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 Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH

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ithviriw
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MessageSujet: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Jeu 4 Jan - 11:25

Assalam;

Dans le piano bar d'un hôtel cossu de Baghdad, quatre journalistes discutaient autour d'un verre de bière.

L'Allemand dit, chez nous en Allemagne, lorsque Hitler a été sur le point d'être pris par les Russes, il a préféré se suicider. Sad
L'Italien dit, chez nous, lorsque Mussolini, a été arrêté par la résistance, il a été pendu haut et court par le Peuple qui l'a lynché.
pig
Le Serbe dit, chez nous lorsque Milosévic a été arrêté, nous l'avons livré au TPI, qui l'a empoisonné en douceur, pour ne pas en faire un martyr Boulet
L'Irakien dit, lorsque Sadam, a été découvert dans un trou à rats, nous l'avons livré aux américains pour le juger, mais ils l'ont utilisé pour justifier leur agression contre notre pays, et les arabes alliés des américains en ont fait un martyr, et ils ont tu ses massacres d'Irakiens. bom bom bom
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Jeu 4 Jan - 19:03

ithviriw a écrit:
L'Irakien dit, lorsque Sadam, a été découvert dans un trou à rats, nous l'avons livré aux américains pour le juger, mais ils l'ont utilisé pour justifier leur agression contre notre pays, et les arabes alliés des américains en ont fait un martyr, et ils ont tu ses massacres d'Irakiens.

Le monde a l’envers

la ligne soulignée il faut l'inverser, c’est les américains qui l’ont arrêté et l’ont livrer aux marionnettes irakiennes

la ligne en gras il faut lire que c'est les américains et ceux qui l'ont exécuté qui ont tu ses massacres puisque qu’ils ont refusé de le juger ou le livrer a une cour pénale internationale pour le faire, et personne ne sait pourquoi il a été pendu le jour de l'aïd

les arabes n’ont rien a envier aux marionnettes irakiennes, y a tellement d’alliées des américains dans ce pays que je préfère me taire
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ithviriw
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Jeu 4 Jan - 20:49

forums a écrit:
ithviriw a écrit:
L'Irakien dit, lorsque Sadam, a été découvert dans un trou à rats, nous l'avons livré aux américains pour le juger, mais ils l'ont utilisé pour justifier leur agression contre notre pays, et les arabes alliés des américains en ont fait un martyr, et ils ont tu ses massacres d'Irakiens.
Le monde a l’envers
la ligne soulignée il faut l'inverser, c’est les américains qui l’ont arrêté et l’ont livrer aux marionnettes irakiennes
la ligne en gras il faut lire que c'est les américains et ceux qui l'ont exécuté qui ont tu ses massacres puisque qu’ils ont refusé de le juger ou le livrer a une cour pénale internationale pour le faire, et personne ne sait pourquoi il a été pendu le jour de l'aïd
les arabes n’ont rien a envier aux marionnettes irakiennes, y a tellement d’alliées des américains dans ce pays que je préfère me taire
forums a écrit:
ithviriw a écrit:
L'Irakien dit, lorsque Sadam, a été découvert dans un trou à rats, nous l'avons livré aux américains pour le juger, mais ils l'ont utilisé pour justifier leur agression contre notre pays, et les arabes alliés des américains en ont fait un martyr, et ils ont tu ses massacres d'Irakiens.

Le monde a l’envers

la ligne soulignée il faut l'inverser, c’est les américains qui l’ont arrêté et l’ont livrer aux marionnettes irakiennes

la ligne en gras il faut lire que c'est les américains et ceux qui l'ont exécuté qui ont tu ses massacres puisque qu’ils ont refusé de le juger ou le livrer a une cour pénale internationale pour le faire, et personne ne sait pourquoi il a été pendu le jour de l'aïd

les arabes n’ont rien a envier aux marionnettes irakiennes, y a tellement d’alliées des américains dans ce pays que je préfère me taire
Assalam;
1.- Ce ne sont pas les américains qui ont arrêté Sadam, mais au contraire des Irakiens, qui 'lont trouvé, qui l'ont piégé et qui l'ont livré aux américains qui n'en croyaient pas leurs yeux, et qui l'ont PROTEGE, pour ne pas qu'il subisse le sort de Mussolini.
2.- Les Irakiens l'ont livré aux américains pour le juger, car ceux qui l'ont arrêté faisaient partie des GOGOS qui avaient cru que les américains allaient les rendre "riches", leur payer les primes promises, et faire d'eux des héros, lors du Procès, qu'ils croyaient expéditif.
3.- Les américains ont institué un Tribunal avec des règles imposées par eux, pour que SEULS les faits concernant "certaines questions soient posées", sous la réserve que JAMAIS ne soient admises des questions concernant la responsabilité des Occidentaux ou des américains, en particulier dans les faits concernant ceux qui l'ont poussé aux CRIMES contre l'humanité et tout ce programme a ETE NEGOCIE avant le procès entre Américains et AVOCATS de SADAM.
4.- Le Tribunal ne dépendait pas du gouvernement Irakien, mais EXCLUSIVEMENT des américains et les Juges, ainsi que les AVOCATS ont été scrupuleusement et MINUTIEUSEMENT choisis par la CIA, le Mossad, et les services Séoudiens et Irakiens, tout comme le programme des délibérations avec l'ACCORD de SADAM et des prévenus, qui ont cru dans la "parole des américains" qui au contraire souhaitaient un " Big SHOW" type Hollywood, qui devait se terminer en apothéose, par un accord général avec cessation grace à la complicité des Séoudiens, des crimes contre les CIVILS, mais quelque chose n'a pas marché à cause du refus des chiites de marcher dans la combine des américains et des Séoudiens.
5.- Du fait de la défaite des Républicains à la fois au Congrés et au Sénat, les "collaborateurs chiites" ont fait un pied de nez à BUSH et à son équipe, ce qui a valu à BUSH de convoquer HAKIM pour le sermoner, mais les résistants chiites comme MOKTADA SADR, ont menacé de tout foutre en l'air, après le vote contre l'Iran sur le nucléaire au Conseil d'INsécurité; et il y a eu précipitation des évènements surtout que MOKTADA SADR est une tête brûlée, imprévisible, et les américains ont alors préféré devant la menace des Démocrates de déclencher des Commissions d'enquêtes, et de "faire parler SADAM", brûler la carte SADAM, pour enlever aux chiites leur atout que constitue un SADAM trop bavard, d'où l'ordre donné pour l'exécuter alors que le procès n'était en fait qu'à son début.

Voil ales vraies questions, que vous connaissez mais que vous taisez parce que la haine des chiites vous aveugle, oubliant que l'affaire ne concerne pas les chiites ou les sounis, mais un problème d'OCCUPATION et de PILLAGE des ressources de l'IRAK avec demain celui de tous les pays de la Péninsule et de l'IRAN, au seul profit d'ISRAEL et des OCCIDENTAUX.
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Jeu 4 Jan - 23:20

....tout comme le programme des délibérations avec l'ACCORD de SADAM et des prévenus, qui ont cru dans la "parole des américains"....

.....mais quelque chose n'a pas marché à cause du refus des chiites de marcher dans la combine des américains et des Séoudiens.

...mais les résistants chiites comme MOKTADA SADR, ont menacé de tout foutre en l'air,...

....parce que la haine des chiites vous aveugle,...


j'ai retenue ces phrases, la suite c'et comme tu veux
j'ai souligné la dernière qui m'a fait rire, mais bof !
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Soustara
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Sam 6 Jan - 2:40

Citation :
Assalam;
1.- Ce ne sont pas les américains qui ont arrêté Sadam, mais au contraire des Irakiens, qui 'lont trouvé, qui l'ont piégé et qui l'ont livré aux américains qui n'en croyaient pas leurs yeux, et qui l'ont PROTEGE, pour ne pas qu'il subisse le sort de Mussolini

DU N'IMPORTE QUOI??? Les Irakiens avaient peur ou les Boys???
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Sam 6 Jan - 4:29

Ouaga a écrit:
Les Irakiens avaient peur ou les Boys???
les deux, Saddam allah yarahmou etait leur terreurTwisted Evil
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ithviriw
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Sam 6 Jan - 17:11

forums a écrit:
Ouaga a écrit:
Les Irakiens avaient peur ou les Boys???
les deux, Saddam allah yarahmou etait leur terreurTwisted Evil
Assalam;

D'habitude forums nous avait habitué à plus de perspicacité, veux-tu donc sombrer parce que tu penses que l'exécution a été scélérate, et je suis d'accord avec toi, au moins sur ce point, que tu dois de se fait te joindre à ceux qui "ane à lisier", les évènements politiques, en dehors de tout recul et surtout froidement, comme le font les politologues occidentaux au lieu de verser dans le suivisme des "troupes qui réfléchissent avec leurs passions" ?
A tomber dans ce travers, attendez vous aux insanités habituelles, et aux cris du coeur qui transforment Satan, en victime d'Allah, Soubhanou.

1.- Oui, les américains, disons BUSH et son équipe ont été désemparés, par la réaction de la résistance à la condamation illégitime de la République Islamique d'Iran dont le programme nucléaire est pacifique,
2.- Oui, BUSH et son équipe, avaient peur d'une enquête parlementaire des Démocrates, aui aurait révélé la véritable nature des relations entre Sadam, les sionistes de la Maison Noire, et les sionistes chrétiens qui attendent l'Armageddon.
3.- Oui, Bush, ou plutôt la CIA a manipulé son "monde" et fait exécuter son "Joker" SADAM, pour taire les preuves contre le régime US, et surtout UNIR les éternels NAINS politiques "sounis" CONTRE l'IRAN, alors qu'ils n'ont JAMAIS réussi à s'UNIR contre le SEUL ennemi de la région, le cancer sioniste, qui les infectera et surtout les américains qui PILLENT leurs richesses, et tentent de leur INTERDIRE l'accés aux TECHNOLOGIES.

Mais 2 x 0 = 0, ne peut être que ZERO dans le domaine mathémathique qui nous intéresse....
forums ce ce n'est pas en joignant ta déception, que je comprends mais que je ne trouve pas normale de ta part, d'habitude mûr politiquement, puisque tu me donnes l'impression d'avoir compris que nous avions affaire à une pièce de théâtre, dans laquelle, il fallait éliminer un acteur, Sadam, non pas parce que le script le prévoyait, mais parce que simplement, des évènements III ( Imprévisibles, Inattendus et Imparables), ont placé avec la défaite de BUSH à la fois au Sénat et au Congrés, le dictateur BUSH, sur un siège du type qui a eu raison de Clinton et Nixon.
Mais une réaction acceptable pendant les moments à chaud, quand nous avons appris la nouvelle, ne peut être admise une semaine après l'élimination du satyre.


Dernière édition par le Sam 6 Jan - 17:27, édité 1 fois
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haydar
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Sam 6 Jan - 17:18

forums a écrit:
Ouaga a écrit:
Les Irakiens avaient peur ou les Boys???
les deux, Saddam allah yarahmou etait leur terreurTwisted Evil

Je suis sure et certain,si par exemple le generale Ammari,Nezar ou autre membre de la junte , ete execute par les boys ,pour les crimes contre l'humanite de la meme facon que sadam ...votre reaction sera la meme..et les criminales dans vos agendas devenu des martyres...
Il Faut etre realiste...le monde musulman vit dans la merde,et dans le paradox total.Il n y a aucun musulman honnete et fidele au message de l'islam acceptera une occupation etrangere!!!..C'est les baathistes du gouvernement de Sadam qui sont responsable de cette colonisation et cette degradation totale.Il y avait ucune RESISTANCE de la part de l'armee Irakien pendant l'envahissement???.....PKOI?????
Et Maintenant ,les coupables de cette situation desastreuse sont devenu des Martyres????
Je ne sais pas ,quelle relegion donnera des tikets au paradis aux criminales avec des etiquettes de martyre????
salut salut --------------------------------------------------------------------------------- salut
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ithviriw
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Sam 6 Jan - 17:58

Assalam;

Voici ce que j'appelle analyse politique.

Quand l’Algérie menaçait Saddam

New York: El Haj Zouaïmia, Le Quotidien d'Oran, Samedi 6.01.2007

26% des Russes voteraient aujourd’hui pour Joseph Staline, s’il vit encore. 30% d’Irakiens majoritairement sunnites feront la même chose pour Saddam Hussein. Voilà de quoi défier notre entendement médiatiquement moulé au fil des jours à l’idée de défendre les droits de l’homme, de lutter contre le sectarisme et d’être juste envers sa conscience et envers le Tout-Puissant.

Un biographe de Joseph Staline, Simon Montefiore, avait parlé au Sunday Times de Londres de juillet 2004 de cette admiration qui frise le mimétisme qu’a toujours vouée Saddam à Staline. En visitant certaines parties de l’Irak, Montefiore fut frappé par une popularité qui met en relief l’extraordinaire antagonisme qui habite le peuple irakien. D’une part, une partie de l’opinion irakienne, la plus grande, considère qu’il s’agit d’un criminel de la pire espèce, alors que d’autres croient encore que le Koweït est une partie de l’Irak et ont eu raison de l’envahir, d’autres estiment que les massacres de Kurdes étaient des opérations «normales» menées contre des séparatistes, et on arrive enfin à la question perse qui resurgissait: Saddam défendait les Arabes contre les Perses. En vérité, il n’y a pas beaucoup de différences entre Staline et Saddam du moins pour le nombre de morts, puis Staline et Saddam n’ont jamais été isolés, car ils ne furent guère coupés d’une assise populaire agissante. Pour Saddam, la structure ethnique et tribale qui caractérise la société irakienne était la cheville ouvrière de sa force. La personnalité de Saddam y est aussi pour beaucoup. On croit qu’on était face à un mégalomane d’un type particulier, là où se combinent une folie de grandeur et une brutalité sans pareille. L’homme a été toujours capable d’accomplir des tueries de masses. Dieu crée et Saddam extermine, comme on aime à le répéter. L’Irak s’est trouvé à un moment transformé en une contrée royale avec toute une famille princière venant de Tikrit.
Pour Staline, la tactique est autre. Lénine disait: faites attention et prenez garde de cette brute de Géorgien. Les massacres ordonnés par le dictateur soviétique avaient toute une justification politique comme éthique. Staline a joué son statut de héros surtout après avoir brisé l’Allemagne hitlérienne, puis il avait tiré profit pour asseoir son hégémonie grâce aux valses de complots anti-révolutionnaires, mais encore à un abrutissement idéologique des masses prolétaires, débuté en 1926. Reste à dire que Staline n’a pas été défait contrairement à Saddam. Ce dernier, même dans ses pires moments de défaite, avait donné toujours un avant-goût de sa force. La preuve est qu’on l’avait vu lors des audiences tellement ferme et appliqué que ses juges sont devenus plus énervés que lui le prévenu. Cependant, ce comportement est tout à fait le contraire lorsqu’il n’apparaît pas en public. On dit qu’après sa défaite lors de la première guerre du Golfe, et tout le long du programme onusien, l’homme aux tours caméléonesques avait ardemment essayé de regagner le giron américain. Mais pour Michael Leeden de l’American Entreprise Institute, cité par le Wall Street Journal de décembre 2002, l’opération de l’évincer était déjà en marche car elle trouvait toute sa justification. Les Etats-Unis ont voulu qu’il parte car le plan maîtrisé élaboré par des experts en 1996, suppose la «libération de tous les peuples du Moyen-Orient» et cette libération passe par une invasion qui procure aux Etats-Unis une sécurisation de la région au profit d’Israël en plus d’être à côté des puits de pétrole. Pour ce faire, Washington trouva le Karzaï irakien: Ahmed Chalabi. L’oppositionniste controversé avait estimé qu’un Irak libéré arrivera à produire 10 millions de barils. Or, au mois de janvier 2003, des membres de l’opposition irakienne rencontrèrent dans une conférence organisée à Londres, par le centre mondial des études sur l’énergie, des représentants de grandes pétrolières américaines et britanniques. Curieusement, cette rencontre fut présidée par un ancien ministre saoudien du Pétrole, en l’occurrence Zaki Al Yamani, avec la participation très remarquée de l’ancien patron des services secrets irakiens Waffiq Samaraii.

Pour revenir à Saddam qui en apparence jouait le héros en voulant ne pas quitter son siège ou entamer une ouverture démocratique, des informations l’accablent dans sa quête d’une réconciliation avec les Américains. Izzat Ibrahim, son bras droit, mit le keffieh et fera l’impossible auprès des Saoudiens, lesquels, malgré des tentatives, n’avaient pas réussi à fléchir la position de Washington. A chaque rencontre Izzat Ibrahim bombarde de baisers le prince héritier devenu Roi Abdallah. On dirait que rien ne s’est passé entre ces gens. On reste complètement abasourdi devant ce bédouinisme d’un autre âge. L’Irak se tourne vers 3 autres candidats arabes qui proposèrent d’aider Saddam auprès de démocrates de Clinton et parmi ces 3 acteurs, deux furent fortement rémunérés dans le cadre du programme pétrole contre nourriture: tout d’abord l’Egypte. Ce champion dans le domaine de la filouterie politique décrocha des contrats de 4,3 milliards de dollars. Puis vient la Jordanie. Amman s’est taillé un montant de 2,5 milliards, avec une prime dessus: un robinet de pétrole qui coule à flots. L’Algérie qui n’a pas fait la guerre à un Saddam envahisseur d’un pays membre des Nations unies et de la Ligue arabe, s’est trouvée reléguée dans de minuscules contrats de matériels agricoles. Or cet idiot utile détesté même par Boumediène, pour ses allures hautaines, a été sans aucun doute mêlé à l’assassinat du ministre des Affaires étrangères Mohamed Seddik Benyahia en mai 1982. Ceux qui ont essayé de brouiller les pistes pour disculper un tel criminel n’avaient que de maigres arguments qui s’avéreront, par la suite, complètement vermoulus. Saddam et ses supporteurs du Golfe avaient vu d’un mauvais oeil l’immixtion de cet «étranger» (M.S.Benyahia) dans une guerre stratégique et de longue haleine selon les dires du gouvernement de Bahreïn, gouvernement menacé par la poussée chiite. Benyahia qui, rappelons-le, avait gagné l’estime des Iraniens, intégristes qu’ils furent, lors de la libération des otages américains, s’est vu attaqué dans l’avion qui le transportait par un missile irakien dans le triangle turco-irano-irakien. Saddam avait prétendu que c’est un avion de chasse iranien décollant de la base militaire iranienne de Ormiye, 28 km de la frontière turque, et ayant ciblé l’avion civil. Furieux, le gouvernement algérien qui n’avait pas cru aux allégations du tyran de Bagdad, aurait dépêché à la capitale irakienne un haut fonctionnaire qui, selon des sources françaises, avait carrément menacé Saddam de poursuites. Dans quelle forme ? On ne le savait pas. La diplomatie algérienne n’avait pas beaucoup d’atouts pour aller de l’avant et le dossier Benyahia fut délaissé.

D’autres canaux avaient parlé d’un Saddam ayant reconnu une attaque par erreur. Dilemme convenons-en. En tout cas, l’Irak soupçonnait déjà Alger de supporter la révolution islamique en Iran car ce pays (c’est-à-dire l’Iran) veillait énormément à préserver un axe de sympathie dans le monde arabe. La guerre contre l’Iran, «Qadissiyat» Saddam, comme la concevait l’Arabie Saoudite, était ainsi la première grande justification pour enclencher des tueries barbares de grande envergure, après des exécutions sommaires d’opposants politiques. Aujourd’hui, pour les citoyens dont les proches ont été assassinés sous la férule de Saddam Hussein, une haine indescriptible ronge ces gens depuis longtemps. Et il y a de quoi ! Le Sunday Times de Londres n’avait pas eu de mal à percevoir l’esprit de vengeance, voire la soif de sang qui anime les adversaires de ce tyran. Lamya Aziz qui a perdu son père et son unique frère lors des massacres de 1991, avait souhaité qu’on coupe carrément le cou à Saddam Hussein, alors que Zaid Zwain, condamné à six ans d’exil pour avoir fait une blague sur le dictateur, avait souhaité voir le mégalomane dans une cage au centre de Baghdad pour que les gens viennent lui cracher dessus.

Le Synday Times laisse entendre que l’opinion publique occidentale juge à partir de ses propres paramètres le cas Saddam. La notion de crimes contre l’humanité est difficile à vendre en Irak car il existe une forte polarisation qui obéit à d’autres facteurs. Tout d’abord beaucoup de franges sunnites justifient les meurtres des chiites d’une manière très archaïque. Ce qui reste un peu étrange en Europe où les rapports entre catholiques et protestants ont traversé une promotion séculaire dans des sociétés bâties depuis bien longtemps sur la liberté de culte. Ensuite, il est difficile pour les Occidentaux de comprendre ce que veut dire "les chiites sont des ennemis de l’islam et ils sont des alliés des Perses".

Il existe toujours en l’Irak comme dans la plupart du monde arabe cette notion de complot, registre de commerce des gouvernants, et face à un complot, la loi tribale et clanique qui dirigea l’Irak exige qu’on tue... on tue sans retenue même les enfants et les femmes.

La société arabe reste une grande machine consommatrice de thèses de complots. Pour le cas de génocides kurdes, c’est pareil, Saddam a défendu l’unité de l’Irak contre des scissionnistes qui voulaient diviser Bilad Arrafidayne.

Mais un certain intellectualisme arabe essaye d’élever le débat en donnant une autre version: ici, les thèses reposent essentiellement sur des réprimandes faites à l’encontre des Occidentaux qui ont livré le gaz moutarde à Saddam pour qu’il tue les Kurdes et puis Saddam entretenait d’excellents rapports avec les Etats-Unis qui le supportaient dans sa guerre contre l’Iran. Voilà les histoires du type: il me tenait le bras quand j’ai tiré au revolver.
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ithviriw
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Sam 6 Jan - 19:09

Assalam;
Pour comprendre, ce qui se passe en Irak.
Raison et pendaison : l’Irak, le pétrole, richesse et malédiction, Quotidien d'Oran, Samedi 6.01.2007

Par Louhibi Mohamed : Avocat, 1re Partie

«La Loi Est Plus Forte Que La Passion». Aristote

L’histoire des peuples apparaît de plus en plus comme un torrent tumultueux où le sang domine, charriant illogisme, injustice, intolérances et violences. Elle n’a été ni ne sera jamais un fleuve tranquille. L’histoire de l’Irak constitue un exemple édifiant alors même que les civilisations parmi les plus anciennes ont vu le jour en Mésopotamie.

Deux grands fleuves, le Tigre et l’Euphrate, ont favorisé évolution, prospérité et expansion. Jalousé depuis la nuit des temps, ce malheureux pays a connu plusieurs invasions étrangères (Hittites, Perses Achéménides, Grecs de la dynastie Séleucide, Parthes, Romains, Perses Sassanides). Après l’avènement rapide de l’islam de 633 à 642 et grâce à lui, la Mésopotamie malmenée par tant d’invasions puis devenue «Irak Al Arabi» a été propulsée dans le renouveau et l’évolution. Ainsi est née l’une des plus importantes régions de l’Empire musulman.

Malheureusement l’amour effréné du pouvoir, toujours d’actualité partout dans le monde, généra troubles et violences dus aux prétentions au khalifat. L’assassinat du troisième khalife Othman et celui de son successeur Ali en 661 annoncèrent instabilité et recul des acquis multiformes dus à l’islam.

Une éclipse momentanée s’ensuivit en attendant de retrouver la place qui fut la sienne.

Les Omeyyades de Syrie n’ont pas pu maîtriser révoltes et oppositions et dont les Abbassides aidés des Chiites parvinrent à substituer leur pouvoir. Baghdad, à l’image de Babylone, devint un centre culturel rayonnant et la capitale d’un Etat abbasside régnant sur plusieurs provinces durant plusieurs siècles.

De nombreux ouvrages témoignent de la tolérance et du respect accordés aux juifs et aux chrétiens.

La stabilité, la prospérité furent hélas remises en cause par des révoltes aux causes économiques, sociales et politiques trouvant leurs racines dans les anciennes rivalités avec les Omeyyades portant ainsi atteinte à l’autorité de l’Etat central exemplaire pour l’époque. En 945 les Buwayhides chiites chassèrent les khalifes abbassides. L’Etat exemplaire, affaibli, désarticulé, impuissant ne put empêcher ni sa défaite ni le morcellement du Nord de l’Irak en petites entités arabes et kurdes désunies, fragiles et menacées par la reconquête byzantine durant la deuxième moitié du dixième siècle. Toutes les périodes de reflux civilisationnel sont générées par les ambitions aveugles, les rivalités, les violences mais sont aussi profitables à d’autres acteurs: les vautours d’hier et d’aujourd’hui.

Puis l’Egypte, puissance rivale dans la région, bénéficia de cette décadence par les retombées positives du commerce avec l’Extrême-Orient.

Les Buwayhides furent chassés du pouvoir par le Seldjoukide Toghrul Beg en 1055 après un siècle de domination. Il se proclama sultan de l’Irak Al Arabi et régna ainsi 37 ans jusqu’en 1092 où son territoire vola en éclats pour être soumis aux aléas de toute nature.

Profitant de la désunion, ce défaut hélas majeur, tenace et profond chez nos chers coreligionnaires et bien sûr toujours d’actualité (voir de nos jours le piteux état du monde arabe) les Mongols et leur chef Hulagu conquirent le pays après une campagne foudroyante, soit en une année de 1258 à 1259. Connus pour être des prédateurs impitoyables, ils pillèrent et détruisirent tout sur leur passage, toutes les infrastructures et réseaux d’irrigation, portant les atteintes les plus graves à l’agriculture et toute l’économie (éternelles répétitions lorsqu’on voit hélas certaines images actuelles). Toutes les invasions ont leurs conséquences immuables: violences et régressions.

Le pouvoir des Mongols Illkans divisa le pays en deux gouvernorats.

D’autres Mongols dits Dalâyiri des chassèrent les précédents de 1335 à 1410. Une nouvelle nuée de prédateurs mongols sous la conduite de Timur Lang ravagèrent l’Irak davantage durant huit ans, de 1393 à 1401. Deux Etats turcs successifs furent créés, le premier par Djihan Chah 1444-1467 allant de Tabriz au Chatt El Arab et le second par Uzun Hassan. L’Irak fut soumis une fois de plus à une nouvelle conquête par les Séfévides alliés des Chiites turkmènes de 1499 à 1508.

Les sultans turcs de rite sunnite, n’acceptant pas ce nouvel Etat, lui déclarèrent une guerre épuisante, achevée seulement en 1639.

Ils en feront une partie importante de l’Empire ottoman jusqu’en 1918. Cela n’empêcha pas les attaques répétées contre les sédentaires des vallées du Tigre et de l’Euphrate par les nomades et les montagnards.

Bassora de 1624 à 1668 puis Baghdad de 1694 à 1704 décrétèrent leur autonomie.

Baghdad fut dirigé par des gouverneurs mamelouks désignés localement de 1704 à 1831 soit durant 127 ans avec l’assentiment d’Istanbul. Des attaques persanes de 1736 à 1747 furent repoussées par les Mamelouks. L’orthodoxie sunnite des Wahabites après 1790 menaça les Chiites de l’Irak Al Arabi en ruinant Nadjaf en 1803 et Bassora en 1804. L’autorité turque fut énergiquement rétablie par le gouverneur Ali Reza Pacha sur ordre de son souverain Mahmud II. Ainsi d’une conquête à l’autre, amour du pouvoir, convoitise des richesses et convictions religieuses stimulèrent les passions et façonnèrent douloureusement l’histoire de l’Irak jusque-là.

L’Empire turc regardé avec autant de crainte que de convoitise du fait de ses territoires, de sa flotte, de son armée par les deux plus grands Etats colonialistes du 18e siècle, l’Angleterre et la France, resta sous haute surveillance pour l’anéantir à la première occasion. Diplomates et commerçants, espions de l’une et de l’autre sont déjà présents dès le début du dix-neuvième siècle. L’activité commerciale est favorisée dès 1836 par la navigation des navires à vapeur sur le Tigre, l’un des grands fleuves irakiens.

Les premières communications télégraphiques intervinrent en 1836 améliorées par la création d’un service postal. Midhat Pacha, gouverneur de l’Irak de 1869 à 1872, réalisa une avancée sérieuse vers la modernité en construisant plusieurs écoles, un hôpital... Il imposa la sécurité des communications terrestres et des échanges et fonda un journal.

En trois ans il fit faire au pays de sérieux progrès. La réalisation du chemin de fer de Baghdad par un groupe franco-allemand débuta dès 1903. La découverte du pétrole, son importance et la Première Guerre mondiale influèrent d’une façon décisive sur l’histoire de l’Empire ottoman et celle de l’Irak. L’entrée en guerre en novembre 1914 de la Turquie, alliée de l’Allemagne, fut suivie du débarquement des troupes anglo-indiennes à Bassora.

La résistance acharnée des Turcs stoppa les Britanniques dès 1915 et dont une partie de leurs troupes capitula à Kût, en avril 1916.

Par une deuxième offensive, ils remontèrent les vallées du Tigre et de l’Euphrate grâce aussi aux renseignements des espions déjà à l’oeuvre depuis un siècle. La ville de Baghdad fut conquise en mars 1917 et celle de Kirkuk en 1918.

L’armistice conclue entre belligérants européens en octobre 1918 permit à l’Angleterre d’administrer l’Irak. Cette situation de fait fut avalisée par un mandat donné à la puissance occupante par la Société des Nations (dont les USA ne firent pas partie suite au refus de leur congrès) suite à la conférence de San Remo en avril 1920 lors de laquelle l’Angleterre fut évidemment juge et partie. Le mandat suscita aussitôt la révolte du peuple irakien contre l’occupant, notamment dans le Sud de l’Irak. Le sentiment national dépassant les clivages religieux ne fut pas une vue de l’esprit. Il se manifesta déjà à l’époque de la révolution des Jeunes-Turcs de 1908 soutenus par l’organisation secrète d’officiers Al Aahd, «Le Serment», dont la province de Bassorah constitua un vivier important.

Bien sûr, au nom de la liberté des peuples, très tôt, la fameuse et non moins «démocratie libérale» britannique toujours aussi «exemplaire» réprima brutalement, sauvagement et rapidement toute velléité d’indépendance et de liberté des Irakiens.

Les Britanniques imposèrent une institution marionnette sous leur contrôle exclusif dite «Conseil Arabe de l’Etat». En 1921 elle imposa aussi un des émirs de service, le Hachémite Fayçal Ibn Hussein, comme roi de l’Irak, chassé par la France de Damas auparavant.

La généreuse «Grande-Bretagne» recasa et recycla en quelque sorte ce chômeur de luxe et bien sûr toujours dans «l’intérêt» du peuple irakien...

L’impérialisme agit selon les circonstances, avec ou sans masque et paravent, c’est selon...

Une Assemblée constituante aussi fantoche que toutes les institutions imposées par l’occupant pour agir sur ses ordres et à sa dévotion, à l’évidente similitude avec l’actuel gouvernement irakien, ratifia le traité du 10 octobre 1922 comportant des clauses léonines.

Faycal Ibn Hussein devint donc le premier roi d’une monarchie héréditaire à laquelle la Révolution de 1958 mit un terme après 22 ans d’existence. Auparavant, l’opposition ferme et résolue des Irakiens au gouvernement dit représentatif tout aussi fantoche contraindra la SDN à «donner» à l’Irak la wilaya de Mossoul, réclamée en vain par la Turquie dès 1925.

Malgré le vœu de la Grande-Bretagne de maintenir l’Irak sous sa domination avérée, elle agit aussi beaucoup plus de manière sournoise, même si la crainte du nationalisme irakien risquant d’être contagieux, comme s’il ne pouvait être naturel et spontané, lui imposa de lâcher du lest, car malgré toutes ses manoeuvres la SDN prononça la fin du mandat britannique et l’indépendance de l’Irak admis le 30 octobre 1932 parmi ses membres. Un deuxième traité signé (ou imposé ?) auparavant entre l’occupant et l’Irak le 30 juin 1930, préalable dans une très grande mesure à son indépendance et tout à fait formel qui sera accordé. Il comportait: une alliance de vingt-cinq ans, le maintien de bases aériennes à Chuaiyba et Habbaniya avec l’entière liberté de mouvement de son armée sur le territoire irakien.

Depuis 1927 l’Irak Petroleum Company «IPC» fut déjà à l’oeuvre sans aucun bénéfice pour les malheureux Irakiens qui eurent droit à quelques miettes au nom de la «Justice».

Les Irakiens, comme tous les peuples humiliés, se défendirent, réagirent et empoisonnèrent le règne du roi Ghazi 1er qui succéda à Fayçal en 1933. Le pays se révolta, il devint ingouvernable et les sentiments anti-britanniques se renforcèrent face au pillage. Il s’ensuivit sept coups d’Etat entre 1936 et 1941 avec souvent l’aide «désintéressée» des Britanniques. Ghazi 1er, décédé en 1939, laissa un fils, Fayçal II, âgé de quatre ans, proclamé roi sous la régence de son oncle Abdellilah. En 1941 un coup d’Etat transféra le pouvoir à Rachid Ali, chef de file des opposants, favorables aux puissances de l’axe.

La Grande-Bretagne intervint une fois de plus et réoccupa aussitôt tout le pays en 1941, le régent Abdelillah rétabli et la Grande-Bretagne entraîna l’Irak en 1943, à son corps défendant, contre la volonté de son peuple, à ses côtés dans la Deuxième Guerre mondiale.

Déjà impopulaire malgré le voeu de certains leaders pour une coopération mutuellement bénéfique, la Grande-Bretagne organisa et accéléra l’immigration juive en Palestine, ce qui lui valut plus de ressentiment. Le gouvernement irakien sous la forte pression de son opinion, qui exigea la dénonciation du traité d’alliance léonin de 1930, obtint quelques très maigres concessions.

Ainsi révisé, il fut suivi du traité de Portsmouth conclu en janvier 1948.

Le peuple irakien, tellement exaspéré, réagit violemment suite au maintien d’une drôle d’alliance profitable d’abord à la fameuse IPC qui pompait le pétrole depuis 1927 soit plus de 20 ans déjà à son détriment.

Les violentes manifestations de Baghdad firent fuir Salih Djabr, premier ministre aux ordres. Malgré toutes ces réactions légitimes, le traité de 1930 fut maintenu.

La Grande-Bretagne impérialiste n’a jamais cessé d’humilier les peuples arabes. Malgré ses immenses richesses, le peuple irakien vivant dans une grande misère s’insurgea, d’où des troubles violents en 1952 à Baghdad réprimés par l’état de siège et la chasse au parti communiste - aussitôt décrétés. L’accord de février 1952 imposa à l’impérialisme de partager à 50 % des bénéfices du pétrole. A noter des tentatives de regroupement économique suggérées à Nouri Said, tel le projet de fédération du Croissant fertile comprenant l’Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, Palestine arabe dans le but de calmer l’opinion n’a pas abouti. Deux autres manoeuvres de plus initiées par la Grande-Bretagne, le pacte de Baghdad en 1955 et la proclamation de la Fédération arabe comprenant l’Irak et la Jordanie en février 1958 provoquèrent des réactions extérieures également pour la deuxième de la part de l’Egypte et de la Ligue arabe. «Tant va la cruche à l’eau» qu’à la fin elle se casse, dit Le proverbe. Le 14 juillet 1958 un groupe d’officiers patriotes balaya la dynastie et ses suppôts au grand dam de la Grande-Bretagne. Le jeune roi Faycal, le régent Abdelillah furent exécutés puis dans les jours qui suivirent Nouri Said subit le même sort.

La République est enfin proclamée par le général Kassem. L’événement est important pour le Moyen-Orient, il consacra après la prise du pouvoir par les «officiers libres» égyptiens l’avènement d’un deuxième régime progressiste. Il donna consistance au Mouvement National Arabe de Libération sans cesse contrarié, étouffé et brimé par l’impérialisme connu en Algérie durant toute sa colonisation.

Le général Kassem, recherchant le plus grand consensus, accepta le soutien du parti communiste et ordonna le retrait de l’Irak de la Fédération arabe en août 1958 du pacte de Baghdad en mars 1959 plus encore de la zone sterling en juin 1959.

Il mit très sérieusement à mal les montages géo-économico—stratégiques de l’impérialisme qui resta sourd et aveugle face au bouleversement intervenu depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, aux guerres de libération en Indochine, au Maghreb et particulièrement en Algérie.

Le vent de la liberté est puissant, il souffle fort malgré le rapport de force inégal. Les dirigeants impérialistes n’ont toujours pas compris que la volonté des peuples est indomptable.

Aspirant à un développement rapide, à la nécessité urgente de répondre à la soif de justice, de liberté et de bien-être, le général Kassem, face à l’hostilité occidentale, conclut un accord économique avec l’URSS.

Tout pouvoir, fut-il progressiste, génère ses opposants.

Les positions fortes acquises par les communistes inquiétèrent les unionistes favorables aux thèses de Nasser avec à leur tête le colonel Abdesalem Aref. Aussitôt recommença une période de turbulences.

Le soulèvement pro-nassérien, selon une thèse incertaine, du colonel Chawaf à Mossoul en mars 1959, fut violemment réprimé, ce qui fut imputé aux Kurdes et aux communistes. Des troubles intervinrent aussi entre Kurdes et Turkmènes à Kirkuk en juillet 1959, soit respectivement 9 mois pour Mossoul et 12 mois pour Kirkuk après l’avènement de la République... Kassem écarta les communistes du gouvernement et autorisa la réapparition sur la scène politique de cinq partis.

Les mutations importantes et les transitions difficiles firent que les initiatives des nouveaux pouvoirs ne furent pas toujours des succès.

Tel fut le cas pour une réforme agraire décidée hâtivement en septembre 1958 par la jeune République de deux mois et aussi pour le plan quadriennal de 1960.

L’autarcie n’est pas toujours un succès, loin s’en faut !

Barzan, leader kurde, organisa des maquis qui mirent en échec l’armée irakienne en 1961. A Suivre
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haydar
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Sam 6 Jan - 20:17

Merci,frere ithrivw..effectivement c'est une analyse tres juste et logique..
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Dim 7 Jan - 6:05

wa alikum assalam

@ ithviriw,
Saddam n’a jamais milité pour l’islam, a toujours été un laïc un taghiya, mais aujourd’hui il n’est plus, Allah yarahmou, il est entre les mais du créateur, lui pardonnera t’il? Je ne sais pas et ce n’est pas mon problème

dans ce monde qui est dominé par Bush & Co, est-il devenus un héros, un martyre? oui absolument, et je le considère comme tel,

nous assistons a un combat a 2 faces d’un coté le leur: qui est de nous humilier nous blesser, nous envahir, nous bombarder, nous spolier, ….

De l’autre, y a le notre: qui est de résister, être fier de nos résistants martyres et héros, avertir nos générations future, se préparer pour l’avenir, unir les rangs, et surtout ne pas tombé dans leur pièges, et ne pas les servir…

si Saddam était khabit et/ou agent des américains, doit-on l’imité ?
et ceux qui sont devenu comme lui, doit-on les taire ?

ce que je vous reproche, et je le comprends, c’est votre refus d’admettre que ce que font les chiites actuellement en Irak, au moins leurs chefs, c’est de la trahison, de la collaboration impardonnable aux yeux de l’histoire, tu me diras ils n’ont pas le choix?, c’est exactement ce que Saddam a fait, alors pourquoi les 2 poids 2 mesures ?


@ Haydar,
Je confirme ta certitude, si les khoubatas que t’as cité «generale Ammari,Nezar ou autre membre de la junte», devenaient des résistants contre l’occupation étrangère, restaient digne et mouraient debout le jour de leur pendaison "Ali mout wakef", oui je l’ai considérerai comme des martyre et héros je mettrai ma main dans leur mains, et Dieu seul sait si je les hais ou pas et pourquoi, mais hélas! ils sont trop lâche pour ca

comprends ce qui suit si tu le veux bien sur
jamais je ne serai du cote de nos ennemis, jamais
devant dieu je te l’ai déjà dis, seul Dieu décidera du sort des gens un par un, et je ne suis pas son associé
chacun répondra de ce qu’il a fait a titre individuel et je ne crois pas au salut par groupe, sunnite, chiite ou autre
lis ses versets

لَيْسَ لَكَ مِنَ الأَمْرِ شَيْءٌ أَوْ يَتُوبَ عَلَيْهِمْ أَوْ يُعَذَّبَهُمْ فَإِنَّهُمْ ظَالِمُونَ
وَلِلّهِ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ يَغْفِرُ لِمَن يَشَاء وَيُعَذِّبُ مَن يَشَاء وَاللّهُ غَفُورٌ رَّحِيمٌ


concernant mon message qui vous avez fait réagir, il n’y a rien de faux de ce que j’ai dis
Saddam allah yarahmou : puisqu’il n’est plus
il était une terreur pour les irakiens et vous le savez
et aussi a terrorisé les américains puisque il n’était plus fiable, et donc un danger pour eux
à la fin un smilies de terreur et de rire
chi idahak ou chi ibaki kima enkoulou aandna

je confirme les textes postés sont bon, c’est de l’histoire, un rappel et j’ai aimé
allons-nous prendre note ? va-t-elle nous servir dans notre présents et futur? j’ai peur que non et je suis très septique, malheureusement, l’histoire ne nous sert presque pas, ou est Gharnata?
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Dim 7 Jan - 6:11

@ Haydar,

oui Saddam et son armée sont en partie responsable de l'occupation de l'Irak, les marionnettes un peu aussi (tout petit peu)
mais la grande partie c'est l'occupant lui-même
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Dim 7 Jan - 6:17

très belle phrase:

..le monde musulman vit dans la merde,et dans le paradox total.
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haydar
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Dim 7 Jan - 15:59

Citation :

Je confirme ta certitude, si les khoubatas que t’as cité «generale Ammari,Nezar ou autre membre de la junte», devenaient des résistants contre l’occupation étrangère, restaient digne et mouraient debout le jour de leur pendaison "Ali mout wakef", oui je l’ai considérerai comme des martyre et héros je mettrai ma main dans leur mains, et Dieu seul sait si je les hais ou pas et pourquoi, mais hélas! ils sont trop lâche pour ca
Justement ,Sadam avec tte l'autorite et l'influence qu'il a eu n'a jamais resiste contre l'envahissement`!!!comment alors est-il devenu un martyre??

Baghdad a ete tombe sous les mains des envahisseurs plus rapide que le gouvernement de Taliban.!!sans aucune RESISTANCE!!!!
I don't want that I don't want that
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ithviriw
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Dim 7 Jan - 22:08

forums a écrit:
wa alikum assalam

@ ithviriw,
...dans ce monde qui est dominé par Bush & Co, est-il devenus un héros, un martyre? oui absolument, et je le considère comme tel,
.....si Saddam était khabit et/ou agent des américains, doit-on l’imité ?
et ceux qui sont devenu comme lui, doit-on les taire ?

ce que je vous reproche, et je le comprends, c’est votre refus d’admettre que ce que font les chiites actuellement en Irak, ...

@ Haydar,
Je confirme ta certitude, si les khoubatas que t’as cité «generale Ammari,Nezar ou autre membre de la junte», devenaient des résistants contre l’occupation étrangère, restaient digne et mouraient debout le jour de leur pendaison "Ali mout wakef", oui je l’ai considérerai comme des martyre et héros je mettrai ma main dans leur mains,
....Saddam allah yarahmou : puisqu’il n’est plus
il était une terreur pour les irakiens et vous le savez
et aussi a terrorisé les américains puisque il n’était plus fiable, et donc un danger pour eux
....
je confirme les textes postés sont bon, c’est de l’histoire, un rappel et j’ai aimé
allons-nous prendre note ? va-t-elle nous servir dans notre présents et futur? j’ai peur que non et je suis très septique, malheureusement, l’histoire ne nous sert presque pas, ou est Gharnata?
Assalam;

Raison et pendaison: l’Irak, le pétrole, richesse et malédiction



Par Louhibi Mohamed Avocat



2e Partie Et Fin



L’Irak formula en juin 1961 des revendications territoriales relatives au Koweït et toucha là à un point extrêmement sensible réapparu en 1991.

Cela lui valut la rupture des relations diplomatiques avec le Liban, la Jordanie, les USA et la rancune encore plus tenace de la Grande-Bretagne auxquelles s’ajoutèrent de mauvaises relations avec l’Egypte.

Le général Kassem ne se serait-il pas créé trop de foyers de tension internes et externes ? Telles les alliances et les mésalliances avec les communistes et les kurdes.

L’impérialisme ne désarme jamais, même surpris il rebondit toujours.

En décembre 1961 l’impossible entente avec l’Irak Petroleum Company incita le gouvernement à nationaliser à 99,6 % les zones de concessions et exigea 20 % de son capital, ce qu’elle refusa.

Il créa une compagnie nationale.

L’Irak n’arrivait toujours pas à assurer sa stabilité pour toutes les raisons intérieures et plus encore extérieures.

Il a touché à des intérêts sensibles. Contrairement à l’adage, «charbonnier n’est pas maître chez lui», un coup d’Etat le 8 février 1963, initié par des militaires et unionistes pro-nassériens aidés par des Baathistes chevronnés est couronné par la création d’un Conseil National de la Révolution avec à sa tête le colonel Abdesalam Aref, promu maréchal.

Le général Kassem et ses proches collaborateurs furent exécutés et la constitution provisoire du 27 juillet 1958 abrogée.

Les Baathistes menèrent une purge sans répit contre les communistes, promirent aux Kurdes un statut d’autonomie en mars 1963.

Malheureusement le conflit reprit dès juin 1963.

Les relations s’améliorèrent avec l’IPC, l’ouverture fit place à l’autarcie.

La Syrie, après un coup d’Etat pro-baathiste le 8 mars 1963, négocie avec l’Irak et l’Egypte un projet d’union tripartite signé le 18 avril 1963. L’Irak par ailleurs renonce à ses prétentions sur le Koweït.

Le projet d’union une fois encore fut hâtif, plus sentimental et romantique que réaliste, réfléchi, progressif - d’où, son échec illustré par le désaccord entre la Syrie et l’Egypte.

L’Irak et la Syrie créèrent une union militaire le 17 novembre 1963 — les évènements se bousculèrent dans les têtes dirigeantes à un rythme insaisissable, même rétrospectivement. Entre la signature du traité d’union tripartite le 18 avril 1963 et l’union militaire irako-syrienne le 17 novembre 1963, 7 mois seulement se sont écoulés...

Au même moment, le Baath, partie prenante décisive, est totalement écarté du pouvoir en Irak pour donner des gages aux conservateurs inquiets par le rythme et la nature des décisions et plus encore par le pro-nasserisme des Baathistes.

Dès le 21 novembre 1963, le maréchal Aref détenteur de tous les pouvoirs, forma un gouvernement et dont le général Tahir Yahia fut le Premier ministre.

Une nouvelle constitution temporaire vit le jour le 3 mai 1964. En juillet 1964, tous les partis furent interdits, et remplacés par un parti unique: l’Union Socialiste Arabe. Antérieurement intervint la libération de prisonniers politiques, un cessez-le-feu avec les Kurdes le 10 février 1964 suite à l’aide de Nasser.

Le rapprochement égypto-irakien fut concrétisé par un accord économique en février 1964, la création d’un conseil présidentiel et celle d’un commandement militaire commun en mai 1964.

L’abcès de fixation kurde, faute d’un accord audacieux réaliste et définitif, se maintint pour le plus grand bonheur de l’impérialisme ayant la capacité de le réactiver par la manipulation à tout moment pour contrarier la stabilité et l’unité nationale de l’Irak, comme c’est le cas actuellement.

Dès 1965, le conflit kurde reprend et le projet égypto-irakien n’a ni l’élan ni la force de créer l’indispensable dynamique à son succès.

Le désenchantement apparaît de part et d’autre à peine un an après les accords antérieurs.

Le gouvernement de Tahir Yahia, dont 7 ministres de sa tendance et 6 ministres pro-nasseriens démissionnèrent en septembre 1965.

Les nationalisations de juillet 1964, le progressisme des pro-nasseriens inquiétèrent notamment la bourgeoisie irakienne et incitèrent l’Irak à se détacher du nasserisme.

L’instabilité et l’absence de choix réfléchis se manifestèrent encore en septembre 1965 par une tentative avortée de coup d’Etat du général Aref Abderrezak, Premier ministre.

Abderrahman al Bazzaz, nouveau Premier ministre, et son gouvernement enterrèrent «le socialisme arabe», décidèrent la fin des nationalisations, celles des monopoles de l’Etat sur les importations et de la représentation des travailleurs dans la gestion des entreprises nationalisées. Les relations avec l’Egypte furent réduites.

Le 14 avril 1966, le maréchal Aref, chef de l’Etat décédé accidentellement, est remplacé par son frère le général Abderrahmane Aref.

Un nouveau cessez-le-feu intervint avec les Kurdes en juin 1966 auquel s’opposèrent une partie de l’armée qui en fit grief à Bazzaz tout comme les communistes, baathistes et pro-nasseriens, tous délibérément hostiles à son libéralisme effréné. Influencé, Aref se sépare de Bazzaz.

Le général Nadji Talib dirigea le gouvernement dès août 1966 jusqu’à sa démission en mai 1967.

Aref assura lui-même la direction d’un gouvernement d’union nationale comportant Baathistes modérés et Kurdes jusqu’au 10 juillet 1967, date à laquelle le général Yahia forma un gouvernement. L’Irak se rallia le 3 juin 1967 au pacte égypto-jordanien et déclara la guerre à Israël le 5 juin 1967 en y prenant part de manière quasi insignifiante en Jordanie.

Le 6 juin 1967, l’Irak comme d’autres pays arabes rompit ses relations diplomatiques avec les USA et stoppa le pompage du pétrole destiné aux Anglo-Saxons.

Le 17 juillet 1968 un nouveau coup d’Etat renversa Abderrahman Aref, le général Ahmed Hassan El Bakr fut nommé président de la République et forma un gouvernement dominé par le Baath dont il prit la direction et le titre de commandant en chef de l’armée le 30 juillet 1968. Il proclama le 22 septembre 1968 une constitution provisoire (une de plus) érigeant le socialisme en choix décisif.

Malgré les coups portés à l’opposition de droite, Bakr n’aura pas la vie facile.

L’intrigue et le complot sont des maladies difficiles à guérir comme il résulta de la découverte de celui organisé par des officiers de l’armée et de la police manipulés, selon le CCR, la plus haute instance, par les USA et l’Iran. Il s’ensuivit vingt exécutions capitales. Bakr et les progressistes réalisèrent un pacte national de coopération en novembre 1971.

Deux communistes deviennent ministres le 14 mai 1972 et dont leur parti est légalisé pour la première fois depuis sa création et la signature d’un accord le 17 juillet 1973 dit Pacte national d’action entre celui-ci et le Baath. Les Palestiniens reçoivent une aide financière consistante.

Bakr opte pour une coopération multiforme et active avec l’URSS par les traités de 1969 outre un traité d’amitié et de coopération du 9 avril 1972.

La durée même relative de Bakr et de son équipe malgré les complots avortés commença à porter ses fruits.

La fourniture d’armes aux maquisards kurdes par l’Iran empoisonne les relations des deux pays et fait réagir l’Irak par l’expulsion de tous les Iraniens vivant sur son territoire.

En juin 1972, l’IPC est nationalisée.

En 1973, l’Irak est solidaire de l’Egypte et de la Syrie qu’elle appuie lors de la quatrième guerre israélo-arabe. C’est à la suite de toutes ces tumultueuses péripéties que Bakr, qui dirigea l’Irak depuis le 17 juillet 1968, démissionna le 16 juillet 1979.

Ainsi Saddam Hussein, qui fut son vice-président durant ces 11 ans, lui succéda à la tête du Baath et de l’Etat.

Dès août 1979, il surmonta un complot et consolida son pouvoir. Par une loi en mars 1980, il amenda la constitution de 1970 et créa une Assemblée nationale. Sur décision de Saddam Hussein, l’ouverture démocratique annoncée commença à se concrétiser par les premières élections législatives depuis 22 ans dont la majorité des sièges alla au Baath, les autres furent remportés par diverses formations, lesquelles constituèrent, avec le Baath, le Front National Progressiste.

Seule ombre au tableau, le parti communiste ne fut pas représenté. Pourquoi ?
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Dim 7 Jan - 22:10

Il est évident que les rivaux de l’intérieur et les ennemis étrangers de l’Irak ne virent pas cela d’un bon oeil et l’agitation religieuse réapparut entre confessions à Nadjef et Kerbala les 5 et 6 février 1977 ainsi que dans le Sud de l’Irak en mars 1977.

L’avènement de la République Islamique Iranienne en février 1979 stimula la contestation chiite.

En avril 1980, le pouvoir réagit sévèrement vis-à-vis de ses chefs pour préserver la stabilité et réaliser l’unité nationale si fragile assurées très relativement pour une fois sous la direction de Bakr de juillet 1968 à juillet 1979 et que Saddam Hussein a voulu sérieusement consolider.

Saddam Hussein, vice-président de 1968 à 1979, et président de la République depuis jusqu’à la deuxième guerre déclarée à l’Irak en 2003, soit 23 ans, d’où son pouvoir de décision d’une durée de 34 ans est loin de comporter que des résultats négatifs.

Que le lecteur excuse mes longs développements l’entraînant dans le fin fond de l’histoire de l’Irak caractérisé par une instabilité, des complots, des rivalités quasi obsessionnels jusqu’aux années 1970, le but étant de les opposer à la stabilité intervenue depuis Bakr et Saddam voulant un Etat-Nation fort et organisé.

La démocratie ne s’achète pas dans une épicerie, elle ne s’improvise pas et résulte d’une éducation, d’une culture, d’un consensus.

Comment y parvenir avec les nombreux «braves gens et amis» des Arabes, qui leur veulent que du «bien» tellement pétri de sang et de pétrole...

Les plus grandes erreurs de Saddam Hussein consistèrent à tomber de la manière la plus stupide tête baissée dans deux pièges.

Le premier se rapporte à l’attaque de l’Iran, pays voisin et musulman. Il servit de sous-traitant à l’impérialisme et aux monarchies apeurées par l’Iran en remettant en cause l’accord d’Alger signé en mars 1975
, auquel le regrette président Boumediène apporta la marque de son intelligence et de son autorité morale sur la scène internationale, aidé en cela par Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires étrangères à cette époque. La crise ouverte, l’Irak voulut annuler les concessions territoriales relatives au Chatt Al Arab et faire aboutir des revendications sur l’Arabistan ou Khuzustan, région d’Iran peuplée d’arabophones. L’Irak aurait dû observer une extrême prudence face à la Révolution Islamique équivalente à un séisme politique, en raison du rôle de gendarme de l’impérialisme joué par le Shah d’Iran à la tête d’une puissance militaire importante. Saddam Hussein, en déclarant cette guerre, a été très mal inspiré. Elle a coûté des millions de morts, affaibli les deux pays et leur a coûté des milliards de dollars en faisant chuter leurs exportations de pétrole. L’avantage premier de l’Irak en septembre 1980 a été vite surmonté par l’Iran qui dès 1981 mena une contre-offensive contraignant l’Irak à proposer la paix en juin 1982. L’Iran refusa malgré l’acceptation à nouveau par l’Irak des frontières définies par l’accord d’Alger et continua la guerre en voulant la chute de Saddam Hussein.

Diabolisé au-delà de toute mesure, s’il a utilisé des armes chimiques, ce sont les pays occidentaux qui les lui ont fournies abondamment contre espèces sonnantes et trébuchantes.

L’Allemagne, les USA, la Grande-Bretagne pourraient peut-être répondre à quelques questions. Qui lui a donné des renseignements résultant de l’observation des satellites ? Qui a permis d’engager par l’Irak des avions français Super-Etendard aux bombardements meurtriers ? Qui a financé le conflit fratricide et stupide ? Bien sûr, nos frères arabo-musulmans du Golfe.

Le deuxième piège tendu à Saddam Hussein fut le soi-disant accord tacite que les USA lui auraient donné en s’abstenant de notifier par une position claire leur refus de l’invasion du Koweït.


La meilleure occasion leur fut offerte pour mener la première guerre du Golfe en dépit de l’acceptation de Saddam Hussein d’évacuer le Koweït.

L’occasion était trop belle pour les USA et la coalition - comprenant la Grande-Bretagne toujours «très bien disposée» à l’égard de l’Irak et des Arabes, de la France (qu’a-t-elle gagné ?) et d’autres pour «bouffer» de l’Irakien.

Par exemple, un groupe de fantassins irakiens présents dans une tranchée et voulant se constituer prisonniers fut enterré vivant par des chars américains pour, paraît-il, gagner du temps et économiser des munitions (voir le livre du professeur A. Jacquard intitulé «J’accuse».

Les USA ont effrayé le roi Fahd par de fausses images satellitaires montrant les troupes irakiennes massées aux frontières de l’Arabie.

Ainsi ont-ils pu déployer une force armée toujours présente dans ce pays et que ses islamistes contestent.

La troisième erreur de Saddam Hussein consista à se laisser prendre vivant, il aurait dû mourir plus dignement quitte à créer les conditions propices à une fin honorable digne d’un soldat, d’un homme.

Le «procès» qui lui a été intenté relève des violations graves et répétées des lois pénales internationales.

Téléguidé jusqu’au bout, instruit par des «lois» sur mesure, il fera date dans l’histoire du Droit international.

Pourquoi s’être limité aux seuls chefs d’accusation évoqués ?

Pourquoi n’a-t-on pas évoqué tous les usages des gaz et leurs fournisseurs ?

Pourquoi ? Pourquoi ?...

Le tribunal d’exception, la condamnation et les conditions horribles de son exécution sont en dernier ressort un message multiforme.

Montrer le supplice, insulté, martyrisé par ses bourreaux, c’est laisser délibérément sortir des images indignes, ce que l’on ne fait pas même pour un condamné de droit commun.

C’est donc avertir les chefs d’Etat arabes et musulmans, tous les Arabes et d’autres sans doute en Amérique Latine où les choses changent que l’Amérique de Bush fait ce qu’elle veut quand et où comme elle veut.

Exécutez ou vous serez exécutés
!

Silence, on tue ! Sans pudeur, sans respect pour le milliard deux cents millions de musulmans (ni pour les opposants à la peine de mort).

L’exécution est intervenue le jour même de l’un des rites sacrés, le jour même de la célébration du sacrifice de Sidna Ibrahim, acte on ne peut plus barbare !

Il s’agit là d’une très grave offense aux musulmans, aux croyants, même à ceux qui ne portent pas Saddam dans leur coeur.

Jetez de l’huile sur le feu, il en restera toujours.

Vous oeuvrez pour la guerre civile, pour la partition de l’Irak qui reste l’un de vos buts.

Quel aveuglement politique et pour quels résultats ?

Les 3.000 morts américains, les milliards de dollars gaspillés, le discrédit des USA alors que beaucoup d’Américains sont contre cette guerre absurde et plus encore les dizaines de milliers de morts irakiens ne comptent pas.

Triste époque que nous vivons.

Je laisserai la parole à Noam Chomsky, intellectuel américain, qui, dans son livre intitulé «Dominer le monde ou sauver la planète ? L’Amérique en quête d’hégémonie mondiale» Ed Fayard p 177, mentionne: «Aussi horrible et brutal qu’il ait pu être, le régime de Saddam Hussein a bel et bien orienté les profits du pétrole vers le développement intérieur. Ce «dictateur régnant sur un système qui a fait de la violence un moyen de gouvernement» à l’«effroyable bilan en matière de droits de l’homme», a néanmoins «fait entrer dans la classe moyenne la moitié de la population du pays, et les Arabes du monde entier... sont venus étudier dans les universités irakiennes».

J’emprunte au Cid de Molière ma conclusion: «A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !».
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Timour Le Boiteux
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Lun 8 Jan - 2:04

salam
En tout cas Saddam est mort en hero, les traitres irakiens comme hakim sistani et sader sont devenu une honte pour l'oumma.
Saddam est parti comme un Battal, les 3 mousqotaires vivent comme des djoubona.
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Lun 8 Jan - 3:52

wa alikum assalam,

à la date d'aujourd’hui ce que tu dis ya akhi est tout a fait vrai
mais le futur seul dieu sait comment il est fait
si demain les maitres des lieu, les américains, décident de changer d'allier ils les jetteront a la poubelles comme les autres avant eux et peut être nous serons forcé de les récupérer
espérant qu'ils se réveilleront tout seul avant qu'il ne soit trop tard, je n’y crois pas Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Lun 8 Jan - 4:07

haydar a écrit:
Justement ,Sadam avec tte l'autorite et l'influence qu'il a eu n'a jamais resiste contre l'envahissement`!!!comment alors est-il devenu un martyre??
...I don't want that I don't want that

ya Haydar
tu refuses de voir les choses comme elle sont c'est tout
le graphe de la vie de Saddam n'est pas une ligne linéaire, a sa sortie il avait rendez-vous avec l'histoire et il ne l'a pas manqué, on appelle ca housn el khatima
alors qu'au même moment les autres voulez l'humilier et nous avec, malheureusement pour eux et heureusement pour nous, il est apparu très grand rabi yarahmou
martyre il est devenu surement

n’oublies pas de tourner la page, il n’est plus de ce monde

hatta erquad ma rahouche ijina alors ghir khaliha 3ala allah
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ithviriw
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Lun 8 Jan - 11:12

Assalam;

Les vrais raisons de l'exécution et surtout de la diffusion par la CIA, des images VIDEOS de l'exécution au demeurant légale, de Sadam le Joker de Bush.

1.- Alliance contre nature des Vassaux arabes de la Péninsule, avec leur maîtres du Mossad, selon "Intelligence On Line", contre la République Islamique, et le soi-disant "péril que constituerait l'Islam nucléarisé", alors que la Croix et l'étoile de David, nucléarisés, sont au contraire des parapluies nucléaires pour les Mounafikins arabes.

2.- Exécution du Joker américain, l'ex "agent de la CIA", Sadam imposé et protégé des USA, contre les Irakiens musulmans et gardien de 10% du trésor énergétique de l'Occident, rémunéré et protégé, par les armements et la technologie occidentale, en contre-partie de sa promotion et de son maintien au Pouvoir, avec l'aide du Baath ani-musulman et laïco-fasciste.

3.- Désir de Bush, un autre tyran et dictateur "illuminé" de marquer l'Histoire des relations internationales, avec l'appropriation par les USA, des 1/3 des réserves mondiales de brut, et la réalisation de la Prophétie des "Illuminattis", pour christianiser le Monde après avoir reconstruit le Temple et permis aux juifs de "reconstruire le Temple", et les avoir regrouper en "Terre Sainte, du Nil à l'Euphrate", avant l'Armaggeddon, sensé annoncer la "Victoire du Christ" et exterminé les "infidèles" dont les musulmans sont les premiers visés, puisqu'ils "narguent le Christ" en lui préférant selon leurs croyances, Mouhamad, aswaws, qui est pour eux un "imposteur", d'où son nom de MAhomet ( ma houmid = celui qui n'est pas loué par Allah), Al 'iyadhou bi Allah.
En effet, ce sont les mounafikins, de la Péninsule qui constitueront les armées du Dadjal, comme prévu, et les bases en Arabie, au Qatar, à Bahreïn, aux Emirats, en Egypte, en Jordanie, et la tentative d'en installer grâce à Djoumblat et à Hariri et Signora au Liban, ou avec la complicité de Abas, en Palestine occupée, n'en sont que les preuves supplémentaires...

ضربة نووية اسرائيلية لايران!
عبد الباري عطوان
عندما تكشف صحيفة بريطانية بوزن الصنداي تايمز عن خطة اسرائيلية لضرب المفاعلات الايرانية باسلحة نووية تكتيكية، فإن علينا ان ننظر الي هذا الامر بجدية، لان هذه الصحيفة بالذات لا تفرد صدر صفحتها الاولي لخبر كهذا دون وجود أجندة خفية للذين ارادوا تسريبه عبرها، والمقصود هنا جهات اسرائيلية استخبارية.
فالصحيفة تخصصت بنشر قصص اخبارية مماثلة، جاءت بمثابة تحريض علي الحرب ضد العراق، عندما قالت قبل الحرب الاولي عام 1991 ان الرئيس العراقي صدام حسين علي بعد بضعة اشهر من انتاج اسلحة نووية، وفي المرة الثانية عندما اكدت قبل حرب اذار (مارس) عام 2003 ان العراق يملك اسلحة دمار شامل، وان المفاعل النووي العراقي يعمل بشكل متسارع لانتاج رؤوس نووية. وتبين في الحالين ان هذه التسريبات المتعمدة، من قبل جهات غربية واسرائيلية، لم تكن دقيقة علي الاطلاق.
ومن هنا يمكن النظر الي التسريبات الاخيرة حول الخطة الاسرائيلية هذه من زاويتين اساسيتين:
الاولي: ان يكون الهدف منها هو بث الذعر في نفوس الايرانيين، ودفعهم الي التفكير في عواقب الاستمرار في عمليات تخصيب اليورانيوم، وبما يؤدي في النهاية الي التخلي عنها.
الثانية: تهيئة الاجواء الدولية لاستخدام اسلحة نووية ضد ايران، وايكال هذه المهمة للدولة العبرية، كرد علي تصريحات الرئيس الايراني احمدي نجاد التي هدد فيها بازالة اسرائيل عن الخريطة.
الاحتمال الثاني ربما يكون الاكثر ترجيحا، لان الولايات المتحدة الغارقة حتي اذنيها في المستنقع العراقي قد لا تكون في وضع يؤهلها دستوريا ولوجستيا لشن حرب جديدة، ولهذا قد تدفع ادارتها باسرائيل للقيام بهذه المهمة ثم تهرع لمساعدتها في مرحلة لاحقة، اي تتدخل للدفاع عنها او حمايتها.
الرئيس الامريكي جورج بوش يتصرف حاليا مثل النمر الجريح، فقد اقترب من الاعتراف بالهزيمة الكاملة في العراق في خطابه الاخير، وهو يستعد حاليا لاطلاق آخر طلقة في جعبته، اي تغيير جنرالاته، وارسال حوالي ثلاثين الف جندي اضافي الي العراق في محاولة اخيرة لتأمين بغداد، وبما يؤدي الي توفير الغطاء لاحقا لبدء عمليات الانسحاب الامريكية مع نهاية هذا العام تمهيدا للالتفات الي الملف النووي الايراني.
.


Dernière édition par le Lun 8 Jan - 11:18, édité 1 fois
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ithviriw
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Lun 8 Jan - 11:14

ديك تشيني نائب الرئيس الامريكي قال قبل عام انه لن يكون بمثابة المفاجأة بالنسبة اليه اذا اقدمت اسرائيل علي قصف المفاعلات النووية الايرانية تماما مثلما فعلت بنظيراتها العراقية عام 1981. اما الرئيس بوش فقد صرح علنا بانه سيكون رئيسا فاشلا وعاجزا عن القيام بواجباته كرئيس لدولة عظمي اذا غادر منصبه قبل انهاء التهديد الايراني النووي . وهذه المواقف الواضحة تشير الي ان الادارة الامريكية قد ترحب باي عدوان اسرائيلي علي ايران، الامر الذي يفســـر تلكـــؤها باتخاذ اي خطــــوات لوقف اطلاق الـــنار اثناء الهجوم الاسرائيلي علي لبنـــان، وامتـــناعها عن ادانة المجازر الاسرائيلية في الضـــفة الغربـــية وقطاع غزة، واخرها مجزرة بيت حانون.
فما تسرب من انباء يشير الي ان الادارة الامريكية بدأت الاستعداد لحرب ضد ايران منذ فترة طويلة، واتخذت خطوات عملية في هذا الخصوص، ابرزها زيادة مخزونها النفطي بشكل هائل وبما يكفي لاكثر من عشرين شهرا اضافية، وهذا ما يفسر ارتفاع اسعار النفط لاكثر من سبعين دولارا للبرميل ثم تراجعها الي خمسة وخمسين دولارا وارسال المزيد من الاساطيل والغواصات النووية وحاملات الطائرات الي منطقة الخليج، واجراء مناورات عسكرية بحرية بمشاركة الدول المضيفة.
ويبدو ان التطورات الحاصلة حاليا في المنطقة تصب في خدمة هذه الاهداف الامريكية، ونحن نشير هنا الي حالة الاستقطاب الطائفي المتصاعدة الي حد الجنون التي بدأت بالحرب الاهلية الطائفية في العراق، ووصلت قمتها باعدام الرئيس العراقي صدام حسين يوم عيد الاضحي، وتوجيه اهانات استفزازية له قبل لحظات من صعوده الي حبل المشنقة، والتمثيل فمن المؤسف ان شعبية الحزب ورئيسه السيد حسن نصر الله تراجعت ولو جزئيا وبسرعة، بسبب .....
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Lun 8 Jan - 11:14


هناك من يجادل بان ايران اذكي من ان تدفع الامور الي المواجهة مع الولايات المتحدة، فهي دولة مؤسسات، وصاحب القرار في ايران لا يمكن ان يرتكب اخطاء نظيره العراقي، والمسألة مسألة مساومة واعلاء قيمة الثمن المنتظر من واشنطن والغرب، وهو دور ايراني اقليمي اكبر، ومساعدات غربية. ويقول هؤلاء ان ايران حصلت من امريكا علي كل ما تريد دون ان تطلق طلقة واحدة، عندما خلصتها، اي امريكا من اكبر عدوين لها، وهما نظاما طالبان في الشرق والبعث في الغرب.
وربما تنطوي وجهة النظر هذه علي بعض الصحة، ولكن هناك شريطين اساسيين حتي تستقيم، وهو تخلي النظام الايراني عن طموحاته النووية اولا، او قبول امريكا بايران عضوا في النادي النووي، والشرطان مستحيلان حتي الآن، لان تخلي النظام الايراني عن طموحاته النووية قد يكون بداية انهياره، وقبول امريكا بايران قوة نووية يعني بداية النهاية لهيمنتها علي ثلثي احتياطات النفط في العالم المتمركزة في منطقة الخليج
.
دول الخليج العربية ستكون الخاسر الاكبر في حال اندلاع الحرب او التوصل الي صفقة سلمية امريكية مع ايران حول البرنامج النووي، فاندلاع الحرب يعني انتقاما ايرانيا بتفجير ابارها النفطية وضرب القواعد العسكرية الامريكية فيها، وحدوث تسرب نووي في منطقة الخليج اثر ضرب المفاعلات الايرانية باسلحة تقليدية او غير تقليدية لان هذه المفاعلات، وبعضها تطل علي الخليج. اما التوصل الي صفقة امريكية ـ ايرانية، فيعني دخول هذه الدول لبيت الطاعة الايرانيl'imbécilité de Atwan le laïque, ou disons plutôt sa HAINE, remonte en surface, et il perd sa lucidité, car il lui faut se montrer docile vis à vis des financiers et de ses riches mécènes et lecteurs séoudiens de l'émigration en Angleterre et en Occident, qui l'aiment et le détestent en même temps, comme laïc trop "indépendant à leur goût" et trop méprisant pour leur bédounisme et leur wahabisme teinté de Scotsh, de Brandy et de danse du ventre le chapelet à la main، ودفع الجزية لحاكم طهران.
نأمل ان لا تتطور الامور في هذا الاتجاه، وان يتم التوصل الي حل يجنب المنطقة العربية مواجهة جديدة، ولكننا نعترف بان الامل شيء، والواقع علي الارض مختلف تماما. فالحروب في الغرب ضد دول الشرق، والعربية والاسلامية منها بشكل خاص، تبدأ من خلال التسريبات والحشد الاعلامي. وما نشرته الصنداي تايمز ربما يكون البداية في هذا الخصوص
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Timour Le Boiteux
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Lun 8 Jan - 13:04

ithviriw, t'es incoherent dans tes propos.
J'aime les chose simple et je vais t'expliquer simplement pourquoi je te dis cela.

Tu nous dis en gros que les images VIDEOS de l'exécution de Saddam rahimullah était diffusé par bush car ce dernier était leur jocker pour unir les sunites du monde contre les chiites et cela avant une eventuelle attaque contre l'Iran.
Justement j'avais pensé la même chose que toi à la vue des premières images, mais quand j'ai vu que les lâches assassins étaient tous des chiites qui criaient à la vengence contre les nawacibs et promettant l'enfer pour ces derniers j'ai vite compris à qui on avait affaire.

Les choses se sont agravés quand j'ai vu le racaille Sader et les deux autres gugus hakim sistani se féliciter du crime biensure sans condamner la methode, suivie par les mollah de Theran.

Je suis venu sur les forums et j'ai aussi constaté qu'à une personne prét, tous les autres chiites dont toi ithviriw, vous étiez heureux de ce qui venait arriver, alors je me suis dit que y a rien à construire avec ces barbares.

Sinon je préfère voir un laïque comme Atwan qu'un religieux comme sistani ou hakim avec sa tête de tarlouze qui part chez bush pour lui demander de rester en Irak et de frapper fort les sunites, ensuite les mêmes parlent d'un raprochement entre les deux tendances.
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MessageSujet: Re: Sadam, ou le tyran devenu martyr grâce à BUSH   Lun 8 Jan - 23:35

Abou Ouweis a écrit:
ithviriw, t'es incoherent dans tes propos.
J'aime les chose simple...
j'ai aussi constaté qu'à une personne prét, tous les autres chiites dont toi ithviriw, vous étiez heureux de ce qui venait arriver, alors je me suis dit que y a rien à construire avec ces barbares.
Assalam, pour commencer Ya Abou Ouweis.

Ensuite, ta répartie ne peut pas me surprendre quand au lieu de te calmer et de réfléchir, tu laisses déborder ton "hawa" et que tu mets en veilleuse, j'espère pas indéfiniment tout de même, ta raison.
Tu es libre de juger les Irakiens, mais "Ahl meka edra bi ach'abiha", et si les Irakiens sont heureux, c'est qu'ils ont vu la fin d'un cauchemar qui a duré plus de 30 ans, mais comme le dit un proverbe algérien " ma yhesse bi eljamra illa elli ekwatou".
Donc tu n'es pas qualifié pour parler au nom du Peuple Irakien, et la joie de l'exécution a été saluée par la MAJORITE unanime des Irakiens, et des HOMMES et femmes JUSTES dans le Monde CIVILISE, et évidemment les complices de Sadam, ne pouvaient que pleurer, tout comme ceux qui ont vu leur PION ou leur JOKER sacrifié au nom de la "RealPolitik", et aussi bien Bush qui a pourtant ordonné l'exécution, pour convenances de politique intérieure, que les Séoudiens, qui auraient voulu éventuellement le réutiliser après aiguisage...
Mais comme tout a une fin, y compris les pièces de théâtre, surtout celles qui avortent au cours de la mise en scène; celle-ci ayant été mal ficelée depuis le début, BUSH a dû lâcher l'OS qu'il tenait entre ses pattes, et des bourreaux choisis, et auxquels on a fait répéter la comédie de l'exécution, pour SERVIR BUSH et ceux qui fourbissent leurs armes contre la République Islamique d'Iran, d'une part, et ensuite contre l'Islam, d'autre part, en utilisant la vieille tradition anglo-française, éprouvée du "DIVISER pour REGNER", semble refaire surface, et SADAM "héros des sounis blessés" servira mort, puisque vif, il risquait de trop parler, car trop lâche, et il risquait de trop déballer et le pauvre BUSH en fin de règne risque de tout perdre en voulant trop gagner: Voila pourquoi la VIDEO a été utilisée et pour faire croire qu'elle n'a pas été elle aussi été manipulée comme l'ont TOUJOURS été les cassettes du "pauvre Ben Laden", la qualité de l'image a été volontairement mauvaise et celle du son ne laissait entendre que ce que les spécialistes de la DESINFORMATION et de l'INTOXICATION, voulaient passer comme message aux "veaux", et autres GOGOS qui croient et gobent même les couleuvres tant qu'elles satisfont leurs désirs les plus malsains et les plus répréhensibles.... comme " bouffer du chiite", malheureusement, comme si les msuslmans ne constituent point une seule COMMUNAUTE.... HELAS.
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