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 Le général Attaïlia

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AuteurMessage
salah bey
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Nombre de messages : 103
Date d'inscription : 31/07/2005

MessageSujet: Le général Attaïlia   Mer 24 Aoû - 20:18

Estimant qu’une puissante caution référendaire facilitera la nécessaire «révolution blanche»

Le général Attaïlia à fond avec le Président

par Mohamed Zaâf
Le général à la retraite Mohamed Attaïlia, s’est considéré engagé à fond aux côtés du Président dans son initiative de paix, estimant qu’un triomphe référendaire conférera au chef de l’Etat une puissance politique qui lui permettra d’entreprendre les actions qu’il entend mener pour poursuivre sa «révolution blanche», dans l’espoir de modeler l’Algérie «selon le rêve des maquisards durant la guerre de libération».

Car l’Etat algérien, tel qu’il est construit actuellement, est complètement à refaire, estimait le général Attaïlia dans une rencontre impromptue avec le Jeune Indépendant. En Algérie, «il n’y a que le Président qui possède une représentation légitime.

En dehors de la présidence, les autres institutions élues, de l’APC au Conseil de la nation, ne sont pas représentatives ; l’APN n’a aucun poids, pour la simple raison que les Algériens n’élisent pas les gens qu’ils veulent, ils votent sur les listes qui leur sont soumises par les partis politiques.

Or, dans les partis, les candidatures ne sont pas retenues sur les critères de la compétence ou de l’engagement, mais en fonction d’intérêts mercantiles», s’expliquait-il. Revenant sur la question de la réconciliation, il estimait qu’on ne pouvait l’asseoir durablement en l’absence d’une justice sociale et d’un ordre qui «ne fasse pas de distinction entre riches et pauvres lorsqu’il s’agit de droits et de devoirs».

«La nation doit prendre en charge les soucis des déshérités parmi nous. Trouvez-vous juste que certains étalent une richesse agressive, envoient leurs fils faire du tourisme, alors qu’en Kabylie, dans les Aurès et dans d’autres régions, nos compatriotes vivent dans les taudis du temps de la colonisation, ne connaissent pas encore l’électricité, n’étanchent pas suffisamment leur soif ? Trouvez-vous normal que, de nos jours, les écoliers parcourent dans nos campagnes des kilomètres à pied, qu’il pleuve ou qu’il vente, pour rejoindre leur classe.

Est-ce juste de voir l’Algérien ne pouvoir soigner les siens dans les hôpitaux de son pays, faute de pouvoir payer, parce que désormais il faut payer, et qu’il ne peut honorer ?» s’interrogeait-il avant de déplorer «l’immense lenteur du rythme» imprimé au pays.

Dans la foulée, le général regrettait les freins mis à l’application du programme du Président et dénonçait la non- traduction de ses orientations sur le terrain. A la question de savoir s’il pensait que le pays pouvait se remettre debout sous la conduite du gouvernement actuel, le général a émis plus que des doutes.

«Si j’avais quelque chose à dire à Bouteflika, je lui dirais que celui qui t’est acquis t’est acquis, celui qui ne t’est pas acquis ne fera que te fatiguer», déclarait-il avant de renchérir : «Ouyahia ? Il y en a à la pelle ; l’Algérie regorge de compétences, et les choix devraient retenir les hommes qui allient à la compétence l’amour de leur peuple, l’amour de leur patrie.» «Cette race d’hommes existe ; l’Algérie en a formé en quantité suffisante, mais malheureusement, ils ne sont pas sollicités ; ils sont marginalisés ou vivent un exil souvent contraire à leur volonté», affirmait-il, désappointé.

Aussi, invitait-il le Président à procéder lui-même à la sélection des cadres à désigner aux postes de responsabilités. «Confier la sélection à d’autres peut ne pas aboutir aux résultats escomptés car il y a le risque de voir les sélectionnés servir plutôt le bienfaiteur au lieu de servir le pays», a-t-il fait valoir.

Y a-t-il des chances de parvenir à enterrer à jamais le terrorisme après le référendum ? «Je l’ai dit et je le répète : en Algérie le plus grand terroriste, c’est bien l’administration.» «Allez demander aux investisseurs qu’ils soient nationaux ou étrangers, les réactions à une demande de terrain pour un projet ; personne, du wali au ministre en passant par le chef de daïra, n’est capable d’apporter une réponse convaincante et tous disent que la chose n’est pas de leur ressort, alors que tout le monde constate qu’on octroie à certains des hectares», avançait-il comme exemple.

Interrogé sur le rôle que pourrait jouer le FLN dans l’essor du pays, la réponse est désabusée : «Je reste profondément FLN mais je ne suis pas convaincu que le FLN d’aujourd’hui est capable de sacrifier… «. Lancé sur la crise en Kabylie et les aârchs, Attaïlia dénie toute légitimité représentative à ces derniers : «Une mafia, une fabrication dont on ne sait pas ou certaines institutions responsables sont allées ramasser», disait-il dans ce qui apparaît comme une allusion aux négociations avec le gouvernement.

M. Attaïlia glorifiait en revanche les traditions de dignité chez les Kabyles devant l’adversité. «Il y avait des affrontements jusque entre douars. Personne n’allait se plaindre chez le colonisateur français, tous s’adressaient aux sages de la djemaâ, tous acceptaient l’arbitrage et tout rentrait dans l’ordre autour d’un couscous».

Attaïlia a invité les personnalités avérées de la Kabylie à s’impliquer dans la marche de la nation. Il a ainsi lancé un appel à M. Hocine Aït Ahmed (président du FFS) l’invitant à rentrer au pays pour y jouer son rôle national. Trouvant injuste que le rôle d’Aït Ahmed se confine à la Kabylie, le général soulignait qu’il y avait des gens qui partagent ses idées en dehors de la région kabyle.

Et «si M. Hocine Aït Ahmed veut nous tancer, qu’il prenne le bâton et vienne nous corriger dans la maison», proposait-il. M. Attaïlia insistait sur l’intérêt de la présence du leader du FFS en Algérie, notant qu’il était difficile d’envisager une prière collective en l’absence d’un imam.

M. Z.
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