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 HACHEMI CHERIF DÉCÉDÉ : Les communistes algériens orphelins

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MessageSujet: HACHEMI CHERIF DÉCÉDÉ : Les communistes algériens orphelins   Sam 6 Aoû - 12:22

EL HACHEMI CHERIF EST DÉCÉDÉ
Les communistes algériens orphelins
03 août 2005 - Page : 7


Syndicaliste et militant politique, il était malade depuis plus d’une année.


Le mouvement communiste algérien vient de perdre sa figure de proue, en la personne du leader du Mouvement démocratique et social (MDS), M.Hachemi Cherif. Né en dans la région de la Soummam (Béjaïa) en 1939, Si El Hachemi rejoint très tôt le mouvement national en participant dès 1956, au lycée El Mokrani de Ben Aknoun, où il était élève, à la grève estudiantine déclenchée au mois de mai en soutien au Front de libération nationale, et avec comme devise: «Avec des diplômes, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres!» Attiré par les médias, il fait ses débuts en 1957 à la radio d’Alger où il devient assistant réalisateur, tout en continuant à militer dans les réseaux de soutien au FLN, mais très vite, pour échapper aux filets de la police coloniale, il rejoint le maquis en 1957, qu’il ne quitte qu’à l’indépendance en 1962 avec le grade d’officier de l’ALN (Armée de libération nationale).
Il se consacre alors à la production audiovisuelle en tant que réalisateur traitant des sujets nationalistes ou sociaux: hommage à l’émir Abdelkader en 1967, Poussière de juillet, avec les regrettés M’Hamed Issiakhem et Kateb Yacine (qui obtient deux prix internationaux) et puis un long métrage Les chiens en solidarité avec la lutte d’Afrique du Sud en lutte contre l’Apartheid et en hommage à Nelson Mandela. Ses positions communistes l’amèneront au sein du Parti de l’avant-garde socialiste (Pags) et au sein de la fédération des travailleurs de la culture (Ftec) le mettent souvent en porte-à-faux par rapport à la politique tiers-mondiste de Boumediene, auquel cependant le Pags apporte un soutien critique, notamment pour les trois révolutions agraire, industrielle et culturelle, tout en étant obligé assez souvent de vivre en clandestinité tout comme de nombreux autres responsables communistes actifs, le Pags n’étant pas reconnu officiellement. A l’avènement du multipartisme en Algérie, en 1988, le Pags se met à activer au grand jour, mais très vite des dissensions se font jour, et Si El Hachemi, à la suite d’une scission, crée le parti Ettahadi, toujours communiste, puis le Mouvement démocratique et social (MDS) dont il a été secrétaire général. En plus de ses nombreuses interventions dans la presse, Si El Hachemi a également publié un ouvrage aux éditions de l’Enag intitulé Algérie modernité et enjeux, ouvrage de référence pour tous ceux qui souhaiteraient comprendre la problématique de la lutte pour la démocratie en Algérie, ainsi que ses positions anti-intégristes tranchées. Dans cet ouvrage édité en 1993, puis réédité depuis, et qui reste toujours d’actualité, El Hachemi cherif décortique à sa manière, surtout avec son style caustique, la scène politique algérienne, passant au scanner les partis politiques, l’histoire du mouvement national et se pose des questions sur les défis présents et futurs qui se posent à la nation. Syndicaliste, militant politique, représentant de ce qu’on peut appelle la gauche algérienne, El Hachemi Cherif était malade depuis plus d’une année. Mais sa disparition est une surprise pour les nombreux militants de gauche ainsi que pour tous les Algériens épris de liberté

http://www.lexpressiondz.com/T20050803/Index.htm
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MessageSujet: Re: HACHEMI CHERIF DÉCÉDÉ : Les communistes algériens orphelins   Sam 6 Aoû - 12:23

Un homme, une histoire


Triste et la nouvelle de la disparition de Hachemi Cherif, porteur du drapeau de la démocratie en Algérie. Tel un couperet, l'information de la mort de Hachemi a été ressentie comme un déluge qui vient de s'abattre sur les algériens démocrates.
Dure, dure, fut la disparition du porteur de l'espoir des Algériens qui rêvent d'une Algérie libre et démocrate. La disparition de Hachemi Chérif n'est pas seulement une perte pour sa famille ou pour son parti mais une très grande perte pour l'Algérie. Hachemi Chérif a consacré sa vie à lutter contre l'intégrisme, la xénophobie et l'ignorance. En homme courageux, Hachemi, bravait les dangers du terrorisme, défiait les islamistes et luttait contre l'intégrisme religieux et le terrorisme.
En avril 1993, et le 10 du mois, Hachemi Chérif échappe de justesse à un attentat en plein centre d'Alger. Durant le même mois, Karima Belhadj, secrétaire au niveau de la Sûreté nationale tombe sous les balles terroristes alors que Amar Guendouz, militant progressiste est kidnappé à son tour puis lâchement assassiné aux environs de Boufarik. Hachemi Chérif sans peur aucune sillonne les quartiers du grand Alger et donne du courage aux Algériens. Ni les menaces, ni les enlèvements, ni les atrocités et ni les assassinats perpétrés par les hordes sauvages n'ont réussi à le faire taire. Hachemi, en véritable guerrier, a continué de mener son combat jusqu'au bout. D'une espèce humaine très rare, Hachemi Chérif a hissé très haut la bannière des Algériens démocrates. Sans violence et sans aucune arme, Hachemi a réussi à combattre les idées diaboliques, ceux qui voulaient renvoyer l'Algérie au moyen-âge. Le fils de la Soummam, le moudjahid, le journaliste, le militant exemplaire de la démocratie n'est plus, c'est l'Algérie qui pleure. Vous avez quitté ce monde sans nous dire adieu, nos larmes ont coulé et nos cœurs se déchirent. Vous êtes parti et l'Algérie a encore besoin de vous.
Repose en paix, on ne t'oubliera jamais.
De Paris, Moncef
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?idc=4&ida=28802
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MessageSujet: Re: HACHEMI CHERIF DÉCÉDÉ : Les communistes algériens orphelins   Sam 6 Aoû - 12:35

Décès, hier, de Hachemi Cherif, secrétaire général du MDS
Un patriote s’éteint
Par : EL MOUDJAHID Le : mardi 02 août 2005




Le Secrétaire Général du Mouvement Démocratique et Social (MDS), Hachemi Chérif, est décédé hier, à l’âge de 66 ans en son domicile à Alger des suites d’une longue maladie.
Le défunt sera inhumé aujourd’hui au cimetière de Miramar (Alger), après une cérémonie de recueillement à sa memoire au siège du MDS à Alger, selon le parti.
Né en 1939 à la Soumam (Bejaia) , il fut officier de l’Armée de Libération Nationale (ALN) dans la wilaya IV durant la guerre de libération. Etudiant au lycée franco-musulman de Ben-Aknoun à Alger, il arrete ses etudes et participe activement à la grève estudiantine de 1956 qui signe le ralliement des jeunes Algeriens et des intellectuels à la cause de libération nationale.
Membre fondateur du Parti de l’Avant-Garde Socialiste (PAGS) en 1966, il a été nommé coordinateur de ce parti à l’issue de son premier congrès tenu en décembre 1990, pour en devenir son principal animateur et responsable jusqu’à son autodissolution en décembre 1992.
En 1994, il prend la direction d’un nouveau parti "Ettahadi-Tafat" qui n’a pu tenir son congres de mise en conformité. En mars 1999, il fonde le Mouvement Démocratique et Social (MDS). A l’issue du congres constitutif de ce parti, il est élu secrétaire général, poste qu’il occupera jusqu"à son décès.
M. Chérif a été également réalisateur à la télévision. Son court-metrage "Poussière de juillet", est couronné au Festival international de télévision du Caire en 1967 et de Prague en 1968.
Il réalisera, également, un long métrage en 1971, "Les chiens" en hommage à la lutte du peuple sud-africain contre le régime de l’apartheid et au combat de Nelson Mandela.
Il a aussi été responsable de la fédération des travailleurs de l’enseignement et de la culture (FTEC).
Il est l’auteur d’un essai politique "Algérie modernité, enjeux en jeu" paru en juillet 1995.

La rectitude et l’idéal
La perte de Hachemi Cherif, secrétaire général du M.D.S a suscité beaucoup d’émotion et de tristesse dans les milieux politiques et médiatiques algériens, tant l’homme incarnait,à côté d’une forte dose de nationalisme, "une rigueur morale,une rectitude et une fidélité sans failles à ses engagements politiques".
Homme a principes, Hachemi Cherif ne laissait personne indifférent à ses argumentations, jaloux de son indépendance d’esprit, dénonçant à longueur de discours, de déclarations et d’écrits son aversion pour ce qu’il appelait "le système rentier et bureaucratique". Son parcours militant en dit long sur sa stature.
Trés jeune engagé dans la lutte de libération nationale, il continuera à faire preuve de "vigilance" dans les tendances et les choix idéologiques de l’après-indépendance, approuvant évidemment le choix socialiste mais gardant une "réserve critique" sur les actions menées par les différents gouvernements.
Hachemi Cherif entre clandestinité et combat ouvert n’a eu de cesse de défendre ceux qu’il qualifiait d’être "les sans voix", ce monde de "travailleurs et de chômeurs". De cette défense continue et acharnée, il en a fait un crédo pour lequel même ses adversaires idéologiques lui témoignaient du respect et de la considération.
Le défunt, connu pour sa franchise et sa liberté de ton, était aussi de tous les combats démocratiques, résolument engagé contre l’intégrisme et la barbarie islamiste. Il a falli en payer le prix le plus cher, échappant de peu aux balles assassines au cours d’un attentat qui le visait à Alger. Ce miraculé avait trouvé une autre raison d’accentuer ouvertement ses convictions mais défendant toujours ici et là et hautement sa vision républicaine des institutions.
Ce militant qui "abhorait, disait-il, le compromis et la compromission" est demeuré tel qu’il voulait toujours être " inflexible sur ses choix mais ouvert à toutes les discussions en bon démocrate", "jamais excessif mais respectueux des autres" avec cette trempe nationaliste qui le distinguait et le rehaussait à la fois pour faire dire à ses compagnons et à ses amis qu’un "militant intrépide alliant la rectitude et l’idéal" vient de les quitter avec un immense regret.

................

M. Bensalah :
«L’Algérie a perdu l’un des ses enfants nationalistes»
M. Abdelkader Bensalah, Président du conseil de la nation, a affirmé hier que par la disparition de Hachemi Chérif, secrétaire général du Mouvement Démocratique et Social (MDS), l’Algérie a perdu "l’un des ses enfants nationalistes au riche parcours militant ".
Dans un message de condoléances adressé à la famille du défunt, M. Bensalah a qualifié le défunt de "militant politique qui est resté fidèle à ses positions et ses idées à travers lesquelles il a contribué à l’enrichissement et à la relance du pluralisme et de la liberté d’expression en Algérie", tout en rappelant son combat pour la liberté et l’indépendance.
Face à cette douloureuse épreuve, M. Bensalah a présenté à la famille du défunt "ses sincères condoléances" tout en lui exprimant ses sentiments de compassion et de sympathie et priant le Tout Puissant d’accorder au défunt sa sainte miséricorde et d’assister les siens".


M. Ouyahia :
«La scène militante en Algérie perd l’un de ses membres éminents»
Le Chef du Gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, a souligné hier que le décès du Secrétaire Général du Mouvement Démocratique et Social (MDS), Hachemi Chérif, constitue "une perte pour la scène militante en Algérie, car il était l’un de ses membres éminents sur les plans politique et partisan".
"C’est avec une immense affliction et émotion que j’ai appris le décès de Hachemi Chérif des suites d’une longue maladie qui l’a éloigné de la scène partisane", a écrit M. Ouyahia dans un message de condoléances adressé à la famille du défunt.
En cette douloureuse circonstance, M. Ouyahia a présenté, en son non et au nom du Gouvernement, "ses sincères condoléances à la famille du défunt et aux militants de son parti, priant Dieu le Tout-Puissant de lui accorder sa sainte miséricorde et d’assister les siens.
................

La classe politique accueille avec “tristesse et douleur” le décès
La disparition hier du secrétaire général du Mouvement démocratique et social (MDS), El Hachemi Chérif a été accueillie avec “tristesse et douleur” par la classe politique nationale qui lui a rendu un vibrant hommage. La direction et les militants du MDS ont exprimé leur “immense douleur” à l’annonce de la disparition de leur premier responsable.
“Aujourd’hui, bien que préparés, c’est avec une immense douleur que la direction et les militants du MDS qui ont partagé son combat pour la liberté et la justice sociale avec de larges pans de la société, font part de son décès survenu mardi à Alger”, affirment-ils dans un communiqué.

Le secrétaire général de l’instance exécutive du Front de Libération nationale (FLN), M. Abdelaziz Belkhadem, a exprimé dans un communiqué sa “profonde tristesse” à l’annonce du décès du premier responsable du MDS, présentant en son nom et au nom du parti ses “sincères condoléances” à la famille du défunt.

Le Rassemblement National Démocratique (RND) a deploré, de son côté, la perte de Hachemi Chérif, qu’il qualifie d’"honorable fils” de l’Algérie. “Avec sa disparition, l’Algérie a perdu un de ses honorables enfants qui ont consacré leur vie au service de la Nation”, affirme le parti dans un communiqué.

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), M. Boudjerra Soltani, a exprimé pour sa part sa “profonde douleur" et celle de la direction et des militants de son parti.

Le parti Ahd 54 s’est dit, de son coté, “très affecté” par cette perte cruelle.

L’Union pour la Démocratie et la République (UDR) a rendu un “vibrant hommage” au défunt, soulignant qu’avec son décès “l’Algérie a perdu un valeureux officier de l’ALN, le monde du travail un leader syndical irremplaçable et la classe politique un animateur incontournable”.
Saluant l’engagement “constant et sans faille” de l’homme pour la libération de son pays et pour l’instauration d’un Etat juste et moderne, l’UDR affirme que le défunt “a toujours été à l’avant-garde du combat républicain pour faire barrage à la régression”.
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/08/02/1906790
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MessageSujet: Re: HACHEMI CHERIF DÉCÉDÉ : Les communistes algériens orphelins   Sam 6 Aoû - 15:07

Salam;

News, tu devrais aller faire ton CIRQUE sur un site "COCO"....

Ici on juge l'arbre à son fruit, et le "NAZILLON hache mi Sherif", qui tel un LOUP a toujours appelé au MEURTRE d'Algériens, ne peut avoir d'élégie chez ses victimes.

Imagineriez-vous que le Dr. Goebbels, ait la "Une" de la Presse des pays comme la Tchécoslovaquie, la France, Israël, l'Urss ?

Non ?

Eh bien je demande au MODERATEUR de supprimer purement et simplement TON ELEGIE qui n'est rien d'autre qu'une provocation MAL venue.

Tu viens cracher donc, sur les tombeaux des VICTIMES de vos TUERIES ?
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MessageSujet: Re: HACHEMI CHERIF DÉCÉDÉ : Les communistes algériens orphelins   Aujourd'hui à 2:06

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