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 “Enta kedheb” monsieur le procureur

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confiture
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Date d'inscription : 17/09/2007

MessageSujet: “Enta kedheb” monsieur le procureur   Jeu 19 Juin - 5:11

SALAM



“Enta kedheb” monsieur le procureur

D.Benchenouf

Des informations contradictoires nous parviennent sur les suites de l’arrestation de Ali Benhadj. Il semble cependant qu’il aurait été relaxé. La “Justice” ne sait pas très bien quoi faire de cette histoire encombrante qui lui est tombée sur la tête. Elle attend très certainement des instructions de ceux qui décident pour elle, pour “décider” enfin si oui ou non Ali Benhadj devra être poursuivi pour outrage.
Rappelons que dans la journée du 15 juin, lors du procès Dahoumène , sur laquelle nous reviendrons ultérieurement, des avocats de la défense ont eu le courage de dénoncer l’instruction de cette affaire, pour avoir été téléguidée par des services de sécurité. Entendre le DRS. (Une affaire dans laquelle le DRS a certainement promis à ses alliés américains que Dahoumène, présumé complice de Ahmed Ressam, serait condamné à la perpétuité.)
Et que fait le procureur devant de si graves allégations ? N’obéissant plus qu’à son zèle de fidèle toutou, qui se met à aboyer dès que son maître est inquiété, il se dresse comme un ressort qui se détend, fait voler ses manches et dans une envolée qu’il croyait flamboyante, toute d’indignation feinte et de mâle colère, l’index pointé sur les avocats, il rappelle que la Justice algérienne est souveraine, qu’elle n’a jamais, jamais au grand jamais, reçu une quelconque consigne de qui que ce soit, et que l’instruction de l’affaire Dahoumène s’est faite en toute indépendance, sans aucune ingérence de quelque service qui soit.
N’est ce pas là, en vérité, un grossier mensonge pour tous les Algériens, qui connaissent la réalité de la Justice de leur pays ? N’est ce pas là un mensonge éhonté ? Le procureur était à son aise, comme un aigle qui volait au dessus d’un troupeau, parce qu’il était totalement assuré que personne n’oserait contredire de telles énormités. Ni les gens présents à l’audience, ni les avocats, ni la presse dans ses comptes rendus du lendemain. Il pérorait et s’ébrouait avec une assurance qui frisait le mépris pour la foule silencieuse et craintive qui était à ses pieds.
Or, ne voilà-t-il pas qu’un homme se lève parmi l’assistance. Tous le reconnaissent. Certains n’avaient pas remarqué sa présence parmi eux. Cet homme était Ali Benhadj. Il a passé douze années de sa vie en prison, dans des conditions atroces, après une parodie de procès dont le dossier d’instruction et le verdict avaient été dictés par la junte. Dans une ambiance à couper au couteau, dans le silence médusé de l’assistance qui l’avait reconnu, Ali Benhadj pointe son index sur le procureur et lui dit d’une voix forte : « Enta kedheb ! » (Tu es un menteur) Et il lui rappelle que la justice a toujours obéi aux injonctions des services de sécurité et que lui-même a été victime de cette soumission de la justice à ses maîtres.
Le procureur, frappé de plein fouet, était choqué, blême, comme quelqu’un qui vient de recevoir un coup en plein visage, ses jambes ne le soutenaient plus, il chancelait, ses mains étaient agrippées au pupitre. Il bafouillait un mot. Inlassablement, comme pour se protéger d’une autre attaque : « Ihana, ihana, ihana… » (Outrage, outrage, outrage… »
Dans la salle, tout le monde était debout, l’ambiance s’était électrisée, les murmures enflaient, Ali Benhadj continuait de parler, mais plus personne ne comprenait ses paroles, parce que d’autres voix s’étaient élevées dans l’assistance, et criaient en même temps. Un éclat de voix, sorti de la masse qui s’agitait fit tressaillir le procureur: “Hadha dhoulm” .
Le président put difficilement faire comprendre aux policiers de faction de faire sortir Ali Belhadj de la salle. Le calme revint.
Le procureur était livide. Il était assis et semblait porter tout le poids d’une lourde, très lourde charge. Celle de la forfaiture de tous ses pairs. Celle d’une justice qui avait envoyé tant d’innocents à la prison, qui avait refusé d’écouter ceux de ses justiciables qui lui criaient que leurs aveux leur avaient été arrachés par la torture, que les dossiers de l’Instruction avaient été montées par les services. Ce procureur était là. Seul, comme un arbre creux abattu par la foudre, an rase campagne.Tous les regards s’étaient tournés vers lui, aussitôt que Ali Benhadj fut évacué de la salle. Aux yeux de tous, il était devenu celui qui représentait le pouvoir honni, la Justice aux ordres, l’injustice triomphante.
On ne sait pas encore ce que les « décideurs » vont décider pour Ali Benhadj. Ils vont tenter de minimiser l’évènement, pour en éclipser la symbolique. Et pour ne pas ériger Ali Benhadj en martyr vivant d’un régime monstrueux. Ils vont certainement lui interdire d’entrer dans un quelconque prétoire où se déroule leur justice. Comme ils lui ont interdit de faire de la politique, de faire des déclarations de presse, de se réunir avec des gens, de parler en public et autres mesures du genre. Mais ils auront beau faire, ils ne pourront pas le réduire. Même en prison, cet homme restera un homme libre. Parce qu’il s’est libéré définitivement de l’indignité et de la servilité. Et nous tous, hommes et femmes libres de ce pays, nous qui combattons Ali Benhadj sur le plan des idées, et qui nous opposons à son projet de société, mais par des moyens dignes, des moyens dignes de l’homme, nous crions aussi à ce procureur : « Enta keddheb ! »

www.tahiabladi.com
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mahgour2
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Date d'inscription : 16/06/2008

MessageSujet: ENTA KADHEB DEUX FOIS   Dim 22 Juin - 19:45

ENTA KEDHAB DEUX FOIS
LA PREMIERE LORS DU SERMENT ( OUKSSIMOU BILLAH )
ET LA DEUXIEME EN PRESENCE DE L'ASSISTANCE ET DEVANT NOTRE
TRES CHER FRERE ALI BENHADJ RABI YEHAFDOU
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mahgour2
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Date d'inscription : 16/06/2008

MessageSujet: Re: “Enta kedheb” monsieur le procureur   Dim 22 Juin - 20:11

SALAM ALAIKOUM
J'AI OUBLIE DE VOUS DONNER CE QUI SUIT POUR CELUI QUI AIME FILAH
NOTRE TRES CHER FRERE ALI

www.Ali-benhadj.net

OUASSALAM ALAIKOUM
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Soustara
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MessageSujet: Re: “Enta kedheb” monsieur le procureur   Lun 23 Juin - 0:38

mahgour2 a écrit:
SALAM ALAIKOUM
J'AI OUBLIE DE VOUS DONNER CE QUI SUIT POUR CELUI QUI AIME FILAH
NOTRE TRES CHER FRERE ALI


A part les laics et les mounafiqines tout le monde aime Ali
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MessageSujet: Re: “Enta kedheb” monsieur le procureur   Aujourd'hui à 13:31

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