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 Les troublants questionnements d'Aït-Ahmed…

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Timour Le Boiteux
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Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Les troublants questionnements d'Aït-Ahmed…   Lun 30 Juil - 10:43

http://www.jeune-independant.com/art...rticleId=32458

Les derniers attentats seraient, selon lui, des «règlements de comptes internes au pouvoir» :

Les troublants questionnements d'Aït-Ahmed…

par Halim Mouhou
Le président historique du FFS a préféré user cette fois «d'humour et de dérision» pour jeter un véritable pavé dans la mare déjà trouble de la situation sécuritaire du pays. «J'ai pensé plus sympa de vous faire une surprise en vous posant quelques questions qui, certes, se moquent de la langue de bois, mais ne sont ni surprenantes dans la forme ni légères dans le fond», a-t-il écrit dans son message envoyé aux membres du conseil national de son parti, réunis jeudi et vendredi derniers en session ordinaire à Alger.
Le message a été lu par le premier secrétaire national du FFS, Karim Tabbou, lors de la conférence de presse qu'il a animée hier au siège national. Des questions que le «zaïm» a souhaité «sous la marque FFS de l'humour et de la dérision», tout en tenant à préciser qu'«il s'agit d'un exercice sérieux de réflexion», dont les conclusions, a-t-il ajouté, «pourraient être éventuellement soumises au congrès» du Front, dont la tenue est prévue pour le début du mois de septembre.
Sa première question : «Que pensez-vous des attentats kamikaze perpétrés contre les bâtiments du chef du gouvernement et celui du ministère de l'Intérieur ?» La réponse de l'homme, duquel le moins que l'on puisse dire qu'il est «bien informé», est troublante, voire inquiétante.
Selon lui, «la rumeur court sous le burnous, dans les allées du pouvoir, et aussi à Paris, que ces attaques sophistiquées sont tombées à point pour soutenir l'un des candidats à l'Elysée, dont le problème sécuritaire était le cheval de bataille».
Une allusion claire à Nicolas Sarkozy. Cette version «ne semble pas invraisemblable» pour Aït-Ahmed qui se réfère aux «campagnes médiatiques unanimes et simultanées qui ont actualisé le cri de guerre […] Le GSPC à leur porte !» Le chef du FFS en veut aussi pour preuve les propos du ministre de l'Intérieur, M. Zerhouni, qui s'était, selon lui, «empressé de démentir techniquement le caractère kamikaze de l'attentat», laissant clairement entendre, ajoute Aït-Ahmed, «qu'il s'agissait d'un règlement de comptes interne au pouvoir».
La réponse qu'apporte l'exilé volontaire à Lausanne à sa deuxième question, «quid de l'attaque de la caserne de Lakhdaria […] Et des effets d'annonce tragiques concernant la grande offensive du «GSPC» à Yakouren… ?», est aussi troublante que la première.
Pour le chef historique, un des neufs déclencheurs de la Révolution de novembre, «nous sommes dans le scénario désormais classique toutes les fois que s'aggravent les luttes de pouvoir à propos de la succession à El-Mouradia». En termes plus clairs, il s'agit, selon lui, d'une lutte «par massacres interposés» entre les clans du pouvoir, comme ce fut le cas, poursuit Aït-Ahmed, «au cours de la sale guerre, en particulier dans la Mitidja».
À ce sujet, Aït-Ahmed a rendu un hommage à l'ambassadeur des Etats-Unis qui avait, rappelons-nous, avertit à la suite des attentats du 11 avril que d'autres attentats allaient cibler des édifices publics (la Grande-Poste et le siège de la télévision).
«On doit une fière chandelle à l'ambassadeur des Etats-Unis, non pas tellement pour avoir protégé la présidence du général Zeroual, mais pour avoir stoppé les hécatombes en chaîne en direction de la capitale», a dit Aït Ahmed. Le président du FFS soupçonne, en outre, l'existence d'un lien entre l'offensive de Yakouren et «le vieux et permanent complot visant à tchétchéniser la Kabylie», afin, a-t-il dénoncé, «de la pacifier et d'y éradiquer le politique et la démocratie».
Pour lui, «les manipulations mensongères […] sont la géométrie officielle de la culture ambiante du système». Le vieil opposant est formel : «Ce n'est pas le souci du bien et de la sécurité des compatriotes qui animent les gouvernants, mais celui de la conservation de leur puissance et de leurs intérêts.» Aït Ahmed a par ailleurs dénoncé le rôle qu'auraient joué «certains gouvernements dévoués aux droits de l'homme», qui ont accepté l'admission de l'Algérie au nouveau Conseil onusien des droits de l'homme, malgré le fait que les institutions onusiennes savent, selon lui, qu'elle (l'Algérie) «n'a respecté ni de près ni de loin aucune de ses signatures au bas de l'ensemble des pactes des droits de l'homme».
Cap sur le 4e congrès Pour revenir à la conférence de presse de Karim Tabbou, celui-ci a rendu compte des travaux du conseil national lors de cette dernière session ordinaire avant le congrès du parti. Les membres du conseil ont abordé, selon le conférencier, les prochaines élections locales, les festivités du 20 Août et la rentrée sociale ainsi que la préparation du 4e congrès.
Tabbou a indiqué que le conseil a modifié l'article relatif à la désignation de la composante de la commission nationale de préparation de cette échéance statutaire. La commission de 21 personnes se composera désormais d'un tiers élu parmi les membres du conseil national, d'un tiers élu par les militants et d'un autre désigné par le président du parti.
Le responsable du FFS a en outre indiqué que son parti a déposé «dans les délais requis» son bilan financier exigé par le ministère de l'Intérieur, sans omettre de dire, au milieu des rires des journalistes : «Nous respectons les lois et nous venons de rendre des comptes mais eux (comprendre le pouvoir) n'ont jamais rendu des comptes.» Les membres du conseil national du FFS ont également adopté une résolution relative aux droits de l'homme qui a été lue par le secrétaire national chargé de ce segment, Ahmed Batatache.
Les membres du conseil du FFS ont notamment dénoncé avec force «le crime abject» commis par le «seigneur de la guerre Smaïl Mira», ex-P/APC de Tazmalt et député, dont a été victime le jeune Saâdi Kamel. Le FFS réclame justice d'autant que Smaïl Mira a échappé, selon les rédacteurs du document, à la justice après avoir «assassiné» un autre jeune, Hamza Ouali, lors des émeutes qui ont suivi l'assassinat du chanteur Matoub Lounes en 1998.
H. M.
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