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 La bigamie: la panacée au problème

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salah bey
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Nombre de messages : 103
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: La bigamie: la panacée au problème   Sam 18 Mar - 3:53

La bigamie: la panacée au problème

du célibat forcé de nos jeunes filles ?



Par Abou Hiba



Cachez-moi cette réalité que je ne saurais voir ! Plus hypocrite, tu meurs. Ignorer un problème n’est pas le régler.

En effet, la question du célibat forcé dont souffrent considérablement nos jeunes hommes et jeunes filles devient alarmante, voire même dramatique car plus de quatre millions de jeunes Algériennes et Algériens âgés entre 20 et 35 ans ne sont pas encore mariés, non pas parce qu’ils ont choisi cette situation mais parce qu’elle leur est imposée par des contraintes économiques ou sociales.

En l’espace d’un siècle, la société algérienne a été quatre fois saignée à blanc dans ses forces vives mâles: durant les Première et Deuxième Guerres mondiales, durant la Guerre de libération nationale (1954-1962) et pendant la tragédie nationale (1990-2000), des centaines de milliers de jeunes hommes ont péri, réduisant d’autant les chances de nos jeunes filles de trouver mari.

Jusqu’à récemment encore, notre Code de la nationalité, essentiellement fondé sur le «jus sanguinis», n’encourageait pas les étrangers à venir s’installer chez nous et à augmenter ainsi les possibilités de nos jeunes filles de faire des rencontres heureuses. Le chômage et la crise de logement ont, par ailleurs, rendu ces chances infimes. Résultat: aujourd’hui, selon les études les plus optimistes, environ deux millions de jeunes filles, en âge de mariage, sont célibataires malgré elles.

Un faible pourcentage parmi elles a un emploi, les autres survivent comme elles peuvent au sein de leurs familles ou seules, dans une société de moins en moins compréhensive, et sont menacées par des fléaux majeurs comme la prostitution ou la drogue et leurs conséquences désastreuses sur la santé physique et morale de notre société fragilisée par une décennie de terrorisme barbare et plusieurs décennies de bureaucratie stérilisante.

Les amendements apportés récemment au Code de la nationalité constituent incontestablement des avancées considérables car ils permettent aujourd’hui à la femme algérienne mariée ou célibataire de donner sa nationalité à ses enfants.

Grâce à Dieu et à la bénédiction de nos ancêtres, l’Algérie n’est pas le Liechtenstein, Andorre ou Singapour. Elle est, par exemple, plus de 3.800 fois plus grande que ce dernier pays, mais à peine 8 fois plus peuplée que lui. Notre pays est un sous-continent qu’une politique de limitation des naissances absurde pénalise et handicape lourdement. C’est au contraire d’une politique de pleine démographie dont l’Algérie a, aujourd’hui plus que jamais, besoin d’urgence afin de peupler de manière équilibrée notre vaste territoire, d’exploiter rationnellement ses nombreuses richesses et de disposer du potentiel humain nécessaire à sa bonne gouvernance et à sa défense.

L’ouverture économique et sociale induite par la mondialisation, dont notre pays est partie prenante à travers son association à l’Union européenne, sa prochaine adhésion à l’Organisation mondiale du Commerce et l’extraversion de notre commerce extérieur, pays quasi mono-exportateur, l’exposent à accueillir, à moyen terme, des milliers, voire des centaines de milliers d’étrangers, toutes nationalités et catégories professionnelles confondues.

Notre cohésion sociale sérieusement ébranlée ces dernières années, les dérives bureaucratiques et leur corollaire naturel, la corruption, ne lui permettront pas de faire face à ce flux massif inévitable dans les meilleures conditions possibles et d’être à l’abri de leurs effets pervers, dont plusieurs pays en développement ont cruellement pâti.

Maintenant que la paix, la sécurité et la stabilité sont revenues à notre pays et que le processus de réconciliation nationale, majoritairement désiré par le peuple algérien, est en place, la priorité devrait être accordée à la consolidation de la cohésion sociale pour être au rendez-vous de la mondialisation et ses contraintes.

En tout état de cause, notre pays a les moyens pour inciter matériellement nos jeunes filles et jeunes hommes à se marier à un âge raisonnable et procréer librement. Pour ce faire, il doit d’abord leur offrir du travail et élever considérablement les allocations familiales qui ont actuellement un effet dissuasif sur les naissances, tant elles sont insignifiantes et ne suffisent même pas à couvrir les frais de lait de nos nourrissons, ensuite leur accorder des facilités pour la location ou l’acquisition de logements sociaux et, enfin, pour résorber le surplus de jeunes filles célibataires, encourager ceux qui le désirent et en ont les moyens à prendre une deuxième épouse, dans le respect des règles dictées en la matière par la Charia, qui est la première source du Droit privé algérien.

Ce qui permettra à notre société musulmane d’atténuer considérablement des fléaux sociaux tels que l’infidélité, le concubinage ou les mariages de complaisance et même les unions contre nature qui minent profondément de nombreuses sociétés développées ou en développement.

Il ne faut pas suivre aveuglement les recommandations du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, qui nous «conseillent» de ne plus créer d’emplois nouveaux et d’attendre le départ à la retraite de nos vénérables aînés pour les faire remplacer par des jeunes. En effet, les conséquences dramatiques de certaines «recettes» de ces deux institutions internationales (les fameux plans d’ajustement structurel) sur plusieurs pays en développement ne doivent pas être oubliées.

Ainsi, pour pallier la fuite des cerveaux, dont notre pays souffre considérablement (plus de 200.000 cadres supérieurs et moyens très compétents ont quitté le pays entre 1990 et 2000), le Gouvernement algérien doit élever l’âge de départ à la retraite de 60 ans actuellement à 65 ou 70 ans pour ceux qui le désirent, et ce afin que la transition entre les cadres expérimentés, peu nombreux, qui ont choisi de rester dans le pays durant les années de braise et les jeunes nouveaux cadres s’opère de la manière la plus efficace possible et pour ne pas avoir à recourir à la coopération technique, onéreuse et qui ne constitue pas toujours la meilleure panacée.

Le terrorisme est né lorsque la jeunesse algérienne, qui constitue l’écrasante majorité de notre population, a cessé d’espérer et de croire en l’avenir du pays, compromis par l’imprévoyance et l’avidité des uns et des autres. En ces temps de réconciliation nationale et à l’occasion de la demi-journée que notre pays consacre annuellement à la femme, le 8 Mars, nos jeunes fleurs doivent conserver leur sourire radieux, qui a permis au pays de surmonter toutes les calamités qu’il a eu à subir du fait de la nature et de l’homme. Bonne fête, grands-mères, mères, soeurs et filles.

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