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 Le nucléaire algérien pointé du doigt par Israël

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Timour Le Boiteux
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Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Le nucléaire algérien pointé du doigt par Israël   Sam 6 Aoû - 23:31

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salama 3leikoum un article interessent



Jeudi 28 Juillet 2005
Le nucléaire algérien pointé du doigt par Israël




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Alors que l’Algérie va ouvrir ses installations nucléaires aux contrôles de l’AIEA
Le nucléaire algérien pointé du doigt par Israël



Le papier du New York Times évoque un réseau illicite d’échange d’informations techniques pour la fabrication d’armes nucléaires menées par le Dr Abdelkader Khan, un scientifique tombé en disgrâce qui croupit en prison au Pakistan, mais non moins père de la bombe atomique pakistanaise. L’article paru dans le journal américain cite l’Algérie comme faisant partie des pays qui ont bénéficier des connaissances technologiques de Abdelkader Khan. Pour rappel, Israël n’a jamais adhéré au TNP, mais n’a jamais confirmé ou démenti posséder des armes nucléaires.
Quant à notre ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, c’est lundi passé qu’il a indiqué que l’Algérie, signataire depuis 1995 du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), allait signer le protocole additionnel, même si précise le ministre des Affaires étrangères, cela se fera à la «date appropriée».
Ce protocole additionnel est celui qui autorise les inspections internationales inopinées dans les installations nucléaires. L’ engagement réaffirmé par Belkhadem est intervenu après l’entretien qu’il a eu à Alger avec une troïka du G8 dont l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, Richard Erdman. La conjonction des déclarations est tout aussi intéressante, alors que le patron des services israéliens reprenait à son compte pratiquement l’intégralité de l’article paru dans le journal américain.
L’Algérie est citée avec d’autres pays (Syrie, Egypte, Arabie Saoudite, Soudan, Malaisie, Indonésie, Koweït, Myanmar et Abu Dhabi), alors que Halevy pointe un doigt accusateur sur l’Iran (bien entendu), l’Egypte et l’Arabie Saoudite, des Etats connus pour leurs amitiés avec les Américains, précise Halevy.
On notera toutefois que les déclarations de Halevy et ses références à l’article du New York Times sont reprises par un bon nombre de journaux israéliens, américains et autres anglophones (indiens et pakistanais entre autres).
Pour rappel, une des critiques de l’Algérie à propos du TNP est les deux poids et deux mesures concernant l’application et la ratification du traité en référence à la situation d’Israël. Même si l’application militaire du nucléaire algérien est exclue, Abdelaziz Belkhadem ayant précisé que «l’Algérie poursuivra l’utilisation pacifique de l’énergie atomique pour les recherches en agriculture, en médecine et tous les autres domaines de la recherche scientifiques», la propension à crier au scandale quand il s’agit du nucléaire algérien revient de manière cyclique dans la presse.
Par ailleurs, la possession de l’arme nucléaire par l’Algérie, en tant qu’arme de dissuasion, réduirait considérablement ses dépenses militaires sujet de grande inquiétude chez voisins directs notamment.
Amine Esseghir

Qu’est-ce que le protocole additionnel du TNP ?
Etabli en 1997 par l’AIEA, le protocole additionnel constitue le principal outil international de contrôle nucléaire. Il autorise l’AIEA à inspecter non seulement les installations en fonctionnement, mais également des lieux où elle n’avait pas accès en vertu du TNP, comme des réacteurs arrêtés, des centres de recherche ou des usines fabriquant des produits susceptibles de servir à un programme nucléaire.



Le député de Taounate (MP), ancien colonel de la Gendarmerie royale, M.Zarouf estime que l'Algérie est en passe de se doter de l'arme nucléaire. Et que par conséquent, le silence marocain est inquiétant.

ALM : Pensez-vous que l'Algérie est, effectivement, en passe de se doter de l'arme nucléaire?
Ahmed Zarouf : Bien évidemment. Vous savez, cela fait trois ans, environ, je ne cesse de répéter au ministre des Affaires étrangères, au ministre délégué chargé de l'Administration de la Défense nationale et aux différentes délégations européennes et américaines qui visitent notre pays, que l'Algérie a la ferme intention de se doter de l'arme nucléaire.
Mieux encore. L'Algérie a déjà en sa possession l'arme chimique et l'arme biologique. Aujourd'hui, elle est en train de finaliser son programme nucléaire. Mais une opacité totale caractérise ce dossier. Je trouve étrange que les autorités européennes et américaines, qui prétendent clairement vouloir éradiquer la prolifération des armes de destruction massive, ne font absolument rien contre l'Algérie.
Quand avez-vous discuté de cela avec les Européens et les Américains?
A plusieurs reprises. La dernière fois, c'était lors d'une rencontre à Marrakech relative à la question du Sahara marocain. J'ai souligné que cette région est devenue un pôle d'insécurité, où le grand banditisme est de mise et où l'islamisme politique se développe de manière grave. J'ai tout le temps été le seul à monter au créneau. Et je suis content que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'intéresse à ce qui se passe dans les deux Centrales nucléaires algériennes.
Quelle a été la réaction des responsables marocains quand vous avez soulevé la question?
Ils n'ont pas réagi. C'était lors d’une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Chambre des représentants. J'ai soulevé la question de l'armement nucléaire algérien, à deux reprises, avec Abderrahman Sbaï, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'Administration de la Défense nationale. Même chose avec Mohamed Benaïssa et Taïeb Fassi Fihri. En fait, je ne comprends pas leur silence. Peut-être qu'ils pensent que c'est de la surenchère de ma part. Mais j'ai plutôt l'impression qu'ils sont tout simplement mal informés. En tout cas, c'est un laxisme inquiétant.
Vous affirmez que l'Algérie possède déjà l'arme biologique et chimique. Sur quoi vous basez-vous pour avancer cela?
Je me base sur des rapports établis par des services de renseignements marocains et étrangers. Ces rapports font clairement état de ce fait. En outre, je vous rappelle que la presse marocaine a déjà publié des informations selon lesquelles les Etats-Unis accusaient l'Algérie de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
Si tel est le cas, le Maroc doit-il se sentir visé par la volonté algérienne de se doter de l'arme atomique?
Il suffit de jeter un coup d'œil sur la carte pour le savoir. L'Algérie ne peut utiliser cette arme que contre le Maroc.
Mais qu'exigez-vous, exactement, des autorités marocaines dans cette affaire?
Il faut, à mon avis, commencer par dénoncer les visées algériennes. Lancer un cri d'alarme, tous azimuts, est un moyen d'attirer l'attention de l'opinion publique internationale sur les dangers qui menacent la stabilité de la région de l'Afrique du Nord.
Justement, comment interprétez-vous le silence des puissances comme l'Europe et les Etats-Unis?
Je commencerais par les Etats-Unis. Premièrement, les intérêts américains dans le secteur pétrolier en Algérie sont primordiaux. D'ailleurs, James Baker est le conseiller de toutes les compagnies américaines installées en Algérie. C'est ce qui explique son attitude à l'égard du Maroc dans l'affaire du Sahara.
Deuxièmement, l'Europe observe toujours une attitude de discrétion. Tant que l'affaire n'a pas éclaté au grand jour, et qu'il n'y a pas de prémices inquiétants comme des essais par exemple, les Européens préfèrent ne pas intervenir.
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Timour Le Boiteux
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MessageSujet: Re: Le nucléaire algérien pointé du doigt par Israël   Sam 6 Aoû - 23:31

Malgré les avertissements qui lui ont été adressés par la communauté internationale, l’Algérie continue de refuser de signer le protocole additionnel de l’AIEA qui permettrait à cette agence de contrôler les activités de ses deux centrales nucléaires.

L’Algérie est appelée à se conformer à la légalité internationale en matière d’énergie nucléaire et à signer le protocole additionnel de l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA) afin de permettre à cette organisation internationale de contrôler les activités de ses deux centrales nucléaires.
Après plusieurs avertissements adressés par la communauté internationale au pouvoir algérien pour qu’il adhère à ce protocole, les principaux pays nucléaires à savoir les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie ont dernièrement rappelé Alger à l’ordre en lui exigeant une adhésion sans délai au protocole additionnel. Une demande qui a bouleversé les calculs des décideurs algériens qui comptent prolonger au maximum la période de non-contrôle de leurs installations nucléaires ce qui menace sérieusement la stabilité et la paix de la région.
Une menace qui s’était accrue depuis que l’Algérie a procédé à l’augmentation de la capacité de sa centrale nucléaire d’Oussara grâce à la coopération du gouvernement chinois. Rappelons qu’à l’occasion de la visite effectuée, il y a une année, du président de la république populaire de Chine, Hu Jintao, à Alger les deux pays avaient signé un "Accord de coopération technologique" selon les termes duquel, Pékin a aidé l’Algérie à augmenter la puissance de la centrale d’Oussara pour qu’elle passe de 15 à 60 mégawatts.
Une augmentation de puissance qui lui permettrait de produire des quantités suffisantes de plutonium qui peut servir à des fins militaires s’il n’est pas contrôlé par l’AIEA.
Rappelons que l’Algérie possède deux centrales nucléaires dont les réacteurs ont été fournis par la Chine populaire. Il s’agit du réacteur "Essalam" (La paix) construit dans la région d’Ain Oussara située à quelque 150 kilomètres au sud de la capitale algérienne, et du réacteur dit "Annour" (lumière) situé à Douira.
Sachant que ce dernier a été construit par une entreprise argentine, il est d’une faible capacité et sa puissance ne dépasse pas "un mégawatt". Il ne constitue donc aucune menace puisqu’il ne peut pas produire des quantités suffisantes de plutonium. Pour ce qui est de la centrale d’Oussara, les experts de l’AIEA considèrent qu’elle constitue une menace réelle à la sécurité dans la région. Car, contrairement à celle de Douira, elle a été construite dans un objectif militaire. D’ailleurs, dès son inauguration, vers la fin de l’année 1993, elle a soulevé plusieurs questions de la part des pays de la Méditerranée et ce pour plusieurs raisons. D’abord, son réacteur avait à l’origine une capacité de 15 mégawatts ce qui lui permettait déjà de produire annuellement jusqu’à cinq kilogrammes de plutonium destiné à des fins militaires. Ce qui signifie, selon les experts des services de renseignements occidentaux, que l’Algérie peut fabriquer une bombe nucléaire par an. Une préoccupation renforcée par le fait que la centrale d’Oussara est dotée des laboratoires et de la technologie nécessaires à la transformation du plutonium.
En 1995, un rapport élaboré par une commission de l’AIEA qui avait effectué une mission d’inspection sur le site de cette centrale avait affirmé la découverte de plus de trois kilogrammes d’uranium enrichi ainsi que d’autres dérivés nucléaires dont les autorités algériennes n’avaient pas informé de l’existence. Une découverte qui avait été à l’origine du premier conflit entre l’Agence onusienne et Alger.
D’un autre côté, les experts internationaux avaient constaté que les cheminées de refroidissement de cette centrale dite de "la paix" sont très grandes par rapport à la capacité officielle du réacteur à savoir 15 mégawatts. Ce qui signifie qu’elle pouvait être dotée d’un réacteur allant jusqu’à 60 mégawatts. C’est ce qui a eu lieu dernièrement grâce à la coopération chinoise. Par ailleurs, les observateurs et les centrales d’intelligence des pays occidentaux ont fait remarquer dans plusieurs rapports que la centrale est protégée par des batteries de lancement de missiles SAM de grande portée. Ce qui signifie que le pouvoir algérien la considère comme un site militaire hautement protégé.
Une situation qui préoccupe davantage les services d’intelligence des Etats-Unis, de la France et de l’Espagne. Outre les multiples rapports de la CIA dont les fameuses conclusions du rapport Sokolsky, les services espagnols ont, à maintes reprises, sonné l’alarme quant à la menace nucléaire algérienne. En 1998, le Centre National d’Intelligence (services secrets espagnols) avait affirmé que l’Algérie était en mesure d’accéder à l’arme nucléaire dès l’année 2000. "Le programme nucléaire algérien conçu à son origine dans un objectif clairement militaire, continue à se doter des installations nécessaires pour effectuer toutes les activités relatives au cycle de production du plutonium de degré militaire et qui constitue un élément-clé dans tout programme d’armement nucléaire", disait un rapport du CNI dont certains passages avaient été publiés par la presse espagnole.
Aujourd’hui, la situation devient de plus en plus alarmante puisque le pouvoir algérien refuse de signer le Protocole additionnel de l’AIEA qui permettrait à cette agence d’effectuer des visites inopinées d’inspection dans les deux centrales nucléaires algériennes. Un refus qui signifie qu’Alger veut cacher à la communauté internationale ses activités dans le domaine nucléaire.

Par : Omar DAHBI
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Soustara
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Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: Le nucléaire algérien pointé du doigt par Israël   Dim 7 Aoû - 2:45

Wa alaikoum essalam..

Cette épée de Damoclès restera suspendue au-dessus de nos têtes jusqu'à quand..On nous sort cette histoire depuis 1992
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MessageSujet: Re: Le nucléaire algérien pointé du doigt par Israël   Aujourd'hui à 23:40

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