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 Pourquoi il y aura encore des révoltes

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MessageSujet: Pourquoi il y aura encore des révoltes   Ven 14 Jan - 8:24

Pourquoi il y aura encore des révoltes


L'édito de Philippe Thureau-Dangin

Il est temps de relire Amartya Sen. Cet économiste d’origine indienne, lauréat du prix Nobel, a écrit des pages décisives sur les relations entre famine, développement et démocratie. Cela s’applique évidemment à des pays comme l’Algérie, un régime pseudo-civil, et la Tunisie, une dictature aux deux millions de mouchards. Ces derniers jours, on assiste donc à une révolte contre les autorités. Révolte pour la liberté, mais aussi révolte contre la vie chère et l’absence de travail. On voit immédiatement les limites d’un régime fondé sur l’appropriation de la rente pétrolière par une mafia militaire (l’Algérie) et les impasses d’un Etat policier où la manne du tourisme est réservée à quelques-uns (la Tunisie). Comme le dit le dessin de Dilem ci-dessus, les populations du Maghreb ont faim de démocratie et faim tout court. C’est là qu’intervient Amartya Sen.


Poverty and Famines

Dans son ouvrage Poverty and Famines (1981), l’économiste expliquait (contre Malthus) qu’il fallait chercher la cause des famines dans l’absence de liberté plutôt que dans la croissance démographique. L’organisation sociale, en cas de baisse de la production, peut aggraver ou au contraire diminuer les problèmes de disette. Dans un système ouvert, où chacun a le droit de produire et d’échanger, on favorise le développement. Dans un système fermé, où des spéculateurs s’emparent des droits d’accès, le pire est presque sûr. Nous y sommes au Maghreb. Au passage, on voit battu en brèche la belle théorie du président Ben Ali, reprise parfois par ses amis parisiens. Non, il n’est pas vrai que l’on puisse durablement maintenir un Etat autoritaire et assurer une croissance économique. L’ironie veut que les émeutes actuelles surgissent au moment où les deux pays se targuent de réussites macroéconomiques, comme le souligne Le Quotidien d’Oran. Ces “succès” ne leur servent à rien car ils n’ont rien à offrir à la jeunesse, qui représente plus de 40 % de la population. Mais derrière ces deux cas se profilent sans doute des crises plus graves encore. Ces derniers mois, nous assistons en effet à une hausse des prix des matières premières, du pétrole, bien sûr, mais aussi du charbon, des métaux et du blé (+ 47 % en six mois). Heureusement, jusqu’à présent, le riz – qui nourrit trois milliards de nos contemporains – n’a pas vu ses prix grimper, mais pour combien de temps ?

http://www.courrierinternational.com/magazine/2011/1054-tunisie-algerie-la-revolte-jusqu-ou

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MessageSujet: Re: Pourquoi il y aura encore des révoltes   Ven 14 Jan - 8:33

Tunisie, Algérie : La révolte, jusqu’où ?
Hebdo n° 1054 du 13 janv. 2011



• Depuis qu’un jeune s’est immolé par le feu, le 17 décembre 2010, la Tunisie connaît chaque jour des émeutes. Même climat tendu côté algérien, où l’on proteste contre un profond malaise social.

• Malgré la répression, la jeunesse reste très mobilisée, utilisant abondamment les réseaux sociaux pour réclamer aussi plus de liberté et de démocratie.

la suite:

http://www.courrierinternational.com/files/pp/Hebdo/H1054/index.htm#/17

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MessageSujet: Re: Pourquoi il y aura encore des révoltes   Dim 16 Jan - 2:05

Débat France 3 Algérie, Tunisie : le pouvoir face au peuple



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MessageSujet: Re: Pourquoi il y aura encore des révoltes   Ven 21 Jan - 20:35

Je brûle donc je suis
21.01.2011 | Chawki Amari, Mélanie Matarese, Ramdane Koubabi, Ghellab Smail


La famille de Mohamed Bouazizi prie sur sa tombe à Sidi Bouzid, le 19 janvier 2011.

Plusieurs dizaines de tentatives d’immolation par le feu ont eu lieu ces derniers jours en Algérie, Mauritanie, Egypte et d'autres pays arabes. La symbolique amplifiée par le cas tunisien est assez troublante. Témoignages de trois Algériens qui ont essayé de s'immoler.

Senouci Touati à Mostaganem

"J’encaisse depuis des années en silence. Khezit echitane (j’ai maudit le diable) et j’ai résisté à cette petite voix en moi qui me disait de le faire. Mais c’en était trop. Trop de mépris, trop de détresse et aucune autre issue que la mort", raconte Senouci, 34 ans, chômeur. Il a tenté de s’immoler par le feu samedi 15 janvier et qui se remet à peine de ses blessures. Bandages à la main et la jambe gauches, pansement sur la tête, Senouci a quitté l’hôpital, mais il reste quelque peu déboussolé et a du mal à réaliser tout ce qui lui arrive. "C’était le seul moyen de dénoncer la situation invivable dans laquelle on est", ajoute-t-il. Il s’est aspergé d’essence et n’a pas hésité à jeter une allumette sur ses jambes, en face de la police de sa ville. Il a été secouru après avoir perdu connaissance. A travers le pays, ils sont plusieurs à avoir tenté cette forme de contestation, à quelques jours ou heures d’intervalles, mais Senouci n’avait même pas entendu parler des autres cas déclarés ailleurs avant de passer à l’acte. "Pourquoi ne pas déclencher des émeutes, une mobilisation pacifique pour revendiquer au lieu d’importer des pratiques contraires à la religion ?" se demande une habitante du centre-ville. Adel, vendeur de cigarettes ambulant rencontré au boulevard Benyahia Abdelkader, à quelques mètres du lieu où Senouci a tenté de se suicider, répond : "Quand on arrive à un certain seuil de révolte et de souffrance, on ne peut qu’exploser. Ce n’est pas nouveau dans la région, mon frère s’est immolé par le feu en 2003, pour presque les mêmes raisons que Senouci : chômage, indifférence des autorités locales".

Pourquoi avoir tenté l’extrême ? "J’étais contractuel dans l’armée et j’ai été écarté en 2002 à cause d’un retard que j’ai fait alors que j’étais en permission. J’étais malade et je l’ai justifié. Depuis, j’ai perdu mon poste et je galère pour avoir droit à une pension. J’ai déposé des requêtes, mais l’administration m’ignore", explique Senouci. A quelques mètres du commissariat central de Mostaganem, un officier de policier esquisse un sourire dès que le nom de Senouci est prononcé. "C’est un malade mental, il ne voulait même pas mourir, c’était juste pour faire l’intéressant !" dit-il. Pour le représentant de la loi, il ne s’agit ni de contestation ni d’exemple tunisien à suivre. Ce qu’en pense Senouci ? "Dès que j’ai repris connaissance, la police est venue me chercher de la maison. Ils m’ont aussi emmené chez un psychiatre avec qui j’ai discuté et qui a bien compris que malgré cet acte de désespoir, j’avais toute ma tête. Je ne les laisserai pas me faire passer pour un fou", explique-t-il calmement.


Fatema à Sidi Bel Abbès

"Je voulais mourir, je veux encore mourir", s’exclame Fatema sur un ton suppliant. Première Algérienne à avoir tenté de s’immoler, cette quadragénaire, divorcée, ne regrette pas son acte. C’est la première chose qu’elle précise après avoir soulevé le rideau de la porte d’entrée de l’habitation où elle vit à Bordj Djaâfar, un village au sud de Sidi Bel Abbès. Assise sur un tapis qui centre une pièce quasiment vide, Fatema montre du doigt les deux pièces de sa maison en énumérant les membres de la famille Abou : dix personnes. "On vit avec la petite pension de ma mère et personne ne travaille à la maison", précise-t-elle. Demandes de logement et d’emploi sont restées sans suite. "Ils n’ont même pas voulu me recruter comme femme de ménage parce que je suis divorcée et sans enfant, la loi ne le permet pas, disent-ils." Mi-janvier, une rumeur a circulé dans le quartier selon laquelle la mairie allait lancer une opération de restauration des habitations précaires. Fatema raconte que sa mère s’est présentée, mais a été sévèrement rabrouée. "Je n’ai pas supporté de la voir éplorée et humiliée. J'ai pris de l’essence de la moto de mon frère. Je voulais qu’ils me voient mourir. Je me suis aspergée d’essence, mais un policier m’a confisqué le briquet. Je voulais juste mourir."

Mohamed Aouichia à Bordj Menaïel

Mohamed Aouichia était encore récemment sur son lit d’hôpital à Bordj Menaiel. Ce citoyen qui s’est immolé par le feu le 12 janvier est encore à bout de nerfs. Pas question pour lui de regretter ce qui s’est passé. Pour le moment, rien de concret ne lui est parvenu de la part des autorités locales quant à la prise en charge du problème de logement qui l’a poussé à commettre cet acte désespéré. "Je vis, depuis 2003, dans un espace de 30 m2 avec sept autres personnes, dont une fille de 21 ans, étudiante à l’université". "J’ai frappé à toutes les portes et tenté tous les coups… Dès que j’ai su qu’on m’avait exclu de la liste, je me suis approché des responsables pour connaître les raisons de cette exclusion. Malheureusement, ils ne m'ont pas répondu. Après j’ai fait ce que j’ai fait. Pour moi, c'était El Intisar aou El Intihar [la victoire ou le suicide]", confie-t-il les larmes aux yeux. Interrogé pour savoir s’il a été touché ou influencé par l’acte de Bouazizi de Sidi Bouzid en Tunsie, il lance : "Moi je ne fais pas de politique. Je lutte pour le bien-être social et pour avoir un toit où je puisse vivre décemment avec mes enfants. Je pense qu’il n’y a personne qui peut dormir avec sa sœur ou sa fille de 20 ans dans une même chambre. Il y a de flagrantes injustices dans ce pays. Les responsables vivent tous dans de luxueuses villas alors que des centaines de familles vivotent dans des conditions intenables."

http://www.courrierinternational.com/article/2011/01/21/je-brule-donc-je-suis

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MessageSujet: Re: Pourquoi il y aura encore des révoltes   Dim 23 Jan - 2:31

'نيران الأجساد' تلسع السعودية والسودان والمغرب

سعودي يقضي حرقا بعد أن أضرم النار في نفسه في منطقة جازان الجنوبية الفقيرة.


ميدل ايست أونلاين - 2011-01-22


اقتداء بالبوعزيزي


لندن – أضرم سعودي وسوداني ومغربيان النار في أنفسهم احتجاجا على اوضاعهم المعيشية، في تكرار لمثل هذه الأحداث منذ أن أحرق محمد البوعزيزي نفسه في 17 كانون الثاني/يناير ما أدى الى اشعال انتفاضة شعبية في تونس ارغمت الرئيس التونسي زين العابدين بن علي على مغادرة البلاد.

وقالت الشرطة السعودية يوم السبت ان رجلا في الستينات من العمر توفي إثر إشعال النيران في نفسه بمنطقة جازان الفقيرة في المملكة العربية السعودية بالقرب من الحدود مع اليمن في أعقاب حوادث مشابهة لحرق النفس في دول أخرى بالمنطقة.

وقال عبد الله القرني المتحدث باسم الشرطة في جازان حيث يقول دبلوماسيون ان معدل البطالة مرتفع عنه في بقية أنحاء المملكة أكبر مصدر للنفط في العالم ان الرجل توفي الجمعة مضيفا أن الاسباب التي دفعته لاشعال النيران في نفسه لم تعرف بعد.

وذكرت صحيفة الرياض اليومية أن الرجل أشعل النيران في نفسه في منزله وتوفي في وقت لاحق في المستشفى. ولم يتضح ما اذا كان أقدم على هذا الفعل مستلهما وقائع مشابهة في عدة دول بالمنطقة بعد الاحتجاجات التي اندلعت في تونس.

وبالرغم من ثروتها النفطية تعاني السعودية من البطالة التي بلغت نسبتها في أحدث أرقام نشرت 10.5 بالمئة عام 2009.

وتقدم المملكة لمواطنيها مزايا اجتماعية لكنها تعد أقل مما تقدمه دول خليجية عربية أخرى منتجة للنفط مثل الكويت وقطر حيث عدد السكان أقل.

ويفتقر كثير من السعوديين الى المواصفات التي تؤهلهم للتنافس على الوظائف مع العمال الاجانب الذين يمثلون نحو ثلث سكان المملكة البالغ عددهم 28 مليون نسمة. ويرفض اخرون العمل في الوظائف ذات الاجور المنخفضة التي يقبلها أجانب ومعظمم من شبه القارة الهندية

وفي السودان، اضرم سوداني في الخامسة والعشرين من عمره النار في جسده فاصيب بحروق من الدرجة الثانية، كما افاد مصدر طبي في مستشفى ام درمان حيث يعالج.

وقال شهود ان الامين موسى الامين وهو عامل بناء من دارفور، وقف في وسط الشارع في سوق ام درمان المحاذية للخرطوم وسكب البنزين على جسده واشعل النار. ولم تعرف دوافع الشاب.

ونقل الشاب الى مستشفى ام درمان حيث وضع في وحدة العناية المركزة.

وشهدت مصر والجزائر وموريتانيا محاولات مشابهة تأثرا بالتونسي محمد البوعزيزي.

ونقل المركز السوداني للاتصالات المقرب من اجهزة الاستخبارات عن قريب للشاب انه كان ثملا. ولكن الاطباء قالوا انهم لم يعثروا على اثر للكحول في دمه.

وشهد السودان في الاسابيع الاخيرة تظاهرات متفرقة. وتعاني البلاد من مشكلات اقتصادية وحالة استياء.

وعلى مدى يومين دارت مواجهات في الجزيرة جنوب الخرطوم بين الشرطة وطلاب كانوا يحتجون على تدابير التقشف التي تبنتها الحكومة في 5 كانون الثاني/يناير في مواجهة ارتفاع كلفة الواردات.

والاربعاء استخدمت الشرطة الغاز المسيل للدموعة لتفريق مئات السودانيين المطالبين بالافراج عن الزعيم المعارض حسن الترابي الذي اعتقل بعد 48 ساعة من نشر مقابلة رجح فيها قيام انتفاضة شعبية في السودان على غرار ما حصل في تونس.

وفي المغرب، حاول رجلان احراق نفسيهما الجمعة، احدهما في الصحراء الغربية والاخر في وسط المغرب، مما يرفع الى ثلاثة عدد هذه المحاولات منذ احداث تونس، كما ذكرت صحيفة الصباح السبت.

وبحسب الصباح فان الرجل الذي وصل مؤخرا الى الصحراء الغربية آتيا من تندوف حيث تتمركز جبهة البوليساريو، حاول احراق نفسه في سماره لكن السلطات المغربية تدخلت ونقلته الى المستشفى.

واكدت السلطات المحلية من جهتها ان الرجل "هدد بالانتحار حرقا لكنه لم ينفذ تهديده".

واوضح شاهد عيان انه "سكب البنزين على الارض واضرم النيران، لكنه اوقف فيما كان يهم على الدخول الى النار".

وجرت محاولة اخرى في بني ملال (وسط). وقد قام بها بحسب الصباح رجل يبلغ من العمر 41 عاما كانت السلطات وعدته بمخزن. واصيب الرجل بحروق بسيطة في احدى يديه بحسب السلطات.

ويوم الجمعة وقعت محاولة اخرى في الدار البيضاء (100 كلم الى جنوب الرباط). واوضحت وكالة الانباء المغربية ان الرجل حاول اضرام النار بنفسه اثر مشاكل "ارث".

وكانت محاولة الانتحار الاولى بالنار تسجل في المغرب بعد المحاولات الاخيرة للانتحار حرقا في بلدان عدة في المنطقة اثر ثورة "الياسمين" في تونس.

وسجل موت البوعزيزي بداية انتفاضة شعبية دفعت بالرئيس التونسي زين العابدين بن علي لمغادرة البلاد بعد ان حكمها طيلة 23 عاما.

وجرت بعد ذلك محاولات انتحار حرقا في مصر والجزائر وموريتانيا.

http://www.middle-east-online.com/?id=103789

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MessageSujet: Re: Pourquoi il y aura encore des révoltes   Sam 29 Jan - 20:12

BOUGEZ, SI VOUS NE VOULEZ PAS ETRE BOUGES !

par K. Selim, Le Quotidien d'Oran, 29 janvier 2011

Les autocraties arabes tremblent et ne cachent même pas leur peur. Les peuples bougent et n'attendent aucune impulsion extérieure, les privant ainsi de l'argument de l'ingérence étrangère. Ces peuples sont dans leur temps, les régimes épuisés ne comprennent visiblement pas cette phase nouvelle de l'histoire.

Les Tunisiens ont ouvert une brèche énorme qu'aucune répression et qu'aucune politique populiste ne pourront plus refermer. Au Caire et dans de nombreuses villes égyptiennes, la peur a été surmontée. Le blocage d'Internet et des téléphones mobiles n'aura pas empêché les Egyptiens de réussir, dans la douleur, les violences et l'odeur des grenades lacrymogènes, leur vendredi de la colère. Le régime est acculé. Même ses protecteurs occidentaux, qui craignent une démocratie aux conséquences géopolitiques indésirables, demandent que des initiatives soient tentées, notamment l'ouverture du jeu politique. Ces amis occidentaux veulent qu'on leur sauve la face et les meubles. Le monde arabe est en mouvement. A l'est de la nouvelle démocratie tunisienne, c'est en cours. Et immanquablement, l'ouest de la Tunisie suivra. Le blocage de la dynamique naturelle des sociétés arabes au nom de la «menace islamiste» cesse de fonctionner.
Les Occidentaux eux-mêmes, surpris par des mouvements de contestation où les islamistes n'ont pas les rôles les plus importants, tentent de s'adapter. Seuls les régimes et les gouvernants se braquent et tentent, encore une fois, d'agiter la carotte et surtout le bâton. Ils ont tellement créé le vide qu'ils en sont arrivés à croire qu'ils peuvent annihiler les demandes politiques et sociales de leur peuple par la peur de l'effondrement. Cela ne marche plus.

Sur un forum algérien sur le Net, un Algérien s'est inquiété de la fin indigne de Ben Ali, désormais recherché par Interpol comme un vulgaire criminel. Il ne le regrettait pas, bien entendu, mais il estimait qu'en resserrant aussi fortement l'étau sur le dictateur tunisien, on envoyait un mauvais message aux autoritarismes en place qui seraient enclins à ne plus lâcher prise. Et à réprimer sans modération. On est dans le registre psychologique et non dans le politique, qui comporte normalement une part d'anticipation et de gestion rationnelle.

Ceux qui sont au pouvoir ont, jusqu'à ce que les choses leur échappent, tous les leviers en main pour éviter la fin indigne de Ben Ali. L'exaspération des Egyptiens contre le régime n'était pas un mystère. A moins d'un aveuglement total, les choses étaient claires pour les moukhabarate comme pour le citoyen lambda. Le régime comptait sur une présumée inaptitude des Egyptiens à la révolte. D'une certaine manière, cette idée était partagée aussi par les opposants. Une journaliste égyptienne l'a exprimée clairement en se disant «émerveillée par ce peuple auquel j'appartiens et que je croyais incapable de dire non». Tout a été dit en une petite phrase.

Méfiez-vous, gouvernants des peuples qui semblent dormir. Quand saute le mur de la peur et que les populations se mettent à bouger, c'est qu'il est souvent trop tard pour les régimes. Cela est valable à l'est de la Tunisie, cela est valable à l'ouest de cette révolution, en Algérie.

Les jeunes Algériens ont inventé la formule «Bougez, vous mangerez du rouget», qui dit bien que rien ne vient à ceux qui ne tentent rien. Les gouvernants devraient le méditer et se dire qu'il faut bouger avant de se faire bouger…


http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/initiatives/bouger.htm

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MessageSujet: Re: Pourquoi il y aura encore des révoltes   Dim 30 Jan - 20:41

الجزائر ضمن الدول المعرضة للاحتجاجات السياسية من قبل الوكالة الأمريكية
بعد تصنيف الجزائر ضمن الدول المعرضة للاحتجاجات السياسية من قبل الوكالة الأمريكية
السلطة مطالبة بقراءة صحيحة للأحداث والبحث عن الوصفة العلاجية

الجزائر: ح. سليمان - 30-01-2011



رغم الإمكانيات المالية التي تتوفر عليها الجزائر، إلا أن ذلك لم يمنعها من أن تتصدر قائمة التصنيف الذي وضعته الوكالة الأمريكية للتصنيف المالي ستاندرد آند بورز، بالنسبة للدول المعرضة إلى اهتزازات واضطرابات سياسية مشابهة لتلك التي أطاحت بنظام زين العابدين بن علي في تونس. فهل ستقرأ السلطة ذلك على أنها مجرد توقعات عابرة، أم هو تحذير جدي يفرض التجاوب معه قبل فوات الأوان؟
وضعت الجزائر ومصر والأردن وبدرجة أقل المغرب، ضمن قائمة دول شمال إفريقيا والشرق الأوسط المهددة أكثر من غيرها بـ''الاضطرابات السياسية'' كتلك التي عرفتها تونس، وكانت وراء سقوط نظام الرئيس بن علي وهروبه خارج البلاد. هذه المعاينة التي أجرتها الوكالة الأمريكية للتصنيف ستاندرد آند بورز، بنيت على أساس أن الدول الأربع المذكورة (الجزائر، الأردن، مصر والمغرب) تتقاسم تقريبا نفس الأوضاع والمعطيات، وتلتقي في نفس عوامل الانفجار الاجتماعي الذي وقع في تونس.

وأشارت الوكالة الأمريكية في هذا الصدد، إلى مستوى البطالة العالية وسط الشباب الموجود في هذه الدول، وكذا ضعف قدرات اقتصادياتها والارتفاع الحاد لأسعار المواد الاستهلاكية الأساسية بأسواقها الداخلية، بالإضافة إلى غياب الحريات السياسية والمدنية. هذه المعطيات، حسب الوكالة الأمريكية، تؤثر في القرارات الصادرة عن الهيئات المالية والاقتصادية بخصوص الـ''تنقيط'' المخصص لبلدان المغرب العربي والشرق الأوسط، خاصة على ضوء امتداد ما حدث في تونس عليها. لكن حتى وإن أشارت الوكالة إلى مسارعة الحكومة الجزائرية لتخصيص 350 مليون دولار لدعم أسعار المواد الأساسية عقب الاحتجاجات التي شهدها الشارع، غير أن ذلك يبقى مسكنا ظرفيا ليس بوسعه ''طي الصفحة'' مثلما ذهب إليه وزير الداخلية، لأن المطالب الاقتصادية جرّت معها مطالب سياسية تدعو لمزيد من الانفتاح السياسي والإعلامي ورفع حالة الطوارئ. وهي من بين الشعارات التي دعت إليها مسيرة ''التنسيقية الوطنية للديمقراطية والتغيير'' ليوم 12 فيفري المقبل.

وقد أحسّت السلطة بحجم الاحتقان الاجتماعي، بحيث بادرت الحكومة بإجراءات لمعالجة الملفات التي ظلت عالقة على غرار تسوية نظام التعويضات للموظفين واستيراد كميات كبيرة من القمح لتموين المخابز والحيلولة دون وقوع ندرة. وطالبت وزارات التربية والنقل والبريد بإدماج الموظفين المتعاقدين، كما بادرت وزارة العمل باتخاذ إجراءات من أجل إعادة ''تفعيل الآليات العشر '' لتشغيل الشباب. وهو نفس ما ذهبت إليه وزارة التكوين المهني من خلال تنصيب هيئة تنسيق وطنية ما بين القطاعات التي يرأسها الرئيس المدير العام لشركة ''كوسيدار'' من أجل ربط سوق العمل بالتكوين لامتصاص البطالين.

غير أن مطالب ''التغيير'' في الشق السياسي تبقى لحد الآن الغائب الأكبر في تعامل السلطة مع تداعيات أحداث الشارع سواء في الجزائر أو في تونس ومصر، وكل ما تردد في هذا الإطار إشاعات عن تغيير الحكومة وتصريحات بأن الوضع في الجزائر مختلف عن البلدان الأخرى. ولعل ذلك وراء صمت رئيس الجمهورية وعدم إعلانه إلى حد اليوم عن أي خطوة، باستثناء منع مسيرة الأرسيدي. وهو مؤشر على أن السلطة ما زالت في مرحلة ''الحسابات'' حول كيفية التصرف مع حقائق غضب الشارع، رغم أن عامل ربح الوقت سيف ذو حدين.

http://www.lalgerielibre.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1232:2011-01-29-23-16-46&catid=1:2009-02-04-16-09-36&Itemid=2

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