paix, après avoir été un des chefs insurgés de l’islamisme, ont certainement joué en sa faveur, en plus de la volonté des autorités de rendre sa liberté au chef historique des groupes armés et de lancer une nouvelle offre de paix aux derniers irréductibles encore en armes. Dans un communiqué datant du 22 septembre 2005, c’est-à-dire en pleine campagne pour le projet de paix et de réconciliation nationale, initié par le président de la République, le chef historique du GIA, Abdelhak Layada, évoquait par le biais de son fils Adlane, les grandes lignes de la réconciliation nationale qu’il qualifiait de «choix inéluctable».
«La charte pour la paix et la réconciliation nationale - que nous appuyons par notre libre choix requiert de nous, que nous tirions les leçons nécessaires de nos erreurs et de celles des autres, et que les erreurs du passé soient la clé de notre problème d’aujourd’hui (...) La solution que propose le président de la République ne peut se faire qu’en Algérie et entre les Algériens et on peut la considérer comme une plate-forme décisive pour une vie plus pacifique et une orientation vers la fin de la crise», estimait le prisonnier de Serkadji.
Layada se lamentait aussi que la charte n’ait pas précisé que la réconciliation doit se faire entre telle et telle partie afin que le débat soit plus clair, plus sincère et plus juste: «Quand on parle de retour à la paix, cela implique qu’il y avait une situation de guerre, et quand il y a guerre, ce sont les belligérants qui délimitent les contours de la paix et de ses implications (...) la charte, en fait, se pose comme une thérapie sécuritaire et sociale à la crise tandis que son volet politique est occulté». Malgré toutes les observations soulevées çà et là, Layada estimait que la charte est un document qui «permet d’espérer», notamment quand il propose le dédommagement à tous ceux qui ont souffert de la tragédie nationale (...) et affirme qu’il «appuie» de ce fait «cette charte pour la paix». Layada estimait aussi qu’il y avait encore fort à faire face aux éradicateurs et à ceux qui sont hostiles à la paix et à la réconciliation: «Il faut faire échec à ceux-là et faire en sorte que le sang ne coule plus jamais». En prison, depuis pratiquement douze années (par un curieux événement, Layada a été remis par le Palais royal aux autorités algériennes le 29 septembre 1993, c’est-à-dire douze ans, jour pour jour, avant le référendum pour le projet de charte, organisé le 29 septembre 2005, Ndlr), Abdelhak Layada, avait été le premier émir du GIA, constitué à partir de la fin d’octobre 1992 à El Merdja, dans la périphérie de Baraki. Composé des groupes de la Mitidja, de Mohamed Allel et de Mansouri Miliani, le GIA avait alors consacré l’hégémonie de la jeunesse islamiste urbaine au détriment du MIA, composé des «stars» âgées de l’insurrection islamiste (Chebouti, Hocine Abderahim, Mekhloufi, etc.) .
Layada, dès son accession à la tête du GIA constitué, avait établi les premiers codes de conduite, une sorte de règlement intérieur, et avait désigné les émirs locaux (novembre 1992 à janvier 1993).
En mars 1993, il part pour le Maroc, où il sera «pris en charge» par le Palais royal, qui tentera durant plusieurs semaines de négocier.
Le «deal» était, selon les propres aveux de Driss El Basri, en 2004, aux quotidiens espagnols El Mundo et ABC, que Layada bénéficie d’une base de repli au sud du Maroc, avec toute la logistique nécessaire, en contrepartie de quoi, il devait liquider des opposants politiques sahraouis et marocains, présents à Alger. La négociation n’a pas marché et Layada a été, en désespoir de cause, remis à l’Algérie. Agé aujourd’hui de 48 ans, Layada reste notamment doté d’une incontestable aura auprès des groupes armés pour avoir été le chef historique du GIA.
Négociateur lors de la mutinerie de Serkadji en 1995 et lors du détournement de l’Airbus français en décembre 1994, les autorités lui concèdent d’avoir encore une certaine influence sur les groupes encore en armes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jamal-biladi
Membre


Nombre de messages : 16
Age : 41
Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: le fis salue le GIA   Jeu 10 Aoû - 19:13

salam alikoum

Baraka Allahou fik (merci) mon frère Tarek ibn ziad pour ces informations tant attendues que Allah le tout puissant les considère dans ta balance de bienfaits.

Néanmoins, je n’ai pas trouvé tes commentaires à toi et il ne s'agit que d'articles de journaux.

Personnellement, je trouve que le geste du Cheikh Ali est non réfléchis vue la signification donné à ce geste et résumé par le titre de l'article (le fis salue le GIA) ce qui est déplorable pour le courant islamiste.

Il ne faut pas oublier que ce même GIA à été récupéré dès le départ par la DRS avec tant de victimes que Allah les considère comme des chouhada citons les chouyoukh Mohamed Said, Abderazzak Rajam, Abdelkader Hachani et autres.

Il faut garder toujours à l'esprit cette réalité et ne pas s'emporter dans les jugements, ce qui a été le cas du cheikh Ali.

Cheikh Ali a justifié son acte par le fait que Layada était à la tête du GIA avant les massacres, mais je pense que la sagesse devrait primer en laissant le temps faire son travail il aurait dû ne pas médiatiser sa rencontre avec Layada et attendre qu'il vérifie la sincérité de ce Layada qui reste un inconnue de la cène de la Da3wa (prédication) islamique et que moi personnellement je ne lui fait pas confiance.

N'oublier pas la prise d'otages de l'Airbus d'Air France et le rôle joué par ce Layada et on sait maintenant que ce meme atentat a été orchestré par la DRS pour faire pression sur la France à une période où la France hésitait à soutenir les généraux ce quils ont fait par la suite avec l'aide de Charles Pasqua.

Salam
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: APRÈS 13 ANNÉES DE DÉTENTION :Abdelhak Layada libéré   Aujourd'hui à 19:34

Revenir en haut Aller en bas
 
APRÈS 13 ANNÉES DE DÉTENTION :Abdelhak Layada libéré
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Question à ceux qui vont quitter la prépa.
» médecine après une année de MPSI
» école d'ingénieur aprés BTS elec
» Ecole après 1ere année CNED
» Année de stage CAPES interne

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Islam et actualité :: La crise politique-
Sauter vers: