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 Les sionnistes veulent empêcher le mariage des musulmans

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djibali
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Nombre de messages : 112
Date d'inscription : 24/07/2008

MessageSujet: Les sionnistes veulent empêcher le mariage des musulmans   Jeu 24 Juil - 20:01

"Ceux qui s’invitent à la noce : raids américains sur cinq cérémonies de mariage en Afghanistan".

Histoire courte concernant "jusqu’à ce que la mort nous sépare" des guerres de Bush.

C’est un événement familial. Sous le coucher de soleil de carte postale, devant une croix et un autel beiges édifiés avec la pierre calcaire du Texas qui a également servi pour la construction du "ranch" familial, tête nue, vêtue d’une robe de mariée d’Oscar de la Renta, la mariée de 26 ans prononce ses voeux. Sont présents plus de 200 membres comptant la famille élargie et les amis, parmi lesquels les 14 "demoiselles d’honneur", vêtues de robes courtes de styles divers et de sept couleurs différentes qui rappellent la palette de couleurs des fleurs sauvages du Texas (dans les bleus, verts, lavande et "rouge rosé"). Sous le chapiteau installé dans un bosquet éclairé par des guirlandes lumineuses, le père de la mariée, George W Bush, ouvre le bal avec sa fille sur l’air de "You are so beautiful". Les médias sont tenus à distance respectable, mais les vœux de mariage échangés dans l’intimité comprendront sans aucun doute, la phrase : "jusqu’à ce que la mort nous sépare". Cela s’est passé au début du mois de mai de cette année. Moins de deux mois plus tard, à l’autre bout du monde, se déroulait une autre noce qui rassemblait toute une famille. De la mariée, nous ne connaissons ni l’âge ni le nom. Aucun reporter ne se bousculait pour se rendre dans son coin perdu de montagne en Afghanistan près de la frontière pakistanaise. Nous ne savons pratiquement rien d’elle si ce n’est qu’elle se rendait à pied dans le village voisin, de toute évidence tôt dans la matinée, avec un groupe de 70-80 personnes - dont la plupart étaient des femmes - qui l’escortaient pour aller à la rencontre du marié, comme le veut la tradition. C’est alors qu’est apparu un (ou des ?) avion américain, veillant à ce qu’elle ne prononce jamais ses vœux. "Selon ce qu’un témoin a dit à la BBC, "le groupe s’était arrêté pour se reposer. L’avion a surgi et les a bombardés". Haji Amishah Gul, le gouverneur de la province a expliqué au "British Times" :

"A ce jour, nous avons enterré 27 personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants. Dix autres ont été blessées. L’attaque s’est produite à 6h30 du matin. Il n’y a que deux hommes parmi les morts, le reste ce sont des femmes et des enfants. La mariée en fait partie.

Les porte-parole de l’armée américaine ont catégoriquement démenti cette version des faits. Il prétendent que des rebelles taliban "avaient été ’clairement identifiés’ dans le groupe". "Rien d’anormal. Leur propagande habituelle" a déclaré le lieutenant Nathan Perry. Malgré les récits des blessés, dont des femmes et des enfants, qui ont été emmenés dans un hôpital du coin, le capitaine Christian Patterson, officier chargé des médias pour la coalition, persiste à dire :

"Ce n’était pas une cérémonie de mariage , il n’y avait ni femmes ni enfants. On ne nous a signalé aucune victime civile". Dans leurs conclusions, les enquêteurs afghans, désignés par le président Hamid Karzai, diront plus tard qu’en tout 47 civils ont été tués, dont 39 femmes et enfants, et neuf autres blessés.

Voici un autre échantillon de ce que disent les Américains sur cet incident : "l’armée US a nié les allégations selon lesquelles ses soldats … ont tué des dizaines de personnes au cours d’une cérémonie de mariage … ’Nous avons essuyé des tirs hostiles et nous avons riposté’ a déclaré le général de brigade General Mark Kimmitt, directeur adjoint des opérations … Il a ajouté qu’il n’y avait aucun signe que les victimes faisaient partie d’une noce". Oh, au temps pour moi. Kimmitt niait, en fait, que les invités d’une autre noce avaient été décimés (c’était en mai 2004, dans le désert occidental en Irak, près de la frontière syrienne). Dans ce cas-là, la noce était terminée depuis longtemps. Les festivités terminées, les invités étaient de toute évidence couchés quand les avions US sont arrivés. Il y avait eu plus de 40 morts, parmi lesquels des femmes et des enfants, des musiciens et un célèbre chanteur irakien spécialiste des mariages qui avait été engagé pour la circonstance. D’après Rory McCarthy du "Guardian", qui a interviewé certains des blessés à l’hôpital, 27 membres d’une seule famille sont morts à la suite du raid aérien. En réponse aux rapports sur ce massacre de 2004, le Général de division James Mattis, a posé la question suivante : "Combien de personnes se rendent en plein désert à une centaine de kilomètres de toute civilisation pour célébrer un mariage ?" Et dans un e-mail où il répondait aux questions d’un reporter du New York Times, le général Kimmitt formulait plus tard ce qui, selon les normes de l’armée US, pouvait ressembler à un aveu … : "Etait-il possible qu’il y ait eu une quelconque célébration ? Certainement. Les crapules font aussi la fête.

Aurait-il pu s’agir d’une rencontre entre combattants étrangers et passeurs ? C’est une possibilité. Aurait-il pu y avoir en même temps une fête ? Certes. Néanmoins, une noce qui a lieu dans un coin perdu du désert sur une ligne où sont acheminés les clandestins met la naïveté à rude épreuve".

Ces remarques de Mattis et de Kimmitt méritent, bien entendu, de figurer directement dans les annales des citations célèbres de l’armée US, juste à côté de ce classique de l’époque vietnamienne : "Il était devenu nécessaire de détruire la ville pour la sauver". Mais revenons aux dommages collatéraux de la noce en Afghanistan. Voyez ce passage d’un article du Guardian dont le titre est : "Aucune excuse de la part de l’armée US pour le pilonnage de la noce"

"Les Afghans affirment que les invités de la noce, qui fêtaient l’événement près du village d’Deh Rawud, dans la région montagneuse du Oruzgan, au nord de Kandahar, avaient tiré des coups de feu en l’air (une tradition Pashtun lors d’un mariage) quand les avions américains les ont attaqués. Mais un porte-parole américain a décrété hier que ces tirs n’étaient pas cohérents avec l’esprit d’une noce, affirmant que c’était les avions qui avaient été visés. ’Normalement, des tirs de joie partent dans toutes les directions ; ils ne visent pas une cible spécifique’, explique le colonel Roger King de la base aérienne de Bagram. ’Dans cette affaire, ceux qui étaient dans l’avion ont eu l’impression d’être traqués et pris à partie par les tirs’".

C’est ça l’Afghanistan (pas en juillet 2006, cependant, mais quatre ans auparavant, quand au moins trente personnes qui assistaient à un mariage avaient été massacrées, la plupart d’entre elles étant, à nouveau, semble-t-il, des femmes et des enfants). Voici comment Abdullah Abdullah, le ministre des Affaires Etrangères afghan de l’époque a décrit l’attaque aérienne américaine : "Elle a tué toute une famille de 25 personnes. Personne n’a été épargné. Voilà quelle est l’étendue du désastre.

Oh, et puis, n’oublions pas le tout premier massacre perpétré lors d’une noce dans les guerres de Bush. Vers la fin décembre 2001, un bombardier B-52 et deux B-1B, qui utilisaient des armes de précision, ont rayé de la carte tout un village dans l’est de l’Afghanistan (et ensuite, au cours d’une seconde attaque, ont abattu les Afghans qui creusaient les décombres). A l’époque, il avait été déclaré que des Taliban et des chefs d’Al-Qaida avaient été tués "dans leur sommeil". Il avait été également soutenu que des missiles anti-aériens avaient été tirés sur les avions américains. Un porte-parole du commandement central américain publiait un message de satisfaction après l’attaque ainsi formulé : "les rapports qui ont suivi indiquent qu’il n’y a eu aucun dommage collatéral". Sauf, bien sûr, comme l’a écrit Rory Carroll, à l’époque correspondant en Afghanistan pour le "Guardian" :

"Des chaussures, des jupes d’enfants, des cahiers maculés de sang, le cuir chevelu d’une femme avec des nattes poivre et sel, des caramels enveloppés dans du papier rouge, les décorations pour des noces. La chair carbonisée dont les morceaux noircis restaient collés aux décombres aurait pu être celle des acolytes de Ben Laden mais les survivants ont affirmé qu’il s’agissait de ce qui restait des agriculteurs, de leurs femmes et de leurs enfants, et des invités de la noce."

En fait, d’après Tim McGirk du Time Magazine, sur les 112 Afghans qui faisaient partie de la noce, seules deux femmes avaient survécu. En ce cas précis, il semblerait que les Américains avaient reçu de mauvais renseignements d’un responsable afghan qui cherchait à régler ses comptes et avaient agi en conséquence. On arrive ainsi à quatre célébrations de mariage décimées grâce à la puissance aérienne américaine en Irak et en Afghanistan depuis fin 2001. Et il y en a probablement eu au moins un de plus.

En mai 2002, on avait dit que les hélicoptères américains avaient tué dix personnes qui participaient à une noce et en avaient blessé beaucoup d’autres. Un communiqué de l’Agence France Presse de l’époque révélait :

"Il y avait un mariage dans le village. Quand les invités ont tiré des coups de feu en l’air pour fêter l’événement, les hélicoptères américains qui survolaient le secteur se sont peut-être imaginé que c’étaient des tirs hostiles. Un avion a ensuite bombardé le secteur pendant plusieurs heures."

Sur cet incident, toutefois, on a beaucoup moins d’informations. Tous ces "incidents" ont en commun certaines caractéristiques : Les déclarations quasi-instantanées de l’armée américaine, par exemple, selon lesquelles ceux qui avaient été touchés étaient des ennemis, et non pas les participants à une noce ; Le refus de reconnaître d’avoir provoqué une hécatombe en la reléguant au rang de "dégâts collatéraux" ordinaires en temps de guerre ; et, surtout, le fait le plus frappant c’est que, pour aucun de ces massacres qui concernaient des personnes en fête, les Etats-Unis n’ont présenté d’excuses sincères. Les médias traditionnels tendent à reprendre de tels événements comme des "on dit que". Bien entendu, "on" ne dit en réalité plus rien, puisque "on" est mort. Mais vous saisissez l’idée. Comme pour le plus récent bombardement d’une noce en Afghanistan, les articles sur le sujet (en général des dépêches d’agences) sont relégués dans les pages en fin de journal, celles que pratiquement personne ne lit. En fait, l’article de base sur le massacre de personnes qui célèbrent un mariage se retrouvera sans aucun doute mélangé dans le bref résumé d’autres événements concernant des victimes ou des événements dramatiques dans la région en question. Les termes employés pour décrire les événements sont en général anodins, et dans le style de l’armée, édulcorés (sauf dans de rares occasions comme dans les excellents articles de Caroll dans le "Guardian". Nous, Américains, n’avons connu qu’une seule expérience de massacre par frappe aérienne depuis la Seconde Guerre Mondiale, les attentats du 11 septembre. Et vraisemblablement personne n’est prêt à oublier cet épisode, car il nous a bouleversés au plus profond de nous-mêmes. Et vous savez à quel point ces morts ont été médiatisées, jusqu’aux pages spéciales remplies de biographies de personnes qui se sont trouvées au mauvais endroit au mauvais moment, avec les rappels constants de la sauvagerie des tueurs d’Al-Qaida (et c’était vraiment de la sauvagerie). Ces célébrations de mariages, cependant, ne reçoivent pas une telle attention. Au départ, elles sont automatiquement considérées comme suspectes – jusqu’à ce que des comptes-rendus nous parviennent au compte goutte depuis les hôpitaux, les villages dévastés, et les cimetières, mais alors, le temps que l’information parvienne jusqu’à nous, il est souvent trop tard pour que la presse s’y intéresse. Et quand cela arrive, leurs morts sont mises sur le compte d’une bombe tombée par erreur ou bien dues à ces salves de joie destinées à fêter le mariage, ou bien encore il n’y a pas d’explication du tout. Rien de barbare là dedans, même si on peut avoir la certitude que ces civils n’étaient guère moins surpris que les victimes du 11 septembre. Pour leurs morts, il n’y a pas eu de récit de leur vie. Personne dans la partie du monde où nous vivons ne songe à les honorer, ni à archiver leur mort. Des familles entières ont été décimées, les morts et les blessés se comptent par centaines, mais qui s’en soucie ? La vérité, c’est ceci : dans les guerres de Bush, le chanteur de la fête meurt, la mariée n’a aucune chance de se faire la belle, et la noce pourrait s’appeler "mon grand, mon énorme mariage à dommage collatéral". Et c’est ainsi que nous sommes devenus un peuple qui s’immisce dans les cérémonies de mariages, des intrus qui se pointent sous de faux prétextes, dévastent tout, sans présenter l’ombre d’une excuse, et qui refusent de retourner chez eux. C’est un bilan extraordinaire, vraiment, et qui montre la nature de la guerre aérienne de l’administration Bush non pas contre le terrorisme mais pour semer la terreur d’une façon particulièrement brutale. Et cependant, ici, au terme de la toute dernière cérémonie nuptiale, aucun journaliste n’a eu, semble-t-il, la moindre pensée pour notre passé de destructions de célébrations de noces. Ainsi va la vie.

Tom Engelhardt, editor of "Tomdispatch.com", is co-founder of the American Empire Project and author of "The End of Victory Culture". NB : les liens dans le texte renvoient à des articles (intéressants) en anglais.

Notes et références :

Reportage sur un de ces massacres Afghanistan : ces noces sanglantes de Kakarak dont on ne doit rien savoir 14 août 2002

Et le dernier en date ... Femmes afghanes en burqa ...

Une de ces deux photos a été prise sous le règne des talibans, l’autre après la "libération". On voit bien l’amélioration au bout de sept ans ! Les photos ont été prises ici : LA TRAGÉDIE AFGHANE - CHRONOLOGIE / HISTOIRE

D’autres photos ici

Afghanistan : le point sur les forces déployées Par Marie Simon, mis à jour le 01/04/2008

Afghanistan Is Not a Good War by Ron Jacobs / July 19th, 2008

Source : http://blog.emceebeulogue.fr
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Timour Le Boiteux
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Nombre de messages : 2844
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: Les sionnistes veulent empêcher le mariage des musulmans   Dim 13 Déc - 2:37

Salam
Tiens une histoire que j'ai bien aimé.

http://www.youtube.com/watch?v=O8I8jjqPaLM&feature=related
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