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 La France accusée de terrorisme en Algérie

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djibali
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MessageSujet: La France accusée de terrorisme en Algérie   Lun 25 Aoû - 14:18

Attentats en Algérie: l'explication trop simple d'al-Qaïda
Par Pierre Puchot, Mediapart.fr, 20.8.08

Deux semaines avant le début du ramadan, deux attentats à la voiture piégée perpétrés à Bouira, à environ 150 kilomètres à l'est d'Alger, ont fait 12 morts et 31 blessés, mercredi matin 20 août. Une des deux explosions a visé un bus de voyageurs. Une seconde voiture piégée a explosé près du siège du secteur militaire de la ville.

Aucune revendication n'était parvenue mercredi soir, pour ces deux attentats comme pour celui commis la veille. Quarante-trois morts et quarante-cinq blessés, tel est le bilan de l'attentat-suicide perpétré mardi contre une école de gendarmerie aux Issers, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alger. L'auteur de l'attentat avait pris pour cible plusieurs dizaines d'étudiants, candidats à un concours d'entrée à l'école de formation de gendarmerie.

Faute de revendication précise, une large partie de la presse algérienne, reprise par les agences internationales, s'est empressée de relayer l'analyse selon laquelle ces actes seraient l'œuvre du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), rebaptisé branche d'al-Qaïda au Maghreb islamique après son alliance en 2006 avec l'organisation d'Oussama Ben Laden.

Peu d'éléments, hormis le « modus operandi » (en l'occurrence l'attentat-suicide), autorisent pourtant à tirer des conclusions aussi hâtives. «Ce qu'il faut bien voir, souligne Mohamed Mehdi, journaliste en charge du bureau d'Alger du Quotidien d'Oran, c'est que ce type d'attentats, comme celui d'aujourd'hui contre le bus ou même contre les civils qui passaient le concours hier, ne répond à aucune logique politique. Si les groupes armés voulaient gagner le soutien de la population, ils ne s'y prendraient pas ainsi. Ils s'attaqueraient directement à l'Etat.»

«GPSC ? al-Qaïda ? Je n'ai jamais pu faire le lien, et tout ce que j'ai lu à ce sujet m'a semblé abusif, ajoute Mohamed Mehdi. Ce que l'on nomme la branche d'al-Qaïda pour le Maghreb islamique, je ne sais pas ce que c'est, je n'ai vu que des communiqués obscurs sur des sites internets peu fiables. Ce qui réel, en revanche, c'est que depuis la fin des années 1980, des "poches" de terrorisme subsistent dans tout le pays, et pas seulement en Kabylie. Je pense en particulier aux régions de l'est, qui offrent les mêmes facilités géographiques aux terroristes, comme la région d'Annaba.»

Le huitième attentat en 2008
Ces attentats ont effectivement perduré, malgré la politique dite de «réconciliation» mise en œuvre par le président Abdelaziz Bouteflika depuis 1999, qui a conduit plusieurs milliers de combattants islamistes à déposer les armes.

L'attentat perpétré contre le bus est le huitième depuis le début de l'année 2008. Certains ont pour point commun de viser directement l'armée algérienne. Le 3 août, un attentat-suicide contre le siège des renseignements généraux à Tizi-Ouzou a ainsi fait 25 blessés, dont quatre policiers. Le 10 août à Zemmouri, à l'est de d'Alger, un attentat contre un poste de gendarmerie, a fait huit morts et 19 blessés. Le 14 août, le commandant du secteur militaire de la région de Jijel et un autre soldat ont été tués dans une embuscade. Le 17 août, huit policiers, trois militaires et un civil ont été tués dans une embuscade à Skikda, dans l'est.

Cette recrudescence de violence répond au renforcement de la présence de l'armée algérienne dans le nord du pays. L'armée a en effet entamé depuis plusieurs semaines une large offensive en Kabylie, où les bombardements succèdent aux tirs de roquettes ou aux incendies déclenchés pour anéantir les groupes terroristes retranchés dans les montagnes.

L'attentat contre le bus perpétré mercredi, de même que celui du 8 juin contre l'entreprise de BTP Razel, semble procéder d'une logique différente. De nombreuses thèses sont avancées par les "observateurs" plus ou moins fiables et impliqués dans la vie politique algérienne pour expliquer ces attentats perpétrés contre des civils, parfois des entrepreneurs étrangers.

Groupuscules radicaux déconnectés les uns des autres ? Groupes instrumentalisés par le département des renseignements et de la sécurité (DRS) ? Par des acteurs marginalisés, comme les militaires en charge de la sécurité d'Abdelaziz Bouteflika et remerciés par le président au printemps, peu avant l'attentat du 8 juin ?

Une autre théorie émane d'un interlocuteur certes partisan, mais dont les prises de position sont écoutées en Algérie. La présidente du Parti des travailleurs, Louisa Hannoun, estime en effet, quant à elle, que la recrudescence des attentats est consécutive aux lois et ordonnances anti-conglomérat passées par la présidence au cours des derniers mois. Le but de certains milieux d'affaires, en suscitant ou commanditant ces actes, serait d'instaurer un climat de désordre profond et de confusion propice à faire revenir Bouteflika sur ses arbitrages...

«Tout est possible, estime le journaliste Mohamed Mehdi. L'opacité des groupes terroristes est totale. Ils n'ont pas, comme l'ETA ou l'IRA, des porte-parole qui prononcent des discours et que l'on peut aller interviewer. On ne présente toujours, malheureusement, que l'hypothèse d'al-Qaïda, celle qui arrange tout le monde et qui permet à tout le monde de se cacher. »

La fin du GSPC ?
« Je ne crois pas beaucoup à toute cette histoire d'al-Qaïda au Maghreb islamique, renchérit Zaher Medhaoui, journaliste algérien spécialiste en questions de sécurité. Le terrorisme existe en Algérie depuis longtemps, et le GSPC n'a pas besoin d'al-Qaïda pour commettre des attentats. Je crois en revanche que le GSPC est en train de tirer ses dernières cartouches, comme une bête blessée. Et comme le Groupe islamique armé GIA à la fin des années 1990, il frappe indistinctement civils et militaires. »

Pour rajouter à la confusion, les anciens terroristes repentis ne tiennent pas tous le même discours pacificateur qu'Hassan Hattab. L'ancien chef du GSPC, depuis sa reddition en septembre 2007, appelle régulièrement ses ex-miliciens à déposer les armes.
Dans un entretien paru le 16 août dans le journal algérien El Khadar, l'ancien fondateur du GIA - qui, tout en étant infiltré par les militaires, a mis le pays à feu et à sang tout au long des années 1980 -, estime au contraire que les groupes armés « peuvent changer le système de gouvernance. Si les autorités pouvaient les éliminer, elles n'auraient pas hésité le faire. Le comble dans tout cela, c'est que les groupes armés deviennent de plus en plus forts, car leurs actes terroristes ont touché des institutions sensibles». Et l'ancien terroriste de conclure : «Je n'appellerai pas à l'arrêt des violences.»

«C'est criminel de tenir ce genre de propos, estime le journaliste Mohamed Mehdi. Son discours se mêle à une rhétorique générale qui entretient la confusion des acteurs et des mobiles. De là aussi provient le marasme dans lequel notre pays se perd chaque jour un peu plus.»


URL source: http://www.mediapart.fr/journal/international/200808/attentats-en-
algerie-l-explication-trop-simple-d-al-qaida

Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/pierre-puchot
[2] http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/
3_questions_a/20080820.OBS8059/les_terroristes_
profitent_des_hesitations_du_gouverneme.html?idfx=RSS_opinions
[3] http://www.algeria-watch.de/francais.htm

Ces bombes explosent après que Bouteflika ait annoncé la renationalisation de sociétés et monopoles au mains d'investisseurs sionistes et français.
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Soustara
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Nombre de messages : 5474
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Re: La France accusée de terrorisme en Algérie   Lun 25 Aoû - 19:33

Citation :
es bombes explosent après que Bouteflika ait
annoncé la renationalisation de sociétés et monopoles au mains
d'investisseurs sionistes et français.

scratch scratch scratch scratch scratch scratchOn peut connaitre le nom de ces sociétés..?? Bouteftifa qui est en train de solder le pays, peut-il RE-Nationaliser..?
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